Gendarmes Et Citoyens

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 Pourquoi la gestion de l'armée inquiète

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MARSOUIN 26
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MessageSujet: Pourquoi la gestion de l'armée inquiète    Mer 11 Juil 2012 - 22:52

Rappel du premier message :

La Cour des comptes estime que ni les objectifs financiers, ni les objectifs militaires, ne seront tenus.

L'état de l'armée française inquiète la Cour des comptes, qui craint de la voir subir des difficultés à accomplir certaines de ses missions. Soumise à des économies drastiques dans le cadre d'une loi de programmation militaire (LPM) sur la période 2009-2014, son fonctionnement aurait baissé en qualité. Et le tour de vice budgétaire pourrait encore se serrer, car les objectifs de cette loi ne sont pas tenus, selon le bilan à mi-parcours de cette LPM présenté mercredi par la Cour des comptes.

Que prévoit la LPM ? Il s'agit de se servir de l'armée comme variable d'ajustement pour faire des économies et réduire les déficits publics. Comment ? La LPM programme la suppression de 54.000 emplois, soit 17% des effectifs de la défense, dans la période 2008-2015. Pour la masse salariale, "une économie nette cumulée de 1,1 milliard d'euros" était ainsi attendue entre 2008 et 2011.

La commission de la Défense du Sénat évalue dans un rapport à 6,6 milliards d'euros les économies globales attendues de la réforme sur la période 2008-2014.

Pourquoi cela n'est pas suffisant financièrement ? La masse salariale du ministère de la Défense a continué d'augmenter depuis 2009, malgré les importantes réductions d'effectifs.

"Il apparaît que si le ministère tient jusqu'à présent les objectifs en termes de réduction des effectifs, avec plus de 29.000 emplois supprimés" fin 2011, "la masse salariale continue sa progression, avec une augmentation de 1 milliard d'euros entre 2008 et 2011", note la Cour.

La Cour épingle notamment "l'augmentation continue de l'encadrement supérieur" des armées, en particulier du nombre d'officiers supérieurs, qui n'est pas en cohérence avec la diminution des effectifs.......

http://www.europe1.fr/France/Pourquoi-la-gestion-de-l-armee-inquiete-1166331

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Il-y-a-lieu-de-s-interroger-sur-le-nombre-d-officiers-generaux_a688.html
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MARSOUIN 26
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MessageSujet: "Le Mali est une conséquence directe de la Libye " Gal Desportes !   Lun 11 Fév 2013 - 23:53

Un mois jour pour jour après le déclenchement de l'opération Serval, le général (2S) Vincent Desportes répondait ce lundi 11 février à l'invitation de l'association des journalistes de défense à Paris. L'occasion pour cet éminent penseur stratégique, ancien patron de l'école de guerre, désormais prof à Sciences-Po et conseiller du président de Panhard, d'analyser la conduite de l'intervention au Mali, ses conséquences politiques et psychologiques. Sans langue de bois.Pour commencer, le général Desportes attaque avec le Mali, conséquence directe du travail non terminé en Libye...

" Le Mali est une conséquence directe de la Libye où nous avons mené une bataille mais pas une guerre. D'abord, nous n'avons parfois pas contrôlé le retour des mercenaires touaregs qui servaient Kadhafi depuis des décennies. Ils sont arrivés avec armes et bagages, ont reconquis l'Azawad avant d'être finalement débordés par les groupes djihadistes. Deuxième facteur, la Libye est devenue un arsenal à ciel ouvert, ce qui a renforcé AQMI et autres MUJAO. Enfin, Kadhafi était l'autorité qui en quelque sorte stabilisait le Sahel. On a cassé un ordre politique qui n'a été remplacé par rien. Le Mali, plus régulé, est tombé. Quand on ne contrôle pas les conséquences d'une guerre, on doit faire face à des dérives. "

- Comment faire pour éviter de répéter le scénario libyen ?

" La France est entrée au Mali, à la fois de manière légale et légitime. Mais il faut avoir cette fois l'intention de terminer cette guerre sinon la situation sera pareille qu'en Libye. Terminer cette guerre, c'est-à-dire construire un état de paix meilleur qu'avant. La Libye est devenue une poudrière car nous n'avons rien stabilisé au sol. La France est un Etat responsable. Elle est entrée en guerre, ça coûte cher, longtemps. Une intervention a des conséquences extrêmement lourdes. "

- Comment jugez-vous l'intervention française ?

" Nous avons toujours une armée. Je suis très fier qu'elle ait pu montrer sa très grande réactivité, qu'elle soit engagée quatre ou cinq heures après la décision de projeter des forces. Nous avons encore un bel outil même si je ne suis pas sûr que cela dure très longtemps. Car pour être capable de projeter 4 000 hommes, il faut énormément de réservoir. Attention aux fausses idées. Pour avoir 3 000 forces spéciales, il faut une armée de terre à 100 000 hommes, c'est comme ça.

Je suis très frappé par la maîtrise du feu. En Afghanistan, dès 2002, les Américains en avaient fait un emploi inconsidéré du feu. Si bien qu'en 2005-2006, quand on a voulu faire copain-copain avec la population, il était trop tard. On n'a rasé ni Tombouctou ni Gao, l'appui de la population est fondamental et c'est un savoir-faire français. Nous ne sommes pas subordonnés aux Américains, cette fois, nous pouvons utiliser nos propres méthodes. "

- Les insurgés ont fui sans combattre. La guerre asymétrique commence...

" Il y a eu des combats, notamment à Konna et l'adversaire n'a jamais pu se rétablir. Le rapport de forces était trop disymétrique pour que l'adversaire s'accroche. Nous avons pu le surclasser en mobilité, grâce à la troisième dimension (le ciel...). C'est un grand classique de la guerre de mouvements. Les mouvements aéroterrestres, qui sont des manœuvres très compliquées, ont été très bien coordonnés. Nous sommes une bonne armée en terme de savoir-faire. En équipements, c'est autre chose...

Il faut aussi compter sur l'intelligence de l'adversaire qui a changé de stratégie, reculé et évité de s'accrocher au vide à Tombouctou, Gao et Kidal. Nous entrons dans cette phase nouvelle qui est une évolution normale du combat. L'ennemi va dans l'asymétrie qui est de contourner la force de l'autre. On ne pouvait qu'en arriver là. L'ennemi n'est pas stupide. Il applique le plan B. "

- Pourquoi les forces spéciales sont-elles autant employées ?

" Pour moi, il est fait un abus des forces spéciales, toujours devant. Reconquérir Gao et Tombouctou est un savoir-faire des forces conventionnelles. Pourquoi suremployer les forces spéciales ? Mais attention, il peut y avoir un effet pervers. On laisse croire qu'on n'a pas besoin d'autre chose que des forces spéciales. Qu'on peut donc réduire le reste. Mais ce ne sont pas elles qui vont contrôler Gao. "

- La France est-elle partie pour rester durablement au Mali contrairement à certaines déclarations politiques ?

" Nous sommes désormais dans l'affrontement des volontés et nous allons rester dans cette phase un certain temps. L'ennemi va essayer de faire penser aux Français que nous devons repartir ; il va expliquer par tous les moyens aux populations que nous ne sommes pas capables d'assurer la sécurité. La guerre est toujours psychologique.

C'est bien que l'armée française puisse agir seule, redresser la tête, qu'elle ne soit plus une proxy force (une force d'appoint en anglais). Mais la contrepartie, c'est que cela donne des responsabilités pour la suite. C'est une guerre française, pas européenne. La légalité est acquise, la légitimité se construit. La force majoritaire n'est pas responsable de la bataille mais de la guerre. Rétablir l'Etat malien est une chose compliquée. Nous sommes loin d'une situation stabilisée. On ne pourra pas dire fin mars, on se barre. Nous devrons attendre des relais possibles, comme la MISMA mais elle est loin d'être prête. Ne parlons pas des forces maliennes. Un an pour les former, ça paraît un délai raisonnable.

L'ONU ne prendra le relais que pour une mission de paix. Donc le relais, ce n'est pas Laurent Fabius qui en décidera, ce sont les circonstances. A la guerre, comme dit Clausewitz, chaque adversaire fait la loi de l'autre. Nos responsabilités sont énormes en décidant d'intervenir. Il faudra aller jusqu'au bout. Nous sommes intervenus au Tchad en 1969, nous y sommes toujours. Je suis fier que nous ayons pris nos responsabilités à hauteur de ce qu'est la France mais il ne faudra pas refaire le coup de la Libye.

Après la ligne d'opération sécuritaire, il faudra s'attaquer au plus important, la gouvernance et le développement. Le président de la République s'est engagé fortement dans son discours à Bamako. Il faudra aller au bout avec ce discours du libérateur.

Et puis, quoiqu'il arrive, la MISMA et l'armée malienne auront besoin de l'appui de la France au niveau logistique, renseignement et appui-feu. Ils en auront besoin pour très longtemps. Comme pour coordonner et planifier leurs actions. Nous allons probablement nous diriger vers un schéma à l'ivoirienne avec une force d'action rapide française. Et ça, forcément, ça durera longtemps, des années. "

- Est-ce une occasion de porter un coup fatal aux djihadistes d'AQMI ?

" Encore faut-il aller au bout. Sinon avec la boule de billard d'AQMI, on ira faire la guerre au Niger, au Sénégal ou un Nigeria un peu plus tard. Je n'aime pas la guerre mais il faut aller au bout de cette affaire-là. "

- L'opération au Mali aura-t-elle des conséquences dans le prochain Livre blanc ?

" D'abord, heureusement que la France n'est pas allée au bout du Livre blanc de 2008 qui voulait supprimer nos bases en Afrique. C'est bien parce que nous avions des troupes au Sénégal ou au Gabon qu'on a pu intervenir. Ces points d'appui sont une plus-value de la France par rapport à l'Europe. On a des responsabilités en Afrique.

Seulement, nous sommes aujourd'hui une armée sans autonomie, sans épaisseur stratégique. Si les Etats-Unis ne veulent pas qu'on fasse la guerre, on ne fait pas la guerre. C'est vrai en matière de renseignement, de ravitaillement en vol, de transport... Nous avons des trous capacitaires énormes. Et de mon point de vue, le nucléaire ne sert à rien si nous n'avons pas d'autonomie défensive. "

- Quels devraient être les priorités du Livre blanc selon vous ?

" La nécessité de conserver nos points d'appui, des forces capables de prévenir plutôt que de courir. Deux cents hommes à Bamako nous auraient sans doute évité une guerre qui coûte 2 millions d'euros par jour. Pour ce livre blanc, on ne craint pas trop sur les effectifs. Le gouvernement n'a sans doute pas envie de mettre quelques dizaines de milliers de gens de plus au chômage... On craint beaucoup plus sur les équipements. Il est temps de rénover notre pauvre armée de terre. Nos véhicules tombent en panne sur les pistes et le remplacement de l'armement terrestre n'a toujours pas été signé, notamment le programme Scorpion.

Ce qui compte, c'est la cohérence d'ensemble de la force. Peu y réfléchissent. Chacun lutte pour sa paroisse. Attention, car une intervention comme le Mali, dans deux ans, nous ne seront peut-être plus capable de la faire. C'est à la France de choisir la défense qu'elle veut. "

- Une fois de plus, l'Europe de la Défense a été mise sur la sellette...

" L'Europe de la Défense ne fonctionne pas parce que nous avons des perceptions différentes des menaces. La Pologne a un autre sentiment de la menace... Tant qu'il n'y aura pas d'Europe politique, les nations devront conserver des moyens de défense à mettre en face de ce que chacun considère être une menace. La première mission de l'Etat français, c'est la défense et la sécurité. Faisons attention à ne pas faire des économies sur la mission régalienne par essence de l'Etat. "

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2013/02/11/au-mali-il-faudra-aller-jusqu-au-bout-pas-refaire-le-coup-de.html

http://www.operationspaix.net/32828-details-actualite-mali-larmee-francaise-vulnerable-estime-un-general.html

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202558664018-mali-l-armee-francaise-bombarde-gao-537177.php
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L'idiot utile
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MessageSujet: Re: Pourquoi la gestion de l'armée inquiète    Mar 12 Fév 2013 - 9:46

Entretien qui m'a plu, les vérités assénés sont déjà celles qui circulaient quand j'étais "kaki"... Comme quoi, rien ne change jamais vraiment Sad

PS: On crie au loup pour le coût de l'opération au Mali, mais est-ce que la situation est réglée concernant les retards de la paie des soldats français?
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MessageSujet: Le Livre blanc est en retard et (un peu) en panne !   Jeu 14 Fév 2013 - 21:19

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, qui aurait du être terminé courant janvier, ne le sera pas avant la fin du mois de mars. Certes, les événements du Mali sont venus bouleverser le calendrier et la donne militaire. Mais cela n'explique pas tout. Il y a, à la fois, des problèmes de forme et de fond.

Sur la forme, une première version dite V1 a été rédigée en janvier. Reste à savoir qui doit écrire la nouvelle version V2 : Jean-Marie Guéhenno, président de la commission du Livre blanc, ou Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) ? Sachant que par ailleurs, Jean Claude Mallet, conseiller spécial du ministre de la défense, a produit des milliers de pages...

Ces questions de plume ne seraient qu'un détail s'il n'y avait un gros problème de fond. Tous les travaux de la commission ont abouti à la même conclusion : le monde n'est pas moins dangereux aujourd'hui qu'il ne l'était en 2997-08, lors de la rédaction du précédent livre blanc. Comment justifier dans ce cas que l'effort de défense consenti par la nation - en clair le montant financier de la future loi de programmation militaire - soit en baisse ? De cette contradiction, il est impossible de sortir. Quelle que soit la personne qui tienne la plume...



Jeudi 14 Février 2013

Jean-Dominique Merchet

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Le-Livre-blanc-est-en-retard-et-un-peu-en-panne_a950.html
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MessageSujet: L'incroyable inertie administrative qui a conduit à la catastrophe Louvois !   Dim 17 Fév 2013 - 12:03

'''''On se pince pour y croire, mais les problèmes du logiciel de paiement des soldes Louvois ont bien été identifiés dès le départ ! Et rien n'a été fait pour y rémedier. Résultat : deux ans plus tard, ça ne fonctionne toujours pas et les militaires sont payés au petit bonheur la chance......."

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Exclusif-l-incroyable-inertie-administrative-qui-a-conduit-a-la-catastrophe-Louvois_a954.html
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MessageSujet: Défense : le livre blanc prépare un tsunami pour les armées !   Lun 18 Fév 2013 - 13:27

Nouveau retard de quelques semaines du livre blanc qui est désormais attendu vers la fin mars, début avril. C'est en ce moment que les décisions sont prises sur l'avenir des armées. Mais les dépenses de défense vont passer sous la barre des 1,3 % du PIB, selon nos informations.

En sport, quand on dit qu'on est dans le "money time", il s'agit en général des dernières minutes de jeu où chaque possession de ballon devient cruciale et où les joueurs clés sont censés s'exprimer. Aujourd'hui, on est exactement là pour le nouveau livre blanc sur la défense, qui devrait avoir un nouveau (léger ?) retard et est attendu désormais fin mars, début avril, selon des sources concordantes, en dépit du récent coup de gueule de François Hollande qui attend le plus rapidement possible cet ouvrage censé décaper toute la doctrine française en matière de défense... sous la contrainte financière. Car c'est le paramètre central de ce nouvel ouvrage, n'en déplaise à ceux qui disent le contraire. "Nous avons un outil opérationnel performant et jalousé même si nos armées ont bien sûr des lacunes, une industrie de l'armement parmi les meilleures au monde, qui emploie des salariés non délocalisables et nous allons vraisemblablement tout casser", regrette un général interrogé par "La Tribune".

Un tsunami pour les militaires

Le diplomate Jean-Marie Guéhenno, spécialiste des opérations de maintien de la paix à l'ONU jusqu'en 2008, est en train de terminer une deuxième version du livre blanc. Le conseiller spécial du ministre de la Défense, Jean-Claude Mallet, le rival de Jean-Marie Guéheno depuis le lancement de la rénovation de la doctrine française en matière de défense par François Hollande, va de son côté compléter la partie de Jean-Marie Guéhenno, qui s'est principalement intéressé à la partie générale, notamment tout ce qui concerne la géopolitique, explique-t-on à La Tribune. Jean-Claude Mallet, qui lui connait toutes les arcanes et les ficelles de ce grand ministère, s'attaquera aux contrats des armées. Le coeur du sujet pour les militaires, très inquiets sur leur avenir et sur leurs futures missions.

C'est ce tandem (Guéhenno-Mallet), qui a été vendu à François Hollande. En tant que chef des armées, le validera-t-il ? Lui qui a connu son heure de gloire dans les rues de Tombouctou acclamé par des milliers de Maliens libérés du joug des islamistes. Car ce qui se prépare est un tsunami grandeur nature pour l'armée et, par ricochet, pour les industriels de la défense. Pourtant, "là où il y a une volonté, il y a un chemin" avait expliqué Lénine. Car comme le rappelle très justement l'ancien chef d'état-major des armées (2006-2010), le général Jean-Louis Georgelin : "la dépense publique, en France, représente 56 % du PIB. Quand on enlève 1,5 % pour la défense, il reste 54,5 %. Sans doute y a-t-il, dans cette masse, des marges de manoeuvre à explorer". Mais l'armée "n'est pas un enjeu électoral et n'apporte aucune voix lors des élections", regrette un autre général.

La trajectoire Y, l'arme fatale ?

Selon la trajectoire Y (nom de code du futur montant global des crédits ventilés lors de la prochaine loi de programmation militaire, qui va mettre en musique les orientations du Livre blanc), les dépenses de défense vont passer sous la barre des 1,3 % du PIB, selon une source proche du dossier. A l'origine, il y avait trois hypothèses de trajectoire et deux d'entre elles ont fusionné. D'où la trajectoire Y. La Loi de programmation militaire (LPM) extrêmement dure est bien pire que ce qu'avait imaginé cet automne le chef des armées, l'amiral Edouard Guillaud. "En 2012, il est de 1,55 %. A l'horizon de 2015, il dépassera à peine 1,3 %". la direction générale de l'armement (DGA) travaille elle aussi sur une trajectoire permettant de ne pas casser l'outil, explique-t-on à La Tribune. En utilisant les méthodes très classiques plutôt qu'une rupture : étalements des programmes et réduction des cibles, notamment. Pour les militaires, cela va être cataclysmique, estime-t-on dans les armées, qui se réjouissent de la démonstration du succès opérationnel de l'opération Serval au Mali, qui a mis end éroute les terroristes islamistes.

Le Mali aura-t-il un impact sur le Livre blanc ?

Une telle opération aura-t-elle un impact sur la rédaction du Livre blanc ? A la marge oui. Elle a notamment permis de faire taire (une bonne fois pour toute ?) les partisans de la suppression de tout ou partie de l'armée de terre (remplacée par des forces spéciales) et des forces prépositionnées, qui ont été lors de cette opération cruciales pour la réussite de Serval basée sur la rapidité d'intervention. "La manoeuvre aéroterrestre, dans un cadre d'une opération interarmée, est au coeur de la victoire, rappelle un collectif d'officiers à La Tribune. Cette victoire mérite d'autant plus d'être soulignée qu'à l'annonce du retrait d'Aghanistan, d'aucuns - entonnant les couplets éculés de la guerre à distance ou de la guerre zéro mort - chantaient un peu rapidement la fin des interventions terrestres". Et de préciser que Serval "ce sont des Rafale et plusieurs milliers de soldats engagés à terre à bord de plus de 200 engins de combat, de l'hélicoptère Tigre au char AMX 10 RC, en passant par toute la gamme des équipements blindés à roues".

Serval a également permis de rappeler à certains que "l'opération au Sahel nous rappelle - s'il fallait - que l'espace méditerranéen reste dangereux : les explosions de violence s'y multiplient sans que leur caractère contagieux soit aisément prévisible". Enfin, l'opération au Mali sera-t-elle la dernière fois que les militaires français entrent en premier sur un théâtre d'opération ? Certains le souhaitaient. "Si d'aucuns, à l'occasion des travaux de préparation du nouveau livre blanc, n'hésitaient pas à s'interroger sur la nécessité de cosnerver les capacités d'entrée en premier et d'être nation cadre, les événements ont répondu à leurs questions", estiment ces officiers. Et de préciser que "l'opération Serval a confirmé l'aptitude à ouvrir un nouveau théâtre, dans l'urgence, avec une entrée en premier et dans unc adre pour l'instant presque strictement national. Condition de l'excellence, l'entrée en premier est un gage de crédibilité vis-à-vis de nos alliés, la reconnaissance explicite qu'il faut toujours compter avec la puissance française".

Et maintenant ?

Les quatre chefs d'état-major vont maintenant rapidement négocier les futurs contrats des armées. Ces derniers préciseront les missions qui seront affectées aux trois armées. Que vont-ils faire ? Faire une coalition pour ensemble gagner des marges de manoeuvres, comme le souhaitent les militaires, ou continuer à jouer "perso" pour favoriser leur arme. Que va faire l'amiral Guillaud, très fragilisé par le pouvoir en place (Elysée et Hôtel de Brienne) ? Mis à l'écart des briefings tenus à haut niveau pour l'opération Serval et exclu des travaux du Livre blanc, va-t-il être tenté par une sortie par le haut en ne souhaitant pas assumer la responsabilité d'une paupérisation des armées ? On est en plein dans le "money time"...

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130214trib000748885/defense-le-livre-blanc-prepare-un-tsunami-pour-les-armees.html

Le budget de la défense ponctionné… pour l’emploi des jeunes
http://adefdromil.org/24157
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MessageSujet: Défense : la France doit « disposer de l’outil militaire permettant d’agir seule   Ven 22 Fév 2013 - 23:58

Le directeur de l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire, Frédéric Charillon, estime qu’il « importe, dans un premier temps, de disposer de l’outil militaire permettant d’agir seul. Il importe, dans un second temps, de disposer de la « capacité d’entraînement » diplomatique permettant de ne pas le rester ».

C’est une prise de position à lire au moment où la France planche sur une nouvelle doctrine de défense à l’occasion de la prochaine sortie du Livre blanc sur la défense. Elle estl’oeuvre du directeur de l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire), Frédéric Charillon, qui voit « quatre confirmations de tendances stratégiques » au moment où la France est simultanément aux prises avec deux exercices en cet hiver 2013 : « la (re)définition, la programmation de cette puissance d’abord, avec la rédaction en voie d’achèvement du Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationales ; la pratique de cette puissance ensuite, avec l’action de ses troupes au Mali depuis le 11 janvier dernier ».

Disposer de l’outil militaire permettant d’agir seul

Première confirmation :….
Lire la suite sur le site latribune.fr en cliquant -20130222][ICI]

-20130222]http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130221trib000750245/defense-la-france-doit-disposer-de-l-outil-militaire-permettant-d-agir-seule.html#xtor=EPR-2-[Industrie++Services]-20130222
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MessageSujet: Les sous-officiers de l’armée de Terre ont été trop bien notés !!!   Mer 27 Fév 2013 - 15:33

Vu de l’extérieur, le système de notation au sein des armées paraît compliqué. Pourtant, il permet d’évaluer les militaires, ce qui a une important sur leur avancement ainsi que sur l’attribution des décorations.

En 2011, ce système a évolué avec de nouvelles modalités interarmées, notamment détaillées dans l’instruction n°2550/DEF/EMA/RH/PRH relative à la notation des sous-officiers, officiers mariniers, militaires techniciens des hôpitaux des armées et des militaires du rang, qu’ils soient d’active ou de réserve.

Seulement, il semblerait que la transition ait donné lieu à quelques “désordres” dans la notation des sous-officiers de l’armée de Terre, au point d’en inquiéter le général Ract-Madoux, leur chef d’état-major (CEMAT).

Dans un courrier envoyé, le 25 février aux chefs de corps, ce dernier a en effet estimé que les sous-officiers de l’armée de Terre avaient été trop bien notés en 2012, ce qui “créé des situations d’iniquité” tout en étant “de nature à paralyser d’emblée le nouveau système.”

Ainsi, des sous-officiers attributaires d’un rendement dans la fonction A dans l’ancien dispositif ont été notés QSR de niveau A (qualité de services rendus) alors qu’ils auraient en principe dû obtenir un QSR B.

“Alors que le général directeur des ressources humaines de l’armée de Terre avait bien souligné que la qualité des services rendus de niveau B ne remettait pas en cause la qualité professionnelle des sous-officiers antérieurement attributaires d’un rendement dans la fonction A, vous avez attribué cette QSR de manière très différente selon les formations”, reproche le CEMAT aux chefs de corps.

Et d’ajouter, toujours en s’adressant aux chefs de corps : “Même si vous avez ainsi voulu leur témoigner au mieux votre reconnaissance pour des efforts qu’ils fournissent quotidiennement sous votre autorité, l’attribution d’un taux excissement élevé de QSR A situe l’ensemble des sous-officiers de l’armée de Terre à niveau trop élevé en comparaison de celui atteint par les militaires des autres armées et services qu’ils côtoient désormais au quotidien dans les bases de défense.”

Pour le CEMAT, ce rappel à l’ordre vise à ce que les “militaires de l’armée de Terre ne bénéficient pas d’une évaluation disproportionnée par rapport à leurs pairs des autres armées”, car il “en va de leur crédibilité comme de celle de l’armée de Terre.”

Dans son courrier, le général Ract-Madoux insiste “primordial” que l’évaluation des sous-officier puisse permettre “d’identifier les plus méritants”, notamment “dans la perspective du choix toujours difficile de l’inscription au tableau d’avancement”, dont une partie, comme on le sait, est bloquée.

En conséquence, le CEMAT a décidé de limiter à 20% des effectifs des sous-officiers, à l’exception des majors, l’attribution des QSR XX (exceptionnel) et QSR A dès l’année 2013.

“Cette évolution, qui, dans le cadre d’une mesure technique d’ensemble, conduira naturellement à attribuer une QSR B à de nombreux militaire ayant bénéficié d’une QSR A pour le premier exercice, ne remet absolument pas en cause la manière de servir du personnel concerné”, écrit le général Ract-Madoux. Pas sûr que cela soit pris ainsi dans les casernes…

http://www.opex360.com/2013/02/27/pour-le-general-ract-madoux-les-sous-officiers-de-larmee-de-terre-ont-ete-trop-bien-notes/
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MessageSujet: Vers une armée de terre à trois vitesses !!!   Jeu 28 Fév 2013 - 15:06

Les unités seraient réparties entre forces d'urgence, de stabilisation et d'intervention ultime. Un retour vingt ans en arrière...
C'est à un retour près de vingt ans en arrière que se prépare l'armée de terre, si l'on en croit les réflexions en cours dans les états-majors. Selon les modèles qui pourraient sortir du livre blanc et de la loi de programmation, l'armée de terre serait réorganisée autour de trois forces : urgence, stabilisation et intervention ultime. A ces trois niveaux correspondraient des unités pré-désignées.

Renaîtrait ainsi, sous une forme nouvelle, l'armée à plusieurs vitesses que l'on connaissait dans les années 80 avec la Force d'action rapide (FAR) et le Corps blindé mécanisé. Aux uns, les opérations extérieures, avec l'exposition médiatique et les primes afférentes. Aux autres, les matériels lourds et chers, la guerre improbable et les camps de Champagne...


Si ce plan est adopté, il s'agirait d'un tournant radical par rapport à la tendance de ces quinze dernières années, qui consistait à transformer toute l'armée de terre en une force projetable. Il n'est pas sûr que ce retour en arrière, décidé sous la contrainte budgétaire, passe bien dans les troupes concernées.


Ce modèle ressemble à celui récemment adopté par l'armée britannique "British Army 2020 ", réorganisée autour de deux forces : la Reaction Force et l'Adaptable Force.

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Exclusif-vers-une-armee-de-terre-a-trois-vitesses_a967.html
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MessageSujet: Le coup de sabre des jeunes officiers du mouvement Marc Bloch !!!   Mer 6 Mar 2013 - 18:17

En juin 2008, des officiers se réclamant du groupe “Surcouf” critiquèrent vertement, dans une tribune publiée par Le Figaro, les conclusion du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale (LBDSN), qui venait alors d’être rendu public.

Cette fois, d’autres officiers, se disant appartenir au mouvement “Marc Bloch”, n’ont pas attendu la publication du nouveau LBDSN, lequel doit prendre en compte les contraintes financières du pays, pour tirer à boulet rouge sur la politique française de défense dans une tribune diffusée par Francetvinfo.fr.

Le choix de nommer à leur mouvement le nom de “Marc Bloch”. Ce dernier, historien et résistant, mort fusillé le 16 juin 1944, est l’auteur de “L’Etrange Défaite“, un ouvrage dans lequel il dénonçait la responsabilité des élites d’alors, et en particulier de celle du haut-commandement, dans la “débâcle” de mai-juin 1940.

“Prisonniers de dogmes qu’ils savaient périmés, de programmes qu’ils avaient renoncé à réaliser, les grands partis unissaient, fallacieusement, des hommes qui, sur les grands problèmes du moment – on le vit bien après Munich –, s’étaient formé les opinions les plus opposées. Ils en séparaient d’autres, qui pensaient exactement de même. Ils ne réussissaient pas, le plus souvent, à décider de qui serait au pouvoir. Ils servaient simplement de tremplin aux habiles, qui se chassaient l’un l’autre du pinacle. Nos ministres et nos assemblées nous ont, incontestablement, mal préparés à la guerre”, avait ainsi estimé Marc Bloch.

Voilà pour situer l’état d’esprit de ces jeunes officiers, “issus de différents recrutements et appartenant à différents corps” et “engagés pour défendre nos compatriotes, les intérêts et les valeurs de la France.” Pour eux, le constat est clair : alors qu’il est question de demander à la Défense de contribuer, au même titre que les autres ministères, au redressement des comptes publics, ils avancent qu’aujourd’hui, “l’armée française est menacée de déclin.”

Selon eux, des “forces étrangères” qui “manipulent nos gouvernements, diffusent dans l’opinion française l’idée que l’armée n’est plus nécessaire, que ses effectifs peuvent être réduits, que ses moyens peuvent diminuer, que son matériel et son armement peuvent être désuet” en seraient à l’une des causes. Dommage qu’ils n’aient pas précisé leur pensée…

En revanche, ils ne prennent pas de gants pour dénoncer leur hiérarchie, à savoir “des officiers supérieurs et de prétendus ‘hauts’ fonctionnaires” qui “bloquent la nécessité d’une réforme juste, nécessaire, qui nuirait aux intérêts de généraux, de colonels et d’énarques, mais qui serait néanmoins salutaire et dont les seuls prémices suffiraient à lancer le signal d’un redressement.”

Pour ces capitaines et lieutenants, qui n’ont “aucun intérêt financier”, il faut “augmenter le budget” de la Défense et réarmer, tout en dénonçant les “gaspillages” et les “coupes budgétaires commis au détriment de la capacité opérationnelle.”

Ces officiers estiment que ce réarmement doit “prioritairement concerner l’équipement individuel des soldats” et égratignent au passage le système FELIN (Fantassin à équipements et liaisons intégrés). Pour disposer d’une “réelle capacité de projection”, écrivent-ils, “l’armée a besoin de transporteurs blindés, d’un deuxième voire d’un troisième porte-avions, d’hélicoptères et d’un deuxième groupe aéronaval. Elle a besoin de blindés sur roues, de matériel chirurgical.” Pour eux, le “prix de l’indépendance est bien inférieur au coût du déclin.”

Mais le mouvement “Marc Bloch” ne fait pas que dénoncer : il fait aussi des propositions qui “peuvent lancer le signal d’un redressement”. Elles sont au nombre de 5 : “augmentation significative du budget de la Défense et financement d’équipements individuels tactiques efficients, “suppression de la 2e section” pour les généraux en retraite, “création d’une commission parlementaire de révision des primes et indemnités des militaires”, “maintien de tous les postes de militaires du rang et de sous-officiers qui s’apprêtent à être supprimés” et “aintien des régiments”, et enfin “diminution du nombre d’officiers.”

D’après Francetvinfo.fr, ces officiers – ils seraient une dizaine, ayant en moyenne 3 ans de service – outrepassent leur devoir de réserve pour “interpeller l’opinion publique pour éviter que le recueil (ndlr, le LBDSN) ne se trompe, délibérément ou non, de constat.”

http://www.opex360.com/2013/03/06/le-coup-de-sabre-des-jeunes-officiers-du-mouvement-marc-bloch/

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/03/06/les-lieutenants-du-mouvement-marc-bloch-mettent-les-rangers.html
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MessageSujet: 31,5 ou 28 milliards ? C'est tout l'enjeu du Livre blanc...    Jeu 7 Mar 2013 - 15:30

31,5 milliards par an pour la défense... ou seulement 28 ? C'est tout l'enjeu des arbitrages à venir sur le Livre blanc et la future loi de programmation militaire. 31,5 milliards, c'est le niveau actuel du budget auquel les militaires s'accrochent sans vouloir céder un centime, faisant remarquer que si les promesses précédentes avaient été tenues, on en serait à 38 milliards... 28 milliards, c'est la proposition de Bercy, telle qu'elle a été formulée en décembre dernier.

Depuis cette date, c'est la guerre de position, dans l'attente du verdict de l'Elysée. Un prochain conseil de défense - dont la date ne semble pas encore établie - devrait trancher.

Le ministre de la Défense sait qu'il n'échappera pas à une réduction de son budget, estimant que la Défense doit prendre sa part au redressement des finances publiques, toute sa part, mais rien que sa part. En clair, la Défense ne doit pas souffrir plus que les autres... D'où des projections autour de 29 milliards par an.

Au gouvernement, on résume la situation politique en ces termes : " La contradiction que doit résoudre le président de la Réublique est: comment assurez la souveraineté ? Il faut à la fois le maintien d'une capacité militaire significative et en même temps, parce que c'est aussi une question de souveraineté, règler la question de la dette. Toute la difficulté est là."

Chacun, évidemment, sort ses calculettes. Pour les Armées, les projections de Bercy reviendraient à réduire les effectifs de 50.000 hommes, soit une baisse de 100.000 en dix ans ! Les commandes d'équipement seraient également impactées fortement, entrainant des réductions d'emplois dans l'industrie de défense. "Cinquante ans d'efforts risquent d'être cassés !" s'emportent les grands responsables.

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/315-ou-28-milliards-C-est-out-l-enjeu-du-Livre-blanc_a979.html

http://blog.mondediplo.net/2013-03-04-Le-Livre-sur-la-defense-sera-t-il-blanc
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MessageSujet: Re: Pourquoi la gestion de l'armée inquiète    Jeu 7 Mar 2013 - 21:45

Nos armées se retrouveraient sans...Défense ! Shocked
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MessageSujet: Comment Bercy veut saigner l’armée à blanc !!!   Ven 8 Mar 2013 - 15:15

DECRYPTAGE Les services de Bercy travailleraient sur une baisse de 11% du budget de la Défense, impliquant 50.000 suppressions d'emploi.

Le bras de fer ? Aussi terrible que souterrain. D’un côté, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui refuse de voir le budget de la défense amputé trop fortement à quelques jours de la remise au président de la République du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. De l’autre, les services de Bercy, dans une quête obsessionnelle d’économies, qui poussent à des efforts inédits sur le budget des armées. "Certains fonctionnaires de Bercy ont une obsession : sabrer la défense française et l’industrie qui va avec, dénonce un député, membre de la commission de défense. En oubliant que la défense est aussi un investissement qui rapporte, en technologies, en exportations, en emplois, en influence internationale."

Sur quels scénarios travaille Bercy ? Le blog Secret Défense, très bien informé sur le sujet, évoque aujourd’hui une proposition de 28 milliards d’euros présentée par le ministère du Budget en décembre, contre 31,4 milliards prévus en 2013. Cette proposition représente une baisse de 11%, et impliquerait selon les armées une coupe de 50.000 personnes dans les effectifs, assure le blog.

Une saignée sans précédent

Problème: "Depuis 15 ans et la fin de la conscription, l’outil de défense est dimensionné en moyenne à 32 milliards constants en valeur de 2012", expliquait en octobre le chef d’état-major des armées Edouard Guillaud. Un niveau de coupe de 11%, s’il se confirme, mettrait à mal la thèse de François Hollande et Jean-Yves Le Drian que la défense participe à l’effort de désendettement, "ni plus, ni moins" que les autres.

Un tel objectif impliquerait une saignée sans précédent dans un outil de défense qui a déjà beaucoup donné. L’application de la règle "zéro valeur" (stabilité en euros courants) au budget de la défense couperait automatiquement 40 milliards d’euros d’ici à 2020, soit plus d’une année de budget de défense. Or L’effort de défense français est déjà tombé au chiffre historiquement bas de 1,5% du PIB, et sera d’à peine 1% en 2015 si la tendance actuelle se poursuit.

Des navires et des avions en mauvais état

D’ici à 2015, le ministère de la Défense aura supprimé 54.000 postes, soit 17% de ses effectifs de 2009 (320 000 personnels), dont 32 000 suppressions sont déjà effectives. Sur l’année 2012, la défense, avec plus de 7000 emplois supprimés, représente même 60% des suppressions totales dans la fonction publique. Et la tendance à la sur-sollicitation financière de la défense se confirme : dans le "surgel" de 2 milliards d'euros, nouvelles économies à consentir en 2013 transmises aux ministères par le Budget, c’est encore la Défense qui est la plus touchée, avec 384 millions d’euros de crédits gelés.

Un nouveau passage à la paille de fer ne manquerait pas de dégrader encore une armée mise à rude épreuve par l’opération Serval au Mali, alors qu’elle sortait à peine du bourbier afghan. "Les cloisons intérieures de certains avions sont dans un triste état ; dans la coque de certains navires, l’épaisseur du métal n’est plus que d’un centimètre en comptant les couches de peinture ; le châssis de certains blindés montre des faiblesses", énumérait en octobre 2012 le chef d’état-major des armées Edouard Guillaud.

L’effectif de l’armée de l’air est équivalent à celui de la RATP

Si les armées ont vu leurs équipements largement renouvelés ou en passe de l’être (Rafale, hélicoptères Tigre et NH90, avions de transports A400M, blindés VBCI, panoplie du fantassin FELIN, frégates FREMM, missile balistique M51…), beaucoup reste à faire : avions ravitailleurs, drones MALE, satellites militaires, mais aussi renouvellement des blindés de l’armée de terre.

L’armée française, dont le format a été largement réduit ces dernières années, coûte-t-elle si cher? Elle affiche au contraire un bon rapport qualité-prix, mis en évidence par l’opération malienne et par quelques grands ordres de grandeur : la Force océanique stratégique (FOST), qui met en œuvre les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et les six sous-marins d’attaque (SNA), est mise en œuvre, rappelait le chef d’état-major des armées, par 3.200 marins, effectif équivalent à celui des agents municipaux d’une ville comme Montpellier. L’effectif de l’armée de l’air est équivalent à celui de la RATP. Le groupe PSA pèse en effectifs deux fois plus que l’armée de terre.

Et si l’armée française intervient plutôt plus que les armées comparables, elle coûte finalement plutôt moins cher : "En Europe, l’écart entre les efforts de défense britannique et français s’est creusé : le budget britannique restera significativement plus élevé, même après la mise en œuvre des réformes britanniques de 2010, écrivait la Cour des comptes en juillet 2012. Quant à l’Allemagne, son budget de défense tend à devenir plus important que le budget français, hors sa composante nucléaire."

Les 3 risques que ferait courir à la France une coupe budgétaire à la hussarde

Un autre effet d’une baisse sensible et brutale du budget de défense serait, par ricochet, l’affaiblissement immédiat d’un tissu industriel performant, qui représentait en 2010 selon la Direction générale de l’armement (DGA), "165.000 emplois directs, au moins autant d'emplois indirects et un chiffre d'affaires de l'ordre de 15 milliards d'euros", avec des champions comme EADS, Thales, Dassault Aviation, Safran, DCNS, MBDA, Nexter, Renault Trucks Défense mais aussi 4 000 PME spécialisées dont 1500 pépites technologiques.

Comme le soulignait la Cour des comptes en juillet 2012, des économies peuvent être trouvées en limitant "l’encadrement supérieur du ministère", en gérant mieux les achats, en mutualisant au niveau européen, en limitant les dépenses qui ont le moins de lien avec les fonctions opérationnelles. Mais une coupe à la hussarde mettrait en danger les ambitions stratégiques de la France, l’efficacité de ses armées et la compétitivité de son industrie de défense. C’est toutes ces dimensions que le Président, le ministre de la Défense, Bercy et les parlementaires devront avoir en tête avant de prendre des décisions sans retour.

http://www.challenges.fr/economie/20130307.CHA7123/comment-bercy-veut-saigner-l-armee-francaise-a-blanc.html
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MessageSujet: Les sénateurs sonnent la charge pour maintenir l’effort de défense !   Mer 13 Mar 2013 - 22:44

Cela aurait été l’union sacrée autour du budget de la Défense si les sénateurs écologistes s’étaient joints à leurs collègues, lequels ont, toutes tendances politiques confondues, exprimé leur “très vive préoccupation devant les perspectives de réduction de l’effort de défense de la France c’est-à-dire de sa capacité d’influence dans le monde”, suite à une initiative lancée par Jean-Louis Carrère, le président (PS) de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées au Sénat.
Ce dernier est aux avant-postes, étant donné qu’il siège également au sein de la commission chargée d’élaborer le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale (LBDSN) qui servira de base à la prochaine Loi de Programmation Militaire (LPM).

“Beaucoup de gens travaillent à élaborer des scénarios plus rigoureux les uns que les autres”, a-t-il déploré lors d’une conférence de presse donnée ce 13 mars pour expliquer le sens de la démarche de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées.

Pour le sénateur des Landes, “la Patrie est en danger, parce que sa défense l’est.” Et d’ajouter : “Je suis en effet convaincu que notre sécurité serait compromise si les mesures de réduction de l’effort de défense qui sont envisagées étaient adoptées” et “c’est notre rôle d’élus et de décideurs politiques, garants de l’intérêt national” de tirer la sonnette d’alarme, a-t-il rappelé.

Qui plus est, toujours d’après Jean-Louis Carrère, “il y a des scénarios qui permettent, hélas, de craindre que des dizaines de milliers d’emplois pourraient être sacrifiés dans des secteurs aussi performants (ndlr, l’industrie de défense) et qui apportent à la balance de notre commerce extérieur” autant “que l’agriculture.”

Aussi, l’ensemble des groupes politiques du Sénat, à l’exception, donc, de celui des écologistes, estiment que “le passage d’un effort de défense de 1,56 % en 2011 à 1,1 % en 2025, tel qu’il est envisagé, ne permettrait plus aux autorités de notre pays de maintenir le rôle de la France au niveau qui est le sien aujourd’hui.”

Considérant que la défense n’est pas une dépense publique comme une autre, les sénateurs estiment en outre qu’il “est dans “l’intérêt supérieur de la Nation de maintenir son effort en matière de défense”. De lui dépend l’influence de la France dans le monde, sa prospérité (protection des zones économiques exclusives par exemple) et sa capacité à défendre ses intérêts ainsi que ses ressortissants.

D’où leur souhait que “l’effort de défense soit maintenu à un niveau qui permette de préserver la sécurité intérieure et extérieure de la France et sa capacité d’influence. Ce seuil, en deçà duquel il ne faut pas descendre, est de 1,5 % du PIB.”
Reste à voir si l’Assemblée nationale prendra la même initiative. En tout cas, cela promet un bras de fer entre le Parlement et Bercy.

http://www.opex360.com/2013/03/13/les-senateurs-sonnent-la-charge-pour-maintenir-leffort-de-defense/

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/03/13/il-faut-maintenir-un-effort-minimal-de-defense-de-1-5-du-pib.html
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MessageSujet: Re: Pourquoi la gestion de l'armée inquiète    Jeu 14 Mar 2013 - 12:42

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/exclusif-vers-une-apocalypse-budgetaire-pour-les-armees-13-03-2013-1639658_53.php
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MessageSujet: Défense : l'Elysée proche d'accorder 30 milliards d'euros par an aux militaires    Ven 15 Mar 2013 - 16:51

Selon nos informations, l'Elysée pencherait pour un seuil symbolique de 30 milliards d'euros de dépenses militaires par an tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-2018). Soit 1,5 % du PIB. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, cherche à obtenir des recettes exceptionnelles générées par la cession de participations dans l'industrie de défense pour compléter son budget.

La suite ....
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130314trib000754029/defense-l-elysee-proche-d-accorder-30-milliards-d-euros-par-an-aux-militaires.html

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/03/15/la-cfdt-defense-tire-une-salve-sur-bercy-et-sa-calculette.html

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/le-budget-de-la-defense-en-declin-depuis-soixante-ans-14-03-2013-1640131_53.php
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MessageSujet: Projection des soldats : "rafistolage" ou "bricolage" ou de "bric et de broc" !   Sam 6 Avr 2013 - 17:07

L'atomisation: quand les soldats à projeter sont mis en pool ou en parc

L'atomisation? Rien à voir avec le sort que la Corée du Nord réserve à Séoul et Guam! C'est l'éclatement des unités avant leur projection du fait des conditions minimales imposées par les RH. Pour les militaires, c'est un phénomène connu; mais bien des néophytes et des civils ne devinent pas ce casse-tête, ses raisons et ses implications. Un petit coup de projecteur s'impose.

De ces consignes, il faut retenir, en particulier, les normes de désignation des EVAT de l'armée de terre pour la projection:
- 18 ans d'âge (sinon ce sont des enfants-soldats),
- 6 mois de service avant la mise en condition avant projection (MCP),
- 12 mois de service minimum pour l'opération Pamir (Afghanistan), 10 mois pour les compagnies Guépard, pour l'opération Serval (ainsi que pour Licorne, Epervier, Harpie et les ops au Gabon, RCA, Liban, Kosovo), 8 pour les forces de présence (EAU, Djibouti, Sénégal), 6 pour les forces de souveraineté.

Ajoutons aux jeunes engagés écartés des projections: les inaptes temporaires, les stagiaires et les autres personnels non projetables pour des raisons personnelles et l'on comprend que le processus de fractionnement d'une unité s'intensifie et que les effectifs (on devrait parfois parler de sous-effectifs) soient réduits (et ça sera pire avec 15 000 terriens en moins!). D'où des adaptations...

Cette atomisation oblige à une forme de cannibalisation qui permet à un chef de corps de mettre sur pied une unité projetable en suivant scrupuleusement les consignes de la DRHAT (voir le memento des procédures de relève pour les opex et les missions outre-mer et à l'étranger), quitte à piocher dans tous ses escadrons, compagnies etc, pour former des unités "de marche".

Sur le terrain, ces normes sont diversement vécues.

Deux témoignages qui illustrent les difficultés et l'adaptation consentie:
"Le détachement de mon régiment d'infanterie parti au Mali était constitué de deux compagnies formées chacune de sections hétéroclites, montées parfois had hoc avec le personnel répondant aux normes administratives. Ces deux unités ont laissé près de 60 jeunes soldats en base arrière chacune, déséquilibrant d'autant les compagnies à qui elles ont "emprunté" le personnel manquant. Je sers depuis plus de 25 ans dans des régiments d'infanterie professionnels...et j'ai rarement vu une telle gabegie. Cela se voit au niveau du GTIA. Comment concevoir que le GTIA TAP soit fait à partir de deux unités distinctes, quand ces deux régiments possédaient assez de monde pour former un bataillon homogène ? De telles alertes, si elles avaient eu lieu il y a 20 ans, même 10 ans auraient vu le régiment se vider de tout son petit monde sans autre forme de procès ! Aujourd'hui, les chefs de BOI et les DRH se tirent des balles dans la tête à devoir monter ces mikados opérationnels !
Et pendant ce temps là, on nous vante les réussite de notre armée au Mali. Qu'en serait-il de la cohésion de telles unités dans un conflit de haute intensité, face à la Corée du Nord comme en 1950 ? Difficile de se battre avec des gens que l'on n'a pas formés, que l'on ne connaît pas; difficile de vanter notre premier système d'armes, l'homme, quand celui-ci est mis en "pool", tel un véhicule blindé.
Faites pour l'Afghanistan, dans le cadre de GTIA à la préparation et au déploiement normés, ces mêmes normes sont adaptées aujourd'hui à l'alerte Guépard. Or, une compagnie, et les sections qui la compose sont souvent constituées de véritables "mille-feuille" générationnels. En cas de départ, les plus jeunes sont laissés sur le carreau, en "base arrière", et remplacés par des éléments éparses ou constitués en provenance d'autres compagnies. Les chefs de section et commandants d'unité se mettent donc à travailler avec des personnes qu'ils ne connaissent pas.

Autre témoignage: un régiment a fourni, pour Serval, une compagnie en alerte Guépard mais l'EMA en a demandé une deuxième qu'il a fallu monter en moins d'une semaine.
"Pour ce faire, nous avons engagé sur volontariat des personnels qui venaient de rentrer d'opex. Nous avons donc dérogé aux textes sur les temps entre deux projections en partant du principe que c'était une alerte et pas un départ en opex planifié... En revanche, tous les soldats sont partis formés, instruits et qualifiés. Sur ce plan là, nous n'avons pas "interprété" les textes. Ils ont donc tous plus d'un an de service et répondent aux descriptions des postes demandés. Les deux compagnies ont été complétées en piochant dans tout le régiment. Il n'y a pas que les véhicules qui sont mis en parc!
Cela fait des années que cela dure et l'atomisation frappe tous les régiments. Ceux-ci sont totalement destructurés et cela engendre de grands soucis de suivi du personnel (formation mais aussi connaissance intime de nos gars). Tout cela a des conséquences sur la fidélisation et la confiance envers les chefs. Malgré tout, on y arrive".

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/04/03/projection.html
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MessageSujet: Louvois: "ça avance" et le MinDef se met en immersion dans les audits !!!   Mar 16 Avr 2013 - 17:42

"""""Jean-Yves Le Drian n'en oublie pas Louvois pour autant. S'il est bien un sujet qui à la fois l'agace et lui tient à coeur, c'est bien celui de ce flop qui n'en finit pas.
"On avance", dit-on dans son entourage qui précise qu'il faut désormais se plonger dans les résultats des "sept audits commandés pour comprendre". Parmi les problèmes à résoudre, celui des trop-versés; à l'approche du temps de la déclaration de revenus 2012, il devient urgent de trouver une solution pour éviter que des majorations d'impôts ne pénalisent ceux qui ont été les victimes d'un Louvois trop généreux."""""""

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/04/16/louvois-ca-avance-et-le-mindef-se-met-en-immersion-dans-les.html

http://www.infosdefense.com/le-casse-tete-du-livre-blanc-99618/
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MessageSujet: Malaise à la tête de l'armée !!!   Jeu 18 Avr 2013 - 5:19

Après la DGSE, la gendarmerie et le Raid c’est la tête de l’armée qui pourrait valser d’ici quelques semaines. Le chef d’état-major des armées, Edouard Guillaud, aurait fait connaitre à l’exécutif sa volonté de jeter l’éponge. Seule une démission de Benoît Puga, chef d’état-major particulier du président de la République, pourrait le convaincre de rester en place, sachant qu’il serait contraire à l’intérêt supérieur du pays que l’institution soit décapitée simultanément de ses deux chefs les plus influents. Ces derniers, nommés dans leurs fonctions par Nicolas Sarkozy, pensaient sauvegarder la « doctrine Georgelin », du nom d’un général qui a occupé successivement les deux fonctions de 2002 à 2010 en marginalisant le ministre de la défense au point qu’un des titulaires du poste, Gérard Longuet, expliquera qu’il ne « servait à rien ». De fait, un décret de 2009 a officialisé le renforcement du chef d'état-major des armées qui est, sous l'autorité du président de la République, responsable de l'emploi des forces et assure le commandement des opérations militaires et a autorité sur les chefs d'état-major de chaque armée ainsi que sur les directeurs et les chefs des organismes interarmées.

Aujourd’hui, Cédric Lewandowski, directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian, tirant habilement pour son ministre tous les bénéfices de l’opération au Mali et d’arbitrages budgétaires présentés comme moins sévères que prévus, travaille à une série de décrets revenant sur le texte de 2009 afin d’abaisser les prérogatives des chefs militaires. « Alors que les efforts demandés restent immenses, on nous humilie, Lewandowski est un saboteur» explique l’une de nos source multi-étoilée très en colère. Non issus du sérail, formé par Alain Richard et François Roussely, ce quadra socialiste hérisse la tête de l’armée. Faut-il pour autant s’effrayer du malaise qui règne dans les rangs de la grande muette ? Pas vraiment. Sous Nicolas Sarkozy, ce n’était guère mieux, les ministres étaient considérés par la troupe comme les nuls tout juste capables de fermer des casernes et le lien direct avec l’Elysée avait surtout valu aux généraux une série de spectaculaires vexations publiques. Au fait, l’armée est comme toutes les administrations à qui on coupe les crédits: Elle grogne. Sauf qu’à ces fonctionnaires là, on demande de temps en temps de mourir pour la France.

http://coulisses.blogs.challenges.fr/archive/2013/04/17/malaise-a-la-tete-de-l-armee.html
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MessageSujet: Défense : 100 millions d'euros de solde versés en trop aux militaires !!!   Jeu 25 Avr 2013 - 14:21

C'est l'histoire d'un énorme bug dans Louvois, le désormais fameux système de paiement des soldes du ministère de la Défense. Un bug qui persiste depuis plus d'un an. Certains militaires doivent rembourser au ministère de la Défense 100 millions d'euros de trop perçus. Récit d'un désastre......

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130424trib000761504/defense-100-millions-d-euros-de-solde-verses-en-trop-aux-militaires.html

Des militaires trop payés vont devoir rembourser

"Pour ceux qui ont trop perçu, il faut régler ça de la façon la moins douloureuse possible en privilégiant la dimension humaine", a estimé le porte-parole de la Défense, Pierre Bayle. Certains des 70.000 dossiers de trop-perçus portent sur de très faibles sommes, d'autres sur des montants beaucoup plus importants. "On va le leur notifier par un courrier aussi peu stressant que possible", a souligné le contrôleur général des armées Jacques Feytis, DRH du ministère de la Défense. Un échéancier sera établi dans les cas les plus difficiles pour rendre les remboursements acceptables, a-t-il souligné.

http://www.europe1.fr/France/Des-militaires-trop-payes-vont-devoir-rembourser-1496315/

http://www.midilibre.fr/2013/04/25/systeme-louvois-les-militaires-doivent-rembourser-106-millions-d-euros-de-trop-percus,685889.php


Dernière édition par MARSOUIN 26 le Ven 26 Avr 2013 - 14:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Pourquoi il ne faut (presque) rien attendre du Livre blanc... !!!!   Ven 26 Avr 2013 - 14:08

Le document sera publié lundi.



Au risque de casser l'ambiance, déjà bien plombée, le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale (LBDSN) risque de décevoir tous ceux qui en attendent une nouvelle vision et un nouvel élan. Après plus de neuf mois de travaux, dans une ambiance qu'on a connu meilleure, le LBDSN doit être rendu public par l'Elysée ce lundi 29 avril, comme nous l'annoncions.
Aucune des grandes orientations de notre défense ne sera remise en cause et, au final, on se demande bien pourquoi tant d'énergie a été dépensée pour le rédiger. Car les grands arbitrages politiques - ceux qui auraient pu bouleverser notre politique de défense et de sécurité - ont été rendu bien avant sa publication. Etat des lieux.

1) La dissuasion nucléaire. Le 22 décembre 2011, le candidat François Hollande publie un texte dans le Nouvel Observateur dans lequel il annonce son intention de maintenir la dissuasion nucléaire, dans ses deux composantes. Ce texte, d'une très grande fidelité à la doctrine française, est une surprise et clos définitivement le débat... avant qu'il ne commence. Toujours candidat, François Hollande se rend en visite à l'Ile Longue et à peine élu, il plonge à bord d'un SNLE. Puis lors de son intervention télévisée du 28 mars, il réitère son attachement à la dissuasion et confirme sa "modernisation". Ite missa est. La messe est dite. C'est un non-sujet pour le LBDSN.

2) Les alliances et l'Otan. La France, revenue dans le commandement intégré de l'Otan en 2009, y restera. Discrete sur ce sujet, clivant à gauche, durant la campagne, l'équipe Hollande n'a jamais envisagé de revenir sur la décision de Nicolas Sarkozy. Habilement, le chef de l'Etat a demandé à Hubert Védrine, qui ne passe pas pour un atlantiste forcené, de rédiger un rapport sur le sujet et l'ancien ministre de conclure qu'il était urgent de ne rien changer... Même continuité en matière européenne, où l'enthousiasme initial se heurte à l'inertie continentale... Idem pour nos accords de défense et partenariats stratégiques qui, tous, se poursuivent. Autant de non-sujets pour le LBDSN.

3) Le type d'armée. Le tournant radical a été celui de la professionnalisation des forces en 1996. Ce modèle d'armée n'est pas remis en cause et aucun retour à une forme de conscription ou d'un nouveau lien entre l'armée et la nation n'est envisagé. Non-sujet pour le LBDSN.

4) Les opérations extérieures. L'annonce d'un retrait accéléré d'Afghanistan et l'accent mis sur les Nations Unies pouvaient laisser croire qu'une nouvelle doctrine allait prévaloir, moins interventionniste et plus prudente. A partir de janvier, le Mali a fait la démonstration de l'exact contraire ! Rarement les militaires français sont intervenus avec une telle latitude pour détruire les enemis du pays... Les Opex continuent. Non-sujet pour le LBDSN.

5) Le niveau des dépenses militaires. Après bien des scénarios catastrophes et de jolis bras de fer, le chef de l'Etat a tranché en mars. Il n'y aura pas de baisse brutale du budget de la défense et les crédits de 2013 seront reconduits en 2014, avant de retrouver une légère croissance jusqu'en 2019. Le choix stratégique est clair, mais là plus qu'ailleurs, le diable se niche dans les détails (nous y reviendrons vite...). Sujet pour le LBDSN, mais sujet déjà tranché. Quant aux détails, il faudra attendre... de connaitre l'évolution de la situation économique des prochains mois et années.

Sur ces 5 sujets, les grands choix sont d'ores et déjà connus. Le LBDSN va simplement les mettre en forme, en réservant peut-être une ou deux (petites) surprises ou innovations. On sait, comme ce blog l'a raconté, que le contrat opérationnel des armées sera revu à la baisse, que l'accent sera mis sur la cyberdéfense, que l'on réduira, sans trop l'afficher, nos ambitions dans l'antimissile, que l'on insistera sur l'outre-mer et l'Afrique. Le tout fera une bonne centaine de pages.


http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Pourquoi-il-ne-faut-presque-rien-attendre-du-Livre-blanc_a1019.html

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/reuters-00517442-france-un-livre-blanc-de-la-defense-a-lire-entre-les-lignes-562422.php
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MessageSujet: La défense va perdre 20.000 postes !   Lun 29 Avr 2013 - 10:25

Selon les Echos, le Livre blanc de la défense, qui est rendu public aujourd'hui, prévoit une nouvelle réduction des effectifs de l'ordre de 20.000 postes d'ici à 2019. Le détail de ces suppressions ne sera pas connu avant la loi de programmation militaire, prévue pour la rentrée prochaine. On n'est donc assez loin (la moitié...) des chiffres évoqués ces derniers mois, où certains annonçaient un coup de rabot de 30.000 à 50.000 postes.

La baisse des effectifs, qui dure depuis un quart de siècle, continue donc, mais la pente sera moins forte, si l'on en croit les premières projections. Le précédent Livre blanc avait en effet prévu une réduction des effectifs de 54.000 hommes et femmes, soit un peu plus de 7500 postes chaque année de 2008 à 2015. Ce rythme se poursuivra, comme cela était prévu, en 2014 et 2015, puis ralentira au cours des quatre années suivantes (2016-19), à raison de 5000 postes en moins chaque année, environ.

Ou seront-ils prélevés ? Il faut sans doute s'attendre à une réduction quasi-homothétique, c'est-à-dire que chaque armée prendra sa part en fonction de sa taille. L'armée de terre pourrait perdre ainsi jusqu'à 9000 hommes (militaires et civils), la Marine 3000, l'armée de l'air 4000 et les autres services, 4000.

Selon Europe 1, l'armée de terre perdrait une brigade (ainsi qu'un cinquantaine de Leclerc et une soixantaine d'hélicoptères sur 330) et l'armée de l'air, l'équivalent de deux escadrons - soit une cinquantaine d'appareils au total.

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/La-defense-va-perdre-20-000-postes_a1020.html

http://www.opex360.com/2013/04/28/lavertissement-du-general-ract-madoux-chef-detat-major-de-larmee-de-terre/

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/04/29/97002-20130429FILWWW00341-le-livre-blanc-de-la-defense-prevoit-la-suppression-de-34000-postes-entre-2014-et-2019.php

http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Livre_blanc_2013.pdf

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/les-points-noirs-du-livre-blanc-29-04-2013-1661145_53.php
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MessageSujet: Personnel réduit !!!   Mar 30 Avr 2013 - 11:44

Du côté du personnel, c'est aussi la soupe à la grimace. Les objectifs du Livre blanc de 2008 (54 900 suppressions de postes) n'ont pas encore été atteints, et il reste encore 10 000 postes à supprimer d'ici à 2015 pour y arriver. Mais 24 000 nouvelles suppressions de postes vont s'y ajouter durant la LPM, d'ici à 2019. Les armées auront alors perdu 83 000 postes en onze années, passant ainsi de 320 000 à 237 000 personnes. Soit 25,94 % de réduction. Ces coupes claires ont des conséquences : les armées de demain ne sauraient conduire les mêmes missions que celles qui leur étaient assignées par le passé. Les contrats opérationnels sont donc revus à la baisse. De plus, les armées vont devoir trouver des artifices pour faire partir tant de monde ! Politiquement intenable, mais bel et bien étudiée, la loi de dégagement des cadres n'a pas été retenue. Mais il faudra trouver des incitations pour faire partir des officiers de carrière, tandis que les cadres sous contrat auront du mal à "rempiler". La défense étudie également des évolutions dans les carrières des sous-officiers, qui pourraient être plus courtes, tout en permettant aux partants de percevoir plus tôt une retraite à taux plein, cumulable avec un emploi. Le gouvernement ne s'interdit pas, à ce stade, de toucher au sacro-saint statut général des militaires.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/les-armees-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-29-04-2013-1661256_53.php


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MessageSujet: pourquoi la gestion de l'armée inquiete   Mar 30 Avr 2013 - 12:41

C'est toujours la même chose en matière de restriction de budget, l'armée est toujours la première à souffrir.
Il faut se rappeller les deux septennats des socialistes sous l'ère magique de mitterand, où le budget de la D.N. était misérable/ Là même son de cloche.
A ce stade où le nombre incroyable de chomeurs augmente, des suppressions de poste au sein de la D.N et des restrictions de personnels sont prévus. C'est le monde à l'envers!!!!!!!
C'est à croire que ce gouvernement travaille dans le mauvais sens.
Si des restrictions de budget doivent être réalisés, que ces économies se fassent dans le gouvernement lui-même. Il y a du boulot et du ménage à faire.
Pour le moment, nos camarades subissent des pertes au Mali. L'état se prend, avec nos camarades, pour une armée américaine avec des moyens africains.
Prions, que dans un proche avenir, aucun trouble important ne survienne sur le territoire.
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MessageSujet: Re: Pourquoi la gestion de l'armée inquiète    Mar 30 Avr 2013 - 12:49

Livre blanc sur la défense et la sécurité intérieure.
Personne ne parle de la seconde partie, les forces de l'ordre doivent-elles tendre le dos? A suivre.
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MessageSujet: Re: Pourquoi la gestion de l'armée inquiète    

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Pourquoi la gestion de l'armée inquiète
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