Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
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 Déprime dans la police !

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MARSOUIN 26
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MessageSujet: Déprime dans la police !   Mer 6 Fév 2013 - 11:41

Une enquête sur les conditions de travail dans la police révèle un malaise grandissant. Les policiers ont le « blues ».
Une étude du CNRS montre des gardiens de la paix peu soutenus par leurs hiérarchies, mal-aimés par la population et qui craignent de s’endurcir émotionnellement… Une grande majorité reste toutefois attachée au métier.
Un vrai mal-être. Problème de management, mauvaises conditions de travail, manque de reconnaissance… Les policiers seraient au bord du « burn out » selon une enquête menée par un chercheur du CNRS de mai 2011 à janvier 2012 et qui sera dévoilée ce matin par Alliance, le deuxième syndicat des gardiens de la paix.
Près de 13 000 policiers ont répondu anonymement aux 250 questions de l’enquête, une première en France à cette échelle. Ils ont pu s’exprimer en toute confiance sur leurs conditions de travail et faire connaître librement leur situation actuelle dans leurs services.

Les policiers se sentent mal aimés

Résultat, les causes du stress sont nombreuses La hiérarchie est directement mise en cause. Elle serait trop « directive » et « pas assez impliquée dans la vie quotidienne des policiers ». « Le chef direct ne se positionne pas comme un véritable manager. Il n’explique pas les consignes et oublie de faire un feedback. Des dysfonctionnements dans les services créent du stress », commente Frédéric Lagache secrétaire général adjoint d’Alliance, dont le syndicat a relayé les questionnaires dans les commissariats.
Les policiers se sentent mal aimés. Pas compris. Ils se plaignent principalement de la justice et des médias. 85 % d’entre eux estiment que les juges discréditent leur travail. Et pour 60 %, « la justice n’est pas un partenaire qui coopère et les aide dans leur mission ».
Ils ne portent pas dans leur cœur les médias. 87 % jugent que la presse dévalorise leur travail. Ils ne comprennent pas le désamour avec la population. 59 % pensent « avoir une mauvaise image auprès des gens » et 64 % disent devoir faire face à des critiques négatives de la population.

38 % craignent de s’endurcir

Sur le terrain, les policiers sondés admettent avoir subi en moyenne 3 à 5 agressions verbales lors des six derniers mois. Ils sont même 31,7 % à avoir subi plus de 10 agressions. Au bout du compte, 38 % des gardiens de la paix craignent de s’endurcir émotionnellement. Heureusement, 56 % des policiers se sentent suffisamment formés pour faire face aux situations stressantes de leur métier.
Malgré les difficultés rencontrées dans le cadre de leurs missions, les gardiens de la paix aiment leur métier. Ils sont 80 % à être fiers d’appartenir à la Grande Maison. À 72 %, elle représente beaucoup pour eux.
Reste que de nombreux policiers soulignent que leur travail est « éprouvant sur le plan émotionnel, mental et relationnel ». Personne n’oublie que le risque de suicide dans la profession y est supérieur de 36 % à celui du reste de la population. En 2011, 43 policiers se sont ainsi donné la mort.

http://www.dna.fr/societe/2013/02/06/deprime-dans-la-police

Forces de l'ordre : le malaise des policiers

http://www.rmc.fr/editorial/346286/forces-de-l-ordre-le-malaise-des-policiers/

http://www.lejsl.com/faits-divers/2013/02/06/un-policier-doit-etre-bien-dans-sa-tete-pour-etre-performant

http://www.lejsl.com/social/2013/02/06/au-fond-du-trou

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/06/01016-20130206ARTFIG00572-police-radioscopie-d-un-grand-blues.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130206.OBS7929/paperasse-impopularite-d-ou-vient-le-blues-du-policier.html
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KORRIGAN29
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Jeu 7 Fév 2013 - 16:06

En gendarmerie, tout va bien

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(Hans Peter Geerdes dit HP Baxxter - groupe SCOOTER)

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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Jeu 7 Fév 2013 - 17:14

Cela va de soi ......quand on parle de la Police on inclue de facto et forcément la Gendarmerie ....... pale pale pale pale pale pale pale pale pale pale geek geek geek
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MessageSujet: Valls: améliorer "relation police/population"!!!   Jeu 7 Fév 2013 - 22:30

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a demandé jeudi que la "relation avec la population" soit "au centre" de la formation des policiers, insistant sur la déontologie et le thème sensible des contrôles d'identité.

"La légitimité et l'efficacité des forces de police sont liées à la qualité de la relation qu'elles entretiennent avec la population", a déclaré le ministre en clôturant les assises de la formation qu'il avait appelées de ses voeux. "Une relation qui, dans certaines zones, certains quartiers, est -- pourquoi le nier ? -- dégradée", a-t-il poursuivi en demandant qu'elle "soit au centre de la formation" des policiers.

Le ministre, devant quelques dizaines de policiers de tous grades qui ont planché sur ces sujets jeudi, a insisté sur la déontologie rappelant qu'il avait lancé le chantier de la refonte d'un code commun aux policiers et gendarmes. Il verra le jour en avril, a-t-il réaffirmé, proscrit notamment le tutoiement et encadre les palpations de sécurité durant les contrôles d'identité, a-t-il rappelé.

http://www.europe1.fr/France/Valls-ameliorer-relation-police-population-1407849/
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MessageSujet: Comment redonner le moral aux policiers ?   Ven 8 Fév 2013 - 11:51

Atlantico. Une étude sur le management et le stress au travail réalisée par une unité de recherche du CNRS de Toulouse démontre que les policiers ont le blues. Institution qui ne reconnaît pas les efforts fournis (72,2%) ou qui ne semblent pas fière des réalisations des agents (62,9%), le constat est assez morose. Comment concrètement redonner le moral aux policiers ?

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-redonner-moral-aux-policiers-bruno-beschizza-632434.html#3D50hJeJjA3meqzS.99

http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/08/1555555-le-blues-des-policiers-vu-par-un-toulousain.html
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Ven 8 Fév 2013 - 12:11

A quand une même étude chez les gendarmes ???
J'ai dit une connerie ???
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sable
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Ven 8 Fév 2013 - 12:16

On aura fait un bond en avant le jour ou nos "élites" auront compris que plus que la formation des policiers et des gendarmes vers un meilleur relationnel avec la population, il est urgent de travailler sur le respect et la valorisation du travail des forces de l'ordre.
Cela passe par des délinquants sanctionnés en non pas rappelés à la loi ou faisant l'objet de classement sans suite pour cause de réparation....
Celà passe par des médias qui doivent dire la vérité sur la délinquance en France, même si c'est contraire à leurs idées politiques.
Celà passe par une population qui doit être dès l'école, éduquée à respecter des règles de vie sociale.
etc......
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MARSOUIN 26
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MessageSujet: "Blues" des policiers : la faute à une hiérarchie qui n'est là que pour sanction   Ven 8 Fév 2013 - 17:02

Par Christian Vezon
Commandant de Police Honoraire
Les policiers ont le "blues". C'est ce que vient de révéler une étude rendue publique par le syndicat Alliance. Stress, abandon par la hiérarchie, mauvaise image... Comment la police a pu en arriver là ? Eléments de réponses avec notre contributeur, qui a été commandant de police.
Les enquêtes récentes révèlent une fois de plus que le malaise va en grandissant dans la police. Comment expliquer les origines de ce fléau ? La police souffre d’un syndrome institutionnel induit par des réformes incohérentes.

La police, au départ, était la symbiose de deux formations, une en civil qui s’occupait du volet procédural du travail de police (crimes et délits), du suivi judiciaire et de la liaison avec la justice et les juges.

Où est passé "l'esprit de corps" ?

L’autre formation, et la plus importante en nombre, la police en tenue, avait une structure hiérarchique paramilitaire, avec des officiers (non officiers de police judiciaire), des gradés (correspondant au corps des sous officiers de l’armée) et des gardiens de la paix, tous réunis en une seule entité.

Cette structure, destinée à assurer un suivi disciplinaire et administratif des gardiens de la paix, était vitale pour entretenir à l’intérieur de l’unité un "esprit de corps". Cet esprit de corps, et tous les "experts militaires" le confirmeront, est absolument nécessaire pour assurer la cohésion du groupe et l’efficacité des interventions coordonnées.

Or, on a dissous ces unités constituées pour les morceler en petites unités indépendantes qui ne se connaissent même pas entre elles.

Une hiérarchie carriériste

Ensuite, et c’est là que le bât blesse, les éléments sur le terrain ont un besoin fondamental de se sentir encadrés par une hiérarchie qui sache endosser ses responsabilités et répondre à toutes leurs demandes. Ce qui fait le plus défaut actuellement à la police, c'est une hiérarchie qui travaille avec les gardiens de la paix, qui connaisse son boulot, qui prenne ses responsabilités, et qui, surtout, soit solidaire de sa base.

Une hiérarchie qui est coupée de sa base, qui n’est là que pour réclamer du chiffre et pour sanctionner, une hiérarchie qui n’a qu’un plan de carrière en tête est plus dangereuse pour la collectivité que les délinquants.

Cette hiérarchie "castratrice", crée elle-même les conditions pour que tout tourne à la catastrophe et que les "bavures" se multiplient.
http://leplus.nouvelobs.com/redir/?key=778235
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Ven 8 Fév 2013 - 18:11

On peut constater des problèmes dans les 2 sens, des deux cotés.

Pourquoi çà n avancera pas?
1)le pouvoir ne le désire pas. Si les civils et les fdo communiquaient et s entraidaient, ça pourrait devenir très problématique.
2)les civils de voient que leurs problèmes et réfutent en bloc ceux rencontrés par les FDO.
3)les FDO ne veulent voir que leurs problèmes et réfutent en bloc ceux rencontrés par les civils.

On ne se fréquente pas, on ne se parle pas, on ne se connait pas, on se craint à la limite.

La France déprime.
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Ven 8 Fév 2013 - 22:40

Je trouve dommage de voir ce sujet ici alors qu'il mériterait d'être sur le principal ....
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Ven 8 Fév 2013 - 23:59

Les FDO en général vont mal.

Vos cousins, cela fait longtemps qu'ils ont été laché par leurs syndicats dont les représentants sont souvent carrièristes.

Je suis civile , moi je peux me permettre de dire certaines choses.

D'ailleurs à mon petit niveau, je ne me gêne pas.



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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Sam 9 Fév 2013 - 20:35

Du vague-à-l’âme chez les policiers. C’est le constat d’un chercheur du CNRS ....................

https://sites.google.com/site/assogendarmesetcitoyens/COMMUNIQUES/duvague-a-l%E2%80%99amechezlespoliciers
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Sam 9 Fév 2013 - 20:42

Le Police et la Gendarmerie n'ont pas le monopole de la déprimé , il y en a dans toutes les professions , et la profession elle même n'est pas systématiquement en cause.K

Les études sont ciblées , a pourcentage égal , il y a sûrement la même chose chez les infirmières , les ouvriers du bâtiment ou ailleurs , pareil pour le taux de suicide probablement , sauf que le suicide par arme à feu , c'est plus facile dans les FDO qu'ailleurs ( sauf peut-être en corse)
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Sam 9 Fév 2013 - 20:56

excelsior a écrit:
Le Police et la Gendarmerie n'ont pas le monopole de la déprimé , il y en a dans toutes les professions , et la profession elle même n'est pas systématiquement en cause.K

Les études sont ciblées , a pourcentage égal , il y a sûrement la même chose chez les infirmières , les ouvriers du bâtiment ou ailleurs , pareil pour le taux de suicide probablement , sauf que le suicide par arme à feu , c'est plus facile dans les FDO qu'ailleurs ( sauf peut-être en corse)

CQFD?


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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Sam 9 Fév 2013 - 21:53

excelsior a écrit:
Le Police et la Gendarmerie n'ont pas le monopole de la déprimé , il y en a dans toutes les professions , et la profession elle même n'est pas systématiquement en cause.K

Les études sont ciblées , a pourcentage égal , il y a sûrement la même chose chez les infirmières , les ouvriers du bâtiment ou ailleurs , pareil pour le taux de suicide probablement , sauf que le suicide par arme à feu , c'est plus facile dans les FDO qu'ailleurs ( sauf peut-être en corse)

Oui, c'est vrai mais chez vous, c'est une "maladie honteuse".

Mon frère m'a raconté qu'un jour où lui et son collégue en avaient particulièrement bavé, pour se remonter le moral, ils parlaient que l'essentiel c'était leur petite famille. Son collégue qui en avait pourtant une particulièrement unie, ce soir là, c'est suicidé, il s'est pendu...
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Sam 9 Fév 2013 - 22:44

Ce n'est pas le nouvel article de Médiapart qui va leur remettre du baume au coeur! En plus, ils ont mis en ligne tout le manuel de formation des futurs membres de BAC...

Mais faites vous votre opinion:


Comment la police considère les quartiers populaires

À l'occasion des assises nationales de la formation des policiers, le ministre de l'intérieur Manuel Valls a demandé jeudi 7 février que la « relation avec la population » soit remise « au centre de la formation ». « La légitimité et l'efficacité des forces de police sont liées à la qualité de la relation qu'elles entretiennent avec la population, a affirmé le ministre. Une relation qui, dans certaines zones, certains quartiers, est – pourquoi le nier ? – dégradée. » Dans un entretien à l'agence AEF Sécurité, le directeur général de la police nationale, Claude Baland, lui a emboîté le pas en annonçant vouloir associer de façon plus systématique les citoyens aux orientations locales en matière de lutte contre l'insécurité.

Au vu du document interne que publie Mediapart, il y a effectivement du travail pour rapprocher policiers et habitants. Intitulé Intervenir dans les quartiers difficiles, ce référentiel de près de 200 pages et datant de 2007* est destiné aux formateurs de la police nationale. Il est utilisé pour les habilitations des policiers souhaitant exercer en brigade anti-criminalité (BAC). Ce manuel reflète la façon dont les quartiers difficiles sont présentés aux policiers qui se destinent à y travailler. Et le moins qu'on puisse dire est que transparaît une relation police/population très éloignée des rapports apaisés souhaités par Manuel Valls.

* Le référentiel datant de 2007, certaines techniques apparaissent datées. Suite aux suppressions de postes, il est aujourd'hui rare de croiser des patrouilles de trois policiers. De même ces fiches n'évoquent-elles que le « flashball super pro ». Les policiers français ont depuis été équipés d'une nouvelle génération de lanceurs de balles de défense, le LBD 40*46, considéré, lui, comme une arme de «première catégorie» (celle des armes à feu à usage militaire).

http://fr.scribd.com/doc/124362538/Intervenir-Dans-Les-Quartiers-DifficilesOK

Un terrain hostile

Dans ces fiches techniques déclinant les compétences à acquérir, les quartiers sont présentés comme un territoire de tous les dangers, par nature hostile aux policiers. Les risques énumérés sont effrayants. C’est une véritable guérilla urbaine qui attend le policier à chaque coin de rue. Les voici mis en garde contre la « possibilité d’arrivée d’un autre véhicule comme voiture bélier », « obstacles créés par des matériels urbains détournés tels que barrières Vauban, poubelles enflammées, arbres, poteaux électriques », « jets de projectiles divers ou de bouteilles incendiaires », « guet-apens, emploi de bouteilles incendiaires », « risque de se faire renverser volontairement ou accidentellement », etc. Les « prises de vues photographiques ou cinématographiques des policiers en action » sont également considérées comme des « risques ».

« Les policiers se voient comme un corps extérieur dans un milieu hostile, explique le sociologue Christian Mouhanna, auteur du livre La Police contre les citoyens ? D'où une peur permanente : ils ont peur de recevoir un projectile ; peur de faire une bavure, peur de la sanction administrative. Tout ça fait partie de leur quotidien. »

Il reprend : « L'un des enjeux principaux est d'intervenir au plus vite et de repartir le plus vite possible pour éviter d'être pris à partie. Tout est possible, ils peuvent recevoir un réfrigérateur, des parpaings, donc il est normal de les inciter à la prudence. Le souci est qu'il s'agit d'une formation hypercentralisée, qui additionne tous les problèmes qu'on peut potentiellement rencontrer dans tel ou tel quartier français. On n'a pas l'accumulation d'un savoir local, qui soit transmis par les plus expérimentés aux jeunes gardiens de la paix. Les écoles forment des policiers moyens, qui doivent être employables sur n'importe quel territoire français. »

Ce sentiment est renforcé par le mode de recrutement des policiers. À leur sortie d'école, la plupart des jeunes gardiens de la paix sont affectés dans les banlieues. Or 80 % d'entre-eux viennent de zones rurales ou de petites et moyennes villes de province et n'ont aucune expérience en milieu urbain. « Ces jeunes policiers qui sortent de leur village en Creuse se retrouvent dans des quartiers caractérisés par de fortes tensions, une population pauvre et une importante proportion de population immigrée, remarque le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, qui a suivi deux promotions de gardiens de la paix à l'école nationale de police de Paris. Tout cela ne les place pas dans de bonnes dispositions envers cette population. »

Une police militarisée

Les termes utilisés sont souvent très proches du vocabulaire militaire. Les agents de BAC doivent savoir « agir dans un environnement difficile ». Lors de leurs patrouilles, les policiers doivent veiller à « ne jamais progresser groupés mais sur des alignements différents voire à des hauteurs différentes ». Comme en territoire ennemi, il leur est recommandé de « surveiller les points hauts », de « ne jamais s’isoler de l’équipe », et surtout de « ne jamais se laisser encercler en restant statique trop longtemps ».

Pour ce, mieux vaut connaître sur le bout de doigts la « topographie du secteur d’intervention ». C'est-à-dire identifier « les axes routiers (…) pour pouvoir anticiper les directions de fuite », « les points hauts à investir », « les possibilités d’échappatoire », « les lieux de résidence des leaders du quartier », « les lieux de rassemblement habituels à partir desquels les caïds s’approprient le territoire », etc. Lors d'une progression, il ne faut « jamais laisser derrière soi une zone non sécurisée ». Il s'agit de progresser protégé, en visualisant « par des coups d’œil furtifs, à des hauteurs différentes, la partie du terrain à investir ».

En cas d'intervention d'équipages de renforts, ces derniers auront pour but de sécuriser les points hauts « des zones stratégiques », « afin de prévenir tout risque d'incident à l'égard de policiers intervenant ». « En outre la tenue d'un point haut permet d'avoir une vue d'ensemble de la zone d'intervention et d'anticiper toute arrivée massive d'individus hostiles », précise l'une des fiches. Ces points stratégiques doivent être choyés : aux policiers de « les visiter régulièrement, faire condamner certains accès, enlever tout objet entreposé qui pourrait servir de projectile ».

Là encore, les renforts ne doivent pas oublier qu'ils sont en « environnement difficile » : « ne s'engager que sur des itinéraires connus, toujours être positionné pour permettre une manœuvre rapide de départ, ne jamais laisser encercler le véhicule, privilégier l'emploi de véhicules sécurisés, fourgons de type “boxer ou jumper” ». « Lorsque le contexte d'intervention est (…) tendu », il est conseillé aux équipages de renfort de préférer une « arrivée discrète » à pied, en regroupant les véhicules aux abords du quartier.

« En France, nous avons clairement une police de maintien de l'ordre d'inspiration militaire avec tout ce qui va avec : discipline, contrôle du territoire, etc », confirme Christian Mouhanna.

Connaître la « date anniversaire du décès d’un jeune »

Dans ce terrain hostile, les agents de la BAC ont tout de même des « alliés ». Le tout est d'apprendre à les reconnaître, ce qui ne semble pas évident à en croire le récent livre de l'anthropologue Didier Fassin, qui décrivait une scène où des policiers s’en prenaient à des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Parmi les alliés « non-institutionnels », on compte les habitants, les commerçants, les gardiens d’immeuble, les conducteurs de transports en commun, les associations, et les travailleurs sociaux. Les mairies, préfectures, l’éducation nationale, la justice et la PJJ peuvent également être comptés comme des alliés.

Avant d'intervenir, les policiers de la BAC sont censés connaître « les principales données sociologiques et psychologiques liées aux quartiers difficiles ». Par exemple il est conseillé au policier de se renseigner sur les « rituels sociaux et religieux », le degré de précarité du quartier, l'importance du chômage, de l'économie souterraine ainsi que le degré de violence. Le policier doit également avoir en tête quelques dates : celle « de jugement d’un individu ayant une position de leader au sein du quartier », celle « anniversaire du décès d’un jeune » que ce soit « dans le cadre d’une opération de police, d’un affrontement entre bandes rivales, des suites d’un accident », ainsi que les interpellations qui ont pu avoir lieu les jours précédents.

Les délinquants portent un survêtement

La plupart des photos de mise en scène montrent des policiers en prise avec des jeunes en survêtement.

« L'étude sur les contrôles d'identité réalisée par le CNRS en 2009 montrait bien que le style vestimentaire était déterminant dans les déclenchements des contrôles », rappelle Christian Mouhanna. Alors que les personnes portant des vêtements associés à différentes « cultures jeunes » (hip-hop, tecktonic, punk ou gothique, etc.) ne formaient que 10 % des passants sur les cinq sites parisiens étudiés, elles constituaient jusqu'à 47 % de celles effectivement contrôlées.

Même constat lors des simulations observées par Cédric Moreau de Bellaing à l'école nationale de police de Paris. « Dans la plupart des mises en situation où un élève joue l'interpellé, on lui met un survêtement, confirme le sociologue. Je ne pense pas que cela suffise à convaincre les jeunes policiers, ni que ce soit une politique voulue, mais il n'en reste pas moins que c'est ainsi qu'on les déguise. Cela prépare les policiers à répéter ces schémas-là. »

Les violences urbaines n'ont « aucune visée politique »

Les violences urbaines sont définies comme des « phénomènes de délinquance se transformant en troubles à l'ordre public (latents ou subis et d'une extrême violence) caractérisés par des prises à partie de tout ce qui représente les institutions et par des actions collectives de vols et de dégradations de biens publics et privés généralement dans des zones sensibles ». Leur liste est étonnamment large. Y figure, non seulement les classiques affrontements entre bandes, jets de pierre, guérilla avec des policiers et rodéos de voitures volées, mais également les « regroupements d’individus sans activité », les « nuisances sonores », les « troubles du voisinage » ainsi que l'« immigration irrégulière ».

Selon la Direction générale de la police nationale (DGPN), ces violences urbaines n'ont « aucune visée politique ». Elles sont uniquement destinées à « imposer un contrordre dans les zones sensibles permettant le développement des trafics et d'une économie souterraine ». Cette vision uniquement délictuelle des violences urbaines avait été contredite dès 2005 par un rapport des renseignements généraux (RG), publié intégralement par le journaliste David Dufresne dans son livre Maintien de l'ordre – l'enquête (Hachette Littérature, 2007). Après trois semaines d'émeutes dans toute la France, les RG mettaient l'accent sur les motivations sociales des émeutiers. « Les jeunes étaient habités par un fort sentiment identitaire ne reposant pas uniquement sur leur origine ethnique ou géographique, mais sur leur condition sociale d'“exclus de la société française” », écrivaient-ils. Manifestement le message n'est pas arrivé jusqu'à la Direction générale de la police nationale.

« Les violences urbaines, c'est un concept qui a émergé dans les années 1990, explique Christian Mouhanna. Il s'agit de problématiques liées à un territoire plus qu'à un style de violence. Dans l'échelle établie par Lucienne Bui Trong, (ex-responsable de la section Villes et banlieues des RG – ndlr), les violences urbaines vont des incivilités aux groupes qui s'en prennent aux policiers. Quand ce genre de faits se produit hors de ces quartiers, on ne va plus appeler ça violences urbaines. Pour un feu de poubelle dans le centre-ville de Paris, on parlera de fêtards, pas de violences urbaines. »

Il donne un autre exemple d'étiquetage un peu hâtif : « Dans les quartiers difficiles, 70 % des appels concernent des différents familiaux ou entre voisins. Comme ça se passe en banlieue, on va tout de suite l'étiqueter comme des violences urbaines, mais on a exactement les mêmes problèmes de voisinage dans les centre-villes ! »

Des palpations et menottages systématiques

La palpation consiste à « appliquer les mains par dessus les vêtements (…) d’une personne contrôlée ou interpellée, afin de déceler tout objet susceptible d’être dangereux ». Jusqu'ici juridiquement non encadrée, elle peut être exécutée par tout policier à la différence de la fouille à corps réservée aux officiers de police judiciaire. Selon ces fiches les policiers intervenant dans les quartiers difficiles doivent systématiquement « palper toute personne avant un contrôle d’identité » et « après un menottage ». Seule précaution : « En règle générale, dans les quartiers difficiles, il faut éviter toute démonstration ostensible (bras levés, palpation avec appuis, amené au sol de l’individu, etc.) », recommande la fiche.

Même principe pour le menottage qui semble lui aussi systématique à chaque interpellation : « Si l’absence de risques n’est pas évidente, tant en ce qui concerne la dangerosité que l’intention de prendre la fuite, la personne (…) doit être menottée. »

Le nouveau Code de déontologie des forces de l'ordre, prévu pour mars 2012, prévoit de réserver les palpations « aux cas (que les policiers) jugent nécessaires à la garantie de leur sécurité ou de celle d'autrui » et de les pratiquer dès que possible « à l'abri du regard du public ».

« Négociation, coercition, ou action différée »

Après cette présentation alarmiste, les futurs baqueux ont droit à un petit cours de communication afin de déminer les éventuelles situations de tension. L’histoire personnelle de l’individu, son rapport à l’autorité, ses normes culturelles, ses préjugés, etc. peuvent « être à l’origine de la mauvaise compréhension des interprétations », rappelle une fiche technique.

Les policiers doivent apprendre à reconnaître les signes de stress « afin de rompre la spirale de l’agressivité, c’est-à-dire l’escalade dans la violence verbale ou physique ». Il faut ne pas réagir « aux toutes premières provocations », parfois « trouver une solution alternative » en proposant par exemple un autre lieu de rassemblement qu'un hall d'immeuble, et, en cas « d'attroupement massif et hostile », s'appuyer sur un meneur, un éducateur, un parent ou un grand frère pour calmer le jeu. En cas d'escalade, trois issues s'offrent à eux : négociation, coercition, ou action différée (à ne surtout pas confondre avec une « fuite », est-il précisé). Une sorte de version policière du triptyque du biologiste biologiste Henri Laborit : « combattre, ne rien faire ou fuir. »

Facteur explosif, car parfois à l'origine d'émeutes en cas de dérapage, les courses-poursuites sont clairement déconseillées, du fait du risque « d’accident matériel ou corporel », ainsi que du risque de « percuter le deux-roues (…) avec des conséquences plus ou moins graves pour l’individu et éventualité d’embrasement de la cité à l’annonce de l’accident ». Mais toute personne qui fait demi-tour à la vue de forces de police est par définition suspecte. La raison de son comportement ne peut être qu'une « infraction au code de la route, inquiétude relative au fait d’avoir quelque chose à se reprocher, transport d’un butin ou de produits prohibés, volonté de provoquer la police ».

« On se retrouve dans une construction de l'insécurité, décrit le sociologue Christian Mouhanna. Les jeunes voient bien que les policiers sont uniquement dans une relation de rapport de force et non de négociation. Alors que le rôle historique du gardien de la paix est de régler les problèmes. »

Les phénomènes de groupe

Dans la même veine, toute une fiche est consacrée à l'analyse des « phénomènes de groupe ». Par définition, tout rassemblement est suspect et ses intentions louches : « taguer un mur, occuper un hall d’immeuble, s’en prendre aux forces de police, aux sapeurs-pompiers ou à tout ce qui peut représenter les institutions, pour montrer qu’ils existent ou encore se venger… » Suit une savante distinction entre le groupe, la foule et la bande.

Le policier doit se méfier des effets de groupe qui provoquent une « prépondérance de l’affectivité », « activité intellectuelle réduite » du fait d'« un état de contagion mentale, de mimétisme et d’irresponsabilité liés à l’anonymat qu’offre la bande », ainsi qu'une « transgression des règles ». « Soumis ainsi aux pulsions et aux affects, l’individu régresse vers un stade archaïque primaire », souligne la fiche. « La perte du sens moral, des valeurs sociales, du sacré » peut même conduire « à un état de violence fondamentale »

Le flashball, élément central du dispositif policier dans les quartiers

Le flashball, introduit en 2001 dans l'armement des policiers intervenant dans les quartiers difficiles, est présenté comme un élément central du dispositif policier. En effet, dans ces quartiers, « la protection périphérique devient primordiale ». Arme « en dotation collective », le flashball n'est pas attaché à un policier, mais à un équipage. Lors d’une progression pédestre, le policier porteur du flashball doit avancer devant les autres « pour assurer leur mission de protection et de dissuasion ». En cas de guet-apens, il « peut servir à figer la situation quelques secondes ».

Mais sa capacité de tir étant limitée, il ne peut « garantir suffisamment longtemps la protection et le retrait d’une patrouille en butte à une multitude d’assaillants (…) d'où la nécessité d'utiliser en complément des miens lacrymogènes pour se dégager ». Le flashball permet également de soustraire un individu d'un groupe : les interpellateurs ramènent la personne identifiée comme auteur de l'infraction sous la protection des flashballs de leurs collègues.

Dernier petit conseil : « Ne pas oublier que l'ensemble du trafic radio est enregistré. »
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clint
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Lun 11 Fév 2013 - 19:04

" Flic blues ",
un beau billet de Philippe Bilger, ancien haut magistrat,
qui devrait redonner un peu de moral aux policiers...


http://www.philippebilger.com/blog/2013/02/flic-blues.html

(larges extraits) :

" Une étude sur le management et le stress au travail dans la police fait apparaître des résultats préoccupants mais guère étonnants.
[.........................]
Je voudrais mettre en exergue trois enseignements qui [.....] révèlent les limites et les obstacles auxquels ils doivent se confronter au quotidien.

D'abord, pas de véritable respect ni considération pour la hiérarchie policière.
Ce n'est pas pour me surprendre, [.......] manque de fiabilité, de courage et d'enthousiasme des chefs.
Ceux-ci pensent généralement à leur carrière avant de veiller à l'excellence de ce qu'ils ont la charge de diriger. [......].

Ensuite, la dénonciation des lourdeurs bureaucratiques qui, de fait, au cours des années, n'ont cessé de s'aggraver.
On a confondu l'Etat de droit et les garanties procédurales avec l'amas de papier.
La police est tellement empêtrée dans un formalisme qui ne protège pas mais entrave et retarde, qu'elle ne se consacre plus à l'essentiel qui est la recherche, l'enquête, l'établissement des preuves. [......]

Enfin, comme il est naturel pour un corps qui, attaqué de toutes parts, s'est replié sur lui-même, il se sent assiégé, incompris et humilié.

Il cible dans l'ordre les médias, la justice et les citoyens.
Ce constat amer n'est pas faux même si l'opinion publique est probablement souvent égarée dans son appréciation de la police à cause de l'antagonisme entre cette dernière et un certain nombre de magistrats et de la représentation partiale, par les journalistes, des affaires où des fonctionnaires de police ont été impliqués.

Pour les juges et les procureurs, la police a forcément les mains sales quand eux, n'ayant pas de mains pour paraphraser Sartre à propos de Camus, auraient toujours l'esprit propre.

Pour les médias, systématiquement, une présomption de culpabilité pèse sur les policiers dont le concours est requis quand cela va mal et qui pour le reste sont vilipendés par principe : on leur donne trop rarement raison dans les gazettes prétendument informées. [.....]

La parole n'est donnée qu'à ceux qui détestent la police.
Il est chic de la salir, vulgaire de la défendre.

Personne ne se demande si aux qualités qu'on réclame d'un policier, beaucoup de citoyens seraient capables d'exercer ce beau métier de sauvegarde de la tranquillité publique.
[................] "
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Lun 11 Fév 2013 - 20:25

KORRIGAN29 a écrit:
En gendarmerie, tout va bien

C'est pas faux !
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Lun 11 Fév 2013 - 20:25

electron84 a écrit:
Cela va de soi ......quand on parle de la Police on inclue de facto et forcément la Gendarmerie ....... pale pale pale pale pale pale pale pale pale pale geek geek geek

C'est pas vrai !!!!
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Lun 11 Fév 2013 - 22:24

Nikos ,rassures-toi c'était juste un trait d'humour corrosif ....vois mon dernier smiley!!!!!!!Electron84 Wink Wink
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Mar 12 Fév 2013 - 13:59

electron84 a écrit:
Nikos ,rassures-toi c'était juste un trait d'humour corrosif ....vois mon dernier smiley!!!!!!!Electron84 Wink Wink

Bon ben je suis rassuré alors !!!!! Wink Wink Wink Wink
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www++
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Ven 15 Fév 2013 - 1:22

Bonjour,

En ce qui concerne les citoyens qui n'aiment pas la police et la gendarmerie.C'est parce que la majorité des Français ce sentent(et le sont...) oppressés par les contrôles en tous genres et répétitifs notamment routier et surtout de pire en pire.

Si j'en crois les dernières nouvelles en matière de nouveauté radar,les tensions et les violences vont encore monter d'un cran malheureusement.Nous sommes tous des êtres humains,pas des machines.Faire baisser le nombre de mort sur les routes c'est bien mais le nombre '0' mort n'existera jamais....

C'est comme les consommations de carburant,baisser ça consommation,oui c'est possible mais 0L/100km,c'est impossible...Logique qui n'est malheureusement pas donnée à tous le monde.

Les forces de l'ordre sont détestés parce que le système est uniquement basé sur la répression,la moralisation et la taxation.Un policier ou un gendarme n'est pas capable de dire "C'EST BIEN" à un citoyen en règle,pour faire la morale,pas de problème...

Le jour où un système de récompense sera mis en place pour les honnêtes gens,il ce pourrait bien que tout changent en votre faveur.La encore une logique simple mais malheureusement inconnue,notamment pour les politiques.

Système de récompense utile pour toute la société Française,pas uniquement pour la sécurité routière.Cela à pour effet de motiver les gens honnêtes à rester honnêtes,cela sert aussi à motiver certains illuminés à devenir honnêtes...

Cordialement.





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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Ven 15 Fév 2013 - 7:43

www++ a écrit:
Bonjour,

En ce qui concerne les citoyens qui n'aiment pas la police et la gendarmerie.C'est parce que la majorité des Français ce sentent(et le sont...) oppressés par les contrôles en tous genres et répétitifs notamment routier et surtout de pire en pire.



Je ne me sens pas oppressés. Je n'ai perdu que 2 points en 6 ans de permis. deux fois un excès de vitesse inférieur a 10 km/h. Et pourtant, je roulais beaucoup a l'époque ( autoroute A31 qui plus est, connue pour ses records de radars et de relevé d'infractions par un célèbre radar automatique ainsi que pas mal de contrôle mobile, et dans des voitures pouvant atteindre les 250 km/h facilement ... J'ai déjà été contrôlé quelques fois ( contrôle de papiers et de la voiture uniquement ). Toujours en règle.

Il suffit de voir dans les autres pays les contrôles. En Suisse, il y a beaucoup plus de radars, et l'amende est bien plus corsée. En Italie, il y a beaucoup de "radars" caméras, qui sont installées et peuvent vérifier plusieurs infractions au code la route ( utilisation d'un couloir de bus par exemple ).
Au Luxembourg, si vous avez le malheur de mal parlé à un agent, vous allez le regretter sévèrement.

La je ne parle que des forces de l'ordre européennes. Allez dans d'autres pays, ce n'est pas forcément la joie non plus.

Je ne soutiens pas la politique actuel qui est de contrôlé la vitesse, car c'est ce qui ramène le plus. Il est vrai que je préferai largement plus de contrôle de papiers, d'alcool et de stupéfiants, qui pour moi, sont de véritables fléau.

Mais bon, quand on voit la justice qui puni un récidiviste sur un délit de grande vitesse, autant qu'un violeur ou meurtrier ... ( j'exagère un peu ) il est la aussi le problème...
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MessageSujet: Santé et sécurité des policiers, vigilance ou alibi ?   Lun 25 Fév 2013 - 16:41

Plan de prévention des risques psychosociaux déployé en son temps par Brice Hortefeux, pôle de vigilance suicide annoncé par le Directeur Général de la Police Nationale… Notre Institution fait l’objet, depuis quelques mois, d’une attention particulière dans le domaine de la santé-sécurité au travail. On peut s’en réjouir. Mais on doit aussi se poser quelques questions.

L’état de la prise en compte, au sein de notre profession, du domaine de la santé-sécurité au travail peut être résumé par quelques rappels : le document unique de prévention des risques professionnels, obligatoire dans la Fonction publique depuis 2002, n’a été déployé qu’en 2007 pour la police nationale. Il aura souvent fallu des combats de longue haleine pour que les Comités d’Hygiène et de Sécurité (CHS), devenus Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT), soient réellement réunis partout sur le territoire. Les trois réunions annuelles obligatoires de cette instance ne sont encore pas partout respectées. Encore aujourd’hui, les présidents de ces instances refusent, dans certains départements, de mettre au vote des propositions formulées par les représentants du personnel. Alors, devant les derniers projets qui sont présentés, on est tout de même en droit de se poser quelques questions.

Bien entendu, on ne peut que se réjouir de voir d’anciennes propositions de nos représentants enfin prises en compte par l’administration policière. Il y a pourtant bien longtemps que notre organisation syndicale, appuyée par l’Association Nationale d’Action Sociale (ANAS), travaille sur ces sujets. Ces travaux menèrent à la mise en place, en 1996, du Service de Soutien Psychologique Opérationnel (SSPO) qui compte aujourd’hui une soixantaine de psychologues répartis sur tout le territoire. Ce fut une avancée importante, mais très largement insuffisante. Il existe moins d’une psychologue clinicienne par département. Imaginez, en cas d’urgence, quel peut être le délai d’intervention ! Juste pour l’exemple, lorsque l’une d’entre-elle (ce sont essentiellement des femmes), qui a la responsabilité de trois départements, s’absente pour cause de formation, de congé, pour raison de santé ou de maternité, elle laisse la responsabilité de sa zone de compétence à une de ses collègues qui l’assume en plus de sa charge habituelle. Demander à un policier de Bourges, qui se trouve en profond malaise, d’appeler une psychologue de permanence au Mans ne revient-il pas à « appliquer un emplâtre sur une jambe de bois » ?

Il est donc enfin question, après presque vingt années d’immobilisme, de poursuivre le travail sur la prévention de ce qu’il est désormais moderne d’appeler pompeusement « les risques psychosociaux ». Pour cela, des cellules de veille sont mises en place dans les départements. Des « pôles de vigilance suicide » sont même activés. Autant de démarches que nous approuvons pleinement.

Toutefois, nous ne pouvons nous en satisfaire. Le malaise des policiers et les suicides qui peuvent en découler n’ont certes pas tous des causes professionnelles ; certains hiérarques zélés savent le rappeler lorsque survient le pire en invoquant « des situations familiales difficiles ». Pour autant, notre profession est suffisamment difficile pour que chaque policier ait besoin d’un équilibre familial et personnel stable afin d’absorber toute la violence mais surtout toute la misère sociale à laquelle il (ou elle) est confronté(e). Un simple déséquilibre peut ainsi constituer l’effet papillon qui conduit certains de nos collègues à commettre le pire.

Mais surtout, je suis contraint, si je veux respecter ma fonction de représentant du personnel de la police nationale, de poser deux questions fondamentales, l’une étant consubstantielle à l’autre.

Ne serait-il pas utile, plutôt que de s’intéresser aux conséquences, de se pencher sur les causes d’un malaise qui conduit les policiers à craquer psychologiquement de plus en plus tôt dans leur carrière ? Là où l’on pouvait constater, il y a quinze ans ou vingt ans, une usure professionnelle en fin de carrière, on constate aujourd’hui la même usure chez certains collègues avant quarante ans.

Toute l’agitation autour de ces nouvelles pratiques en matière de santé-sécurité au travail chez les policiers (plan de risques, pôles de vigilance) n’est-elle pas susceptible d’assurer un alibi intellectuellement très confortable à certains hiérarques aux pratiques managériales les plus contestables voire déviantes ? En effet, si l’on veut traiter du sujet de façon complète et exhaustive, il faut oser tout dire et ne pas s’arrêter aux lieux communs. Les pratiques managériales déshumanisées, qu’elles aient été commises par incompétence (assez souvent) ou dans une volonté délibérée de nuire (aussi), ont été, ces dix dernières années, quasi systématiquement couvertes par la hiérarchie. Dénoncer ces comportements déviants apparaissait comme un « manque de loyauté » susceptible de voir son auteur écarté de son unité et mis au ban de son service. Chercher tout simplement à faire reconnaître ses droits était – et l’est sans doute encore dans certains lieux – un chemin semé d’embûches que bien peu de policiers ont osé emprunter alors que le travail de notre Institution a été dévoyé, pour ne pas dire manipulé au travers de la politique du chiffre. Les quelques-uns qui ont osé le faire l’ont payé de leur santé et ont été contraints de se reconstruire loin de leur service pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, voire plusieurs années avant de reprendre leur travail.

On peut certes, comme l’écrivait Goethe, « bâtir quelque chose de beau avec des pierres qui entravent le chemin. » Mieux vaut, en tout cas, sur ce sujet et de mon point de vue, débroussailler le chemin pour que les policiers puissent ne plus y trébucher.

Stéphane Liévin
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http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2013/02/25/Sante-et-securite-des-policiers-vigilance-ou-alibi

http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2013/02/20/les-risques-de-suicide-dans-la-police
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Mar 26 Fév 2013 - 23:05

Ne vous inquiétez pas trop, la déprime est générale ,ailleurs ce n' est pas mieux , nous sommes encore avec vous,on espère que votre hiérarchie soit avec vous aussi et soit plus humaine et solidaire bon courage,et gardez votre sang froid, tenez bon!
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MessageSujet: Police : « Le malaise est grandissant dans la profession » !   Mer 6 Mar 2013 - 15:32

AISNE. Manque de reconnaissance, lourdeurs bureaucratiques, réformes annoncées, les policiers axonais disent leur exaspération.
Un ras-le-bol généralisé. « Si rien n'est fait, la sécurité républicaine va disparaître au profit d'une sécurité privée avec toutes les conséquences que cela pourrait engendrer. »

Régis Parquet, secrétaire départemental d'Unité SGP Police, et Jacky Blondeau, délégué local à Laon, évoquent d'une même voix leur quotidien au travail. « Le malaise est grandissant dans la profession. Jusqu'ici, on n'en parlait pas. Aujourd'hui, une étude sérieuse menée par le CNRS permet de quantifier le phénomène. »

« Machine à faire du chiffre »

D'où vient ce « blues » ? « Il y a un manque de soutien et de reconnaissance de l'institution, une très faible prise en compte des remarques et des attentes des policiers : sur les horaires, le surmenage, la dangerosité », énumère Régis Parquet.

« Il y a une abstraction totale de la vie de famille du fonctionnaire et de son équilibre psychologique. Il doit être corvéable à merci. On assiste à une déshumanisation du policier qui devient une machine à faire du chiffre », ajoute Jacky Blondeau. Fini les débriefings après une mission sensible, les conseils donnés par les anciens.

« On n'a plus le temps. On nous fixe des priorités : la lutte contre les cambriolages, les trafics. Tout doit être mis en œuvre pour montrer que le service se plie au travail demandé. » Jacky Blondeau évoque aussi le manque de personnels, les lourdeurs bureaucratiques : « Il y a de plus en plus de paperasses à rem»plir alors que le cœur de notre métier, c'est le terrain. Sans oublier les voitures inadaptées, les ordinateurs obsolètes, les locaux vétustes. » Tout cela est « stressant, démotivant et entraîne un épuisement professionnel ».

De plus en plus malmenés

Les syndicalistes dénoncent également la politique du chiffre. « C'est devenu un élément essentiel de notre métier, quasiment le seul moyen d'être reconnu par la hiérarchie. Qu'on appelle ça culture du résultat ne change rien. »
Les attaques verbales et les agressions physiques font partie du quotidien. « On ne relève pas systématiquement de peur d'être stigmatisé par la hiérarchie. »

Quant au futur code de déontologie qui interdit le tutoiement et limite la palpation et les contrôles d'identité : « Les personnes qui décident ça, sont déconnectées du terrain. Pour la palpation de sécurité, il faut que ce soit fait à l'abri des regards, mais on n'est pas dans le monde des Bisounours ! Le tutoiement n'est pas un manque de respect. Cela peut nous permettre de mettre en confiance, d'obtenir des informations. »

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/police-le-malaise-est-grandissant-dans-la-profession?xtcr=15&xtmc=police
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MessageSujet: Le ras-le-bol de la famille police !!!   Ven 8 Mar 2013 - 20:49

"Des mecs qui meurent gratos, ça fait mal à tout le monde, non ?" Fred, gardien de la paix, est en colère. En 2012, selon le ministère de l'intérieur, 5 630 policiers ont été blessés et trois sont morts en mission. Le 21 février, sur le périphérique parisien, un chauffard multirécidiviste en fuite a percuté une Ford de la police qui tentait de le ralentir, tuant le chauffeur et son passager. Six jours plus tard, une "marche blanche" a rassemblé quelques milliers de personnes, rare manifestation du malaise d'une profession, souvent évoqué mais difficile à appréhender. Ce jour-là, brassards noirs et roses blanches, les policiers ont défilé en silence pour rendre hommage aux victimes et pour dire le "ras-le-bol de la famille police", selon les termes d'un message posté sur Facebook par la femme de l'une des victimes. Début février, une étude menée auprès de 13 000 fonctionnaires par le CNRS, et publiée par le syndicat Alliance, avait déjà donné l'image d'une profession proche du burn out : les policiers estiment que leur institution ne reconnaît pas leurs efforts (72,2 %), ne tient pas compte de leurs remarques et de leurs attentes (79,6 %)...

La police est-elle vraiment une "famille" ? Dans les films, les gradés moquent les plantons en tenue, la "crim'" pique les affaires des commissariats et on parle sans cesse de la "guerre des polices". Dans les romans noirs, ce n'est qu'au comptoir d'un rade, parfois tard le soir, que les policiers se livrent. Il y a, dans tout cela, une part de réalité. La police est une mosaïque et ses membres préfèrent s'épancher à huis clos. Mais les coups durs rapprochent. A la table d'une brasserie du 13e arrondissement, cheveux ras, parka chaude et regard méfiant, trois gardiens de la paix trentenaires évoquent leur ordinaire. Le "ras-le-bol" qu'ils expriment n'est pas tant celui de la violence que celui des tracas du quotidien. Les caillassages, les insultes, ces "atteintes aux forces de l'ordre" que le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, veut pénaliser davantage, "c'est surtout en banlieue. A Paris, c'est rare et, si ça arrive, on a du renfort dans la minute".

SANG SUR LES MURS

Pour les policiers de quartier, ce qui est éprouvant, c'est de faire du "chiffre". David est policier en tenue dans un "comico" (un commissariat) de l'Est parisien. Muscles dessinés et coupe "tecktonik", le jeune homme soupire. "Il faut que tu fasses une interpell' par jour pour être tranquille, se désole-t-il. Ça, et ramener quelques timbres-amendes. Sinon, on te menace de te changer de service". Alors il ramasse souvent des "shiteux", des consommateurs de cannabis, qui permettent d'augmenter les statistiques d'affaires résolues – les "bâtons" – et sont vite remis dehors. Dans un café branché du centre de Paris, un officier du "36" s'attable devant un demi. "Le mal-être de la police" ? Il ne peut pas en parler, dit-il. Son service est l'un des plus prestigieux de la "boîte". En moins d'une demi-heure, pourtant, il évoque les deux suicides qui ont endeuillé en 2012 un service voisin. Il raconte le coup de feu, l'arrivée de l'IGS, la police des polices, en même temps que le SAMU, le sang sur les murs... Cette mort-là, question de proximité, l'a peut-être affecté davantage que celles des collègues tués sur le périphérique.

"On se dit que ça aurait pu être nous", finissent pourtant par dire la plupart des policiers à propos du décès des deux policiers de la BAC. Dangers et drames resserrent les rangs. "Tous les vendredis, on va déjeuner avec les mecs du service", explique Thierry, un gradé de la PJ, la police judiciaire. On les croise au Griffonnier, place Beauvau, où il faut se battre pour une table, au 2bis, un restaurant rue des Ecoles. Ou à la pizzeria du coin, à condition qu'on puisse y parler tranquillement. "C'est très difficile à expliquer à un conjoint : pour quelqu'un qui n'est pas dans la boîte, c'est juste un rendez-vous de picole. Mais en fait c'est un moment indispensable pour construire la confiance."
Chaque policier est amené un jour à "compter sur l'autre". Celui qui lui sauvera peut-être la vie. Il faut connaître ses collègues, leur parler de tout et de rien, "de gonzesses et de matches", des affaires en cours. "C'est pour ça qu'il y a eu cette "marche blanche"." Ceux qui y étaient n'ont pas simplement perdu des collègues. Sans doute un ami, peut-être aussi le parrain de leur fils. Lors des coups durs, l'expression revient sur toutes les bouches. La "grande famille". Avec ses mauvais garçons, aussi, dont on entend trop parler, comme à Marseille. Mais personne n'en dit de mal, un jour d'enterrement. "Quand on arrive le matin, on passe devant la photo de trois collègues morts en service", raconte David, le gardien de la paix de l'Est parisien. Un rappel, une photo de famille.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/08/le-ras-le-bol-de-la-famille-police_1844788_3224.html?xtmc=le_ras_le_bol&xtcr=1
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MessageSujet: Un Policier en retraite s’adresse au Ministre de l’intérieur !   Mer 13 Mar 2013 - 16:54

par L.CUENCA

Ayant passé 27 ans dans la Police et constaté que les organisations syndicales représentatives n'agissaient plus, je fait part d'un sentiment général des effectifs.
DYSFONCTIONNEMENT GENERAL.
Une faillite du pouvoir hiérarchique est essentiellement due au peu de cas que font les différents directeurs dans les services de Police (DCSP/DCPAF/DCCRS etc..)
Leur incapacité à résoudre les nombreux dysfonctionnements avec impartialité et équité est surprenante. Elle est génératrice d’un abondant contentieux administratif, elle porte atteinte à la dignité des personnes. La règle appliquée est connue de tous : même si les personnels ont raison, il faut leur donner tort, on ne désavoue pas un supérieur face à un subordonné …
Des brimades psychologiques ébranlent le fondement même de la personne humaine. Lorsqu’il en est victime, le fonctionnaire de Police est marginalisé et se retrouve dans une situation inconfortable pour le déroulement de sa carrière. Ce qui génère un profond désarroi, un mal être, voire une dépression et pour certains (trop) le suicide.

La suite ....
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-policier-en-retraite-s-adresse-132280

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/a-quoi-servent-les-syndicats-dans-122872
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Mer 13 Mar 2013 - 20:33

Des primes dans la Police ?????? mais que font les Gendarmes ????
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MARSOUIN 26
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MessageSujet: Deux suicides et une tentative en deux jours dans la police !   Jeu 14 Mar 2013 - 22:43

PARIS (Reuters) - Un gardien de la paix a tenté jeudi de se suicider au commissariat de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) et une policière s'est ouvert les veines dans une antenne de la police judiciaire de Versailles, a-t-on appris de sources syndicales.

Ces deux tentatives font suite au geste mercredi d'un policier de 23 ans qui a mis fin à ses jours à Sarcelles (Val-d'Oise), une série qui intervient après la mise en place depuis janvier de "pôles vigilance suicide" dans la police.

Sous la pression des syndicats, des études ont été menées ces dernières années dans la police afin de lutter contre les suicides qui sont récurrents et plus importants que dans d'autres professions.

A L'Haÿ-les-Roses, le policier âgé de 30 ans est allé au sous-sol du commissariat où il a tenté de mettre fin à ses jours avec son arme de service. Retrouvé blessé, il a été hospitalisé dans un état critique.

A Melun (Seine-et-Marne), une adjointe technique de la police scientifique âgée de 53 ans, s'est ouvert les veines dans l'antenne de la Police judiciaire et a été hospitalisée, a déclaré Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT police.

Selon le syndicaliste, la fonctionnaire disait faire l'objet de harcèlement moral au travail et plusieurs plaintes avaient été déposées la semaine dernière tandis que la CGT alertait différents échelons hiérarchiques.

Après un pic, en 1996, de 71 suicides dans la police, leur nombre s'est stabilisé autour de 45 à 50 par an ces dernières années.

Le taux est un peu plus élevé que celui de la moyenne dans la fonction publique et que la moyenne nationale, avait précisé la direction de la police nationale en juillet 2011.

Pour l'administration, cette situation s'explique par le fait que les policiers, qui possèdent une arme de service, "ont une plus grande accessibilité aux moyens se donner la mort".

Des syndicats mettent également en cause la "politique du chiffre" voulue par l'ancien président Nicolas Sarkozy et une organisation du travail "taylorienne".

Alexandre Langlois est plus que réservé sur les "pôles de vigilance suicide" mis en place dans les départements, en particulier parce que les médecins et psychologues pourront alerter la hiérarchie sur les situations jugées à risque.

"L'administration enquête sur elle-même, se disculpe et réduit à néant la protection médicale des agents par l'intermédiaire de ce pôle de vigilance", estime-t-il.

http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news.hts%3Fmenu%3Dnews_actualites&idnews=RTR130314_0092D05T&numligne=23&date=130314&source=RTR

http://www.rmc.fr/editorial/358786/un-suicide-et-deux-tentatives-en-deux-jours-dans-la-police/

Val-de-Marne : le policier est mort
http://www.europe1.fr/Faits-divers/Val-de-Marne-le-policier-est-mort-1448751/
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MessageSujet: Re: Déprime dans la police !   Aujourd'hui à 16:12

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Déprime dans la police !
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