Gendarmes Et Citoyens

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 Alpes-Maritimes : une policière se suicide

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Peter Blake
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MessageSujet: Alpes-Maritimes : une policière se suicide   Lun 4 Juil 2011 - 17:23

Rappel du premier message :

Une policière du commissariat de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) a mis fin à ses jours lundi matin, après avoir laissé une lettre dans laquelle elle mettait en cause ses conditions de travail, a-t-on appris auprès du parquet de Grasse. La fonctionnaire, âgée de 39 ans, en couple depuis une quinzaine d'années et sans enfant, s'est suicidée avec son arme de service dans un véhicule de la police vers 08H30, a précisé à l'AFP le procureur de la République de Grasse, Jean-Michel Cailliau.
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GMG
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MessageSujet: Re: Alpes-Maritimes : une policière se suicide   Jeu 4 Aoû 2011 - 20:44

Police : un seul et unique suicide reconnu comme accident de service


En se suicidant le 4 juillet 2011 avec son arme de service, dans une voiture de police garée en zone gendarmerie, avec, sur elle, une lettre à en-tête du commissariat dénonçant, entre autres, les réformes en cours et la politique du chiffre, la policière de 39 ans de Cagnes-sur-Mer a laissé plusieurs signaux forts.

D'autant plus sciemment que cette policière de l'identité judiciaire «était familière des scènes de crime, souligne Laurent Martin de Frémont, délégué Unité SGP Police dans les Alpes-Maritimes. «C'est un cas sans précédent, que l'administration a voulu assimiler un peu vite à la cinquantaine de suicides de policiers qui ont lieu chaque année


D'après plusieurs témoignages, la policière en question, en couple avec un policier niçois, passionnée de moto, et sans enfant, n'avait pas de problème privé particulier. Elle venait notamment d'acheter un terrain pour construire, et dans 20 Minutes, un policier à Cagnes, présenté comme son meilleur ami, évoque «une jeune femme pleine de vie, qui avait des projets d'avenir et tout pour être heureuse».

Après avoir augmenté dans les années 1980 pour culminer à 70 en 1996, année particulièrement noire, le nombre de suicides dans la police redescend désormais progressivement (moyenne de 40-55 par an sur la décennie 2000).

En 2010, le ministère de l'intérieur a recensé 30 suicides, un chiffre exceptionnellement bas.

Si l'arme de service est utilisée dans la moitié des suicides de policiers, seuls 12% passent à l'acte sur leur lieu de travail (véhicule ou locaux de service). Et «c'est la première fois à ma connaissance qu'un policier se suicide en évoquant exclusivement des raisons professionnelles, dit Laurent Laubry, délégué départemental d'Alliance. Ce qui se passe chez France Télécom, désormais c'est nous. Voilà pourquoi l'affaire remue en haut lieu».

L'un des enjeux est la reconnaissance du caractère professionnel de certains suicides de policiers. Seul un cas a été reconnu comme accident de service, celui d'un commissaire en 2008. Et le ministère de l'intérieur, qui confirme aujourd'hui, s'était bien gardé d'éventer l'information.

Sylvie Feucher, secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), avait aidé les ayants droit de la victime à monter un dossier. «Il y avait des éléments permettant de faire un lien avec le service, comme le fait d'être en uniforme (les commissaires sont toujours en civil sauf cérémonie, ndlr), d'avoir fait un scénario et d'avoir tout laisser en ordre avec affaires perso d'un côté et clefs de la voiture de service de l'autre, se souvient-elle. Il y avait aussi l'épuisement, il était surmené.»



La suite à http://www.mediapart.fr/journal/france/040811/police-un-seul-et-unique-suicide-reconnu-comme-accident-de-service
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djack
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MessageSujet: Re: Alpes-Maritimes : une policière se suicide   Jeu 4 Aoû 2011 - 22:50

GMG a écrit:
Police : un seul et unique suicide reconnu comme accident de service


En se suicidant le 4 juillet 2011 avec son arme de service, dans une voiture de police garée en zone gendarmerie, avec, sur elle, une lettre à en-tête du commissariat dénonçant, entre autres, les réformes en cours et la politique du chiffre, la policière de 39 ans de Cagnes-sur-Mer a laissé plusieurs signaux forts.

D'autant plus sciemment que cette policière de l'identité judiciaire «était familière des scènes de crime, souligne Laurent Martin de Frémont, délégué Unité SGP Police dans les Alpes-Maritimes. «C'est un cas sans précédent, que l'administration a voulu assimiler un peu vite à la cinquantaine de suicides de policiers qui ont lieu chaque année


D'après plusieurs témoignages, la policière en question, en couple avec un policier niçois, passionnée de moto, et sans enfant, n'avait pas de problème privé particulier. Elle venait notamment d'acheter un terrain pour construire, et dans 20 Minutes, un policier à Cagnes, présenté comme son meilleur ami, évoque «une jeune femme pleine de vie, qui avait des projets d'avenir et tout pour être heureuse».

Après avoir augmenté dans les années 1980 pour culminer à 70 en 1996, année particulièrement noire, le nombre de suicides dans la police redescend désormais progressivement (moyenne de 40-55 par an sur la décennie 2000).

En 2010, le ministère de l'intérieur a recensé 30 suicides, un chiffre exceptionnellement bas.

Si l'arme de service est utilisée dans la moitié des suicides de policiers, seuls 12% passent à l'acte sur leur lieu de travail (véhicule ou locaux de service). Et «c'est la première fois à ma connaissance qu'un policier se suicide en évoquant exclusivement des raisons professionnelles, dit Laurent Laubry, délégué départemental d'Alliance. Ce qui se passe chez France Télécom, désormais c'est nous. Voilà pourquoi l'affaire remue en haut lieu».

L'un des enjeux est la reconnaissance du caractère professionnel de certains suicides de policiers. Seul un cas a été reconnu comme accident de service, celui d'un commissaire en 2008. Et le ministère de l'intérieur, qui confirme aujourd'hui, s'était bien gardé d'éventer l'information.

Sylvie Feucher, secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), avait aidé les ayants droit de la victime à monter un dossier. «Il y avait des éléments permettant de faire un lien avec le service, comme le fait d'être en uniforme (les commissaires sont toujours en civil sauf cérémonie, ndlr), d'avoir fait un scénario et d'avoir tout laisser en ordre avec affaires perso d'un côté et clefs de la voiture de service de l'autre, se souvient-elle. Il y avait aussi l'épuisement, il était surmené.»



La suite à http://www.mediapart.fr/journal/france/040811/police-un-seul-et-unique-suicide-reconnu-comme-accident-de-service

Pourrait on savoir à quel commissaire Médiapart fais allusion ?

Merci.
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GMG
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MessageSujet: Re: Alpes-Maritimes : une policière se suicide   Sam 6 Aoû 2011 - 22:35

djack a écrit:
Pourrait on savoir à quel commissaire Médiapart fais allusion ?

Merci.



Les deux pages suivantes de l'article traitent du suicide dans la police de façon plus générale, et sans rapport avec lui. Aucune autre info sur ce commissaire. Ceci dit, il est possible de poser directement la question à Mediapart: contact@mediapart.fr
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djack
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MessageSujet: Décidement les tauliers lachent rien !   Dim 7 Aoû 2011 - 17:17

L'express :

[color=blue]Le chef du commissariat de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), mis en cause par des
syndicats après le suicide d'une de ses subordonnées, a été blanchi par plusieurs
enquêtes internes, mais il sera écarté de son poste par souci d'apaisement.
L'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a conclu à l'"absence de
responsabilité du commissaire", a confirmé jeudi à l'AFP une source policière parisienne.
Mais la hiérarchie policière "a pris en compte une situation locale particulièrement difficile dans un
contexte émotionnellement complexe", a-t-on poursuivi de même source. Cette même hiérarchie a
donc proposé au commissaire mis en cause "des postes de niveau équivalent et il a accepté hier"
mercredi, selon cette source.
Olivier Boisteaux, président du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP,
minoritaire) a cependant indiqué que "le directeur central adjoint de la Sécurité publique (était)
venu à Nice hier" mercredi pour rencontrer le commissaire G. mais ce dernier "n'a pour l'instant
rien accepté". Le syndicaliste a néanmoins confirmé qu'il ne reprendrait pas son poste à Cagnes
lundi.
Le SICP, ainsi que le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN, majoritaire) ont
apporté leur soutien au commissaire, refusant qu'il soit "la victime expiatoire" dans cette affaire.
Dans un communiqué, le SICP, a tenu "à témoigner de son soutien public à l'ensemble de la
hiérarchie du commissariat de Cagnes-sur-Mer, et au chef de service en particulier".
Pour Sylvie Feucher, secrétaire général du SCPN, "personne ne s'interroge sur la responsabilité
collective dans cette affaire et on traite le commissaire G. comme une victime expiatoire".
"Ce qui me choque, c'est que les enquêtes concluent toutes qu'il y a un lien évident entre le
suicide et le service, mais qu'il n'y a pas eu de faute personnelle du commissaire. Et les syndicats
(de policiers) voudraient contester ces enquêtes sous prétexte que leurs conclusions ne leur
conviennent pas'", s'est insurgé la responsable.
Une intersyndicale de policiers avait appelé à un service minimum et à un rassemblement dans
les Alpes-Maritimes cette semaine pour protester contre le retour le 8 août à son poste, après ses
congés, du chef de la policière. Ils ont levé leur mot d'ordre mardi, estimant avoir obtenu
satisfaction.
Nelly B., qui travaillait à Cagnes depuis septembre 2001, avait appris, en rentrant de congés,
qu'elle était "mutée" du service de l'identité judiciaire à la cellule anti-cambriolage.
La policière de 39 ans s'était suicidée avec son arme de service, à bord d'un véhicule de police,
en laissant une lettre dans laquelle elle évoquait "les réformes en cours qui compliquent la tâche
La dernière phrase de cette lettre disait: "Merci à M. G. (le commissaire, NDLR)... Merci pour ma
mutation-punition, je le ressens comme ça".
"Certains n'ont retenu de ce courrier que cette dernière phrase", mais cette mutation n'était "qu'un
remplacement temporaire jusqu'en septembre que le commissaire lui avait demandé de faire" par
manque d'effectifs et la jeune femme devait ensuite réintégrer son service, a assuré Sylvie
Feucher. Il ne "se doutait pas du profond mal-être" de la jeune femme qu'il "estimait beaucoup",
a-t-elle ajouté.
Selon des sources policières à Paris, le commissaire G. avait également connu des problèmes
avec un de ses adjoints en 2009, alors qu'il travaillait pour l'ambassade de France à Brasilia, et
l'affaire avait précipité son retour en France.
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