Gendarmes Et Citoyens

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 Nouvelle affaire dans la police

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MessageSujet: Nouvelle affaire dans la police   Mar 2 Oct 2012 - 12:04

Rappel du premier message :

cette fois c'est la BAC de Marseille nord qui fait l'objet d'une enquête:

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/la-bac-nord-de-marseille-perquisitionnee-par-la-police-des-polices-02-10-2012-2197413.php


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MessageSujet: Marseille - Premières relaxes au doute après l'affaire de la Bac Nord !   Jeu 25 Oct 2012 - 22:06

Six prévenus blanchis. Un policier était en garde à vue au jour du procès.

C'est le premier dossier qui aboutit à une relaxe quasi générale depuis qu'a surgi la tumultueuse affaire de la Brigade anticriminalité (Bac) Nord. Une sorte de "dommage collatéral" qui n'oserait dire son nom. Il y a quelques jours, des magistrats avaient en effet confié, y compris dans nos colonnes, leur questionnement, voire leur désarroi, à l'examen de certains dossiers. Comment juger dès lors que pèse le soupçon sur la validité de certains procès-verbaux ? Faut-il croire le "voyou" ou le flic ripou ? Vaste débat. En tout cas, la parole des policiers ne serait plus tout à fait parole d'Évangile. Même si ceux de la Bac Nord font porter à leurs collègues un chapeau bien trop grand.

Mais c'est bien un dossier dans lequel la Bac Nord était prétendument victime qui a été jugé le 4 octobre dernier par le tribunal correctionnel de Marseille. Une intervention policière qui, le 9 septembre, à 18 h 30, à la cité La Martine, à Notre-Dame-Limite (15e), avait failli tourner au drame lors d'un baptême. Une trentaine de personnes avaient vu débouler un véhicule de police banalisé. Or, le policier cité dans le dossier n'était autre qu'un des suspects dans l'affaire controversée de la Bac Nord. Au jour de l'audience, il était même en garde à vue... Difficile, pour lui, de se constituer partie civile. Cette affaire serait probablement déjà classée sous une pile de dossiers fort semblables si la personnalité du fonctionnaire en question n'avait alerté le parquet. Autant dire que le procureur de la République avait dit ses doutes, au point de requérir la relaxe pour l'essentiel des prévenus.

"Toujours les mêmes insultes"

Ce fut chose faite hier. Le tribunal a effectivement prononcé six relaxes sur sept au bénéfice du doute. Les prévenus répondaient d'"outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, menaces de mort et dégradations volontaires". Il était aussi question de jets de projectiles.

Le seul condamné, âgé de 19 ans, était absent aux débats et disposait déjà d'un casier judiciaire. Il a écopé de six mois de prison ferme. En défense, Me Christine D'Arrigo avait fait valoir les "incohérences" dans les déclarations des policiers qui, "comme par hasard, étaient toujours victimes des mêmes insultes dans le même ordre par des personnes différentes". Des déclarations d'autant moins crédibles, selon l'avocate, que "les insultes prétendues émanaient d'un homme de 52 ans, jamais condamné, amputé d'une jambe et qui aurait sauté, tel Superman, sur le véhicule banalisé pour tenter d'agresser le policier de la Bac". Le parquet fera-t-il appel de cette relaxe ? On peut en douter, compte tenu du contexte. Il faut savoir mettre un point final aux histoires qui font peur.




http://www.laprovence.com/article/actualites/premieres-relaxes-au-doute-apres-laffaire-de-la-bac-nord
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MessageSujet: Marseille : exclus de la Bac, ils témoignent    Lun 29 Oct 2012 - 23:20

Au coeur du scandale qui fait trembler la police marseillaise depuis le début du mois, des fonctionnaires, aujourd'hui écartés de la Bac Nord et mis en examen pour "extorsions et vols en bande organisée", livrent leur vérité.

Ils ont accepté de briser le silence qu'ils s'étaient imposé depuis "l'affaire". Non pas pour s'exonérer de toute responsabilité. Mais juste pour tenter de faire entendre leur petite voix au milieu du tumulte médiatique qui les a déjà condamnés. Être traités de "ripoux", c'est "humiliant". Voir d'anciens collègues, "pas forcément exemplaires", répandre sur les plateaux de télé "des accusations infondées", c'est "choquant". Constater l'indifférence de leur hiérarchie, c'est "blessant". Mais assister à l'effondrement de leur famille, c'est "accablant" ! "Révoltant" !

En libérant un peu leur parole, ils espèrent apporter de la nuance. D'autant que, depuis trois semaines, tout le monde en parle. Au café, à la boulangerie... Partout. "On ne peut pas y échapper", souffle, "au bord du gouffre", l'un des policiers de la Bac Nord mis en examen pour "extorsions et vols en bande organisée", placé sous contrôle judiciaire, en déplorant entendre "tout et n'importe quoi !" "Ça fait mal à ma femme, mes enfants, mes parents. On a été salis, bannis de la police, alors qu'on risque notre vie tous les jours pour 2 000 par mois. Pourquoi cet acharnement ?"

"On se bat dehors et dedans. Les enquêteurs font tout pour shooter les affaires"

C'est au cours de leurs quatre jours de garde à vue dans les locaux de l'IGPN qu'ils ont appris la dissolution de leur service, le placement en détention de sept de leurs collègues, "des anciens". Et certains "faits graves" qui auraient été commis. "Ça semble incroyable. On était avec eux tous les jours. On n'a jamais vu personne aller chercher des enveloppes ou, cagoule sur la tête, braquer des dealers ! Ils auraient été reçus à coups de kalach'. Faut arrêter ces délires. Ce sont des légendes urbaines !" Et les écoutes "accablantes", selon le procureur ? Les bijoux ? "Les bijoux ? Ils sont en toc ! Ils vontfinir par le dire quand même !", s'époumone l'un d'eux.

Quand aux écoutes, ils affirment être "au courant depuis 2009"."Dans les voitures, on faisait de la provoc. Ça nous faisait rire cette histoire. Oui, on parle d'argent. Comme de tout et de rien quand on est 8 h dans une bagnole. Après, c'est facilede sortir des phrases de leur contexte !"

Eux, leur faute, ils la reconnaissent sans difficultés : ne pas avoir rédigé de PV de découverte après avoir saisi des cartouches de cigarettes abandonnées sur un trottoir par un vendeur à la sauvette. "Mais qu'est ce qu'on fout au pénal ?, lâche écoeuré un jeune homme, "flic de père en fils". C'est suffisant pour qu'on nous prive de salaire ?'" Alors, oui, ils ont pêché par légèreté sur le plan de la procédure. "Une procédure pénale qu'ils maîtrisent mal d'ailleurs, s'étonne un de leurs avocats. Mais ils ont été recrutés pour leur qualité de terrain pas pour perdre du temps avec la paperasse". D'autant qu'ils doivent ramener 28 affaires, par mois et par brigade, soit deux équipages de 4 hommes.

"Des dérapages, il y a dû en avoir. Mais pas de l'ampleur qu'on tente de faire croire"

"Tout le monde a participé à ce laxisme, y compris la hiérarchie. Elle est tout de même censée savoir ce qui se passe. Ou alors, c'est vraiment inquiétant pour l'efficacité de la police...", pointe un des conseils en assurant que "si ces négligences sont condamnables, c'est sur le plan de la déontologie". Pour la plupart "jeunes recrues", que pouvaient-ils faire pour combattre cette force d'inertie ? "J'imagine mal un jeune gardien de la paix s'ériger en Saint-Just, relève un avocat. D'autant que mes clients avaient de l'admiration pour les "anciens". Ils étaient ravis d'intégrer ce service prestigieux." Alors, forcément, ces "mauvaises habitudes" qu'on subit au début finissent par devenir une méthode de travail. De gré ou de force.

"On se bat dehors, lors des interpellations, et dedans, déplorent-ils. Les enquêteurs font tout pour shooter les affaires. Deux barrettes de shit, personne n'en veut. Alors, on met ça dans un tiroir. C'est une réalité mais personne ne veut la voir !" "On nous reproche quoi ? D'avoir voulu jouer au grand policier ? Mais quand on trouve une kalach, ils sont contents tous, non ? Ils pensent qu'on est tombé dessus par hasard ?" "Il y a beaucoup de fantasmes. Comme on fait du flag, qu'on est les premiers à intervenir, on pense qu'on se sert au passage. Des dérapages, il y a dû en avoir. Mais pas de l'ampleur qu'on tente de faire croire".

La révocation ? Ils ne l'imaginent pas. Même si "passer de l'autre côté" est terrible, même si le bruit de la porte de la cellule qui claque les hante la nuit, ils s'accrochent à leur métier et à leur service. "J'aime interpeller ! Aller où personne ne va. Traquer le petit délinquant comme le grand bandit". En revanche, on les y reprendra plus. "Dorénavant, si je découvre un mégot de cigarette, je rédige un P V !

http://www.laprovence.com/article/actualites/marseille-exclus-de-la-bac-ils-temoignent
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MessageSujet: Re: Nouvelle affaire dans la police   Mar 30 Oct 2012 - 12:34

a chaque fois que j'ai procédé à une interpellation et j'en ai fait de très nombreuses, une infime minorité reconnaissait les faits. J'ai pour habitude de dire qu'en 48 heures de gav je passait bien 24h a dormir debout vu les histoires que j'entendais.
Vous arrêtez un pauvre bougre parce qu'il est passé au rouge, il va vous répondre que non c'était à l'orange, la ceinture, il venait de démarrer il est en retard pour.... et des commes cela, j'en ai des wagons a vous conter.
lorsque je lis que le pauvre policier ne perçoit qu'un salaire de 2000€, je me dis qu'en fin de compte, il raconte encore des histoires, mais si vous reprendre ce qu'il dit à l'envers, vous comprenez que pour 2000€ par mois, il est bien obligé de faire autre chose à côté.
et la brigadière dans le val de marne qui vient d'être incarcérée pour avoir fourni à son petit ami (au RSA) tout un tas de renseignements émanant des divers fichiers et qui avait un train de vie incroyable. Vivement que l'on place tous les verrou qu'il faut pour éviter les trop nombreux dérapages qu'actuellement on constate.
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MessageSujet: Cent policiers sont arrivés à l'Evêché !   Ven 2 Nov 2012 - 15:22

Une centaine de policiers sont arrivés ce matin à l'hôtel de police, conformément aux annonces du ministre de l’Intérieur, après la série de mesures prises par le gouvernement pour endiguer la criminalité marseillaise. La moitié de cette première vague de fonctionnaires sera dédiée à la Zone de sécurité prioritaire (ZSP) Nord, qui devrait être mise en œuvre dès janvier prochain. Le reste des effectifs, soit environ cent supplémentaires, va s’installer dans ses nouvelles fonctions dans les prochaines semaines et se répartir entre la sécurité publique et la police judiciaire.

L’idée de fond de cette mesure est de mieux lutter contre l’économie souterraine et les trafics de stupéfiants dans les quartiers Nord, qui conduisent régulièrement à des assassinats, vraisemblablement comme ceux qui se sont produits hier soir.

Les cinquante fonctionnaires dédiés à la sécurité publique vont d'abord bénéficier de 15 jours de formation avant de prendre leurs fonctions. Les autres, dont une vingtaine affectées à la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale sont déjà à pied d'œuvre. Les policiers dévolus à la police judiciaire, comme au Service départemental d'information générale (Sdig) devraient arriver la semaine prochaine.

http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/cent-policiers-sont-arrives-a-leveche

http://www.laprovence.com/article/france/valls-reorganise-la-bac-de-marseille-et-renforce-la-hierarchie
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MessageSujet: Bac de Marseille : 15 policiers réintégrés ?   Mar 13 Nov 2012 - 15:10

Un ancien policier de la Bac Nord a reçu une réponse favorable à sa réintégration dans la police nationale.

La Bac Nord de Marseille, une affaire de "ripoux" présumés sans précédents dans laquelle 30 policiers sont sous le coup d'une suspension administrative. 15 d'entre eux ont été mis en examen pour "vol et extorsion en bande organisée" ou "trafic de stupéfiants" dont sept ont été placés en détention provisoire en octobre. Mais qu'advient-il des 15 autres fonctionnaires de la brigade, entendus dans le cadre de l'enquête et qui ont échappé aux poursuites ? L'un d'entre eux a reçu une réponse favorable à un recours portant sur sa réintégration dans la police nationale, a révélé mardi le quotidien la Provence.

http://www.europe1.fr/France/Bac-de-Marseille-15-policiers-reintegres-1309739/
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MessageSujet: Re: Nouvelle affaire dans la police   Mar 13 Nov 2012 - 17:02

eh bien au risque de vous surprendre ...

je comprends comment leur travail de tous les jours ( que seuls les non pratiquants ne peuvent comprendre ou admettre) que l'on puisse faire ce qu'ils ont déclarés dans cet interview .. et vous savez tous de quoi je parle car dans la lassitude de se voir dénigrés ,insultés, traités de cow boys , de ripoux et j'en passe . des gus qui passent des nuits entière en sous marin , des attentes interminables ect ect (on va refaire ici le métier que vous pratiquez tous )

puissent en avoir assez de voir les délinquants tapés , relaxés , prendre 1 mois après des dizaines de récidives , ou 3 mois avec sursis pour du deal !

je comprends que l'on ai pas envie de se faire "CHR " avec de la paperasse qui finira dans un dossier inutile et pour en plus que dalle , une ou deux barrettes , quelques paquets de cigarettes saisis sur le trottoir en sachant que cela n'ira pas plus loin .. !!

oui , je sais il s'agit de non respect de procédures , mais avouez qu'il y a des jours où Y EN A MARRE ! subir , toujours subir !

sans excuser leurs fautes si minimes soient elles et cela n'est pas moral ,ni normal , mais JE COMPRENDS ! juste cela .

Alors Amis de la BAC .. soutien moral et gaffe la prochaine fois a bien appliquer les procédures , mais en même temps, j'aimerais bien que nos chers dirigeants en fassent de même , eux qui ont des "affaires" qui les poursuivent de partout !!

On dit bien et j'applique... "que l'exemple doit venir d'en haut " ou d'en bas suivant la teneur "de terreau" où l'on cultive la délinquance et les acceptations , car n'oublions pas que les "emmerdeurs " sont quand même les voyous et pas le contraire !!!!


"OU MANQUE LA POLICE ABONDE LA MALICE " .... "OU POUSSE LA MAUVAISE HERBE , L'ARGENT FLEURIT " ....

"OU SE TROUVE LA GENDARMERIE , MOINS DE VOYOUS QUI RIENT " je ne sais plus de qui c'est mais c'est bien trouvé !

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MessageSujet: §   Mar 13 Nov 2012 - 19:26

Tu est soft là S 5 , moi si je dis ce que je pense....au mieux , j en prend plein la g..... au pire je suis banni , à la limite ils n ont fait que se payer leurs heures sup . ok je sors
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MessageSujet: Re: Nouvelle affaire dans la police   Mer 14 Nov 2012 - 11:56

+1 ..mais tu voulais dire certainement "leurs heures stup!" Laughing Laughing
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MessageSujet: La note qui pointe la responsabilité de la BAC nord de Marseille dans un meurtre   Jeu 15 Nov 2012 - 18:57

Le patron marseillais de la police des polices soupçonnait, dès le 8 février dernier, des policiers de la BAC nord de complicité de meurtre.

"""

L'affaire de la BAC nord est digne d'un polar. Le Point a pu consulter une note confidentielle, datée du 8 février 2012, du patron de la police des polices de Marseille, adressée au procureur de la République, dans laquelle il apparaît que celui-ci prend très au sérieux le fait que des policiers de la BAC nord aient pu fournir des renseignements de nature à favoriser un assassinat. "Il s'agit de la divulgation hors du milieu policier de l'identité d'un informateur de la BAC nord qui s'avèrerait être Lyès Gouasmia, ayant préalablement dénoncé l'auteur d'un incendie de bus très médiatisé", affirme le commissaire divisionnaire Didier Cristini.

Le chef de l'IGPN de Marseille fait référence à l'affaire Mama Galledou, cette jeune étudiante de 28 ans d'origine sénégalaise grièvement brûlée dans un bus en octobre 2006. "Cette divulgation serait le fait d'"éléments de la BAC nord auprès du milieu des dealers, dans un contexte de protection policière imposée faisant suite au service rendu", poursuit le policier. Et de préciser : "Un petit groupe de policiers directement intéressé au dynamisme du marché de la drogue, dans lequel ils pratiquaient (et pratiqueraient toujours) des extorsions, aurait considéré cette protection policière comme contraire à leur intérêt, et auraient pris Gouasmia en grippe." """""

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-la-note-qui-pointe-la-responsabilite-de-la-bac-nord-de-marseille-dans-un-meurtre-15-11-2012-1529404_23.php

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/la-justice-rouvre-le-dossier-de-la-mort-d-un-indicateur-de-la-police-15-11-2012-2323925.php
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MessageSujet: Quatre policiers de la BAC nord de Marseille en garde à vue   Ven 16 Nov 2012 - 13:48

Nouveau rebondissement dans l'affaire de la BAC de Marseille. Selon Le Point, quatre policiers ont été placés en garde à vue ce matin. Une note signée du patron de la police des polices de la ville pointait dès février la responsabilité d'agents de la brigade dans une affaire de meurtre.

http://www.franceinfo.fr/faits-divers/soupconnes-de-complicite-de-meurtre-quatre-policiers-de-la-bac-nord-de-marse-803073-2012-11-15
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MessageSujet: Bac Nord de Marseille : ce que dit l'enquête !   Lun 21 Jan 2013 - 13:44

Il y a trois mois, la mise en cause d'une trentaine de policiers de ce service laissait imaginer une organisation "crapuleuse". Pour leurs avocats, "tout cela va faire pschitt".

Ils peuvent récupérer leur arme, leur carte de police et leur traitement. En attendant que les derniers reprennent du service.

Trois mois après le scandale de la Bac Nord - dissoute par le ministre de l'Intérieur -, la trentaine de policiers marseillais mise en cause pour des pratiques habituelles de vols dans les sacoches des dealers des quartiers Nord et pour du trafic de stupéfiants saisis lors d'opérations de démantèlement des réseaux, tous sont en mesure de retravailler.

Les juges d'instruction marseillaises en charge de l'enquête ont signé, avant Noël, les dernières ordonnances de modification des contrôles judiciaires, y compris pour les sept fonctionnaires qui avaient été placés sous mandat de dépôt durant un peu plus de deux mois. Leur interdiction d'exercer leur activité professionnelle dans les seules Bouches-du-Rhône, et non plus générale, permet de toucher à nouveau un salaire.

Pour David-Olivier Reverdy, secrétaire zonal du syndicat Alliance, c'est la preuve que "l'emballement médiatique de l'automne n'est plus aujourd'hui l'emballement de la justice qui semble remettre les choses à leurs justes proportions".

Me Frédéric Monneret, défenseur de deux des quinze policiers mis en examen - quatorze autres ont été suspendus administrativement - pronostique même pour ce dossier "un enterrement de première classe".

Me Alain Lhote, défenseur d'un chef de groupe de la Bac jour, estime qu'"on a jeté en pâture des policiers sur la base de rumeurs, de ragots et d'accusations contestables". Au parquet de Marseille, on se refuse à parler du moindre "dégonflement de l'affaire".
"L'information judiciaire est en cours et elle n'a pas dévoilé tout ce qu'il y a à dévoiler"
insiste-t-on.

http://www.laprovence.com/article/actualites/bac-nord-de-marseille-ce-que-dit-lenquete
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MessageSujet: Bac Nord : 17 policiers réintégrés !   Mar 29 Jan 2013 - 16:20

Tous les policiers de la Bac Nord de Marseille mis en cause dans une affaire de racket ont été réintégrés, rapporte mardi Mediapart. Tous, sauf un : le policier qui avait témoigné sous x pour dénoncer les pratiques de ses collègues, selon le journal en ligne.

"Les 17 policiers de la BAC Nord mis en examen (...) ont tous été autorisés à reprendre leur travail", indique Mediapart. "Même les sept policiers placés en détention provisoire pendant plus de deux mois pourront donc prochainement exercer sur la voie publique." Seule contrainte, ces policiers ne pourront plus exercer dans la BAC ou dans une unité en civil.

Quant au policier qui avait tenter d'alerter sa hiérarchie, il a été révoqué début août 2012 par le ministère de l'Intérieur, pour "insubordination", révèle Mediapart. "Eux qui n’ont rien dénoncé ont eu gain de cause, et nous, nous restons punis, au placard", dénonce-t-il, amer.

http://www.europe1.fr/Faits-divers/Bac-Nord-17-policiers-reintegres-1396425/
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MessageSujet: Re: Nouvelle affaire dans la police   Mar 29 Jan 2013 - 21:46

Pour compléter, je vous lie l'article de médiapart:

http://www.mediapart.fr/journal/france/280113/bac-nord-tous-les-policiers-reintegres-sauf-le-lanceur-dalerte

BAC Nord: tous les policiers réintégrés... sauf le lanceur d'alerte

Silence radio à la préfecture de police de Marseille, sur l'affaire des ripoux de la brigade anticriminalité (BAC) Nord, accusés d'avoir racketté des dealers et de s'être partagé cigarettes de contrebande, argent et shit. « Pour le moment, nous ne revenons plus sur cette affaire », répond invariablement le service de communication.

En octobre 2012, le ministre de l'intérieur Manuel Valls annonçait la suspension d'une trentaine d'agents et la dissolution du service de la brigade anticriminalité Nord, une mesure exceptionnelle. Quatre mois plus tard, les 17 policiers de la BAC Nord mis en examen, les uns pour « infractions à la législation sur les stupéfiants », les autres pour « vols et extorsion de fonds en bande organisée », ont tous été autorisés à reprendre leur travail. C'était déjà le cas dès octobre pour quatre d'entre eux, et les juges ont récemment assoupli le contrôle judiciaire des treize autres en les autorisant à exercer en dehors des Bouches-du-Rhône.

Même les sept policiers placés en détention provisoire pendant plus de deux mois pourront donc prochainement exercer sur la voie publique. En attendant leur prochaine affectation, ils vont retrouver leur traitement, ainsi que leur arme de service. Seul changement : plus question d'exercer dans des BAC ou toute autre unité en civil.

Un proche du dossier, stupéfait de ces réintégrations éclair, y voit la patte des syndicats de police. « Ce sont les juges d'instruction qui ont pris les décisions à la lecture des charges contenues dans le dossier », dément le ministère de l'intérieur. Très en pointe depuis le début dans la défense des présumés ripoux, le syndicat alliance Police, classé plutôt à droite, a le triomphe modeste.

« Nous n'y sommes pour rien, les juges ont juste pris la mesure du dossier, assure David Olivier Reverdy, délégué régional d'Alliance. C'est une bonne chose même si ça ne présage en rien de la suite de l'enquête judiciaire et administrative. » Le syndicaliste ajoute quand même : « On partait sur du criminel, là on s'aperçoit qu'on est plutôt sur du disciplinaire. L'emballement du début commence à s'amenuiser. »

C'est le leitmotiv des avocats des policiers mis en examen : les faits reprochés aux policiers de la BAC Nord relèveraient plus du disciplinaire que du pénal. « Seule une minorité sont accusés d'enrichissement personnel, soutient Me Frédéric Monneret, qui défend deux des policiers mis en examen. La majorité des policiers sont victimes d'un amalgame et ce qu'il leur est reproché est plus de l'ordre d'une faute déontologique. »

Il incrimine la politique du chiffre et un « laxisme ambiant ». « En l'état de la politique du chiffre, on leur expliquait qu'il ne fallait pas perdre de temps en formalisme quand ils trouvaient des cartouches de cigarettes ou des barrettes de shit », affirme l'avocat. À l'en croire, les policiers de la BAC « ne savaient pas que c'était une obligation légale de le signaler dans un cahier spécial ».

Des conversations « accablantes »

C'est ainsi par pure mégarde, selon plusieurs avocats, que leurs clients se seraient retrouvés en possession de barrettes de résine de cannabis, de cartouches de cigarettes ou encore de bijoux. « Certains policiers se sont affranchis des règles élémentaires de procédure, dit Me Myriam Greco, qui défend un autre policier, accusé d'avoir soustrait des cigarettes. Ils se sont retrouvés avec du produit parce qu'ils l'avaient gardé pour servir de monnaie d'échange avec les indics ou qu'ils n'avaient juste pas eu le temps de le restituer. »

Un « laisser-aller » lié selon elle au contexte difficile dans lequel la BAC Nord de Marseille travaillait. « La pratique fait qu'on peut prendre de mauvaises habitudes, estime-t-elle. Quand un équipage de BAC interpelle quelqu'un en possession de stupéfiants ou d'argent, les policiers doivent souvent quitter les lieux très rapidement, car ils sont en nombre insuffisant et que derrière ça rameute. Donc ils n'effectuent pas de comptage des produits sur place et se mettent eux-mêmes en danger : la personne interpellée peut très bien affirmer qu'il y a eu vol pendant le trajet vers le poste. »

Selon le procureur de la République de Marseille, les sonorisations des véhicules de la BAC ont toutefois révélé des conversations « accablantes ». « On apprend par ces conversations (…) à peu près tout le catalogue des agissements les plus inacceptables, qui vont de la récupération de drogue sur des dealers, la récupération de cigarettes, d’argent, des pratiques de perquisition illégales, des partages d’argent et de drogue, détaillait-il le 5 octobre 2012. Tout y passe et cela de façon répétée dans le temps. »

Il y a plus grave. Plusieurs renseignements recueillis par l'IGPN dans le cadre de l'affaire de la BAC Nord ont permis de rouvrir une enquête sur l'assassinat en septembre 2008 d'un jeune trafiquant et indicateur marseillais, Lyes Gouasmia. Dans une note en date du 8 février 2012, le commissaire divisionnaire Didier Cristini, chef de la délégation marseillaise de l’IGPN, indiquait que des policiers de la BAC Nord auraient divulgué « auprès du milieu des dealers » l’identité de leur indicateur Lyes Gouasmia, ensuite retrouvé carbonisé dans une voiture brûlée. Selon ces sources anonymes, dont l’IGPN dit avoir vérifié la « bonne foi », les policiers ripoux avaient « pris en grippe » le jeune dealer, car il gênait leurs propres activités illégales.

L'information judiciaire pour homicide a été rouverte le 31 août 2012 et confiée à un juge d'instruction aixois. Plusieurs policiers dont l'ancien chef de la BAC Nord, le capitaine Albert Plazza, ont été entendus comme témoins fin 2012. « Nous avons voulu vérifier si des policiers pouvaient effectivement être mis en cause, et d'autre part c'était l'occasion d'essayer de retrouver le criminel et ses complices, qui ont tiré sur Lyes Gouasmia puis brûlé son corps », explique Dominique Moyal, la procureur de la République d'Aix-en-Provence. Selon elle, les auditions ont eu l'effet d'un « pétard mouillé » après « la divulgation d'une grande partie du dossier dans Le Point ». Aucune mise en examen n'est prévue pour l'instant.

L'ancien chef de la BAC, Albert Plazza, entre-temps promu à l'état-major à Marseille, avait déjà été inquiété par la justice. En septembre 2011, le capitaine avait été mis en examen pour « violation du secret professionnel », après avoir averti un ami franc-maçon d’un contrôle imminent dans sa boîte de nuit aixoise. Interdit d’exercer dans les Bouches-du-Rhône mais toujours très bien vu par son administration, l'officier a depuis été mis au vert à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence).

La hiérarchie policière marseillaise n'a en revanche pas de mots assez durs contre l'un de ceux par qui le scandale est arrivé, Sébastien Bennardo, un ancien de la BAC Nord révoqué en août 2012. Policier pendant treize ans, cet homme de 36 ans affirme être l'un des témoins sous X qui ont osé dénoncer les pratiques de leurs anciens collègues ripoux. Pendant plusieurs mois, de décembre à mars 2012, il affirme avoir aidé la police des polices, leur indiquant les cachettes dans les faux plafonds de la Division nord, les numéros de portables des baqueux, leurs surnoms lors des écoutes, etc.

Pour un de ses supérieurs, Bennardo aurait surtout voulu se venger d'avoir été écarté de la BAC fin 2009. « Il en voulait à tout le monde et criait haut et fort qu'il dénoncerait toutes les conneries de ses collègues », dit-il. L'ancien baqueux est décrit comme « un chien fou qui ne respectait pas les ordres », « un gars trop fougueux qu'il fallait canaliser ». Il a été exclu de la brigade car il « faisait n'importe quoi », affirme ce policier.

« Possède un franc-parler »

« C'est une tête dure, du genre à faire des interpellations le vendredi, alors que la consigne à Marseille était de lever le pied avant le week-end », explique de son côté Christophe Pouly, le rapporteur de l'ex-Commission nationale de déontologie de la sécurité que Sébastien Bennardo avait alerté en février 2011. La notation 2009 du policier est d'ailleurs explicite : « Fournit une grande activité pour le service, ce qui lui a valu d’entrer en conflit avec plusieurs services enquêteurs. Possède un franc-parler. »

Jusqu'alors, le Marseillais n’avait pourtant pas vraiment le profil d’un rebelle. À sa sortie d’école de police, il a fait ses classes en région parisienne, à la compagnie de sécurité départementale du Val-de-Marne. En juin 2006, il obtient sa mutation à Marseille grâce à un coup de pouce d'Alliance Police. « Je ne suis resté que trois ans à Paris, car Alliance Police m’a muté, explique-t-il. Si tu n’es pas copain avec les syndicats, tu fais la queue comme tout le monde. J’ai une amie en région parisienne qui attend depuis sept ans de redescendre. »

Direction le commissariat de Félix Pyat (3e arrondissement), l’une des pires cités marseillaises, puis en septembre 2007 la BAC Nord. La consécration. « C’était la récompense d’aller à la BAC Nord, tu peux difficilement aller plus haut en sécurité publique à Marseille, souligne Sébastien Bennardo. Tu es au contact des quartiers. Tu fais des braqueurs, des trafiquants, de tout. Tu es super policier à Marseille. C’est la BAC des têtes cramées, des cow-boys qui n’ont peur rien. »

À peine arrivé, le voilà mis en garde : « Le premier truc qu’on m’a dit en arrivant à la BAC, c’est David Olivier Reverdy qui m’a prévenu, “Fais attention dans ton service, il y a des voleurs”. » Le délégué syndical d'Alliance Police dément formellement. Il connaît bien Bennardo : à ses débuts d'ADS (adjoint de sécurité), ce dernier a travaillé avec lui à la surveillance des plages marseillaises.

Deuxième acte. « En octobre ou novembre 2008, lors d’une affaire de stupéfiants, le capitaine Albert Plazza nous a demandé de mentir, car un mec se plaignait d’avoir été soulagé de 500 euros, raconte Sébastien Bennardo. Nous avons été entendus par l’IGPN, et nous avons inversé nos rôles pour jeter le discrédit sur le témoignage du mec, faire croire qu’il s’était trompé. »

À plusieurs reprises, Omar Djellil, un responsable associatif, lui signale des saisies réalisées par ses collègues Porte d'Aix à Marseille. « Il me disait, tes collègues ce matin, ils ont récupéré ça, 200 cartouches de cigarettes, tant de contrefaçons, tant de dealers dépouillés, explique Sébastien Bennardo. Quand je prenais la relève à midi, je regardais sur le bouquin, le registre des mises à disposition où nous notons les saisies et interpellations. Mais à chaque fois, il n’y avait rien le matin. Comme je suis de Marseille, les commerçants faisaient aussi passer des messages à mon père. »

« J’ai vu des sachets de shit dans les faux plafonds (de la Division nord - ndlr) à plusieurs reprises, poursuit-il. Il y avait aussi les réunions dans le bureau du chef de groupe pour décider du point d’attaque du jour. C’était du style : “Hier j’ai fait 300 euros de réparation sur ma bagnole, on se fait 300 euros aujourd’hui.” »

Bennardo évoque aussi des saisies étonnamment variables selon les groupes de la BAC : « Par exemple une fois à Félix Pyat, 150 grammes de résine avaient été saisis la veille, et le lendemain mon groupe fait trois kilos. Normalement, les quantités sont toujours les mêmes. Les mecs partent travailler avec une sacoche contenant 10 000 euros de produit. »

Hiérarchie policière, syndicalistes, l'ex-policier balance large, même sur les magistrats marseillais. « En juin lors du repas des chefs de la BAC Nord, la vice-procureur de Marseille était invitée, assure Bennardo. Ça se passait dans un restaurant à Plan de Campagne. Les mecs de la BAC Nord sortaient des plaquettes de résine et elle ne disait rien. » Un autre participant à ses repas, interrogé par Mediapart, a démenti la présence de shit. La magistrate, qui exerce désormais en Corse, n'a pour sa part pas souhaité répondre à nos questions.

Politique de l'autruche

« Le problème, c'est que plus les faits évoqués sont anciens, moins ils sont vérifiables, mais l'enquête est loin d'être terminée », met en garde Jacques Dallest, le procureur de la République de Marseille. Qui ne comprend toujours pas pourquoi il n'a pas jamais été alerté par l'ancien directeur départemental de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, Pascal Lalle, depuis promu par Manuel Valls directeur central de la sécurité publique.

« Chaque fois, nous avons saisi le cabinet d'audit et de discipline, qui était en lien avec le procureur », assure le commissaire Jean-François Illy, ancien adjoint de Pascal Lalle dans les Bouches-du-Rhône. Depuis, lui aussi a été promu, comme directeur départemental de la sécurité publique du Bas-Rhin. « Ils ont voulu gérer ça en interne, mais quand on a affaire à des phénomènes de stupéfiants, il y a un moment où l'enquête interne est insuffisante, regrette Jacques Dallest. La politique de l'autruche en la matière me paraît très dangereuse. »

Après avoir multiplié les alertes auprès de sa hiérarchie et d'autres instances, comme la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), Sébastien Bennardo a finalement été révoqué le 6 août 2012 pour « insubordination » par un arrêté du ministre de l'intérieur. Il lui est reproché d'avoir relâché un indicateur de la Busserine, en possession de plusieurs barrettes de shit, sans avoir avisé son supérieur direct, en juillet 2011. « Alain Gardère (l'ancien préfet de police de Marseille, à l'origine de l'affaire - ndlr) avait promis de nous protéger et il n'a pas tenu parole », lâche Sébastien Bennardo.

Il avait déjà été condamné à dix mois avec sursis pour faux et suspendu un mois pour avoir tapé un procès-verbal de constatation au nom d'un collègue, après un cambriolage en janvier 2011 à son propre domicile. « Un inspecteur des assurances avait trouvé suspecte la liste des biens volés à son domicile, ainsi que le montant du préjudice, mais seul le faux a été prouvé, pas l'escroquerie », explique une source policière. Sébastien Bennardo parle d'une simple boulette : « Tu travailles tout de travers quand tu es à la BAC, tu perds la notion de ce que tu as le droit de faire ou pas. » Cambriolé pendant des vacances au ski dont il avait informé son commissariat, l'ex-policier suspecte ses anciens collègues d'avoir fait le coup. Il a depuis déménagé dans la campagne aixoise.

Son avocat, Me Gabriel Versini, a déposé un recours au tribunal administratif contre sa révocation. En décembre 2012, l'avocat a de nouveau sollicité une audience auprès de Manuel Valls. « Le temps commence à être long pour Sébastien Bennardo qui voudrait savoir s'il pourra un jour, à l'instar de ses anciens collègues, réintégrer la police nationale, car il considère qu'il en fait toujours partie », dit Me Gabriel Versini.

Le 15 octobre 2012, Sébastien Bennardo a déposé plainte pour menace de mort à la police des polices contre X... et contre deux agents de la BAC. « La veille, deux anciens collègues m’avaient menacé devant l’école maternelle de mon fils, raconte Sébastien Bennardo. Ils sont venus me dire : “Fais gaffe à toi, on va te flinguer”. »

Il n'en revient pas que les 17 policiers mis en examen aient repris leur travail. « Eux qui n’ont rien dénoncé ont eu gain de cause, et nous, nous restons punis, au placard, dit-il. On nous a oubliés. Aujourd’hui, plus personne ne parlera, dégun (personne) ! Manuel Valls a gagné ça. »

Lors de la présentation annuelle du bilan de la délinquance place Beauvau le 18 janvier 2013, Manuel Valls a annoncé l'ouverture d'une réflexion sur les missions et modes d'intervention des BAC, très critiquées dans les quartiers sensibles. Le ministre a rappelé son attachement aux BAC avec lesquelles il passe « un long moment » à chacun de ses déplacements. « Mais leurs missions sont très différentes en fonction des quartiers, a-t-il constaté. Le flagrant délit, oui, l'interpellation permanente, non ! »

Dans les Bouches-du-Rhône, Pierre-Marie Bourniquel, le nouveau directeur départemental de la sécurité publique, a d'ores et déjà annoncé, le 25 janvier 2013, que ce serait désormais principalement la sûreté départementale qui s'occuperait des affaires de stupéfiants. Au fil des ans, les agents de la BAC avaient pris à leur compte les petites et moyennes affaires de stupéfiants dans les cités marseillaises, sans y être formés. Or, « le travail de stupéfiant est une mission spéciale avec une population spéciale, c'est “corruptif” comme matière, rappelait l'avocate Myriam Greco. C'est un terrain très glissant. »
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