Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
AccueilPortailCarteQui est quoi ?CalendrierFAQRechercherMembresGroupesConnexionS'enregistrerMentions légalesLiens

Partagez | 
 

 Six gendarmes ont mis fin à leurs jours en un mois !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
MARSOUIN 26
5 étoiles
5 étoiles
avatar

Nombre de messages : 12531
Age : 64
Localisation : DROME
Emploi : Retraité Gie
Date d'inscription : 24/11/2007

MessageSujet: Six gendarmes ont mis fin à leurs jours en un mois !   Lun 3 Aoû 2015 - 23:01

Une telle vague de suicides aurait concerné une grande entreprise qu’immanquablement, elle aurait fait les gros titres d’une presse, qui à raison, chercherait à en connaître les causes. Mais rien de tel pour les gendarmes. Et plus généralement, pour les membres des forces de l’ordre.

Ainsi, en 2014, 55 policiers et une trentaine de gendarmes se sont donné la mort. Au début de cette année, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé des mesures pour enrayer ce phénomène inquiétant, dont le recrutement de 7 psychologues supplémentaires.

Seulement, en un peu d’un mois, ce sont 6 gendarmes qui ont mis fin à leurs jours. Le plus souvent, leur hiérarchie explique que leur acte fatal a été motivé pour des « raisons personnelles ».

Sans doute cela joue-t-il… Les gendarmes sont comme tout le monde. Et donc ils ont aussi leur lot de problèmes personnels. Mais la société étant ce qu’elle est, ils sont souvent confrontés à des situations pénibles dans le cadre de leur travail. Travail dont le rythme, au demeurant, est intense.

Quoi qu’il en soit, le 29 juin, un adjudant en poste Châteauneuf-du-Pape, s’est supprimé avec son arme de service. Tout comme, le même jour, un maréchal des logis-chef de la brigade de Ghyvelde (Nord).

Le 4 juillet, un autre maréchal des logis-chef, âgé de 31 ans, technicien à l’Institut de recherches criminelles de la Gendarmerie (IRCGN) de Pontoise, s’est aussi suicidé.

Deux jours plus tard, le corps sans vie d’un sous-officier du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Limoges, a été retrouvé dans son logement de fonction. Là encore, il se serait donné la mort avec son arme de service.

Comme un gendarme de 44 ans, en poste à Vatan (Indre), où il était très impliqué dans la vie sportive et associative. Sa hiérarchie a précisé, ce 3 août, que son suicide a été motivé pour des « raisons personnelles et non professionnelles ».

Avant lui, un autre militaire, en poste à la brigade territoriale de Damazan (Lot-et-Garonne) s’est suicidé avec son arme de service, a indiqué l’association Gendarmes&Citoyens.

Cette dernière a d’ailleurs adressé un courrier aux ministres de la Défense et de l’Intérieur, « comme une bouteille à la mer », pour leur proposer d’organiser une « conférence sur les risques psycho-sociaux et le suicide dans les forces de l’ordre en faisant venir des intervenants extérieurs spécialisés en la matière, en trouvant des gens prêts à témoigner d’une souffrance vécue et en y associant d’autres partenaires ».

Et d’ajouter : « Si nous parvenions à organiser une telle conférence, nous n’osons avoir l’espoir d’y voir, autour d’une table, vous, nos ministres de tutelle, mais également le ministre de la Santé, notre directeur général et celui de nos camarades policiers. En bref, un dialogue, un vrai, entre la base et nos chefs, afin de trouver les moyens de ne plus perdre de frères d’armes dans de telles circonstances ».


http://www.opex360.com/2015/08/03/six-gendarmes-ont-mis-fin-leurs-jours-en-mois/

http://www.assogendarmesetcitoyens.com/#!Lettre-aux-ministres-sur-les-suicides/c1xq/55b5467a0cf24f011b67e347
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MARSOUIN 26
5 étoiles
5 étoiles
avatar

Nombre de messages : 12531
Age : 64
Localisation : DROME
Emploi : Retraité Gie
Date d'inscription : 24/11/2007

MessageSujet: SUICIDES DANS LA POLICE – communiqué de l’association Police/Victimes   Mar 11 Aoû 2015 - 4:19

Nos amis de l’association police/victimes nous prient de bien vouloir porter ce communiqué à votre connaissance. C’est l’occasion de rappeler que sur le terrain, nous sommes bien loin des guerres d’influence.
Condoléances et courage aux cousins.


Suicides Policiers

Mettre cet acte sur le compte d’un seul problème est impossible voire dangereux car il s’agit en réalité d’un phénomène de « burn out » qui englobe l’ensemble de la vie. Il se traduit par un épuisement progressif, souvent lent, conséquence d’une tension s’étalant sur plusieurs mois voire plusieurs années, entraînant fatigue, démotivation, dévalorisation, sentiment d’incompétence et de mésestime de soi. S’en ouvrir relève dans certains métiers, comme celui de Policer, à dévoiler sa fragilité là où la maîtrise de soi est prônée et exigée.

Les psychologues comme les psychanalystes de métier connaissent bien ce phénomène ainsi que les rouages de ce qui s’apparente à des signes précurseurs de dépression pouvant entraîner un passage à l’acte mortel.

Aucun psy n’a pour obligation de connaître précisément la profession exercée par celui qui vient consulter, la seule nécessité est de savoir entendre sa souffrance et d’en permettre la libération.

Il semble donc et dans tous les cas, tant sur le plan déontologique que sur celui de l’éthique, inadapté qu’une entité sous allégeance de son employeur donc échappant, par le fait, aux règles obligatoires d’indépendance et de discrétion absolue, soit mise en place pour une profession en particulier.

Les suicides policiers ne sont pas une fatalité, chacun devrait pouvoir libérer sa parole sans crainte de le faire dans un espace spécifique où il se sent non seulement écouté mais également protégé. Sans cet espace spécifique, celui qui souffre s’abstiendra de consulter et ira vers la seule issue possible pour lui, la mort.

Le SSPO, et sans présumer de ses compétences, dès lors que sous la dominante du Ministère de l’Intérieur, ne nous semble pas offrir l’efficacité nécessaire à l’écoute du malaise policier.

Des Centres médicaux-psychologiques existent partout en France, au sein desquels des psychologues diplômés exercent. Il est donc tout à fait envisageable de préconiser ce type de consultations, consultations qui se feront en toute discrétion et à l’initiative des intéressés avec l’assurance qu’aucun élément de quelque nature que ce soit les concernant ne sera reporté à qui que ce soit d’extérieur au CMP.

Etudier donc cet aspect ainsi que les modalités de paiement des consultations par un ajout mensuel sur le salaire de chacun, chaque policier utilisant ou non cette ressource pour consulter ou pas sans qu’il ait à en rendre compte à quiconque, peut s’avérer être une solution à analyser.

L’Association Police/Victimes
http://www.armee-media.com/2011/09/25/suicides-dans-la-police-communique-de-lassociation-police-victime/comment-page-1/#comment-83864
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Six gendarmes ont mis fin à leurs jours en un mois !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gendarmes Et Citoyens :: Gendarmes Et Citoyens : le Forum PRINCIPAL-
Sauter vers: