Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
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 Origine des suppressions d'unités : la "faisabilité politique de l'ajustement"

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Komugi chan
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MessageSujet: Origine des suppressions d'unités : la "faisabilité politique de l'ajustement"   Lun 14 Juin 2010 - 20:23

Je viens de trouver un texte absolument passionnant de l'OCDE: " La Faisabilité politique de l'ajustement" http://dcalin.fr/ocde.pdf qui permet de mieux comprendre l'origine de la crise, le pourquoi des réductions des fonctionnaires dont police et gendarmerie, la fermeture des brigades, et les ficelles utilisées actuellement pour justifier tout cela et le rendre "acceptable" aux yeux des citoyens.

Ce texte, écrit en 1996, détaille tout cela par le menu, et démontre que ce que nous vivons actuellement est l'actualisation d'un scénario écrit dans les années 90 par un membre de l'OCDE, qui nécessite d'être réalisé sur de nombreuses années afin d'éviter les renversements des gouvernements qui le mettent en oeuvre.

Il en ressort que
- la situation actuelle, ainsi que la crise, ont été planifiées sur des années,
- les politiques, bien qu'élus du peuple et ses représentants, prennent leurs décisions en fonction de ce scénario, et sont encadrés par l'OCDE et autres organisations internationales pour le faire passer de la théorie à la pratique, y compris dans les solutions qu'ils décident d'appliquer et les artifices qu'ils utilisent pour faire passer la pilule. Ceci tout en se gardant bien d'informer le peuple de l'origine réelle de "leur" politique. En bref, ce ne sont que des exécutants qui se font passer pour des décideurs.
- les raisons qui nous sont données pour justifier les restructurations, baisses des effectifs, etc., sont des prétextes fallacieux: l'objectif réel est la ruine progressive de services publics.
- les économistes médiatisés ont pour rôle d'envelopper le chocolat dans le papier alu, afin de donner aux méthodes utilisées une apparence crédible,
- etc.

Donc ceci demande une redéfinition de la situation par les électeurs, en fonction des données réelles et des enjeux réels en présence, afin de poser les problèmes auxquels NOUS sommes confrontés en fonction des faits, car tels qu'ils nous sont présentés actuellement, les chances de les résoudre sont quasi nulles puisqu'ils sont créés de toute pièce par les gens qui prétendent y apporter des solutions.
En fait, les décisions sont prises par de parfaits inconnus, qui ne sont élus par personne et ne nous ont jamais été présentés, ce qui n'est pas du tout prévu dans les bases de notre constitution. De même qu'il n'est pas du tout prévu dans les programmes que les politiques nous présentent qu'ils prennent leurs ordres auprès de ces parfaits inconnus, dont l'objectif principal se résume apparemment à piller les pays dont ils sont responsables ainsi que leurs citoyens en leur faisant croire que c'est inéluctable et pour leur bien.

Les termes généralement utilisés pour désigner ce genre de comportement sont "fraude", "escroquerie", "abus de confiance". Je ne suis pas juriste, mais il me semble qu'il existe un délit d'escroquerie en bande organisée (http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/la_police_nationale/organisation/dcpj/lutte-criminalite-organisee), ainsi que des lois pour les réprimer, et des forces de l'ordre pour faire respecter ces lois.

Vraiment je vous engage à lire ce texte, je l'ai trouvé abordable, et lumineux. Je trouve regrettable que les partis politiques, ainsi que les syndicats,
s'entendent comme larrons en foire pour occulter ce genre d'info. Il serait très intéressant que sur ce forum, des OPJ indépendants, gendarmes et policiers, enquêtent sur notre situation économique, réfléchissent à des réponses à y apporter sur le plan stratégique, et en informent les gens qui les paient pour faire leur travail, à savoir les citoyens eux-mêmes, qui sont leurs employeurs réels et qu'ils ont pour fonction de défendre.

A lire également ce qu'en pensent des enseignants en fonction de ce qu'ils vivent de leur côté:
- L’École fabrique des barbares, découvre amèrement un jeune professeur : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-ecole-fabrique-des-barbares-76017
- La casse du Service public d'Éducation est bien programmée depuis 1996 par l'OCDE http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-casse-du-service-public-d-38026
- OCDE : La faisabilité politique de l'ajustement
http://luxpopuli.fr/Politique/Europe/OCDE-La-faisabilite-politique-de-l-ajustement :

Citation :
La stratégie machiavélique de l'OCDE


On a beau être ingénu, tant de continuité dans l'effort pour provoquer et accroître le chaos au cœur du service public d'Éducation finit par laisser supposer une stratégie délibérée de destruction. Mais l'idée paraît si folle. En fait, elle ne l'est pas. Un lecteur a laissé en commentaire d'un article précédent (1) les références d'un rapport de Christian Morrisson, expert de l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques, daté de... 1996, intitulé « La faisabilité politique de l'ajustement » (2).

Peut-être l'a-t-on remarqué, le mot « ajustement » est aujourd'hui dans toutes les bouches gouvernementales et patronales, comme le dogme d'un catéchisme. Ce mot modeste et inoffensif est, en réalité, un leurre. Il appartient à une tradition de langage politique par euphémisme compréhensible des seuls initiés, comme l'était l'expression « solution finale » de sinistre mémoire. Ce titre apparemment anodin désigne en fait une destruction en douceur du service public d'Éducation. Il vise à masquer la violence de l'objectif : « ajustement » veut dire ici destruction et « faisabilité politique » signifie prévention des révoltes susceptibles d'être provoquées par cette destruction.

En somme, ce titre mystérieux désigne tout simplement la stratégie astucieuse conçue pour opérer dans les pays de l'OCDE des contre-réformes structurelles et désengager le budget de l'État des services publics sans provoquer de révoltes populaires. Ainsi est-il recommandé non « la baisse de la quantité » qui déclencherait des révoltes, mais « la baisse de la qualité » dans certains établissements et pas dans d'autres pour rendre insensible aux familles la destruction programmée du service public d'Éducation. Voici un extrait éloquent de la page 30 du rapport que le lecteur avait cité :

[...]

Si l’on avait encore quelques doutes sur les raisons du chaos qui s’est installé durablement dans l’Éducation nationale depuis dix ans, ils sont levés. Il s’agit bien, comme le conseille cet expert de l’OCDE, de ruiner progressivement la qualité de l’École publique pour introduire peu à peu une privatisation qui s’imposera comme la seule planche de salut quand la vie dans les établissements ne deviendra plus supportable. À bon entendeur salut ! La casse du service public que laissaient supposer toutes ces conduites irrationnelles est bien programmée à terme selon un plan méthodiquement réfléchi depuis 1996. Les défenseurs du service public d’Éducation ont quelques raisons de s’émouvoir.


Ayant retrouvé ce fameux rapport sur internet, je le soumets à votre lecture. Comme vous le constaterez, les idées et propositions développées par l'auteur sont tout bonnement hallucinantes et on finit par se demander s'il a conscience que derrière toutes ses préconisations, ce sont bel et bien des êtres humains dont il est question et non de vulgaires pièces manufacturées ?!



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MessageSujet: Re: Origine des suppressions d'unités : la "faisabilité politique de l'ajustement"   Lun 14 Juin 2010 - 20:57

à rapprocher avec le "problème" de la sécu en France. Il y a quelques années la cour des comptes épinglée le gouvernement qui ne reversait pas les taxes du tabac et de l'alcool misent en place pour combler le deficit. Le hic c'est que le deficit de la sécu avec ce versement serait excedentaire de 7 milliards d'euros !
Alors à qui profite le crime ? aux assureurs et banques (même groupe...) aujourd'hui une famille lambda va payer entre 100 et 175 euros de couverture mutuelle. Il y a 20 ans jamais personne n'aurait pensé en arriver là... aujourd'hui les medicaments ne sont pas remboursés en totalité, on flingue la sécu petit à petit pour que les Français finissent par dire stop et se tourner vers les assureurs, les chevaliers blancs...
j'avais lu un article il y a quelque temps, il abordait la nomination d'un nouveau directeur national de la sécu , c'était un ancien directeur de chez AXA Assurance. Quelqu'un pourrait il confirmer mes souvenirs ?
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MessageSujet: Re: Origine des suppressions d'unités : la "faisabilité politique de l'ajustement"   Lun 14 Juin 2010 - 22:02

drapeaublanc a écrit:
à rapprocher avec le "problème" de la sécu en France. Il y a quelques années la cour des comptes épinglée le gouvernement qui ne reversait pas les taxes du tabac et de l'alcool misent en place pour combler le deficit. Le hic c'est que le deficit de la sécu avec ce versement serait excedentaire de 7 milliards d'euros !
Alors à qui profite le crime ? aux assureurs et banques (même groupe...) aujourd'hui une famille lambda va payer entre 100 et 175 euros de couverture mutuelle. Il y a 20 ans jamais personne n'aurait pensé en arriver là... aujourd'hui les medicaments ne sont pas remboursés en totalité, on flingue la sécu petit à petit pour que les Français finissent par dire stop et se tourner vers les assureurs, les chevaliers blancs...
j'avais lu un article il y a quelque temps, il abordait la nomination d'un nouveau directeur national de la sécu , c'était un ancien directeur de chez AXA Assurance. Quelqu'un pourrait il confirmer mes souvenirs ?

Je ne connais pas assez le dossier pour en parler, mais par contre, quand je vois sur le terrain les sommes faramineuses investies dans un matériel inutile et coûteux, je suis atterrée. Quand j'ai commencé mes études d'infirmière en 1971, on stérilisait les compresses, les aiguilles, les seringues, les plateaux, etc., et on les récupérait, tandis que maintenant tout est jetable. On se lavait les mains au savon de marseille, on les essuyait avec des torchons qui passaient à la machine et on les désinfectait à l'alcool modifié, ce qui coûtait éminemment moins cher que tout le matériel jetable actuel qui est littéralement du gaspillage, et il y avait moins d'infections dans les hôpitaux. C'est un exemple, mais je pourrais faire un livre sur ce gaspillage inutile pour les hôpitaux eux-mêmes, mais nécessaires aux laboratoires. Et cela joue également un grand rôle dans le déficit de la sécu.

C'est toute la politique des dépenses de santé qu'il faudrait revoir, car celle-ci est décidée en fonction des intérêts de l'industrie pharmaceutique, au détriment des services publics, qui sont devenus une vache à lait.

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MessageSujet: Re: Origine des suppressions d'unités : la "faisabilité politique de l'ajustement"   Mar 15 Juin 2010 - 23:03

Ce qu’on ne vous dit jamais sur la dette de la France

Hugo Lattard -

25/04/2008 18:10

- L'Expansion.com


CE
La dette financière nette n'était en réalité que de 38,2% du PIB en 2006.


Chaque nouveau-né français
a une dette de 20.000 euros sur les épaules, s’est inquiété Nicolas
Sarkozy jeudi soir. Mais ce calcul ne tient aucun compte des actifs
détenus par l’Etat. Au contraire, un bébé français hérite en réalité
d’une richesse nette à sa naissance.


La
question de la dette de la France semble faire consensus. Elle est
synthétisée par une angoisse, évoquée par Nicolas Sarkozy lors de son
intervention télévisée, jeudi soir. « Chaque Français qui naît
aujourd’hui a une dette de 20.000 euros sur les épaules », s’est alarmé
le chef de l’Etat.

En cause, le déficit chronique de la France, ininterrompu depuis
1974, « dernier budget en équilibre », a rappelé Nicolas Sarkozy. Tant
et si bien que la dette au sens de Maastricht (passif de l’Etat, des
collectivités locales et des régimes de sécurité sociale) a atteint
64,2% du PIB en 2007. Soit 1.209.497 milliards d’euros.
Qui plus est, la tendance est mauvaise : depuis 2001, la dette de la
France a progressé de plus de 7 points. Quand nombre de ses partenaires
européens ont au contraire réduit leur endettement sur la période.

Cependant, « en termes de niveau de la dette la France affiche une
position plus favorable », relève Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.
Selon les chiffres Eurostat,
la dette moyenne de la zone euro est en effet de 66,2% du PIB en 2007.
Celle de l’Allemagne de 65%. La Belgique affiche une dette de 84,9%, la
Grèce, 94,5%, l’Italie, 104%. Et c’est encore loin de la dette du
Japon, qui atteignait 159% en 2006. « Il n’y a donc pas de singularité
française sur ce point », commente Mathieu Plane.
Gare au fétichisme des chiffres. Car comme tout compte de
patrimoine, celui de l’Etat comporte un passif, la dette, mais il
inclut également les actifs qu’il détient. Et en l’occurrence, l’Etat
n’est pas nu.
D’abord, l’Etat possède des actifs financiers, 742 milliards d’euros
en 2006. De l’or, des dépôts ou encore des parts dans des entreprises
publiques cotées. Car l’Etat français est un actionnaire, et un gros.
Selon l’Agence des participations d’Etat, leur valorisation dépassait 162 milliards d’euros au 24 avril. Dont 100 milliards rien que pour EDF.


Aussi, la dette financière nette de la France n’était en réalité que
de 38,2% du PIB en 2006 (dernier chiffre connu). Soit un niveau proche
de 1995, alors que la dette au sens de Maastricht, elle, a augmenté.
Mais entre temps, la valeur du portefeuille boursier de l’Etat a
profité de l’euphorie boursière.
« On peut à bon droit s’interroger sur la priorité donnée à la
réduction de la dette », estime Mathieu Plane. « Car compte tenu des
actifs financiers, elle n’est pas si grande que ça. Tout au moins, la
France n’est pas du tout le mauvais élève de l’Europe en la matière.
Alors qu’elle l’est clairement en matière de chômage », observe
l’économiste.
Plus encore, l’Etat détient des actifs physiques ou immobiliers. Des
terrains, des bâtiments, des infrastructures, dont la valeur est tenue
à jour par l’Insee.


« Si on comptabilise l’ensemble de ces actifs, les administrations
publiques ne présentent plus une dette mais une richesse nette »,
calcule Mathieu Plane. Elle représentait 37,8% du PIB en 2006.
Cette richesse a d’ailleurs augmenté de plus de 22 points de PIB
entre 1995 et 2006. Les administrations publiques se sont enrichies dés
lors que, boom de l’immobilier aidant, la valeur des terrains détenus
par l’Etat a explosé : de plus de 200% en 10 ans !
Autrement dit, « le bébé français ne récupère pas à la naissance une
dette publique de 18.700 euros mais il hérite au contraire d’un actif
net de 11.000 euros», corrige Mathieu Plane.
Enfin, il ne faut pas oublier que 39% de la dette est détenue par des résidents, selon l’Agence France Trésor. Autrement dit, ce qui est au passif de l’Etat est en partie à l’actif des ménages.
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MessageSujet: Re: Origine des suppressions d'unités : la "faisabilité politique de l'ajustement"   Mar 22 Juin 2010 - 23:21

Vous avez dit "déficit public" ? Voilà ce que je trouve dans la revue de presse de Mediscoop d'aujourd'hui http://www.mediscoop.net/ : (je n'ai pas trouvé l'article d'origine dans l'Humanité)

« L’industrie du médicament accro aux aides publiques »
L’Humanité
L’Humanité remarque en effet : « Crédit impôt recherche, grand emprunt, l’Etat arrose régulièrement les labos, qui n’en ont pas besoin. C’est ce que montre le bilan annuel des industriels du médicament ».
Le journal relève que « malgré un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros, soit 2,7% de hausse, le gouvernement multiplie les cadeaux à cette industrie éminemment exportatrice. […] Toute l’industrie pharmaceutique préfère externaliser les risques liés aux tests de molécules et considère la partenariat public-privé comme la solution ».
L’Humanité poursuit : « Les blockbusters […] sont peu à peu supplantés par les médicaments de niche, réservés à un public plus restreint, comme les molécules contre le cancer, mais plus chers pour les patients. […] Ces réajustements de la R&D ont un coût social. […] Pourvoyeur de millions d’aides publiques, l’Etat est complice de cette stratégie », estime le journal.

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MessageSujet: Re: Origine des suppressions d'unités : la "faisabilité politique de l'ajustement"   

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