Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
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 Libération : le Président et l'Armée

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Jean-Yves Fontaine
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MessageSujet: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 3 Juil 2008 - 11:12

Cette droite qui n’aime pas le kaki
La désinvolture et la familiarité du Président heurtent le très traditionnel milieu militaire.
J.-D.M.
QUOTIDIEN : mercredi 2 juillet 2008

Entre Nicolas Sarkozy et les militaires, «la fracture est consommée», lâche un officier supérieur. Rien de moins. La virulence des propos du Président, au lendemain du drame de Carcassonne, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ils ne s’expriment pas à visage découvert, mais les militaires le disent quasiment tous, d’une manière ou d’une autre : «Le Président ne nous aime pas. Il ne nous comprend pas.» Pour des gens dont la fidélité au chef est un principe, cette découverte est douloureuse. D’autant qu’elle concerne un président de droite, pour lequel la majorité des militaires a voté.



Incompréhension. Le problème est d’abord culturel : entre l’armée et le chef de l’Etat, le courant ne passe pas. Le style Sarkozy détonne dans l’univers un peu guindé des prises d’armes et des cérémonies militaires. Lors de sa visite aux Glières, en mars, un général à la retraite demande une dizaine de Légion d’honneur pour des anciens combattants. «Je vous en donne quinze. Vous êtes content ?» lâche Nicolas Sarkozy, croyant sans doute faire plaisir. Sa désinvolture vis-à-vis de cette décoration choque. Incompréhension aussi lorsque, en mai, le président de la République annule au dernier moment la visite qu’il devait rendre aux Casques bleus français du Sud-Liban, pour rentrer plus tôt passer la soirée à Paris.
Nicolas Sarkozy n’a rien d’un «fana-mili», comme pouvait l’être Jacques Chirac. Son penchant naturel le pousse vers l’univers policier, dont les valeurs et les usages ne ressemblent guère à ceux que l’on rencontre dans les casernes. «Lorsque mes homologues de la police se rencontrent, ils s’embrassent et se donnent l’accolade. Nous, nous saluons nos supérieurs !» témoigne un officier de gendarmerie.
Ce style passerait encore s’il ne s’accompagnait pas de mesures qui font grincer les dents. Le Livre blanc sur la défense, présenté en grande pompe par le chef de l’Etat le 17 juin, prévoit la suppression de 54 000 postes au sein des armées, soit une baisse de 17 % en six ou sept ans. Une décision qui tombe alors que la France vient de décider d’envoyer des renforts en Afghanistan, dans un secteur que l’état-major juge lui-même «très difficile». Habitués depuis quinze ans à des opérations de maintien de la paix, les militaires découvrent qu’ils sont mal équipés pour des combats plus durs. En décembre, le général Cuche, qui a démissionné hier, dénonçait d’ailleurs les risques de «paupérisation» de son armée. Assez mal accueilli dans les armées, le Livre blanc a aussitôt suscité une tribune de protestation, publiée dans le Figaro, sous le pseudonyme de Surcouf. L’Elysée a exigé que la DPSD (ex-Sécurité militaire) trouve les coupables. Or, le «silence dans les rangs !» passe de plus en mal dans une armée, composée uniquement de professionnels et de volontaires.
Désamour. La tension est telle que, parmi la jeune génération d’officiers, très décomplexée, certains en viennent à théoriser - toujours en privé - l’apparition d’un nouvel «antimilitarisme de droite». Choc des valeurs entre des militaires plutôt tradis, souvent cathos, attachés au service du pays comme au «rôle social de l’officier», et une droite proche des milieux d’affaires et du show-biz. «L’armée recrute ses officiers dans la bourgeoisie de province et l’aristocratie désargentée. Et ses hommes du rang, dans les milieux populaires, avec beaucoup de jeunes issus de l’immigration», constate un chef de corps. Un univers très éloigné de celui que l’élection de Nicolas Sarkozy a propulsé sur le devant de la scène. Fait d’incompréhension réciproque, le désamour est bien là.
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 3 Juil 2008 - 11:23

La Tribune : http://www.latribune.fr/info/Les-suppressions-de-bases-et-de-garnisons-militaires-annoncees-fin-juillet-~-IDE21D39962944C7C3C125747A004365AC-$Channel=Economie-$SubChannel=France

Extrait :
L'annonce des restructurations de la Défense, qui était attendue d'abord ce 3 juillet puis d'ici au 8 juillet, n'interviendra finalement "qu'après le 20 juillet", annonce ce mercredi l'AFP (agence France Presse), citant une source proche du dossier. "La copie du ministère de la Défense sur les restructurations est prête mais il faut encore approfondir les mesures d'accompagnement social et sur l'aménagement du territoire", a-t-on expliqué de même source.

Le ministère de la Défense doit annoncer une série de fermetures de bases et d'implantations ainsi que la suppression de plusieurs dizaines d'unités, en particulier dans l'est de la France. Redoutées par les militaires et de nombreux élus locaux, ces restrictions sont la déclinaison du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale et de la révision générale des politiques publiques (RGPP), deux initiatives du président Nicolas Sarkozy.
C'est Hervé Morin, ministre de la Défense, qui a été chargé par le chef de l'Etat du "sale boulot" d'annoncer les suppressions de garnisons et de bases. A l'évidence, dans le contexte actuel de grand malaise des armées, après l'annonce de 54.000 postes à terme, la "bavure" de Carcassonne et la démission du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Cuche, le ministre a souhaité laisser retomber les passions et gagner un peu de temps.

En particulier, selon des proches des milieux de la défense, il convenait de laisser passer les commémorations du 14 juillet.
Le général Cuche ne veut pas que sa démission soit exploitée

Le général Bruno Cuche, qui a démissionné mardi de ses fonctions de chef d'état-major de l'armée de terre après le drame de Carcassonne, a dénoncé "l'exploitation orientée et fallacieuse" de cette démission, dans une lettre communiquée mercredi à l'AFP. "J'ai présenté ma démission au ministre (...) parce que - et uniquement parce que - j'estimais qu'en tant que chef militaire je portais la responsabilité de ces graves dysfonctionnements", écrit le général Cuche dans ce courrier adressé à l'amiral Xavier Païtard, chef du cabinet militaire du ministre de la Défense, Hervé Morin. "Toute autre interprétation, toutes les allégations que je lis, entends ou vois à la télévision sont infondées, procèdent d'un amalgame douteux et nauséabond", assure-t-il encore.

Le général Cuche a été remplacé, dès ce mercredi, par le général Elrick Irastorza, 57 ans, à la tête de l'armée de terre dont il était depuis 2006 le numéro deux en tant que major général.


Sentiments "Désamour" ?
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BAC
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 3 Juil 2008 - 11:26

une chose m'interpelle entre surcouf et G ET C tout cela laisse un arrière gout de la guerre d'algerie non ?scratch
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 3 Juil 2008 - 11:32

merci.
On nous parle en effet de l'Afganistan, mais jamais, on ne nous parle des morts quotidiens que l'armée américaine enregistre sur le théâtre où nous allons la remplacer.
Il serait tout de même bon de connaître ces chiffres. Deux ou trois, m'a-ton dit. Qui a des sources permettant de donner une information susceptible d'être vérifiée ?
Mais on ne nous parle pas du prix du pétrole qui pourrait anticiper une initiative nouvelle des Américains et être la source de la véritable inquiétude d'un CEMA qui voit ses budgets et ses moyens fondre.

On va partir en croyant faire mieux que les autres avec moins de moyens. Çà me dit quelque chose. Il n'y a qu'à demander au brigadier moyen.
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 3 Juil 2008 - 11:37

Bonjour Asterix,

Lu sur CNN lundi, un comparatif mortalité entre Irak et Afganistan (FR absent du premier)

Sur totalité des troupes dans les 2 pays : 50% de morts en plus en Afganistan (qu'en Irak) !

Je vais voir si je peux retrouver les chiffres exacts
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MessageSujet: LE PRESIDENT ET L'ARMEE   Jeu 10 Juil 2008 - 14:30

lu sur le point.fr :

Tous les ans, tradition oblige, le ministre de la défense organise une garden party le 13 juillet au soir dans les jardins de son ministère à l'hôtel de Brienne, en l'honneur des unités militaires qui défileront le lendemain. Tous les ans, avec la même régularité, le président de la République vient s'associer à cet homme bon enfant, et prononce un petit discours. Rien d'essentiel, mais les militaires présents adorent çà.
De 1995 à 2004, Jacques Chirac n'y a jamais manqué. L'an dernier, le nouveau président Nicolas Sarkozy n'a pas dérogé à cet aimable devoir, et à cette occasion de rencontrer sans trop de protocole des militaires aux anges. Mais cette année, il ne viendra pas. Pas envie, ou pas le temps ? La version donnée par l'Elysée aux services de la défense invoque un problème d'emploi du temps. Trop occupé par le sommet de l'Union méditerranéenne, et par ses multiples obligations, le Président " n'a pas pu trouver un quart d'heure pour faire un saut " à la réception, indique une source bien informée. Naturellement, dans l'ambiance assez tendue qui prévaut depuis quelques semaines entre le chef de l'Etat et les armées, cette absence risque d'être perçue comme une dérobade. Peut-être convient-il d'attendre le contre-ordre ?
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 10 Juil 2008 - 15:21

C'est quand même désolant de constater de tels rebondissements.
Un chef d'état se doit d'être là proche de ses armées..
Son discours, si cela a été, n'est pas normal et je comprends
ces militaires pour qui la mission est de défendre nos libertés et
intérêts.

En Afghanistan, je ne vois pas trop le truc... encore une esbrouffe
qui va coûter cher. On est mal. Les Jaguars étaient ressortis lors
de l'invasion de l'Irak en 1992. On avait eu chaud aux fesses...
enfin, ils, les pilotes.

Attristant de constater à quel point l'armée souffre.
Ca fait un bail que ca couve.. là aussi on a laissé braire.
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 10 Juil 2008 - 15:23

Et ca continue de dégraisser ........ pale pale :affraid: :affraid:
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clint
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 10 Juil 2008 - 19:35

Jean-Yves Fontaine a écrit:
Cette droite qui n’aime pas le kaki.
La désinvolture et la familiarité du Président heurtent le très traditionnel milieu militaire.
J.-D.M.
QUOTIDIEN : mercredi 2 juillet 2008

Entre Nicolas Sarkozy et les militaires, «la fracture est consommée», lâche un officier supérieur. Rien de moins.
..............
«Le Président ne nous aime pas. Il ne nous comprend pas.»

Incompréhension. Le problème est d’abord culturel : entre l’armée et le chef de l’Etat, le courant ne passe pas...
............................

Désamour............
Choc des valeurs entre des militaires plutôt tradis, souvent cathos, attachés au service du pays comme au «rôle social de l’officier», et une droite proche des milieux d’affaires et du show-biz.
«L’armée recrute ses officiers dans la bourgeoisie de province et l’aristocratie désargentée. Et ses hommes du rang, dans les milieux populaires, avec beaucoup de jeunes issus de l’immigration», constate un chef de corps. Un univers très éloigné de celui que l’élection de Nicolas Sarkozy a propulsé sur le devant de la scène.
Fait d’incompréhension réciproque, le désamour est bien là.


Pour essayer de comprendre (d'expliquer ?) ce désamour et cette incompréhension, entre les militaires et le PR actuel (pourquoi lui et pas ses prédécesseurs ?), il n'est peut-être pas inutile de rappeler très succinctement, la position de nos Chefs de l'Etat successifs, par rapport à leur service militaire ...

Le Gal de Gaulle : chaque citoyen sait ce qu'il a fait.
Avant d'être un grand homme d'Etat, il fut un militaire courageux au cours de la 1ère grande Guerre,
puis un théoricien militaire novateur (malheureusement non écouté), avant la seconde guerre mondiale, la Résistance, la France Libre, etc ...

M. Pompidou : désolé, j'ignore s'il a accompli son service militaire (?).

M. Giscard d'Estaing : a été caporal-chef.

M. Mitterrand : sergent, et fait prisonnier en 1940, sur le front allemand.

M. Chirac : officier, ayant fait la guerre d'Algérie (et pas dans un bureau !).
Aurait même envisagé, pendant un moment, de faire une carrière militaire !

M. Sarkozy (selon certains articles de presse bien informés) :
simple soldat, employé à des tâches subalternes et ponctuelles
(seulement quelques heures de présence quotidienne requises),
et très près de chez lui ...


Autre chose ??... Wink


Oui (miss MAAF Wink), à propos de "cette droite proche des milieux d’affaires et du show-biz et n'aimant pas le kaki" ...

Il me semble qu'en cela, elle est, et était, très proche d'une certaine gauche,
vous savez celle des "BoBos".
Et, simple hasard, eux aussi savaient très bien jouer du "piston" pour leurs rejetons mâles, à l'époque du service militaire ...


Dernière édition par clint le Jeu 10 Juil 2008 - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 10 Juil 2008 - 19:56

Né sous une bonne étoile et content pour lui.
Est ce que cela justifie son, on va dire, égarement
face à ses armées ? Non je ne pense pas.
Il joue sans vraiment réaliser ce qu'il se passe sous son nez.
Toujours est il qu'avec lui on ne s'ennuie pas, après les bédouins
et la tente, on a droit au carnaval du 14 en présence d'ennemis.
Il nous en fera toujours celui là lol, sacré coco !
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 10 Juil 2008 - 20:11

Je voudrais revenir sur un élément du post initial: Jacques Chirac fana-mili, je veux bien mais c'est quand même lui qui a commencé à brader l'armée.

Le Président actuel tient des propos à la limite de "l'anti-militarisme" au minimum il montre un mépris certain pour une corporation dont il est le chef suprême.

Les restructurations, principalement des dissolutions d'unités, vont faire hurler dans certaines villes pour lesquelles des régiments sont un appoint économique de tout premier ordre.
J'ai une solution pour notre Président afin de contrer les réactions des élus et des habitants des villes concernées: Il suffit de faire "occuper" les casernes devenues libres par des régiments venant de chez ses amis américains. Et tant pis si le Génaral DE GAULLE se retourne dans sa tombe, depuis quelques temps ça doit lui arriver assez souvent.
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   Jeu 10 Juil 2008 - 20:17

Plus 1 CTI, et c'est dommage qu'il ait suivi le chemin de Mitt......d, car c'était bien préalablement programmé NON?.
Désolé, il ont sabordé l'armée entière.
raymond.
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MessageSujet: Re: Libération : le Président et l'Armée   

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