Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
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 Quid des retraites de la Grande Muette ?

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MessageSujet: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Lun 17 Mai 2010 - 18:33

Les militaires aussi concernés

Les droits à la retraite des soldats sont ouverts, avec de faibles pensions, après quinze ou vingt-cinq ans de service. Le gouvernement est prudent sur ce dossier.

Le gouvernement s'est montré peu bavard jusqu'à présent sur ce qu'il entendait faire pour les retraites de la Grande Muette. Pourtant, les militaires, qui sont régis par des règles particulières, seront bien concernés par la réforme. A commencer par les généraux. Leur âge de départ, aujourd'hui de 54 ou 57 ans selon l'armée, « pourrait être porté progressivement à 60 ans », a annoncé le ministre de la Défense, Hervé Morin, dans « Les Echos » la semaine dernière. Au-delà de cette mesure symbolique - les généraux ne sont que quelques centaines -, le régime de retraite des militaires devrait bien être touché par la réforme en préparation.

« Bonification du 5 e »


Principale spécificité du régime actuel, les militaires peuvent liquider leurs droits beaucoup plus tôt que les autres fonctionnaires. Les droits sont ouverts après quinze années de service pour les non-gradés, soit vers 35 ans, et vingt-cinq années pour les officiers de carrière, c'est-à-dire vers 45 ans. Comme les policiers ou les pompiers, les militaires bénéficient en outre de la « bonification du 5 e » : une année de cotisation « gratuite » leur est accordée pour cinq de service, dans la limite de cinq annuités. D'autres bonifications sont accordées en période de guerre ou de stationnement dans certains territoires (dont les DOM-TOM ou même la Corse pour les gendarmes), ainsi que pour l'exécution d'un service sous-marin ou aérien, comme le saut en parachute. En moyenne, ces bonifications représentent plus de huit annuités pour le calcul de la pension. Résultat, l'âge moyen de départ est de moins de 44 ans, contre près de 59 ans pour les fonctionnaires civils.

Contrepartie de ces avantages, les pensions des militaires sont souvent très faibles. Car ils doivent cotiser autant que les autres salariés pour bénéficier d'une pension à taux plein (41 annuités pour un départ en 2012). En conséquence, plus ils partent tôt, plus leur pension est amputée, même lorsqu'ils ont accompli la durée de service nécessaire. Pour les militaires du rang - non gradés -, la pension moyenne est inférieure à 600 euros par mois. En réalité, la plupart entame une seconde carrière après avoir quitté l'armée. Plus de 70 % des titulaires d'une pension militaire de plus de 60 ans perçoivent aussi une pension d'un autre régime de base. Comme tous les fonctionnaires, les militaires qui quittent l'armée avant d'avoir servi quinze ans - deux tiers d'entre eux -ne bénéficient pas du tout de ce régime spécifique. Leurs droits sont transférés à l'Ircantec, le régime des agents non titulaires de l'Etat.

Pour toutes ces raisons, le gouvernement avance avec prudence. Il tiendra aussi compte de la spécificité de la gestion des ressources humaines dans l'armée pour maintenir une moyenne d'âge basse, car, a rappelé Hervé Morin la semaine dernière, « un militaire ne peut pas accomplir les mêmes tâches physiques à 50 ans qu'à 20 ans ». « Les militaires français partent à la retraite plus jeunes que les autres actifs, mais un peu plus âgés que les militaires américains, britanniques ou allemands », souligne le Haut Comité d'évaluation de la condition militaire.

http://www.lesechos.fr/info/france/020536929163-les-militaires-aussi-concernes.htm

http://www.lesechos.fr/info/france/020543112540.htm

http://www.usinenouvelle.com/article/retraite-les-14-engagements-du-gouvernement.N131889
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Christian
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Lun 17 Mai 2010 - 18:50

Voici le document officiel proposé par le Gouvernement, c'est un peu long, mais c'est déjà une synthèse !!




SYNTHESE DES PRINCIPES DE LA REFORME


I – RESTAURER LA CONFIANCE DANS LE SYSTEME FRANÇAIS DE RETRAITE

 Engagement n°1 : sauvegarder le système de retraite par répartition.
Notre système de retraite est fondé sur la répartition, qui est le socle de la solidarité entre les
générations. Même s’il est nécessaire d’encourager les dispositifs d’épargne retraite, basculer
dans un système par capitalisation ne permettrait pas de résoudre les déséquilibres du système
actuel.

 Engagement n°2 : assurer le retour à l’équilibre de nos régimes de retraite à
moyen terme.
Seul le retour à l’équilibre des régimes de retraite, et non pas simplement la réduction de leur
déficit, est susceptible de faire revenir la confiance dans l’avenir de nos retraites. C’est
l’objectif que se fixe le Gouvernement qui déterminera, dans ce but, les règles des régimes à
horizon 2020 ou 2030. Une réforme systémique du mode de calcul des droits présenterait des
avantages en termes de transparence du système. Si elle n’était pas couplée à un allongement
de la durée d’activité, elle n’apporterait cependant aucune réponse à elle seule au déséquilibre
financier, sauf à accepter une baisse des pensions, ce que le Gouvernement refuse.

 Engagement n°3 : ne pas réduire les déficits en baissant les pensions des retraités
d’aujourd’hui.
Contrairement à ce qui s’est produit dans d’autres pays, le Gouvernement refuse de réduire le
niveau de vie des retraités d’aujourd’hui pour résoudre les difficultés des régimes de retraite.
Leur pouvoir d’achat restera garanti par l’indexation de leurs pensions sur les prix. Ces
dernières ne seront en aucun cas réduites.

 Engagement n°4 : ne pas réduire les déficits en baissant les pensions des retraités
de demain.
Le Conseil d’orientation des retraites a indiqué que le niveau moyen des pensions continuera
de croître au-delà de l’inflation dans les vingt ans qui viennent sous l’effet de l’amélioration
des carrières. Le Gouvernement entend préserver cette amélioration du niveau des pensions.

 Engagement n°5 : améliorer la compréhension et l’information des Français sur
leurs futures retraites.
Le Gouvernement proposera de nouvelles mesures pour permettre aux Français de connaître
plus tôt dans leur carrière leurs droits à retraite et d’utiliser les dispositifs permettant
d’améliorer leurs futures pensions. Des mesures de simplification seront également prises à
l’égard des « poly-pensionnés », c’est-à-dire des Français qui relèvent de plusieurs régimes de
retraite.


II – REPONDRE A LA VERITABLE CAUSE DU DESEQUILIBRE DE NOS REGIMES DE
RETRAITE : LA DEMOGRAPHIE


 Engagement n°6 : écarter toute solution qui baisserait le niveau de vie des
Français ou augmenterait le chômage.
Tout doit être fait pour protéger le niveau de vie des Français et développer l’emploi.
Résoudre le problème des retraites par une hausse massive des prélèvements serait
incompatible avec cet objectif. Le Gouvernement écarte donc toute hausse générale des
impôts ou des cotisations sociales.

 Engagement n°7 : répondre à un déséquilibre démographique par des solutions
démographiques.
Les difficultés de nos régimes de retraite sont le résultat d’un choc démographique – le
vieillissement de la population – dont la crise n’a fait qu’accélérer les effets. Apporter une
réponse principalement démographique à ce choc, en augmentant la durée d’activité, est la
seule solution à la fois juste et efficace. Sans préjuger du levier utilisé (augmentation de la
durée de cotisation, recul de l’âge légal de départ), c’est la voie que retient le Gouvernement.
Il écarte dès aujourd’hui l’idée d’introduire une « super-décote » à partir de 60 ans (système
dit de « l’âge pivot »), considérant que cela aboutirait à baisser les pensions de retraite.

 Engagement n°8 : changer les règles de manière très progressive.
Aucune règle ne changera du jour au lendemain. Le changement sera au contraire progressif.
L’augmentation de la durée d’activité s’étalera sur plusieurs années. Les Français auront, dès
la présentation du projet de loi, une visibilité sur cette évolution des règles. Cette progressivité
est une protection forte, puisqu’elle permet d’éviter que les personnes qui vont partir
prochainement à la retraite ne voient leur projet de vie bouleversé.

 Engagement n°9 : tenir compte de ceux qui ont eu une vie professionnelle plus
difficile.
Répartir équitablement l’effort entre les assurés est un objectif central du Gouvernement dans
le cadre de la réforme. A ce titre, il proposera aux partenaires sociaux de prolonger le
dispositif « carrières longues », qui permet à ceux qui sont entrés tôt sur le marché du travail
de partir à la retraite avant les autres, et étudiera avec eux les ajustements nécessaires, compte
tenu de l’allongement de la durée d’activité. Il tiendra également compte de la pénibilité
propre à certains parcours professionnels, en s’appuyant sur la définition des partenaires
sociaux.

 Engagement n°10 : mettre fin à la spécificité française en matière d’emploi des
seniors.
L’augmentation de la durée d’activité aura par elle-même un impact positif sur l’emploi des
seniors. Le Gouvernement veillera à ce que cet effet positif donne sa pleine mesure, en
encourageant la mise en place de changements profonds en matière de politique des
ressources humaines, de conditions de travail et de déroulement de carrière. Une action
coordonnée sur ces trois points est en effet indispensable pour encourager la prolongation
d’activité des seniors dans les entreprises et dans la Fonction publique, comme l’ont prouvé
les exemples allemand et finlandais.


III – RENFORCER L’EQUITE ET LA SOLIDARITE DE NOS REGIMES DE RETRAITE

 Engagement n°11 : adapter les mécanismes de solidarité des régimes de retraite à
la réalité des besoins sociaux.
Notre système est profondément solidaire car il offre une protection très large en matière de
retraite contre les aléas de la vie professionnelle (chômage, temps partiel subi, maladie etc.).
Le Gouvernement s’assurera que ces mécanismes correspondent à la réalité des besoins sur le
marché du travail, en particulier en matière de chômage non indemnisé.

 Engagement n°12 : augmenter les ressources destinées aux mécanismes de
solidarité par un effort financier supplémentaire de certains revenus.
Afin d’assurer une répartition équitable de l’effort, le Gouvernement mettra notamment en
place une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital.
S’agissant des particuliers, cette contribution ne donnera pas droit à restitution au titre du
bouclier fiscal. Ces prélèvements supplémentaires seront affectés au financement des
mécanismes de solidarité, à travers le Fonds de solidarité vieillesse (FSV).

 Engagement n°13 : poursuivre la convergence entre les régimes de retraite du
public et du privé.
L’équité de la réforme suppose que l’augmentation de la durée d’activité concerne l’ensemble
des Français, du public comme du privé. Les règles spécifiques à la Fonction publique font
par ailleurs l’objet d’une concertation avec les organisations syndicales de la Fonction
publique, afin d’étudier celles qui ne seraient plus adaptées. En ce qui concerne les régimes
spéciaux, ces évolutions s’appliqueront dans le respect du calendrier de mise en oeuvre de la
réforme de 2007.

IV – ASSURER LE SUCCES DE LA REFORME DANS LA DUREE

 Engagement n°14 : organiser des rencontres périodiques avec les partenaires
sociaux, pour s’assurer dans la durée que les conditions de succès de la réforme
sont respectées.
Des rencontres avec les partenaires sociaux seront organisées de manière périodique, afin de
s’assurer du respect de certains objectifs essentiels pour la sauvegarde de nos régimes de
retraite, par exemple le maintien d’un taux de remplacement satisfaisant ou l’amélioration du
taux d’emploi des seniors.

_________________
La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité
d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de
pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système
politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux
droits des autres
et à la sécurité publique.



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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mar 18 Mai 2010 - 0:04

ouais, ca promet.....
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mar 18 Mai 2010 - 1:15

bon je vous laisse j'ai encore 50 ans à travailler !!
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mar 18 Mai 2010 - 12:38

Je crois que j'ai bien fait de partir à 51 ans
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MessageSujet: Retraites : vers une caisse pour les fonctionnaires ?   Mar 25 Mai 2010 - 16:28

C'est au tour des fonctionnaires d'être consultés pour la réforme des retraites. Une réunion est prévue aujourd'hui avec Georges Tron, secrétaire d'État à la fonction publique afin d'évoquer notamment la création d'une caisse de retraites réservée aux fonctionnaires. Elle serait gérée par un conseil d'administration au sein duquel les syndicats seraient représentés. Contrairement aux fonctionnaires hospitaliers et territoriaux (qui sont affiliés et gérés par la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales), les 2,5 millions de fonctionnaires d'État ne disposent pas d'une telle caisse. Ils dépendent du régime de retraite des fonctionnaires et des militaires, isolé depuis 2006 au sein du Budget de l'État à travers un Compte d'affectation spéciale (CAS) Pensions, qui centralise l'ensemble des opérations liées aux agents de l'État.
Mais si le régime de retraite des agents de l'État se rapproche d'une caisse de retraite, il manque d'une structure de gouvernance comme un conseil d'administration. Mais les syndicats accueillent fraîchement cette réforme dans laquelle ils voient selon Brigitte Jumel (CFDT), une façon de « renvoyer aux fonctionnaires le soin de gérer eux-mêmes leurs retraites ».

http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/25/842212-Retraites-vers-une-caisse-pour-les-fonctionnaires.html

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/05/24/97002-20100524FILWWW00395-retraitesfonctionnaires-reunion-mardi.php
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MessageSujet: Tron abandonne l'idée d'une caisse de retraite pour les fonctionnaires d'Etat.   Mar 25 Mai 2010 - 22:05

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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Lun 31 Mai 2010 - 10:37

Quand verrons nous des gendarmes en déambulateur, sur le bord des routes ou à la poursuite de délinquants?
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MessageSujet: Hausse de l'âge de départ à la retraite: la lettre d'Eric Woerth.   Lun 31 Mai 2010 - 11:02

Hausse de l'âge de départ à la retraite: la lettre d'Eric Woerth


J’entends fréquemment avancer l’idée que le relèvement de l’âge légal serait une mesure injuste. C’est désormais l’argument principal avancé par Martine Aubry, qui nous explique que l’augmentation de l’âge légal conduira à exiger des salariés qui ont déjà travaillé très longtemps, et qui pourraient donc partir dès 60 ans, de travailler encore plus. Et si ces salariés sont au chômage, la réforme du gouvernement les prolongerait dans cette situation encore plus longtemps. La réforme serait donc injuste, pour ces deux raisons. Ce raisonnement est tout simplement faux. Il est fondé sur une caricature qui ne résiste ni au bon sens, ni aux chiffres, ni aux comparaisons européennes.

Si relever l’âge légal était une mesure si injuste, je me demande pourquoi tant de gouvernements de gauche en Europe y ont eu recours pour sauver les régimes de retraite dans leur pays, sauf à m’expliquer qu’il y a deux visions de la justice à gauche en Europe. En Italie, Romano Prodi, alors Premier ministre d’un gouvernement de centre gauche l’a décidé en 2007, Walter Veltroni, ancien communiste et chef de file du parti de centre gauche, considérant cette mesure comme "absolument indispensable". En Allemagne, c’est un ministre du Travail social-démocrate et ancien secrétaire général du SPD, Franz Müntefering, qui a décidé le report de l’âge. Et que dire de l’Espagne ! Felipe González avait une première fois décidé d’augmenter l’âge de départ en 1995. José Luis Zapatero, dont le moins que l’on puisse dire est que le Parti socialiste français ne le considère pas comme un modèle d’injustice, a annoncé une nouvelle augmentation de l’âge de départ à la retraite, en expliquant que "l’objectif est que l’âge de départ à la retraite et l’espérance de vie suivent un cours parallèle" et en ajoutant que "reculer l’âge de la retraite est une proposition raisonnable" !

Deuxièmement, augmenter l’âge légal de départ à la retraite est la seule mesure qui respecte un principe fondamental de justice : l’effort doit être fait par tous les Français, et non pas seulement par une partie d’entre eux. Or, dans les années qui viennent, si l’on ne fait qu’augmenter la durée de cotisation, l’effort ne portera que sur la petite partie des salariés qui n’auront pas tous leurs trimestres à 60 ans. Ces salariés ne sont pas des privilégiés. Ce sont, d’un côté, des salariés qui ont fait des études plus longues que les autres et, de l’autre, des salariés qui ont eu beaucoup plus de mal à entrer sur le marché du travail, parce qu’ils ont alterné petits boulots, chômage, temps partiel subi etc. Je ne me vois pas, en tant que ministre du Travail, expliquer qu’il serait juste de demander uniquement un effort à cette partie des Français. _ Notre système de retraite protège en effet tout le monde. La justice, c’est donc que l’effort de travailler plus soit partagé par tout le monde.

Troisièmement, il est faux de dire que le projet du gouvernement va conduire à exiger des Français qui sont aujourd’hui sur le point de prendre leur retraite et qui ont tous leurs trimestres qu’ils travaillent plusieurs années de plus. La réforme, je l’ai indiqué à de nombreuses reprises, sera progressive. Cela veut dire concrètement que quelqu’un qui a 59 ans aujourd’hui ne travaillera pas des années de plus comme le prétend le Parti socialiste, mais au maximum trois mois de plus, c’est-à-dire qu’il partira à la retraite par exemple en juin au lieu de partir en mars. Quelqu’un qui a 58 ans aujourd’hui, six mois de plus maximum, et ainsi de suite.

Quatrièmement, il est tout aussi faux de dire que le gouvernement sera injuste parce qu’il fera travailler plus longtemps tout le monde sans distinction, du cadre supérieur à l’ouvrier. Le principe de justice que le gouvernement défend, c’est que tout le monde fasse un effort, mais pas que tout le monde fasse le même effort. Cela veut dire concrètement, je l’ai dit dès le 17 mai dans le document d’orientation, que ceux qui ont commencé plus tôt que les autres et travaillé plus longtemps que les autres continueront à partir avant les autres. Je rappelle que le Parti socialiste n’avait pas, en 2003, voté pour la reconnaissance de cette possibilité, appelée "dispositif carrières longues". Cela veut dire également que la réforme du gouvernement intégrera, pour la première fois en France, la reconnaissance de la pénibilité, afin de tenir compte de ceux qui ont eu une vie professionnelle plus usante que les autres. _ Sur ce sujet comme sur celui des carrières longues, ce sera donc un gouvernement de droite qui aura agi et réalisé de vraies avancées sociales.

Cinquièmement, il est toujours faux de dire, comme le fait le Parti socialiste, que le relèvement de l’âge multipliera le nombre de chômeurs sans droits. Cette affirmation est un procès d’intention, puisque j’ai indiqué, dès le document d’orientation, qu’un dispositif spécifique serait mis en place pour éviter qu’un chômeur âgé arrivant au bout de ses droits ne se trouve pénalisé par le relèvement de l’âge. Et le chômage indemnisé, il faut le rappeler une fois de plus, permet de valider des droits à retraite.

Enfin sixièmement, la taxation effrénée du travail proposée par le Parti socialiste frappera de plein fouet une catégorie : les jeunes. Ce sont eux qui, à peine entrés sur le marché du travail se verraient contraints de payer toute leur vie les impôts décidés par le Parti socialiste. Rien ne serait plus injuste. Et surtout rien ne saperait davantage la confiance qu’il faut leur redonner dans la retraite par répartition. Augmenter l’âge de la retraite pour tous les actifs, y compris pour leurs parents encore en activité, c’est refuser cette fatalité qui consiste à reporter toujours vers eux les efforts que nous ne faisons pas. Il ne suffit pas de parler de justice : il faut surtout faire des mesures justes. Sur ce point, le bilan de la gauche est inexistant. Le Parti socialiste n’a pas voté les carrières longues. Il n’a pas voté la taxation des stock-options. Il n’a pas voté la taxation des retraites chapeaux. Il n’a pas voté la revalorisation du minimum vieillesse de 25%. Il n’a pas voté l’amélioration de la retraite des agriculteurs. Il n’a pas voté la création de la surcote. Il n’a pas voté la revalorisation des pensions de retraite des veuves. Et cette fois encore il ne sera ni le parti de la responsabilité, ni le parti de la réforme juste.

Par Eric Woerth Ministre du Travail
Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité

http://www.thewebconsulting.com/media/index.php?2010/05/31/13787-hausse-de-l-age-de-depart-a-la-retraite-la-lettre-d-eric-woerth

Des gestes sur la "pénibilité" pour obtenir la paix sociale

http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Actualite/Des-gestes-sur-la-penibilite-pour-obtenir-la-paix-sociale-196659
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Lun 31 Mai 2010 - 11:45

Faire partir les généraux à 60 ans, ne veut rien dire, car qu'ils partent à 56 ou 60 c'est kif kif , ils perçoivent la même pension et ne perdent pas beaucoup d'avantage.
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MessageSujet: Retraite : ce qui va changer .   Mer 16 Juin 2010 - 22:11

Retraite : ce qui va changer
16/06/2010 | Mise à jour : 18:04

INFOGRAPHIE : Eric Woerth a présenté ce mercredi le projet de réforme du régime général de retraite. Allongement de l'âge légal, de la durée de cotisation, calcul de la pension... voici les principaux changements pour les salariés des secteurs privé et public.






Cliquez sur ces liens !
» DOCUMENT - L'avant-projet de réforme des retraites
» Retraite à 62 ans : le projet est sur la table

http://www.lefigaro.fr/retraite/2010/06/16/05004-20100616ARTWWW00568-retraite-ce-qui-va-changer.php
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MessageSujet: Morin veut repousser l'âge de la retraite des généraux à "au moins 60 ans".   Sam 19 Juin 2010 - 14:09

"""""""""""
PARIS — Le ministre de la Défense Hervé Morin a annoncé mardi sur France Info qu'il entendait repousser l'âge de la retraite des officiers généraux à "au moins 60 ans".

"Il n'y a aucune raison que des militaires qui sont encore dans la force de l'âge et qui ont une réelle expérience partent à la retraite si tôt", a-t-il fait valoir à la veille de l'annonce des grandes ligne de la réforme des retraites.

Les officiers généraux de l'armée de l'air prennent habituellement leur retraite à 54 ans et ceux de l'armée de terre et de la marine à 57 ans, a-t-il rappelé.

Pour autant, le ministre de la Défense a affirmé qu'il s'agirait d'un "processus long" afin de ne pas entraver la carrière des officiers supérieurs appelés à devenir généraux ou amiraux. "On le mènera sur plusieurs années, probablement sept à huit ans, et cela doit amener (à porter l'âge de la retraite des officiers généraux) à au moins à 60 ans", a-t-il déclaré.""""""""""""""

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g0Q7SW0mMkNBZWYv1RuWLJNSDLMw
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Sam 19 Juin 2010 - 15:33

Ah! il existe encore Hervé Morin? Qui est-ce au fait? Est-il ministre? Ah bon! il est ministre de la défense! Mais cela ne nous regarde pas, car il ne s'occupe plus des Gendarmes. Si! ça les concerne les Gendarmes? Et oui, ils sont toujours militaires, du moins ils ont le statut. Oui mais ils dépendent de l'intérieur donc ils n'ont plus rien à cirer de la défense.
Un ministre ça va mais deux, bonjour les dégâts. Entre Gendarme à la défense et Gendarme à l'intérieur, il faut choisir. Dans les deux cas, rien de positif, le Gendarme se fait toujours "endofer".
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MessageSujet: La retraite à quinze ans de service, ce sera fini en 2016.....   Mer 7 Juil 2010 - 9:51

La possibilité pour les sous-officiers de partir à la retraite avec une pension à jouissance immédiate après quinze ans de service sera progressivement supprimée, dans le cadre de la réforme des retraites. Comme pour l'ensemble des salariés, la durée de cotisation sera allongée de deux ans. En 2016, il faudra donc avoir servi dix-sept ans pour prétendre à une pension à jouissance immédiate. Les conditions de passage du régime actuel au nouveau régime seront précisées par décret.

Même évolution concernant les officiers qui pouvaient partir à 25 ans de service - ils devront atteindre 27 ans. Les limites d'âges par grades devraient être repoussées d'autant.

Ce qui ne change pas, en revanche, c'est le principe du droit à la jouissance immédiate. Ce système - que l'on retrouve dans d'autres pays comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis - relève d'une aide à la reconversion. Le système des pensions militaires est d'abord conçu pour permettre de favoriser des départs jeunes, afin de maintenir une moyenne d'âge relativement faible - gage d'efficacité opérationnelle, expliquent tous les connaisseurs du dossier.

Autre maintien, mais susceptible d'évolutions, le systèmes de bonifications - qui permet d'acquérir des années de service, grâce aux heures de vol, saut en parachutes, plongées sous-marines, etc.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/la-retraite-%C3%A0-quinze-ans-de-service-ce-sera-fini-en-2016.html
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MessageSujet: Retraite   Mer 7 Juil 2010 - 12:35

Si je comprends bien dans quelques années ça vaudra plus le coup d'embrasser une carrière militaire .....
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 12:53

Ah bon ?
Pourquoi cela ?

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d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de
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droits des autres
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MessageSujet: Retraite   Mer 7 Juil 2010 - 14:43

Bé tout simplement parce que j'ai l'impression que petit à petit on est en train de supprimer tout ce qui attire dans les carrières militaires (anuités, etc...) sans tenir compte des réelles particularités de nos métiers "des amres".
C'est un avis perso, peut être pas partagé de tous.
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 15:04

ben non, justement, rien n'est enlevé, mais modifié :
- 17 ans au lieu de 15
- 27 ans au lieu de 25
- les bonifs ne sont pas touchées
- l'âge de la retraite c'est 58 ans, alors que ce sera 63 à terme pour le privé
- pas de décote si tu pars avant 58 ans en ayant toutes les annuités requises
- etc....

alors tu vois, pour l'instant, malgré les futurs changements, la spécificité militaire est bien conservée. Nous conservons les avantages que nous avons par opposition aux retraités du privé.

cordialement

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La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité
d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de
pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 15:06

Salut Ben451,
-Je pense qu'il fallait s'attendre à des retombées sur "les militaires" en ce qui concerne les retraites. Si dans les années à venir la tendance de prolongation s'étend également aux militaires, il est un fait que beaucoup s'interrogeront avant de s'engager dans cette voie. Voie qui effectivement est très dure (voir le nombre de morts en Afghanistan - dans la Gendarmerie, dans l'accomplissement de leur(s) mission(s) et des sacrifices divers familiaux et autres que leur impose leur statut). Donc, s'il n'y a aucune ou très peu de compensation, certains hésiteront avant d'embrasser une carrière militaire ou dans les forces de sécurité dans son ensemble.Faut pas oublier les cousins, bien qu'eux ont des syndicats pour défendre (???) leur bout de gras.

-Un truc qui a attiré quand même mon attention, sur le post de MARSOUIN 26: (copier-coller):
"""Ce qui ne change pas, en revanche, c'est le principe du droit à la
jouissance immédiate. Ce système - que l'on retrouve dans d'autres pays
comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis - relève d'une aide à la
reconversion. Le système des pensions militaires est d'abord conçu pour
permettre de favoriser des départs jeunes, afin de maintenir une moyenne
d'âge relativement faible - gage d'efficacité opérationnelle,
expliquent tous les connaisseurs du dossier. """

-Si j'ai bien compris (et ce malgré la grosse chaleur qui fait bouillir mes neurones), le S/Off, au lieu de partir à 15 ans devra patienter deux ans de plus, pour ce que nous appelions avant "la retraite proportionnelle."
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MessageSujet: Retraites   Mer 7 Juil 2010 - 15:40

Salut Dieu11,
J'espère que tu vas bien.
En ce qui me concerne (et ça n'engage que mois) si l'ensemble de la population doit travailler jusqu'à 62 ans, alors je ne vois pas d'inconvénient, et ce dans un souci d'équité, à faire comme tout le monde, car ne l'oublions pas, il existe aussi d'autres métiers très pénibles, bien que le notre ait tout de même des particularités. Mais il m'apparaît une réalité qui est celle des hommes de terrain et celles des hommes de bureau qui, n'ayant pas souvent été dérangé à toute heure de la journée dans leur carrière, arriveront plus facilement à 62 ans que nos "brigadiers".
Il est vrai que j'ai du mal à concevoir un GD qui court après les bandits à 60 ans ... mais il ne tient qu'à la gendarmerie d'adapter cela.
Concernan le rallongement de la proporitionnelle à 17 ans au lieu de 15, tu as bien compris. Par contre, rallonger la proportionnelle à 17 ans est quelque peu abérant à mon sens. Perso lorsque j'ai signé je savais que j'avais la possibilité de quitter après 15 ans de services avec une proportionnelle. Aujourd'hui on commence à me dire que ça va être (peut être donc je pèse mes mots) à 17 ans. Même principe que beaucoup de gens à qui à une époque on a dit vous partirez au bout de tant d'années et qui maintenant se voient leur temps rallongé ...
Mais bon on a beau en parler et les gens auront beau descendre dans les rues ça ne changera rien, les décisions sont prises ...
Donc en rallongeant de deux ans la proportionnelle (même si deux ans ça peut ne pas paraître énorme) on ne va pas en rajeunissant l'effectif.
Désormais je me pose la question quant à savoir si nous n'allons pas voir venir un nombre gradissant de malades en GIE à deux ans de la retraite voire plus ... ?
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 16:44

Vous avez du mal lire !!!

il y a bien des différences fondamentales entre nous et les civils en terme de retraite, et ce, malgré la réforme à venir.

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MessageSujet: Retraite   Mer 7 Juil 2010 - 18:57

Ah ...Pourrais-tu citer ces différences ? J'attends tes arguments.
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 19:16

Mes arguments ?
mais lis tu les posts des autres ? je me pose sérieusement la question !!!

Pour les références : les annonces du gouvernement, avant présentation au Conseil des Ministres du 13 juillet 2010 (il faut se renseigner parfois !)

Maintenant, les différences fondamentales entre public et privé :

- pas de proportionnelle
- retraite à 63 ans
- pas de bonification
- départ à 60 ans que si tu as au moins 20% d'invalidité reconnue
- décote si tu n'as pas les 164 trimestres à 63 ans et que tu pars avant 67 ans
- pour les carrières longues, il faut aller jusqu'à 60 ans, même si tu as tous tes trimestres

et quelques bricoles en plus.
Alors stop la démagogie, le militaire n'est pas traité comme le civil, loin de là, même s'il y a des changements notables.

Mais maintenant, si tu ne vois toujours pas l'intérêt du métier des armes, il te reste à aller travailler dans le civil, en terme de modalités de prise de la retraite, tu verras alors vite la différence.

Très cordialement

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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 19:36

-Oui, effectivement, il y a des différences entre le civil et le militaire et en particulier "la Gendarmerie".
-La plupart des civils, après leur journée de travail, rentrent chez eux, les pieds au chaud, l'hiver avec des charentaises, et l'été en tongs, pendant que le gendarme accompli ses 9 à 11 heures de service. Je pense que la retraite de nos pandores, si elle est modifiée, devrait l'être en prenant en compte ces paramètres, qui sont quand même très importants. Il n'est pas trop fort de dire, que le gendarme s'use rapidement, certes pas manuellement, mais d'une manière plus insidieuse, qui fait que la retraite est souvent bien attendue et méritée.

-Pourquoi j'ai mis "en particulier la Gendarmerie", car, un militaire des Armées conventionnelles, lorsqu'il est en garnison, bien entendu, boucle en général sa fin de journée à 18 heures,(sauf en mission) alors que le Gendarme ne connais malheureusement jamais l'heure exacte de ses fins de service,. Ses missions sont du 1 janvier au 31 décembre, en excluant bien sûr les repos et perme, car ce ne sont tout de même pas des esclaves. Quoique????

Donc effectivement on ne peut pas être comparé avec le civil lambda et même avec les cousins PN - PM. (concernant évidemment les horaires), car il y a une grande disparité.

Pour ma part, la retraite "proportionnelle" à 15 ans et la date butoir de la retraite à 55 ans me semble la plus légitime. Mais ça n'engage que moi.

-J'allais envoyer le post et j'ai vu que Christian m'avait devancé.
-Oui, le fait de dire d'aller voir dans le civil si c'est mieux, un officier l'avait déjà dit, lorsque j'étais en mobile à Bourg St Andéol. Trois GM l'ont pris au mot quand il nous disait d'aller travailler chez Villeroy et bosch, entreprise jouxtant notre caserne. Je n'ai eu aucun retour de mécontentement de leur part. J'ai connu également un GD qui a quitté la Gendarmerie pour aller dans la PM. Là aussi aucun remord. Pour ma part ce n'est pas un argument à avancer ou à dire, lorsque quelqu'un n'est pas d'accord avec le système retraite Gie. Si c'est un avantage de partir à 55 ans, ou 56 ou 58 ans bientôt, par rapport au civil je veux bien, mais il faut également comparer les heures que se tape le gendarme, sa disponibilité et tout le tintouin.
Cordialement (je ne fais que donner mon opinion qui ne vaut que ce qu'elle vaut. Pour ma part, je suis à la retraite et donc pas concerné par le sujet, mais quand même, je pense aux gars d'active et ils vont à nouveau en prendre un coup sur la tête et ils n'ont pas besoin je pense de ça. Ils ont assez d'emmerde et se donnent assez tous les jours, pour avoir une retraite à un âge normal -55 ans-.). Il est évident que le gendarme n'est pas le seul et que, le maçon, l'infirmier et d'autres métiers pénibles ne devrait pas voir sa retraite repoussée.
C'est mon avis et je le maintiens.
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 19:44

Bonsoir Alain

mon post n'est basé que sur la différence de modalités entre militaire de la Gie et le monde civil.
Ton dernier post va au dela de cela et n'était pas dans le "sujet".

Maintenant, il est inutile de parler "du militaire de la Gie", car les modalités de départ que j'ai données, ne valent QUE pour les Gendarmes. Les limites d'âges des militaires des autres armes ne sont pas les mêmes que chez nous.

Là, je crois que vous mélangez tout.

Mes réponses ne sont faites que dans le cadre de la différence entre nous et les "autres"

==========

Maintenant, à savoir si les mesures qui nous sont proposées sont justes, méritent un autre débat, qui à mon sens est nettement plus important.
Alors pour les ceuses qui croient que les retraités ne se décarcassent pas pour les actifs, détrompez vous. Personnellement, je me bats pour cela, activement, avec les décideurs. Je parle bien sûr des vrais décideurs dans le cas qui nous intéresse : c'est à dire les politiques. (pas la hiérarchie, cela va sans dire)

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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 20:40

Salut Christian,
Tu as entièrement raison, les modalités de départ retraite, entre un militaire des autres forces armées et un militaire de la Gendarmerie, ne sont pas identiques...."pour l'instant"??? Il faut espérer que ça dure. C'est vrai que l'âge butoir change à chaque grade, chez les militaires, alors que chez nous, les sous.off, le Gendarme APJ - OPJ - Gradés était jusqu'à présent de 55 ou 56 ans (de mon temps 55 ans).
Ensuite, j'ai développé peut être un truc un peu hors sujet, (je pense qu'il s'agit de la pénibilité et des astreintes) mais pour ma part ça marche de pair, car l'âge de la retraite doit prendre en compte cet état de fait.
Cordialement
Alain
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 20:59

Tout à fait Alain, mais ton intervention pouvait faire dévier le sujet, d'où ma petite mise au point au demeurant faite en toute sympathie

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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Mer 7 Juil 2010 - 21:13

J'ai pu entendre que quatre associations de retraités auraient été reçues au ministère de l'intérieur par un conseiller du ministre. A-t-on des échos à ce sujet.
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MessageSujet: Retraites   Mer 7 Juil 2010 - 21:43

Cher Christian,
Oui je lis les posts des autres et si je t'ai demandé tes arguments c'est de manière à être sûr de ne pas sortir du sujet.
Pour les références, je pense être renseigné puisque c'est d'actualité en ce moment.
Concernant les différences fondamentales, je pense pouvoir les toucher du doigt puisqu'étant le seul militaire dans une famille de civils, qui plus est fils de commerçants, qui à mon humble savoir ne sont pas spécialement avantagés par rapport à nous au niveau de la retraite. C'est une des raisons qui a contribué à mon engagement dans la gendarmerie.
Je te rejoins totalement concernant le fait que le militaire n'est pas traité comme le civil, car je suis le premier à dire à nombre de mes collègues que nous ne faisons pas partie des plus malheureux, loin de là, même s'il n'empêche que comme tout système reste perfectible.
Concernant l'intérêt du métier des armes, je n'envisage pas d'aller travailler ou voir dans le civil puisque j'ai parfaitement conscience (du reste je pense) de nos avantages et que je ne suis pas du style à cracher dans la soupe. Je voulais juste faire le parallèle avec le rallongement de la durée de travail qui justement se rapporte à la retraite et compte tenu de la spécificité voire de la pénibilité de notre travail. C'est tout.
Très cordialement.
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MessageSujet: Re: Quid des retraites de la Grande Muette ?   Jeu 8 Juil 2010 - 9:24

Voilà Ben, comme cela nous sommes sur la même longueur d'onde.

Pour la réunion avec le ministre, même si je n'ai pas tous les éléments en main, je peux dire que le sujet a été abordé par un de mes camarades et que les questions que nous soulevons, que je soulève aussi, ont été posées clairement.
Notamment, pour l'histoire de la date du 13 juillet pour le dépot des dossiers concernant le départ en retraite à compter de 15 ans pour un parent de 3 enfants et plus mais aussi le nombre d'annuité à prendre en compte a été évoqué. Par d'autres organisations, syndicales notamment, également, et cela a été pris en compte.

Pour le reste, il faut voir ce qui sera retenu dans le projet de loi qui sera présenté le 13 juillet, et notamment sur la problématique de la pénibilité en Gie.

Cordialement

PS

il ne s'agissait pas de 4 associations de retraités mais des associations formant le CEAG : FNRG, TREFLES, SNAAG et UNPRG (seules la FNRG et l'UNPRG sont des associations de retraités, et la SNAAG regroupe des anciens et "amis" de la Gie ! )

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