Gendarmes Et Citoyens

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 Lot-et-Garonne-Départ d'un Militaire de la Gendarmerie Pour L'AFGHANISTAN

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MARSOUIN 26
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MessageSujet: Lot-et-Garonne-Départ d'un Militaire de la Gendarmerie Pour L'AFGHANISTAN   Jeu 29 Nov 2012 - 19:34

Mardi 27 novembre dernier, un militaire du groupement de gendarmerie départementale de Lot-et-Garonne a embarqué pour l'Afghanistan et plus précisément à destination du camp de Warehouse à Kaboul, qui compte toujours à l'heure actuelle près de 1500 militaires français. Limité à un paquetage de 50 kg, il est projeté en opération extérieure pour une durée de 6 mois en tant que prévôt.
En effet, la gendarmerie nationale met en place des détachements prévôtaux pour accompagner, hors du territoire de la République, les forces armées participant à des opérations extérieures. On distingue deux types de détachement prévôtal :


  • permanent : Djibouti, Gabon et Sénégal (durée de trois ans)
  • de circonstance : Afghanistan, Liban, Tchad, République Centrafricaine, République de Côte d'Ivoire, Kosovo et Bosnie-Herzegovine (durée de quatre à six mois).

Ainsi, la prévôté a pour principale mission d’assurer le respect du droit au sein des armées françaises en campagne, à l’extérieur des frontières nationales. Elle assure donc la police judiciaire aux armées. A ce titre, les prévôts sont sous le contrôle du procureur de la République près le tribunal aux armées de Paris. A la demande du commandement de la force et en concertation avec le commandant de la prévôté, elle peut assurer des missions de police générale qui sont dévolues par les règlements militaires ainsi que d'autres missions en appui de la force (conseil, état-civil, contentieux, discipline aux armées....). En outre, dans le cadre du plan de renseignement élaboré par l'autorité militaire, elle participe au renseignement dans le domaine de la sécurité publique générale et de l'ordre public sur le théâtre d'opérations.

Ce militaire de 47 ans, marié et père de deux enfants, fort d'une expérience riche d'un passé de 6 ans dans l'armée de terre, n'en est pas à sa première mission à l'étranger (Tchad, République Centraficaine, Djibouti, Nouvelle Calédonie, Guyane, Polynésie française, Yougoslavie). Cherchant à renouveler cette expérience en tant que gradé supérieur de gendarmerie, il répond à un appel à volontaire en 2009 qui vise à assurer la relève de prévôts en Afghanistan.

Agréé la même année, il effectue courant 2012 deux stages de préparation au Centre National de Formation aux Langues et à l'International de la Gendarmerie (CNFLIG) de ROCHEFORT (Charente-maritime). Le premier stage porte sur la mission spécifique de prévôt (mission de police judiciaire aux armées, missions d'appui, le renseignement sur les théâtres extérieurs et le concours de la prévôté en matière de législation douanière). Le second stage intitulé « socle Afghanistan », est plus axé sur la connaissance géopolitique du pays, le droit international humanitaire, les résolutions OTAN, la connaissance des engins explosifs improvisés...

Intégré à la force et soutenu par elle, le prévôt agit afin de garantir sa liberté d'action, avec le souci permanent de garantir les intérêts français. Cette mission s'exerce dans un pays en guerre où la situation sécuritaire actuelle est très dégradée.

Alors que la France procède actuellement au retrait de ses dernières forces combattantes, un certain nombre de soldats (principalement des formateurs et logisticiens basés à Kaboul) devrait être encore maintenu jusqu'au premier semestre 2013, d'où la projection de gendarmes dans des missions de prévôtés (à l'heure actuelle 4 prévôts). A noter qu'au total, ce sont près de 150 gendarmes français, dont deux escadrons de gendarmerie mobile, qui sont déployés dans le pays depuis novembre 2009, pour mener des missions diverses.
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MessageSujet: Re: Lot-et-Garonne-Départ d'un Militaire de la Gendarmerie Pour L'AFGHANISTAN   Jeu 29 Nov 2012 - 21:19

MARSOUIN 26 a écrit:

Ainsi, la prévôté a pour principale mission d’assurer le respect du droit au sein des armées françaises en campagne, à l’extérieur des frontières nationales. Elle assure donc la police judiciaire aux armées. A ce titre, les prévôts sont sous le contrôle du procureur de la République près le tribunal aux armées de Paris.

A ceci près, que le Tribunal aux Armées de Paris a été supprimé au 1er janvier 2012. Je pense que les prévôts dépendent de ce point de vue du Procureur d e la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris, qui doit avoir une section spécialisée.
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MessageSujet: Des Français en Afghanistan pour faire la police, pas la guerre !   Lun 3 Déc 2012 - 17:56

L'armée française a mis fin à sa mission de combat en Afghanistan. Mais des soldats resteront sur place jusqu'en 2013 pour former militaires et policiers afghans.

http://www.boursorama.com/actualites/des-francais-en-afghanistan-pour-faire-la-police-pas-la-guerre-8c6c0d3509d267e8e55f7e65802324ad
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MessageSujet: Re: Lot-et-Garonne-Départ d'un Militaire de la Gendarmerie Pour L'AFGHANISTAN   Lun 3 Déc 2012 - 19:16

IL est clair que cela est indispensable à la continuité de l'effort militaire et que de toute façon les gendarmes engagés sur le terrain vont faire un travail formateur non seulement nécessaire mais évident .(au vu des structures inexistantes là bas) ce qui ne les empêchera pas de faire office également de transmetteur entre les pays ...

bon courage en tout cas au gendarme L&G , je songe bien à un certain major( mais pas de certitude donc chuttt .)
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MessageSujet: Formateurs, prévôts, gendarmes de l'air...: il reste 96 gendarmes en Afghanistan   Ven 7 Déc 2012 - 22:39

Dans un récent post, j'ai fait le point sur le dispositif français en Afghanistan, sans préciser quels étaient les effectifs de la gendarmerie nationale sur le théâtre.
Selon le Sirpa-Gendarmerie, il reste actuellement "96 gendarmes en Afghanistan". Pour le détail, il a fallu que je creuse un peu.

Bien sûr, des prévôts sont déployés à Kaboul (ils seront des derniers à quitter le théâtre). Aux prévôts s'ajoutent leurs collègues de la gendarmerie de l'air présents à KAIA depuis deux mois déjà, quelques techniciens déployés au sein d'équipes (comme le TEL ou le CEXC) chargées de la lutte contre les IED, et des officiers et sous-officiers détachés dans des états-majors otaniens.

C'est dans la province du Wardak que se trouve le plus gros contingent. 45 gendarmes opèrent toujours au Centre national d'entraînement de la police afghane (NPTC) qui est commandé par un chef d'escadron français (issu de la Gendarmerie Mobile).

"Leur déploiement hors de Kaboul est a priori compté : ils sont susceptibles de transmettre le flambeau à l'ANCOP au printemps 2013", explique un autre officier de la GM, qui poursuit: "Ces gendarmes sont les 'héritiers' des POMLT (Police Operational Mentoring and Liaison Team), qui ont été démontées avec le retrait de Kapisa et de Surobi. Arrivés en octobre, ils ne chôment pas, tant en terme de formation qu'en terme de patrouilles et d'escortes à l'extérieur."

Une moitié de ces 45 gendarmes appartient à l'EGM 24/1de Maisons-Alfort (dans le même temps, un autre peloton de cet escadron assure la protection des emprises diplomatiques françaises en Irak).

En Afghanistan, ces gendarmes mobiles assurent, effectivement, la "Force protection" de l'école et de leurs camarades européens.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/12/06/gendarmes.html

http://www.rfi.fr/emission/20121207-retrait-francais-afghanistan-ceux-partent-ceux-restent
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MessageSujet: Re: Lot-et-Garonne-Départ d'un Militaire de la Gendarmerie Pour L'AFGHANISTAN   Sam 8 Déc 2012 - 13:28

merci pour les précisions , ils ont effectivement du pain sur la planche car ils sont les cibles privilégiées des talibans , et je suis de tout coeur avec eux pour la suite ..


volontaires pour la plupart ...
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MessageSujet: Les gendarmes français achèvent la formation de la police afghane !   Ven 28 Déc 2012 - 20:27

Il reste des militaires français sur le terrain afghan. A 80 km à l'ouest de Kaboul, dans les montagnes, en pleine zone talibane, 42 gendarmes travaillent à la formation des forces de l'ordre afghanes, dans le Centre d'entraînement national de la police du Wardak.


Le camp de Saïdebad, situé en bordure de la "Highway 1", route principale qui relie Kandahar à Kaboul, vit sous très haute protection des forces américaines. De ce bunker, les instructeurs, constamment armés, ne sortent pas. Les élèves policiers afghans qui rejoignent leur famille à Kaboul, le week-end, ne circulent, eux, que sous escorte.

Jusqu'au début 2012, la France comptait 200 gendarmes dans le pays : des officiers dans les états-majors à Kaboul, des conseillers auprès des unités de police locales, en appui des bases françaises, et des formateurs dans les écoles de police afghanes. Au total, 1 300 auront été déployés depuis 2009.

Ils ne sont plus que 85, dont les hommes du colonel Jérôme Delcambre, dans le Wardak. A l'heure où, à Paris, le projecteur est mis sur les derniers combattants qui rentrent d'Afghanistan, ces instructeurs ont le sentiment d'être un peu oubliés. Eux ne partiront que fin mars 2013.

Depuis trois ans, cet aspect de l'engagement français a été peu mis en avant par la communication officielle. "Sous l'ancien gouvernement, il ne fallait pas montrer aux Français que les gendarmes faisaient autre chose que de la sécurité intérieure ; aujourd'hui, la communication est focalisée sur le désengagement", regrette un militaire.

L'ÉCOLE DE POLICE A BESOIN DE "STABILITÉ BUDGÉTAIRE"

Près de 5 000 policiers afghans ont été formés depuis l'ouverture du centre du Wardak, en 2011, dans le cadre du plan de l'OTAN visant à transférer la sécurité aux forces nationales. La Force de gendarmerie européenne (FGE) est à la manœuvre, et les Français côtoient ici des collègues portugais, tchèques ou roumains. De grandes incertitudes planent sur l'avenir de l'école à l'issue de la mission de l'OTAN, en 2014.

Sur ce camp construit aux normes américaines, avec des bâtiments à étages inadaptés aux besoins des gradés afghans, le colonel Ragbar Jalaludin, grand amateur de fleurs, s'est arrangé un jardin et un bassin à poissons rouges. Pour son directeur, l'école de police a d'abord besoin d'"une garantie de stabilité budgétaire". Car le gouvernement afghan ne peut aujourd'hui payer ni son entretien ni son fonctionnement.

Quant à la situation sécuritaire, "il y a beaucoup de gens qui n'ont pas envie de retourner en arrière", se rassure-t-il. La zone reste des plus turbulentes. Juste derrière la crête, au nord, se trouve le village d'Andar et son chef taliban, le mollah Habiburahman.

A même distance, au nord-ouest, c'est Badam Kalai, fief de deux chefs insurgés, Mohammad Shah, un commandant du mouvement Hezb-e-Islami Gulbuddin (HIG), et Abdul Rahim, commandant taliban. Au sud du camp commence le Logar, vaste plaine lunaire par laquelle s'infiltrent les insurgés.

UNE CIBLE "À HAUTE VALEUR AJOUTÉE"

Sur les hauteurs, le petit poste afghan de Toufan ("la tempête") domine la scène, avec vue imprenable sur l'école. Les hommes que nous y avons rencontrés fin novembre étaient là depuis deux mois dans le plus grand dénuement. Ils ne savaient pas quand ils allaient être relevés. "Ils sont parfois abandonnés de leur hiérarchie. Nous avons organisé un système de ravitaillement avec des villageois", confie le colonel Delcambre. Pour cette "assurance-vie", les gendarmes ont fourni eux-mêmes projecteurs, couvertures, matériaux d'isolation, essence.

Le centre du Wardak reste une cible "à haute valeur ajoutée". Il est épargné des tirs de roquette depuis que les forces américaines ont placé à l'été un ballon de surveillance. Et la zone ne doit son calme qu'à l'activisme des forces spéciales, qui éliminent sans relâche les insurgés dans les environs.

Pour les gendarmes, comme pour les autres militaires français aujourd'hui de retour, le sentiment domine que la mission est accomplie. Sans illusion sur l'avenir. "Le niveau des forces afghanes ne sera peut-être pas faramineux, mais ce qui est sûr, c'est qu'ils sont meilleurs qu'il y a trois ans. On part en se disant qu'ils ont progressé", conclut le colonel Jean-Pierre Chenel, commandant des forces de gendarmerie en Afghanistan.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/12/28/les-gendarmes-francais-achevent-la-formation-de-la-police-afghane_1811129_3216.html?xtmc=gendarmes&xtcr=1
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MessageSujet: Re: Lot-et-Garonne-Départ d'un Militaire de la Gendarmerie Pour L'AFGHANISTAN   Ven 28 Déc 2012 - 21:54

Le souci restera là bas au niveau sécurité intérieure , puisque même au sein des forces de l'ordre il y a des "infiltrés dormants" , leur entrainement est loin d'être au top et leur volonté de devenir autonomes ne suffira pas à mon avis à leur donner cette "reconnaissance " nécessaire .

Dommage pour ce pays qui mérite beaucoup mieux que de l'aide militaire . mais bon on ne peut prendre toute la misère du monde dans nos bras .

pour les enfants et futurs dirigeants de l'Afghanistan , il faut leur donner cette chance ! donc BRAVO aux "gens engagés " , volontaires pour la plupart et qui s'investissent avec passion dans cette tâche ardue et dangereuse .

respect messieurs !

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MessageSujet: Afghanistan. Les experts de la gendarmerie   Lun 7 Jan 2013 - 11:04

Les gendarmes français ont encore quelques mois devant eux pour apprendre aux Afghans à déjouer les plans des poseurs d'engins explosifs commandés à distance. Leur carte maîtresse? Un laboratoire digne de la série télévisée «Les Experts», installé près de Kaboul, la capitale afghane.

Quand sa tâche sera achevée fin mai ou début juin, le colonel de gendarmerie Jean-Pierre Chenel rejoindra sa femme et ses filles dans leur maison du Finistère. Depuis la fermeture de leur base à Mazâr-e Sharîf, les effectifs de la gendarmerie en Afghanistan ont été réduits de 200 à environ 80 hommes, dont une quarantaine est encore déployée dans la zone du Wardak. Conseiller du patron de «l'Afghan National Civil Order», Chenel estime que l'action de ses hommes a permis de sécuriser les axes du désengagement par lesquels les Forces françaises se sont repliées de la province de Kapisa où elles avaient pris position depuis 2008.

Un attentat par semaine... à Kaboul

Jusqu'au dernier moment, plusieurs centaines de fiches de renseignements ont donc été rédigées par les gendarmes. Lesquels appuyaient également les forces spéciales françaises chargées de la contre-insurrection contre les «guérilleros» talibans. Plus d'une quarantaine de personnes suspectes auraient ainsi été interpellées par les policiers afghans avec l'aide des Français, confie Jean-Pierre Chenel. Au-delà de ce rôle de mentor, le gendarme se flatte de contribuer à la bonne gouvernance d'une nation où le rétablissement d'un Etat de droit n'est décidément pas une mince affaire. Le «National Police Training Center» vise ainsi à édifier des règles trop souvent négligées dans ce pays de tribus, si bien décrites par Joseph Kessel, qui n'ont jamais cessé de se faire la guerre. À l'heure du repli de la coalition occidentale menacée d'enlisement, la question sécuritaire apparaît aujourd'hui moins problématique. Les attentats par engins explosifs commandés à distance ou «IED» (Improvised Explosive Device) ont baissé en fréquence. Du moins à Kaboul où le rythme des explosions est tombé, en moyenne, à une par semaine avec des charges moins grosses que dans les campagnes, moins surveillées, où la fréquence des attentats semble désormais quotidienne. Face à l'imagination sans limite des poseurs de bombe, dont les méthodes artisanales s'accompagnent d'une multiplication des modes de déclenchement des engins explosifs (par pression, à distance...), le laboratoire contre IED, installé au camp Warehouse, tente d'apporter la parade à une menace appelée à perdurer. Des techniques d'investigation criminelle déjà développées au sein de la gendarmerie y sont mises en oeuvre. Au point que l'on se croirait dans un épisode de la série «Les Experts». Des modalités d'enquête qu'il faut ensuite enseigner aux Afghans par un travail de fond, tant leur culture archaïque ne les prédispose guère, par exemple, à faire des relevés d'empreintes digitales.


La guerre des ondes

La découverte de nouvelles fréquences visant à déclencher des attentats à distance, parfois même par l'utilisation de simple téléphone portable, donne également lieu à la reprogrammation des brouilleurs installés dans les VAB (véhicules de l'avant blindés) qui servent aux déplacements des soldats. Un laboratoire visité par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de son déplacement à Kaboul pour fêter avec ses troupes la nouvelle année. En hommage à ce travail de fourmi qui commence à donner des résultats sur le terrain, Le Drian se dira impressionné par cette police scientifique enseignée dans une contrée sauvage dont le général de Bavinchove, patron des Forces françaises (encore 1.500 hommes sur place), reconnaissait devant nous qu'elle a été beaucoup bousculée par cette décennie d'occupation étrangère.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/afghanistan-les-experts-de-la-gendarmerie-07-01-2013-1963876.php
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MessageSujet: Re: Lot-et-Garonne-Départ d'un Militaire de la Gendarmerie Pour L'AFGHANISTAN   

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