Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
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 SUICIDES ? PARLONS- EN !

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MessageSujet: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 8:39

Rappel du premier message :

Ce sujet est des plus récurrent au sein des forces de l'ordre, bien qu'aucun battage médiatique n'en soit fait comme pour "FRANCE-TELECOM"...

Alors rompons le silence, parlons-en ouvertement et tentons d'inverser cette triste tendance en tendant l'oreille puis la main à tous ceux qui souffrent, dépriment et dépérissent en songeant à cette issue comme seule voie de soulagement...

http://gendarmes-en-colere.forum2discussion.net/t26583-vous-allez-mal-parlons-en#524852

Je modifie donc ce jour (24 août 2012), le premier post de ce sujet ancien, pour qu'il serve de lieu d'échanges et de débats "parallèle" au sujet " VOUS ALLEZ MAL ? PARLONS-EN ! ", sujet uniquement dédié quand à lui, à l'aide que nous pouvons apporter à celles et ceux qui en ont besoin.

Merci à vous, pour elles, pour eux.




====================================================================

J'avais écrit le 19 août 2009 : .....

Nous voyons actuellement Madame la garde des sceaux, s'émouvoir des quelques 80 suicides constatés en milieu carcéral cette année...

Combien de Gendarmes et de policiers se sont-ils donnés la mort dans le même temps, sans que personne au gouvernement ne s'en émeuve ?


Sans vouloir minimiser les drames vécus par les familles de détenus face à de tels gestes, car comme déjà dit, rien ne devrait justifier d'en arriver à de telles extrémités, il est quand même incroyable que ces mêmes situations subies au sein même de la fonction publique, ne motivent aucune réaction de nos dirigeants.

C'était juste mon petit coup de blues de ce matin. Bonne journée quand même.


Dernière édition par D'Artagnan Berrichon le Ven 24 Aoû 2012 - 15:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 8:40

J'ai réellement apprécié ton développement "Interceptor". Il montre une objectivité à laquelle tu ne m'avais pas habitué dans les posts qui nous ont opposés sur un autre sujet, pourtant lié en partie avec celui-ci.

En recadrant le débat là où il doit se situer, je pense que tout le monde va y gagner en clarté.

Ceci-dit, ayant comme déjà dit, vécu ces situations d'assez près, le désarroi dans lequel est plongé ceux qui restent, (famille, proches et collègues) est déjà un problème qui reste en suspend... La DGGN étale dès qu'elle en a l'occasion, son soit-disant suivi psychologique post-drame, et qu'en est-il réellement ? Un rapide entretien avec le personnel de la Brigade, visiblement pour donner bonne conscience aux hauts placés. Mais de soutien, je pense qu'aucun de ceux qui ont fait partie du "théatre" de telles situations dramatiques et traumatisantes, ne se sont sentis "soutenus" ou "aidés" par cette pseudo mesure "psychologique". Foutaise !

Alors, constatant qu'ils sont déjà incapables d'apporter de solution adaptée pour gérer une situation de crise morale résultant de l'acte désespéré d'un des notres, nous sommes en droit de douter qu'ils parviennent (à supposer qu'ils le veuillent vraiment) à instituer des mesures, quelles qu'elles soient, pour prévenir ces actes désespérés, et former du personnel apte à déceler, écouter ou insciter leurs collègues à se confier...

Juste pour te "taquiner" Interceptor : .....................
"Quand on voit déjà tout l'intérêt qu'ils portent au rapport sur le moral... on comprend mieux celui qu'ils portent à ce fléau, préférant reporter la responsabilité sur le domaine "privé", ce qui les exhonère de la recherche d'une éventuelle mesure qui pourrait l'endiguer...
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interceptor
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 10:06

Ce sujet très grave ne doit pas faire l'objet de clivages ... il y a des domaines qui doivent faire l'objet d'une prise en main collective depuis la base jusqu'au sommet. Mais il n'y a pas de place pour l'attentisme, je veux dire par là que, même si la DG a forcément l'obligation de réagir, la difficulté est de savoir quand ?
Comment repprocher à la DG son inertie alors que parfois même les camarades de travail de contact n'ont pas su lire la détresse ou les appels (s'ils ont existés ??? ) du suicidaire.
Et puis quand on parle de la DG on parle aussi d'hommes et de femmes ! (Je ne suis pas à la DG !)

Il existe aujourd'hui un début (tardif ) de prise de conscience. Notre travail doit aboutir le plus tôt possible à la mise en place de structures EFFICACES et surtout, INDEPENDANTES ...

Sur ce coup, je serai très actif sur ce forum

Quand le travail sera terminé, il sera temps pour celles et ceux qui le souhaitent de lancer les pierres sur celles et ceux qui n'auraient rien fait avant ... mais je n'en serai pas
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 13:39

Tout à fait en accord avec toi Interceptor. Cependant, j'attaque surtout la DG (même si ce sont des hommes et de femmes...), pour son immobilisme vis à vis des différents personnages proches de tels drames...(bien qu'elle se cache derrière les pseudo-soutiens psychologiques post-suicide)

Il faut en effet amener notre haute hiérarchie, à instaurer des cellules à même de former des référents capables d'installer une information "tangible" et "effective" jusqu'au niveau des unités élémentaires.

Bien que le mal-être d'un camarade ne "transpire" pas forcément au travers de ses relations avec les autres, il me semble indéniable, que s'il savait pouvoir se confier à un référent "totalement neutre et fiable", astreint de surcroît au secret absolu des confessions qui lui sont faites, il pousserait peut-être la porte de son bureau...

Quoi qu'il en soit, comme tu le dis l'attentisme ne résoudra jamais ce problème, lequel s'il est malheureusement de plus en plus fréquent chez nous, n'est que le résultat de la fourniture de moyens offert par le port en permanence d'une arme de service...

Après, les motifs sont effectivement variés et pas toujours "imputables" aux conditions de travail. Néanmoins, quand des écrits clairs et structurés mettant en cause l'environnement professionnel, sont laissés par celui qui passe à l'acte, par "pitié" qu'une enquête réelle soit diligentée par les services agréés, car ceux qui vivent ces post-situations (familles, proches ou collègues), comprennent assez mal cette forme d'immobilisme, lequel ajoute à la douleur résultant du geste...

Mais il y a réellement du chemin à parcourir pour en arriver, ne serait-ce qu'à des décisions allant en ce sens !
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 13:47

[quote="D'Artagnan Berrichon"][justify]Tout à fait en accord avec toi Interceptor. Cependant, j'attaque surtout la DG (même si ce sont des hommes et de femmes...), pour son immobilisme vis à vis des différents personnages proches de tels drames...(bien qu'elle se cache derrière les pseudo-soutiens psychologiques post-suicide)


Sans vouloir soutenir le DG, je me souviens comme si c'était hier, suite au suicide d'un camarade le 14.12.2001, je vois encore l'assistante sociale du groupement 77 (pour ne pas le nommer) RALER parce qu'au lieu d'aller à l'arbre de Noël des enfants, elle devait rencontrer la famille du défunt.
Ne parlons pas de la cellule PSY qui ne pouvait pas se déplacer avant le lundi
MAIS QUI C'EST LE CHEF, le DG ou ses sbires !!!!!
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 15:16

... c'est sur un sujet comme celui que, je pense, un forum comme celui-ci doit se rendre utile (pour éviter tte polémique, je ne porte aucun jugement sur les autres actions etc etc ...)
Je pense qu'il faudrait réfléchir à une "action" mesurée dont l'objectif serait d'accélérer la mise en place de ces cellules d'aide aux personnes en difficulté.
Même si nous constatons beaucoup trop de suicide, avant d'en arriver là, beaucoup d'autres sombre dans la dépression ou autre ...

Est-ce que par exemple tenter d'encourager bon nombre de nos camarades de travail de solliciter une rencontre avec un psy lors de la visite médicale annuelle ? Nous sommes très nombreux à connaitre l'infirmerie ( ) et nous savons que ce qui est médical reste relativement secret. Nous n'aurions rien à craindre et cela soulèverait forcément un questionnement ...
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 15:25

Jean-Yves Fontaine a écrit:
27

Bonjour,

Je vais vous réveiller.

Il est quand même symptomatique de mettre en lien les suicides en prison et dans la Fonction Publique (et dans la gendarmerie) laissant ainsi entrevoir que puisque les conséquences sont identiques (les suicides), c'est que les deux institutions fonctionnent de manière identique avec des populations identiques.

Les gendarmes sont donc comparés subliminalement à des détenus emprisonnés à tort par les généraux trop payés et gras et la seule issue à ce drame, c'est le suicide.

Simple, non ?

Non, les fonctionnaires et les gendarmes ne sont pas des détenus et rappelons des choses simples : les détenus, s'ils sont en prison, ce n'est pas de leur plein gré et ce n'est pas par hasard (on a souvent tendance à l'oublier, c'est drôle quand même...), c'est qu'ils ont, qui violé des enfants, qui tué leurs parents, qui cambriollé une banque quand c'est pas 2 ou 3, qui assassiné une vieille dame....on se suiciderait pour autant.

Alors, chaque chose à sa place, et stop au "grand n'importe quoi" sur un site de gendarmes, ce qui ne signifie pas qu'il faille revoir la situation du monde cacéral comme celui du monde gendarmique qui n'ont rien de commun.

Vision tout aussi simpliste.
Je ne suis pas certain que les suicides en milieu carceral concernent les gros criminels endurcis.
Je pense plutot aux gamins, les premieres peines, ceux qui ouvrent brutalement les yeux sur la realité de la vie et s apercoivent dans leur trou sombre qu il n y a pas de boutton sur lequel appuyer afin de tout reprendre la ou on a merdé. (GameOver)

Bref.

On parle sans trop savoir puisqu aucune statistique sur ce sujet n est suffisament precise et concise pour etre source d enseignement.
Il faudrait, pour parler util, des statistiques sur les suicides en GENERAL, detaillant les ages, les sexes, les professions, et d autres details qui permettraient de comprendre sans suputer.

Il me semble partial de penser que les tendances suicidaires touchent plus les forces de l ordre que les "civils", d une part nous n avons pas de chiffre permettant de le constater, d autre part vous etes tous en possession d une arme a feu ce qui facilite le passage a l acte et le rend bien plus difficile a empecher.

Ce qui est evident pour vous, du fait de votre cercle social, c est que chaqun d entre vous a en memoire un ami, un collegue qui a mis fin a ses jours.

Pour ma part, et pour tous les jeunes generations, il est evident que nous avons tous en memoire un ami, un proche, un camarade de classe, qui a decide d accomplir le meme acte de desespoir.

Le seul constat que l on peut faire ENSEMBLE est que le nombre de suicideS explose.


Dernière édition par democratievitale le Mer 2 Sep 2009 - 15:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 15:28

je vais être égoïste, mais si nous pouvions pour l'instant nous occuper de nous (gendarmes) avant de penser aux autres ... ce n'est pas très beau mais c'est en faisant un pas après l'autre que l'on est sur de faire un long chemin ...
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 15:35

interceptor a écrit:
je vais être égoïste, mais si nous pouvions pour l'instant nous occuper de nous (gendarmes) avant de penser aux autres ... ce n'est pas très beau mais c'est en faisant un pas après l'autre que l'on est sur de faire un long chemin ...

Pourquoi appeler cela de l egoisme?
plutot de la betise si tu penses que les raisons qui poussent un homme sans uniforme a mettre fin a ses jours sont si eloignées des "votres".
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 15:56

si tu avais réfléchi avant de répondre, tu aurai bien vu que ce n'est pas dans cet esprit là que je le dis ... c forum est tout de même un petit peu tourné vers la gendarmerie, je suis gendarme et nos entretiens précédents sur c fil concernaient la Gendarmerie ...

nous avons un adage chez nous : avant d'ouvrir sa gueule bien vouloir enclencher le cerveau

Bien loin de moi l'idée de considérer qu'un homme sans uniforme est différend de nous ... mais loin de moi l'idée de croire que tous les gens sans uniforme penseront à ceux qui en porte un !
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 16:28

je pensais pourtant avoir remis mes piles....

Disons que tant que les forces de l ordre s acharnerons a traité d une problematique generalisée (que ce soit le suicide ou d autres) sous l angle unique de leur profession, il sera difficile d esperer un soutient (pourtant legitime) de l opinion publique.

PS. verifi tes piles a ton tour et reli ma reponse, tu constatera la presence d un "si" ce qui implique un conditionnel, a toi de savoir si tu rempli la condition. ok je sors
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 16:39

... c'est sur un sujet comme celui que, je
pense, un forum comme celui-ci doit se rendre utile (pour éviter tte
polémique, je ne porte aucun jugement sur les autres actions etc etc
...)
Je pense qu'il faudrait réfléchir à une "action" mesurée dont
l'objectif serait d'accélérer la mise en place de ces cellules d'aide
aux personnes en difficulté.
Même si nous constatons beaucoup trop
de suicide, avant d'en arriver là, beaucoup d'autres sombre dans la
dépression ou autre ...

Est-ce que par exemple tenter
d'encourager bon nombre de nos camarades de travail de solliciter une
rencontre avec un psy lors de la visite médicale annuelle ? Nous sommes
très nombreux à connaitre l'infirmerie (
) et nous savons que ce qui est médical reste relativement secret. Nous
n'aurions rien à craindre et cela soulèverait forcément un
questionnement ...
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 16:40

quelle que soit la manière dont on retourne le problème , il me semble qu'il n'ya pas vraiment de solution.

Des suicides d ans la Gendarmerie , il en a eu , il y en a et malheureusement il y en aura encore.

la cause de ces suicides , elle peut aussi être multiple , sante , famille , il ne faut pas mettre systématiquement cela sur le dos de la gendarmerie , même si assez souvent....
cependant ne pensez vous pas que aucun de nous , lorsquu'il entre en gendarmerie n'est préparé a aller en intervention sur des suicides , ou des tentatives de suicides.

Comment sommes nous formés psychologiquements à cela. Lorsque je vois un jeune gendarme de 20 ans que l'on envoie en premier sur un suicide accompagné d'un GA du même âge que lui , eh bien en attendant l'arrivée d'un ancien ou d'un OPJ pou de qui vous vou drez , il y a un grand moment de solitude .

penser à gérer le gel des lieux , la famille qui est là , la vue d'un cadavre ( surtout si c'est la première fois ) , et encore il y a des cadavres " propres " dans les suiucides....

Je me rapelle mopn premier suicide avec un fusil de chasse , c était pas beau a voir........

Il faut donc un sacré mental à toutes les forces de l'ordre , au moins au début pour gérér ce genre de situation , car pour beaucoup , avec le temps , même si ça fait toujours quelque chose on a un petit côté blasé/blindé , jusqu'au au moment ou certains ne tiennent plus la carapace et pètent le câble qui va bien......

Pas de solutions. prévention du suicide ? oui si l'on veut , pour certains il y a des signes précurseurs , pas pour d'autres.

Comme l'on dit souvent - et par expérience - le vrai suicidaire ne prévient pas si moix à l'avance , il laisse éventuellement un mot et il passe à l'acte.
Ce n'est pas comme ces couillons qui prennnt trois boites de lexomil et qui appellent aussitôt les pompiers , même si c'est pour attirer l'attention le résultat n'est pas le même....

Voilà , j'ai jeté mes idées en vrac et ce ne sont que les miennes.

Le suicide est plus un acte de lâcheté que de courage , mais parfois effectivement il peut apporter une délivrance et là je pense à ces malades incurables qui souffent sans solutions médicales...sinon pour le rete il a peut-être toujours un moyen de trouver une solution......
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 18:40

débat très interessant :salut:
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 20:12

Dans le même ordre d'idée qu'Interceptor, nous ne pourrons jamais résoudre le problème "suicide" d'un plan général en évoquant les cas d'autres institutions, professions, corporations ou couches sociales...

Comme déjà souligné, le fait de porter une arme est un moyen qui facilite le passage à l'acte, la recherche d'un autre moyen pouvant éventuellement pour un citoyen "lambda", la reporter, ou, dans le meilleurs des cas, l'annihiler, ce qui n'est pas le cas pour ceux qui sont armés en raison de leur profession...

Il n'a jamais été affiché ici, la volonté de faire passer les suicides en Gendarmerie ou en Police, pour plus importants que ceux enregistrés dans d'autres secteurs. Par contre ici, il est visiblement affiché par certains, une réelle volonté de chercher des solutions certes "internes", mais qui pourront éventuellement servir à d'autres corporations si nous venions à en trouver... C'est dans ce sens qu'il faut aborder la démarche.

-----=== *** ===-----

Comme l'a dit Excelsior, un jeune qui entre chez nous n'a jamais été préparé à ce qu'il allait être amené à voir au cours de sa carrière... Je pense que déjà là, l'accompagnement qui pourrait être mis en place contribuerait à le rendre plus "imperméable" aux visions de certaines scènes, la plupart du temps sordides... Car qu'on le veuille ou non, un Gendarme ou un Policier est amené à voir durant sa carrière, des choses que peu de ses concitoyens verront un jour, à part à la télé ou sur internet... Et lui, il ne choisit pas de les voir !

Et je ne parle pas seulement des constatations de suicides. Mais de scènes de crimes, ou beaucoup plus couramment malheureusement, de scène d'accidents de la circulation mettant en cause des familles entières, qui se retrouvent partiellement anéanties en laissant de jeunes enfants blessés, incarcérés à côté de leurs parents décédés... Si on arrive majoritairement à vivre ces situations, tous ceux qui les ont vécues pourront vous dire que certaines images reviennent de temps à autre vous hanter, sans qu'on puisse vraiment expliquer pourquoi... On ne s'habitue jamais, on apprend juste à vivre avec, pourvu qu'on ait un certain équilibre, ce qui n'est pas forcément le cas de tous...

-----=== *** ===-----

C'est pourquoi je pense qu'en même temps que la VSA (visite systématique annuelle), il devrait être obligatoire d'avoir un "bilan" psychologique axé sur ce genre de situations, ne serait-ce que pour déceler la manière dont elles sont vécues par le personnel.

De même, pour tous ceux qui servent en unités de recherches, lesquels assistent régulièrement à nombre d'autopsies, ou pour tous ceux qui ont vécu des situations "particulières" (catastrophe aérienne, déraillement de train, ou pour le coup, "suicide" d'un collègue, l'entretien psychologique "réel et professionnel", (pas celui qui suit les situations dont nous avons déjà parlé, diligenté par un "pseudo psychologue Gendarmique"...), pourrait élargir l'éventail de ses investigations.

Ce genre de mesures ne me paraît pas du tout irréalisable, et si leur efficacité ne se montre pas bénéfique à moyen terme, comme on dit, elles ne peuvent pas faire de mal...

A une époque où on nous impose de nous faire vacciner contre la grippe, ou contre l'hépatite "C" pour certaine parties du personnel, on pourrait bien mettre en place ce genre d'examens psychologiques, lesquels me paraissent bien plus "appropriés" et "judicieux". En effet, combien sont morts de la grippe où ont contracté l'hépatite C en Gendarmerie ou dans la Police, par rapport au nombre de tous ceux qui se sont suicidés dans ces deux forces de l'ordre, ce, quelqu'en soient les raisons ?

La réponse me semble évidente !

Voilà, c'est une des propositions qui feront réellement avancer en ce domaine, du moins c'est ce que j'ai la faiblesse de croire !

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 21:56

Aucune formation, information ou autres.... dans " la confrontation à la mort " chez nous , que ce soit soit des morts naturelles , des suicides , des découvertes de cadavres suite à des crimes , ou des accidents de la route........

Personellement je me souviendrai toujours " en live " arrivés en "flag " sur un accident de la route ou dans une 2CV retournée sur le toit brulaient deux jeunes femmes , l'intensité des flammes était telles que l'on ne o pouvaient rien faire..... Les cris et l'odeur de chair brûlée.......

PS pour ceux qui douteraient ça devait être en 1982 à GREZ SUR LOING (77) pont du chemin de fer......

Pour en revenir au sujet , il est mê; admirable que nous n'ayons pas plus de pétage de plombs ou de démissions suite à des cas comme cela....

Et comme dit D'artagnan , quid des BR ou autres ou on leur dit pour la première fois , " v ben tiens c'est votre tout pour l'autopsie ".....

J'en ai fait trois dont un noyé périmé depuis 3 mois , ça me suffit......

Alors cellule psychologique ....... ou psyschiatrique parfois l'écart est mince de l'une à l'autre non ?
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 2 Sep 2009 - 22:52

Quelle formation pour une confrontation à la mort, Excel ? C'est tout simplement impossible !!!

J'ai un de mes patrons qui disaient l'autre jour que nous sommes, quelque part, des éboueurs de la société...Confrontés à ce qu'elle a de plus bas et dégueulasse. Mon premier accident mortel, j'en ai pas rêvé pendant une semaine.

La personnalité de l'Homme est complexe. Je me dis parfois que pour être un bon gendarme, parfois, il faut être presque sociopathe pour ne rien ressentir dans les situations de crises auxquelles nous sommes confrontés.

Je suis convaincu de la lourdeur du passif que nous traînons au fil des années...Mais pour revenir au thème du fil, c'est tellement, tellement complexe. A tous les niveaux, on peut se demander ce qu'il aurait été possible de faire pour que l'auteur du geste irréparable ne soit pas passé à l'acte...J'y ai moi même pensé à une période spécialement difficile, le souvenir d'un camarade décédé alors qu'il aurait bien voulu continuer m'en a empêché. Mais, en ce qui me concerne, je me sentais cerné, vie familiale inexistante, vie professionnelle trop nulle....Et aucun de mes camarades n'aurait pu dire, au quotidien, que les choses allaient si mal pour moi.

Les causes d'un suicide sont effectivement nombreuses et complexes...
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 1:54

Oui, vous avez un métier très dur, dont il vous est extrêmement difficile de déconnecter une fois hors du travail. Oui, vous êtes confrontés à la mort, à tout ce qu'il y a de plus difficile à vivre dans notre monde. Mais cela fait partie du boulot.
En psy également on vit des choses comparables : on voit des gens mourir, on est aussi confrontés à la violence, aux coups, au danger, à la folie, etc. mais ça fait partie du boulot.
Une formation à la confrontation avec la mort ? Je ne pense pas que cela existe, et en règle générale, d'après ce que j'ai pu constater, la mort est un sujet tabou, peut être le plus tabou des sujets actuellement. Même dans les professions qui y sont confrontées quotidiennement.
Un jour à l'hôpital, des patients dont plusieurs avaient fait des tentatives de suicide ont demandé à pouvoir en parler. L'un d'eux a proposé de faire un exposé sur un livre qu'il venait de lire :"La vie après la vie" de Raymond Moody, un médecin qui travaillait dans un service de réanimation, et avait affaire à des patients qui se retrouvaient en état de mort clinique, de coma dépassé, et étaient ensuite réanimés. Et il a été surpris par les récits que ceux-ci lui faisaient de leur expérience de cet état de mort dans lequel il s'étaient trouvés passagèrement, et par les similarités dans leurs récits. Ce qui l'a amené à écrire ce livre.
Le patient en question , qui était d'habitude assez renfermé et paraissait pas très intelligent, a fait un exposé passionnant de deux heures devant une vingtaine de personnes, dont des membres de l'équipe soignante, avec lecture de passages du livres. Nous en sommes ressortis stupéfaits : en deux heures, il avait changé notre vision du monde.
La semaine suivante, les autres patients qui avaient demandé qu'on parle de la mort ont échangé entre eux sur leurs tentatives de suicide, disant tous qu'ils avaient agi non pas par désir de mourir, mais pour échapper à une situation devenue intolérable. Et le fait de pouvoir en parler ensemble, suite à l'exposé de la semaine précédente, a en quelque sorte brisé le tabou dans lequel ils se sentaient enfermés, et a rendu les choses moins dramatiques. Et surtout ils ont réalisé la chance qu'ils avaient d'avoir pu échapper à la mort et étaient tous heureux que leurs suicides aient échoué.
Plutôt que stage sur la mort, je pense que nous aurions besoin de pouvoir aborder le sujet de la mort sous un angle différent de celui dont il est traité dans notre société, à savoir autrement que comme faisant peur et devant être évité à tout prix. Parmi les livres qui traitent de ce thème, je recommande celui de Raymond Moody cité plus haut, ainsi qu'un autre livre écrit par un moine tibétain, Sogyal Rinpoche : "Le livre tibétain de la vie et de la mort" (livre de poche): il était passé à Apostrophe, et Bernard Pivot, en commençant son interview, lui a dit :"S'il y a un livre que je souhaiterais offrir à tous mes amis, c'est le vôtre".
Il a été écrit pour les professionnels qui travaillent dans le domaine de l'assistance aux mourants, et sont confrontés quotidiennement à la mort, et je l'ai trouvé personnellement extrêmement utile à ce niveau, et également au niveau personnel, dans la mesure où il représente une alternative cohérente et sereine à la vision absurde et désespérée de la vie qui nous est imposée, et permet de voir les choses de façon beaucoup plus dédramatisée.

Vraiment je vous recommande ces livres, qui me semblent avoir un rôle préventif contre le suicide, et peuvent nous amener également à voir notre vie et notre mort sous un autre angle, et nous renforcer face aux épreuves de la vie quotidienne.

Les Tibétains étudient le phénomène de la mort depuis des siècles: voir à ce sujet "Le livre des morts tibétain", un livre très ancien, dont l'auteur et inconnu. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bardo_Th%C3%B6dol Je suppose qu'actuellement, les Tibétains seraient les mieux placés pour organiser des stages de confrontation à la mort.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 2:47

Un autre domaine également important à connaître pour agir au niveau des suicides est l'agressologie, à savoir l'étude des organismes vivants en situations d'agression. En tant que militaires, vous êtes bien placés, parce que c'est généralement à l'armée qu'on l'étudie.

Le suicide peut être un échappatoire à une situation d'agression qui se perpétue dans le temps : voir à ce sujet le document de la médecine du travail sur le harcèlement moral que j'ai déjà cité: http://pagesperso-orange.fr/christian.crouzet/smpmp/images-SMT/Harcelement.pdf le raptus suicidaire est la conclusion de la phase de décompensation. Un raptus suicidaire, c'est un suicide commis sous une impulsion brutale, qui n'est pas prévu à l'avance, et cela correspond à ce que plusieurs d'entre vous ont dit de leurs collègues qui se sont suicidés.
Dans ce cas, il ne se produit pas "par hasard", mais dans un contexte extérieur précis, et un contexte psychologique de stress post traumatique.

Donc si vous additionnez un métier dans lequel vous êtes confrontés à des événements choquants, dans lequel vous êtes souvent en situation de danger, avec des conditions de travail déstabilisantes et inadaptées aux besoins physiologiques de votre organisme (repos et sommeil nécessaires pour pouvoir récupérer), des conditions familiales qui se dégradent par voie de conséquence parce que ce contexte influe généralement sur l'humeur, rend plus irritable, avec les nerfs à fleur de peau, le tout fait une somme d'agressions qui dépasse ce qu'un être humain peut supporter.

En conséquence, c'est là aussi qu'il faut agir, en instaurant des conditions de travail vivables, adaptées à l'organisme humain. Autrement dit, tout l'inverse de ce qui se fait actuellement. Et à ce niveau, ce n'est pas la base qui décide malheureusement. La seule possibilité consiste à demander un arrêt maladie pour échapper à la situation. Mais il me semble quand même important de souligner le fait qu'imposer aux gens des conditions de travail dont on sait parfaitement qu'elles mettent en danger leur santé physique et psychique, comme décrit sur le document de la médecine du travail, est quand même proprement inadmissible car tout bonnement inhumain.

Alors, les séances chez les psy, je veux bien (et c'est une psy qui parle), mais plutôt que de rendre les gens malades pour les soigner ensuite, il me semblerait plus cohérent et plus honnête de tout simplement cesser de les rendre malades afin d'éviter qu'ils ne se soignent. C'est parfaitement absurde ! Donner des séances de psy en maintenant les gens dans des conditions de travail qui ne tiennent pas compte des limites de ce que peut supporter un organisme humain, personnellement, cela dépasse mon entendement.

Autre possibilité : créer, à l'échelle de ce forum, un lieu de refuge, dans lequel il serait possible d'aller pour faire un break. Actuellement les prix de l'immobilier sont bas, il est possible d'acheter une maison à retaper dans un endroit calme et agréable et d'y aménager un lieu de vie, dans lequel les gens qui viendraient s'y reposer pourraient le faire gratuitement en donnant un coup de main à la réfection du bâtiment en échange.
En cas de coup dur, on sait qu'il y a un endroit où on peut aller pour sortir de la situation autrement que par le suicide, dans lequel on va pouvoir décrocher du contexte et se reposer.

Au niveau relationnel, il serait également possible à l'échelle de ce forum de s'organiser pour mettre en place des cellules d'écoute, selon le principe de SOS amitié. Je suppose qu'elle ne serait pas forcément beaucoup utilisée, mais en cas de besoin, il y aurait quelqu'un à qui parler, susceptible de comprendre les problèmes dans la mesure où il s'agirait également de gendarmes.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 8:50

Komugi chan a écrit:

(...)
En conséquence, c'est là aussi qu'il faut agir, en instaurant des conditions de travail vivables, adaptées à l'organisme humain. Autrement dit, tout l'inverse de ce qui se fait actuellement. Et à ce niveau, ce n'est pas la base qui décide malheureusement. La seule possibilité consiste à demander un arrêt maladie pour échapper à la situation. Mais il me semble quand même important de souligner le fait qu'imposer aux gens des conditions de travail dont on sait parfaitement qu'elles mettent en danger leur santé physique et psychique, comme décrit sur le document de la médecine du travail, est quand même proprement inadmissible car tout bonnement inhumain.
(...)

Chère Komugi, il ne faut pas non plus perdre de vue que nous avons signé un engagement en Gendarmerie, sachant parfaitement (enfin en principe) les risques liés à la condition Militaire, acceptant même le sacrifice supprème qu'il peut exiger...

Il ne s'agit pas de provoquer des "causeries" sur les visions que l'on pourrait avoir de "la mort", mais de mettre en place des cellules "psy" pour déceler ceux qui peuvent ressentir un mal-être, ou un mal de vivre pour quelque raison que ce soit... Ce n'est pas du tout la même chose.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 8:55

je trouve intéressant de créer un lieu d'écoute ... très intéressant même.
Je suis incapable aujourd'hui d'y participer physiquement car non dispo ... je serai prêt, après études, à participer financièrement sur ce projet devenait réalité et surtout sérieux ...
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 9:18

Un article qu'il serait peut être intéressant de consulter à ce sujet même s'il date de 2007:




"Entre 2001 et 2005, les armées ont subi 332 suicides et environ trois fois plus de tentatives". Ce chiffre, a priori inconnu jusqu'à présent, est extrait d'un document du Service de santé des armées intitulé "Conduites auto-agressives dans les armées: tentatives de suicides et suicides. Résultats de la surveillance épidémiologique 2001-2005" réalisé par l'Ecole du Val-de-Grâce. Il s'agit des derniers chiffres disponibles.
Ce document est cité dans un article de Haïm Korsia, rabbin et aumonier général de l'armée de l'air, dans la revue de reflexion Inflexions publiée chaque trimestre par l'Armée de terre. Outre une reflexion spirituelle et socio-psychologique sur le phénomène, cet article ('"Se perdre pour savoir") regorge d'informations.
Sur ce chiffre de 332 suicides - soit 66 par an, plus d'un par semaine - "les hommes en représentent 94,9% et ils se suicident, rapporté au nombre d'hommes dans les armées, deux fois plus que les femmes". "44,9% utilisent une arme à feu, en particulier dans la gendarmerie (...) La pendaison vient juste après avec 39,7%". "Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les suicides ont lieu en métropole et très peu en opération extérieure".
D'une armée à l'autre, les chiffres sont très variables. "Pour 100.000 personnes, Gendarmerie 27,1. Terre : 19,7. Air: 14,1. Mer 13,2. A rapprocher du ratio de la population civile d'environ 19 pour 100.000" On se suicide donc deux fois plus dans la Gendarmerie que dans la Marine. Pourquoi ? "Les gendarmes sont toujours en opération et le stress lié à cette situation est évident", analyse Haïm Korsia.
L'étude remarque que durant cette période, 59 suicides "ont eu lieu sur le site militaire même, soit 17,8%, ce qui est une façon évidente d'adresser un message d'alerte à l'entité militaire". Ce chiffre correspond à celui des motifs du suicide: 15,5% sont la cause de "difficultés d'adaptation au milieu militaire".
Haïm Korsia insiste sur le rôle de la notation qui prend parfois la forme d'une "note de gueule": "Dans aucun autre milieu, la notation est aussi déterminante". Quant à aller voir un psy en cas de problème, ce n'est pas si simple: "Consulter un psy dans les armées reste l'antichambre de l'inaptitude, le fameux P4. Il importe de rendre le recours à un psy comme un acte aussi banal que consulter pour une grippe ou presque".
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 9:33

C'est bien la preuve que des études existent et qu'elles ne sont pas dissimulées ...

mais ce qui est triste, c'est la fin de l'article qui démontre bien que tout le monde a conscience de la difficulté de se confier à un psy.
Cela ne change pas assez vite dans ce domaine ... nous devons agir dans ce sens
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 9:59

Se confier à un psy dans les Armées n'est effectivement pas anodin et risque de vous coller une étiquette sommaire et définitive. Il faudrait arriver à avoir encore assez de volonté (le mot ne me plait pas mais je n'en trouve pas de plus adéquat) pour aller consulter un psy dans le civil. Tout le monde ne peut pas être prêt à cette démarche.

Par contre parler, à qui que ce soit, est indispensable, je pense. Quand on le peut. Il suffit parfois d'une oreille attentive, d'un discret mot d'encouragement pour que les vannes lachent enfin et que sorte tout le non-dit, la situation n'est pas changée pour autant mais des mots ont été mis sur les maux. Il suffit d'écouter, sans poser de question surtout, en prenant son temps, sans argumenter, une simple parole de temps en temps, une main posée sur une épaule... Même sans formation spéciale c'est faisable, il suffit d'être à l'écoute des autres, d'être humain, de prendre un peu de temps. J'ai donné, plusieurs fois, dans ce domaine. Je peux vous dire que ça remue les tripes de l'écoutant. J'ai toujours en mémoire ces deux p'tits gars de retour du Liban, après Drakkar. Alors un lieu d'écoute, oui, ce serait bien.

N'appartenant pas à votre Arme je pense (corrigez moi si je suis dans l'erreur) que chez vous le stress constant induit par le travail (taux d'activité trés important) a des répercussions indéniables sur votre vie familiale ou vos relations personnelles. A mon avis dans ce cas la séparation d'un couple n'est que l'élément déclencheur d'un suicide et non pas sa cause. Le passage à l'acte étant largement facilité par l'accès aux armes.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 13:45

maverick a écrit:

Se confier à un psy dans les Armées n'est effectivement pas anodin et risque de vous coller une étiquette sommaire et définitive. Il faudrait arriver à avoir encore assez de volonté (le mot ne me plait pas mais je n'en trouve pas de plus adéquat) pour aller consulter un psy dans le civil. Tout le monde ne peut pas être prêt à cette démarche.
(...)

Il est certain qu'aujourd'hui, si un Gendarme (au sens générique du terme, s'entend...) va consulter un psy "d'initiative", il risque l'étiquette "instable", avec tout ce que cela peut induire sur la notation, son rapport avec ses supérieurs et sa carrière...

C'est donc bien là qu'il faut agir, en banalisant la visite chez le psy, tout simplement en la généralisant et en l'imposant à "TOUS" les personnels, de "TOUS" grades, qu'ils travaillent dans les bureaux ou sur le terrain, lors du passage annuelle de la visite d'aptitude.

Les conclusions alors faites par le psychiatre, pourraient rester en sa seule possession, pour qu'elles n'apparaissent pas dans le dossier médical des consultants, ce qui leur garantirait une réelle confidentialité...
Car nous savons tous que nos dossiers médicaux sont accessibles à qui veut vraiment les voir... Pour exemple, les personnels ayant effectué des démarches personnelles avec le Médecin militaire, pour soigner leur addiction alcoolique, ont souvent été "identifiés" par leur hiérarchie... Comment l'a t-elle su ? ? ? Mystère ! ! !

Le jour où il sera effectivement décidé d'instaurer cette visite obligatoire annuelle, alors je croirai qu'une réelle volonté de s'attaquer au problème est en marche.

Pour l'heure, on triture des chiffres et on comptabilise les nouveaux cas en faisant le constat qu'ils utilisent majoritairement l'arme de service, la pendaison, et puis au final, la haute hiérarchie donne l'impression de s'en foutre royalement ! ! !
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 15:03

D'Artagnan Berrichon a écrit:
maverick a écrit:

Se confier à un psy dans les Armées n'est effectivement pas anodin et risque de vous coller une étiquette sommaire et définitive. Il faudrait arriver à avoir encore assez de volonté (le mot ne me plait pas mais je n'en trouve pas de plus adéquat) pour aller consulter un psy dans le civil. Tout le monde ne peut pas être prêt à cette démarche.
(...)

Il est certain qu'aujourd'hui, si un Gendarme (au sens générique du terme, s'entend...) va consulter un psy "d'initiative", il risque l'étiquette "instable", avec tout ce que cela peut induire sur la notation, son rapport avec ses supérieurs et sa carrière...

C'est donc bien là qu'il faut agir, en banalisant la visite chez le psy, tout simplement en la généralisant et en l'imposant à "TOUS" les personnels, de "TOUS" grades, qu'ils travaillent dans les bureaux ou sur le terrain, lors du passage annuelle de la visite d'aptitude.

Les conclusions alors faites par le psychiatre, pourraient rester en sa seule possession, pour qu'elles n'apparaissent pas dans le dossier médical des consultants, ce qui leur garantirait une réelle confidentialité...
Car nous savons tous que nos dossiers médicaux sont accessibles à qui veut vraiment les voir... Pour exemple, les personnels ayant effectué des démarches personnelles avec le Médecin militaire, pour soigner leur addiction alcoolique, ont souvent été "identifiés" par leur hiérarchie... Comment l'a t-elle su ? ? ? Mystère ! ! !

Le jour où il sera effectivement décidé d'instaurer cette visite obligatoire annuelle, alors je croirai qu'une réelle volonté de s'attaquer au problème est en marche.

Pour l'heure, on triture des chiffres et on comptabilise les nouveaux cas en faisant le constat qu'ils utilisent majoritairement l'arme de service, la pendaison, et puis au final, la haute hiérarchie donne l'impression de s'en foutre royalement ! ! !



D'artagnan, un entretien systématique avec le psy me fait peur. Parce que d'une part tout le monde n'en a pas forcément besoin, et, comme le dit Maverick, parce qu il y a d'autres lieux d'écoute possibles, et qu'une approche humaine ma parait plus saine qu'une médicalisation systématique.

Quand j'entends entretien psy systématique, je vois dossier psy systématique, donc interprétation de ce qui sera dit en termes de pathologie mentale. Pour comprendre ce que je dis là, il est nécessaire de se référer à la nosographie psychiatrique officielle , le DSM IV, et à la logique qui va avec.
Et en France plus précisément, notre nosographie repose encore sur la grille freudienne des névroses et des psychoses :

Je m'excuse de la longueur du texte, mis c'est une démonstration nécessaire pour savoir de quoi on parle exactement:
Je ne vais pas faire ici une déstructuration de cette grille, ce n'est pas le sujet. Toutefois ce que j'ai découvert par rapport à la conception des maladies mentales, et surtout de la liste des perversions sexuelles énumérées par Freud, vaut son pesant de cacahouètes : en voici les grands traits :
Freud considérait comme une tâche urgente de distinguer ce qu'il appelait la sexualité normale de la sexualité pathologique. Il a défini la sexualité normale comme limitée aux rapports sexuels accomplis dans le seul but de procréer, et a traité de pervers tout acte sexuel quel qu'il soit réalisé hors de ce cadre, y compris au sein d'un couple homme-femme, taxant le plaisir sexuel de "pervers, et comme tel, voué au mépris" : "Introduction à la Psychanalyse" : "Ce qui caractérise toutes les perversions, c'est qu'elles méconnaissent le but essentiel de la sexualité, c'est-à-dire la procréation. Nous qualifions en effet de perverse toute activité sexuelle qui, ayant renoncé à la procréation, recherche le plaisir comme un but indépendant de celle-ci. Vous comprendrez ainsi que la ligne de rupture et le tournant du développement dans la vie sexuelle doivent être cherchés dans sa subordination aux fins de la procréation. Tout ce qui se produit avant ce tournant, tout ce qui s'y soustrait, tout ce qui sert uniquement à procurer de la jouissance, reçoit la dénomination peu recommandable de "pervers" et est, comme tel, voué au mépris." P. 296, ed. Payot.
Puis sur cette base il a décrit une nosographie établie sur une liste des perversions qui n'existait pas avant lui et séparé les maladies mentales en deux grands groupes, les névroses et les psychoses. Il en découle que selon cette conception, tout être humain quel qu'il soit peut être considéré comme pervers de nature, ce que Freud a fait en faisant remonter la source de la perversion à l'enfance, définissant l'enfant comme un "pervers polymorphe", et décrétant qu"il n'existe pas de différence entre l'individu normal et le névrosé".
Les postulats fondamentaux de cette théorie des perversions sont :
- la limitation de la sexualité a la procréation,
- l'identification du plaisir sexuel à une perversion,
- l'être humain est pathologique de nature, tout individu est soit névrosé, soit psychotique, il n'existe pas d'être humain mentalement sain.
En raison de ses postulats et de leurs conséquences, cette théorie est sans issue, elle repose sur une vision de l'homme absurde, infériorisante, tragique et désespérée, réduisant l'humanité à un inépuisable réservoir de patients potentiels.
Alors je dis la chose suivante : cette théorie des perversions avait peut-être un sens il y a un siècle. Aujourd'hui, plusieurs décennies après l'apparition de la contraception, elle en est dépourvue et n'a plus lieu d'être, dans la mesure où les comportements sexuels en France en 2009 ne sont pas comparables à ceux de la bonne société viennoise de la fin du XIX° au sein de laquelle évoluait Freud. Je ne lui jette pas la pierre car il a eu en son temps un rôle fondamental dans notre culture en ce qui concerne la découverte de notre psychisme, je dis seulement que sa théorie est dépassée et que l'utilisation qui en est faite de nos jours dans le contexte psychiatrique aboutit à des résultats désastreux au niveau humain. De même que la vulgarisation de ses postulats par les média, en exposant des fonctions de notre organisme à la désapprobation, associe l'image que nous en avons à la honte, tout en accréditant l'idée qu'il est "normal" d'être mentalement perturbé, ce qui est complètement absurde.

La conséquence de cette théorie dans les faits, est qu'à partir de là, tout individu est susceptible de se voir étiqueté psychiatriquement, sans avoir bien entendu accès à son dossier. Je crains alors un fichage des gens en termes de pathologies. Les soviétiques avaient utilisé ce principe pour inventer la "schizophrénie asymptomatique", une "maladie" sans symptôme, qui servait à envoyer les opposants au goulag. Et au lieu d'avoir un effet positif, cela risquerait d'en rajouter du côté pression et déprime.

Sans compter l'effet psychologique sur les intéresssés : tu te découvres du jour au lendemain avec un document te concernant qui sera rédigé dans les termes des expertises psychiatrique, qui, au mieux, statuera sur ta "structure de personnalité névrotique", et qui ne modifiera en rien tes conditions de travail, mais rendra ta soi-disant "structure de personnalité" responsable des troubles que tu éprouves, histoire d'occulter les conditions de travail, et te fera douter de ton intégrité psychique.

Voilà la raison de ma méfiance. Et pour ce qui est de la confidentialité des dossiers, la considérer comme un fait tiendrait à mon avis de la confiance aveugle.

Mais là encore, pour ce qui est des psy, comme le dit Maverick, il y a les psys privés, et également publics (CMP : gratuit), et également les médecins généralistes : je ne vois pas le problème en ce qui vous concerne à aller en voir un, pas plus que quand vous allez voir l'ophtalmo ou le cardiologue. Cette question me semble être un faux problème.

Si vous allez voir un psychiatre, privé ou public, la consultation est remboursée, comme si vous alliez chez votre médecin traitant. Pour un psychologue ou un psychothérapeute, pas de remboursement, et attention aux gens peu fiables (gens pas formés, ou ayant acheté des formations sujettes à caution, demandant à être payés en liquide), dont les compétences sont parfois inversement proportionnelles aux montants de leurs consultations.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 3 Sep 2009 - 17:28

D'Artagnan Berrichon a écrit:

Chère Komugi, il ne faut pas non plus perdre de vue que nous avons signé un engagement en Gendarmerie, sachant parfaitement (enfin en principe) les risques liés à la condition Militaire, acceptant même le sacrifice supprème qu'il peut exiger...
OK pour les risques inhérents à la profession, ça ce n'est pas discutable. Ce n'est pas cela que je remets en question. Ce que je remets en question, c'est , en plus de ces risques, d'autres risques rajoutés articifiellement, inhérents à l'organisation du travail elle-même, et les modes de relation destructeurs qui vont avec, ce qui n'est pas du tout la même chose.
Les premiers risques sont inhérents à la nature même du travail, en Fance, et partout ailleurs je suppose concernenant celui des forces de l'ordre. En revanche, les risques inhérents à une organisation du travail préjudiciable aux salariés n'en font pas partie, et vous n'avez pas signé pour ça. Pas plus que je n'ai signé pour ça en tant qu'infirmière : j'ai signé pour une fonction du travail consistant à amener les patients à un état de mieux être et d'autonomie, pas pour des remplir des statistiques, ni des tonnes de dossiers inutiles, ni faire mon travail à toute vitesse pour me conformer à une fiche de poste complètement irréaliste, ni pour endosser la culpabilité pénale des erreurs commises par un agent non formé accomplissant un travail infirmier à la place du personnel infirmier manquant alors que cette situation ne dépend pas de moi, et qu'elle se perpétue à mon détriment et à celui des gens soignés. Désolée, mais ce n'était pas du tout inclus dans le contrat de départ, ni ce à quoi j'ai été formée.

D'Artagnan Berrichon a écrit:

Il ne s'agit pas de provoquer des "causeries" sur les visions que l'on pourrait avoir de "la mort", mais de mettre en place des cellules "psy" pour déceler ceux qui peuvent ressentir un mal-être, ou un mal de vivre pour quelque raison que ce soit... Ce n'est pas du tout la même chose.
Où as-tu vu que je parlais de causerie ? Je donne des références de livres; les gens qui sont intéressés peuvent les lire sans que moi ou qui que ce soit leur en cause. C'est à eux de se faire leur opinion à ce sujet, et certainement pas à moi d'aller leur dire comment il doivent le comprendre. C'est leur affaire, et ils sont assez intelligents pour comprendre ce qu'ils lisent.
Maintenant, et la, c'est en fonction de mon expérience en psy : beaucoup de gens vivent des situations très angoissantes provoquées par la vision qu'ils ont (ou l'absence de vision) concernant la mort. Crises d'angoisses en pleine nuit, parasitages pratiques de la vie personnelle : phobies, cauchemars, etc.
Parallèlement, nous sommes bombardés sans arrêt, via les media, par des images de violence, de crime, et de meurtre, etc. Les gens ont souvent une vision artificielle de la mort, ils savent qu'elle existe, mais elle reste abstraite. Et puis un jour ils y sont confrontés à travers le décès de proches, et c'est le clash.
C'est ce qu'on appelle une problématique existentielle, et d'une certaine façon, nous y sommes plus ou moins tous plus ou moins emprisonnés. Donc si tu veux sortir de cette problématique, il te faut remettre en question les bases sur lesquelles elle-repose, les examiner et les confronter aux faits, pour découvrir là où elles sont biaisées. Une fois détecté le faux postulat, le remplacer à un nouveau postulat correspondant autant que faire se peut, à ce qui se passe exactement, en procédant par hypothèses et vérification des hypothèses. Je n'emploie pas les termes de "vrai"/"faux", qui sont piègés, mais une démarche scientifique basée sur la similarité entre le niveau des mots, avec celui des faits. Ce n'est peut être pas révolutionnaire, mais c'est un des outils les plus utiles dont dispose notre civilisation, et auxquel nous devons les avancées de notre évolution scientifique et tenchnique.
Donc proposer des hypothèses, en fonction de ce que nous sommes en mesure de connaître en 2009, qui ne l'était pas pour les générations précédentes : c'est le cas des livres de Raymon Moody : auparavant, il n'était pas possible de recueillir les récits d'expériences de gens ayant vécu un état de mort clinique, parce que sans les services de réanimation, ils n'étaient pas réanimés.
Pour les Tibétains, le concept de religion comme nous le connaissons chez nous n'est pas applicable à la leur : ils n'ont pas de dogme religieux, et ne raisonnent pas en termes de croyance ni de foi comme nous l'entendons. Ils ont étudié des niveaux de réalité que notre civilisation ignore, non pas parce qu'elle serait inférieure, ou mauvaise, ou quoi que ce soit de ce genre, mais parce que nos civilisations respectives ont investi leur centres d'intérêt et leur énergie dans des niveaux de réalité différents, l'Occident étant tourné vers l'exploration du monde physique, et les civilisation d'Orient, vers l'exploration du monde spirituel. Il n'y a pas un qui serait "bon" et "vrai", et l'autre "mauvais" et "faux" : ce sont simplement des niveaux d'activités différents, parce qu'il semblerait que la réalité soit si complexe et étendue qu'il ne serait pas possible à une seule civilisation d'en appréhender tous les aspects à la fois.
Si une personne arrive à résoudre sa problématique, alors les problèmes, symptômes, souffrances, etc. que celle-ci entrainait cessent d'exister. Finis les crises d'angoisse, les cauchemars, et le parasitage de la vie quotidienne.
Donc je ne dis pas du tout que les livres que j'ai proposés sont "vrais" et qu"il faut les croire" , parce que personne ne sait ce qu'il en est exactement, sans quoi la question serait résolue. Je dis qu'il s'agit d'élements à prendre en compte comme hypothèses possibles d'alternatives à une vision absurde et désespérée de la vie humaine.
Ce genre de question n'est pas réservé à quelques philosophes, il est inhérent à la condition humaine, parce que nous sommes "la seule espèce qui sait qu'il doit mourir" (Laborit), et qu'il est légitime pour tout être humain de se poser cette question et d'y apporter des hypothèses de réponses.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 10 Sep 2009 - 19:00

SUICIDES - Des réactions, après la dernière tentative de suicide chez France Télécom.
Cela pourrait intéresser les gendarmes et les policiers ...


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090910.OBS0673/manifestations_contre_les_conditions_de_travail_a_franc.html
Les salariés de France Télécom se mobilisent dans toute la France pour dénoncer les conditions de travail,
au lendemain de la tentative de suicide d'un employé.


et surtout :

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/une-vague-de-suicides-est-revelatrice-d-un-grave-malaise-social_199328.html#xtor=AL-189
" Une vague de suicides est révélatrice d'un grave malaise social

Un salarié de France Télécom a tenté de se suicider ce mercredi lors d'une réunion avec son manager.
Depuis 2008, 21 employés de l'entreprise se sont donné la mort.

Jean-Pierre Soubrier, psychiatre à l'Hôpital Américain de Paris, tente d'expliquer cette vague de suicides.


Un salarié de France Télécom vient de se poignarder lors d'une réunion de travail. Il s'agit d'une tentative de suicide.
Avant lui, 21 employés de l'entreprise se sont donnés la mort.


Comment expliquer cette vague ?

Je ne peux pas parler spécifiquement de la vague de suicides qui a eu lieu chez France Télécom,
car je ne connais pas les dossiers.

Il reste cependant un constat indéniable: les vagues de suicides dans les grandes entreprise comme EDF,
Renault ou France Télécom ne sont pas une succession de hasards.
Elles sont la preuve de la grande pression que peuvent subir certains salariés sur leur lieu de travail,
ou dans une organisation sociale déterminée.



Le suicide serait un acte contagieux ?

En quelque sorte. En 1887, déjà, Dukheim a démontré qu'à chaque période de crise, de difficultés sociales, le suicide réapparaissait,
en particulier chez les individus fragiles.
Le suicide est un acte d'appel au secours.
Et tant qu'aucune réponse n'est apportée au malaise existant, la vague n'a aucune raison de s'arrêter.
C'est le cas en période de crise économique.

C'est pourquoi il faut prendre une vague de suicides comme l'indicateur d'un malaise social grave,
qu'il se situe au niveau d'une entreprise ou au niveau sociétal, et face auquel il faut réagir.


Comment prévenir le suicide en entreprise?

Aujourd'hui, la psychopathologie du travail n'est pas très développée en France.
On oublie trop souvent qu'une personne active passe la plupart de son temps au travail,
et qu'un suicide peut donc trouver son origine dans des conditions de travail mal acceptées.

Il n'est d'ailleurs pas rare qu'en réaction au suicide d'un de leur employé, les entreprises se déchargent
de leur responsabilité, au prétexte par exemple que l'acte ne s'est pas déroulé sur le lieu de travail.

Par ailleurs, en France la médecine du travail reste très peu préparée au suicide.
Tant que les pouvoirs publics, et tout particulièrement le ministère de la Santé, resteront insensibles
à cette problématique, il sera très difficile de répondre à ces actes de désespoir. "

--------------


Ces réponses d'un psychiatre trouveront certainement un bon écho parmi vous.
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RICOU 64
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 10 Sep 2009 - 19:29

Ca marche pour France Télécom, RENAULT, mais pas pour nous....
Restons des moutons dignes.
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hastalavista
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 10 Sep 2009 - 21:41

Une question est restée sans réponse combien de suicide en Gie et en Police depuis les 5 dernières années ? Pas de stat à ce sujet ? Ca n'interesse personne ?
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moulinier
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MessageSujet: suicides   Sam 12 Sep 2009 - 0:36

Bonsoir,

Pourquoi les humains subitement se mettent à ne plus supporter la vie ? vaste débat en vérité.

Les causes sont malheureusement trop souvent professionnelles, la gendarmerie, l'armée, la police, les anciennes grandes entreprises marchandes de l'état.... Pourquoi ?

Je pense que le fait de changer la donne en permanence et les régles du jeu, n'arrange rien, comme si apporter des changements ou des réformes était une fin en soit.

Je pense que les bergers de ce monde ont complètement perdu la raison et n'ont plus connaissance de la réalité de la vie ;
profit, usure, culture du résultat, égocentrisme, ...

Nous sommes presque neuf milliards sur terre. Il faudra adopter des attitudes collectivistes, et vite, droit à la vie, à la nourriture, à l'eau, à la dignité et à des conditions de vie normales, sinon la planète, petera....

Mais les politiques sont là, .... oui mais ils s'en foutent. Regarder le mal qu'a le président OBAMA, pour simplement faire reconnaître pour tous le droit à la santé et à la couverture sociale. Parce que le monde des assureurs privés, le capital, est posté à l'affut.

Le droit à la reconnaissance, qui semble oublié dans les entreprises et administratations françaises, même au sein des partis où tous sans exception, ils considèrent leurs adhérents, comme de simples figurants lobotomisés, tout juste bons à payer leurs impôts et leurs cotisations.

Guy Moulinier, militaire retraité de la gendarmerie nationale.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   

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SUICIDES ? PARLONS- EN !
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