Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
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 SUICIDES ? PARLONS- EN !

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MessageSujet: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 8:39

Rappel du premier message :

Ce sujet est des plus récurrent au sein des forces de l'ordre, bien qu'aucun battage médiatique n'en soit fait comme pour "FRANCE-TELECOM"...

Alors rompons le silence, parlons-en ouvertement et tentons d'inverser cette triste tendance en tendant l'oreille puis la main à tous ceux qui souffrent, dépriment et dépérissent en songeant à cette issue comme seule voie de soulagement...

http://gendarmes-en-colere.forum2discussion.net/t26583-vous-allez-mal-parlons-en#524852

Je modifie donc ce jour (24 août 2012), le premier post de ce sujet ancien, pour qu'il serve de lieu d'échanges et de débats "parallèle" au sujet " VOUS ALLEZ MAL ? PARLONS-EN ! ", sujet uniquement dédié quand à lui, à l'aide que nous pouvons apporter à celles et ceux qui en ont besoin.

Merci à vous, pour elles, pour eux.




====================================================================

J'avais écrit le 19 août 2009 : .....

Nous voyons actuellement Madame la garde des sceaux, s'émouvoir des quelques 80 suicides constatés en milieu carcéral cette année...

Combien de Gendarmes et de policiers se sont-ils donnés la mort dans le même temps, sans que personne au gouvernement ne s'en émeuve ?


Sans vouloir minimiser les drames vécus par les familles de détenus face à de tels gestes, car comme déjà dit, rien ne devrait justifier d'en arriver à de telles extrémités, il est quand même incroyable que ces mêmes situations subies au sein même de la fonction publique, ne motivent aucune réaction de nos dirigeants.

C'était juste mon petit coup de blues de ce matin. Bonne journée quand même.


Dernière édition par D'Artagnan Berrichon le Ven 24 Aoû 2012 - 15:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Un nouveau site web dédié à la souffrance au travail   Mer 10 Oct 2012 - 5:07

Il suffit de taper "souffrance au travail" dans un moteur de recherche pour se rendre compte à quel point le phénomène est pesant et concernant en France. Le débat dans l'espace public a pris de l'ampleur depuis la vague de suicide chez France Télécom en 2009. Des groupes et des commissions se sont penchés sur le sujet à l'Assemblée nationale et au Sénat. Mais sur la toile les associations tentent aussi de venir en aide aux salariés parfois silencieux. D'apporter des réponses là où les comités d'entreprise et autres réunions d'encadrement du personnel ont échoué.

Le site de la Fnath, l'association des accidentés de la vie, veut permettre aux salariés de mettre fin à leurs angoisses et de témoigner de leur mal-être. Il fournit notamment des informations sur les facteurs de risques de souffrance au travail, sur le harcèlement moral ou encore le stress et prodigue des conseils pour répondre à ces situations. Le secrétaire général de la Fnath Arnaud de Broca explique la démarche : "L'intérêt, c'est qu'on est représentés sur l'ensemble du territoire, qu'on a des juristes sur l'ensemble du territoire, des partenaires médecins du travail ou psychologues, ce qui permet d'apporter une réponse à ces gens".

http://www.franceinfo.fr/societe/un-nouveau-site-web-dedie-a-la-souffrance-au-travail-763491-2012-10-09
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MessageSujet: La dépression touche un employé européen sur cinq !   Sam 3 Nov 2012 - 17:28

Alors que La Poste déplore le suicide d'un nouvel employé, une étude européenne tire la sonnette d'alarme concernant la dépression au travail, un fléau qui a coûté 92 milliards d'euros en 2010.



La série de suicides qui touche La Poste depuis le début de l'année se poursuit. Un guichetier s'est pendu mercredi sur son lieu de travail dans l'Aisne, après avoir adressé à la direction un courrier dans lequel il exprimait mal-être et manque de reconnaissance. Ces drames posent la question de la dépression au travail, un problème largement sous-évalué selon les spécialistes. À l'occasion de la Journée Européenne contre la Dépression qui s'est tenue le 1er octobre dernier, la European Depression Association (EDA) a publié un pré-rapport de son audit sur l'impact de la dépression au travail. Après avoir interrogé 7000 employés dans sept pays (dont la France), l'organisme européen affirme que 20% des employés ont été atteints de dépression à un moment de leur carrière, un taux allant de 12% en Italie à 26% en Grande Bretagne.

«La dépression est le principal défi de santé mentale parmi les personnes en âge de travailler, et l'on sait déjà que plus de 30 millions d'entre elles seront touchées», peut-on lire dans le rapport. Le plus souvent, cet état dépressif se traduit par un congé maladie dont la durée moyenne atteint 36 jours, un arrêt de travail qui a déjà concerné 10% des salariés européens. Le bilan économique de ce phénomène est désastreux: on estime le coût en Europe à 92 milliards d'euros pour l'année 2010, tandis que la Sécurité sociale française dépense chaque année 800 millions d'euros pour les seules indemnisations liées aux arrêts de travail pour dépressions et troubles musculo-squeletiques (TMS).

Malgré l'envergure du problème, un cadre sur trois dit pourtant n'avoir aucune ressource à sa disposition pour gérer cette situation, alors que 43% d'entre eux souhaiteraient que des mesures soient prises afin de proposer une meilleure protection des salariés concernés. Selon le docteur Vicenzo Costigliola, président de la European Depression Association, «les résultats de cette enquête montrent que la tâche est immense afin de prendre conscience de ce problème et de soutenir les employés dans la reconnaissance et la gestion de la dépression au travail».

Les entreprises de plus en plus concernées


D'après le psychiatre Marc Willard, auteur de l'ouvrage La Dépression au travail, Prévenir et surmonter, «la France est un des pays les plus touchés». Car même si beaucoup d'études ont été effectuées sur le stress au travail, aucune n'aborde réellement la dépression, «une vraie maladie» qui demeure aujourd'hui «un problème inconnu au sein de l'entreprise». Même si ce médecin observe désormais «une réelle demande de formation de la part des chefs d'entreprise et des cadres pour savoir comment traiter ce problème», la dépression demeure un sujet tabou. La plupart des entreprises contactées par le figaro.fr ne souhaitaient pas s'exprimer sur ce sujet, preuve du malaise qui entoure le phénomène.

Afin de s'attaquer à ce fléau, Marc Willard propose tout d'abord «un dépistage systématique de la dépression par la médecine du travail». Ensuite il convient de distinguer le traitement de cette maladie des simples programmes de gestion de stress proposés par les cabinets de conseil en management, cela afin de «redonner la main au monde psychiatrique, car la dépression n'est pas un problème organisationnel». «Si on veut avoir des employés plus productifs et lutter contre l'absentéisme, il faut effectuer de la prévention médicale et proposer des soins alliant théraphies et prescriptions médicamenteuses», conclut-il.

LIRE AUSSI:

» Le stress au travail augmente le risque d'infarctus

» Les salariés français sont absents 14 jours par an

» Les thérapies par téléphone efficaces contre la dépression

» Un test sanguin pour diagnostiquer la dépression

» Trop de travail nuit à la santé

http://www.lefigaro.fr/vie-bureau/2012/11/02/09008-20121102ARTFIG00424-la-depression-touche-un-employe-europeen-sur-cinq.php
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Djoudjou
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Sam 3 Nov 2012 - 20:33

Bon sang que c'est déplaisant ces copier-coller avec lien d’article de presse.


Il y a une rubrique pour cela !











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bresse
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 20 Déc 2012 - 22:08

Bonsoir à tous,

un lien vers un livre écrit par un gendarme, pour les gendarmes (et les civils) qui analyse et permet de comprendre la souffrance en gendarmerie..
http://www.leseditionsdunet.com/sciences-humaines/631-la-souffrance-au-travail-dans-la-gendarmerie-nationale-joel-allou-9782312005324.html

L'écrivain, retraité, est également membre de la CLP RGRA.

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MessageSujet: Année 2012 : Suicides en gendarmerie   Mar 15 Jan 2013 - 11:39

Le 24 mai 2012, armee-media, voulant rompre le mutisme de la « grande muette » au sujet des suicides de militaires de la gendarmerie, publiait l’article « Osons rompre l’omerta sur les suicides dans la gendarmerie« .

Dans cette publication, nous proposions de jeter un premier pavé dans la mare en quantifiant les suicides de l’année 2011, recensés par région et par mois.

Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur les seules sources disponibles que sont les parutions dans les faits divers des journaux régionaux et le sujet entretenu sur le forum « Gendarmes et Citoyens » .

En 2011, au moins 25 militaires de la gendarmerie se sont suicidés.

En 2012, nous avons dénombré 22 suicides (16 pour le premier semestre, et 6 pour le second semestre).

Nous osons….

Lire la suite sur le site armee-media.com en cliquant [ICI]

http://www.armee-media.com/2013/01/11/annee-2012-suicides-en-gendarmerie/
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L'idiot utile
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 15 Jan 2013 - 14:59

Petit article de Médiapart:

http://www.mediapart.fr/journal/france/040113/suicides-la-police-est-elle-menacee-par-le-syndrome-france-telecom

Suicides: la police est-elle menacée par le syndrome France Télécom ?

15 janvier 2013 | Par Louise Fessard

Un dossier en partenariat avec le Ravi.

« Marre de ce monde qui ne fonctionne plus qu'aux stats alors même que ceux qui les demandent ne savent pas à quoi elles correspondent ! » Le 4 juillet 2011, Nelly Bardaine, une gardienne de la paix de Cagnes-sur-Mer âgée de 39 ans, se suicide avec son arme de service, dans une voiture de police qu'elle a pris soin de garer en zone gendarmerie. Elle laisse une lettre qui évoque la réforme de la garde à vue, la défiance à l'égard des policiers, la pression du chiffre ainsi qu'une récente mutation à la cellule anti-cambriolage. « Encore merci à M. X (son chef de service) pour cette promotion-punition. Eh oui moi c'est comme ça que je le ressens ! » a-t-elle écrit sur un papier à en-tête du commissariat.

On fait difficilement plus explicite. Pourtant l'administration n'a pas daigné répondre à sa famille qui a demandé en juin 2012 l'imputabilité au service de ce suicide, ainsi qu'une indemnisation. Contactés, ni le Sgap de Marseille ni le ministère de l'intérieur n'ont souhaité répondre à nos questions au sujet de ce dossier emblématique. Le délai implicite de rejet passé, les proches de la policière ont déposé en octobre 2012 un recours auprès du tribunal administratif de Nice. Les parents, le frère et le concubin de Nelly Bardaine réclament 150 000 euros à l'État.

Mais le combat est surtout de principe. « Je veux que l'administration reconnaisse enfin qu’un gardien de la paix peut se suicider pour des raisons uniquement professionnelles, explique son compagnon Franck Magaud, lui-même policier à Nice. Dans d'autres administrations comme l'Office national des forêts, cela a été reconnu d’office. Mais le ministère de l'intérieur, lui, fait la sourde oreille. »

Tout semble bon pour trouver des raisons personnelles au suicide des policiers. L'une des personnes interrogées par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ainsi suggéré que, n'ayant toujours pas d'enfant à 39 ans, Nelly Bardaine ne pouvait être une femme épanouie…

Depuis le début des années 2000, entre 30 et 55 policiers passent à l'acte chaque année, pour moitié avec leur arme de service. En 2011, selon Pascal Garibian, porte-parole de la police nationale, 43 policiers se sont suicidés. Ce chiffre est en forte baisse par rapport aux années 1980. Mais d'après une étude de l'Inserm, sur la période 2005-2009, le risque de suicide dans la police nationale reste supérieur de 36 % à celui de la population générale (en prenant en compte les différences dans la structure démographique).

« C'est l'administration dans son ensemble qui est fautive ! »

Seul un cas a été reconnu comme accident de service, celui d'un commissaire en 2008, comme l'avait révélé Mediapart. « Il y a une volonté du ministère de l'intérieur de ne pas créer un précédent, car ils auraient ensuite du mal à assumer les nombreuses indemnisations impliquées », remarque Me Adrien Verrier, l'avocat de la famille.

L'avocat insiste sur le caractère « uniquement professionnel » du suicide de Nelly Bardaine. Passionnée de moto, la policière venait d'acheter un terrain avec son compagnon. « Nous avions plein de projets, nous allions construire une maison, la veille encore, nous faisions du canyoning, nous avait expliqué Franck Magaud en août 2011. Mais son service lui tenait à cœur et à un point que nous n'avions pas imaginé. »

Le 15 septembre 2011, la famille a déposé plainte contre X… pour « harcèlement moral », « conditions de travail incompatibles avec la dignité humaine » et « homicide involontaire ». La famille visait explicitement le chef de service de Nelly, un commissaire muté depuis à l’état-major de Toulouse. La plainte avait été classée sans suite trois mois plus tard par le procureur de la République de Grasse.

Ce dernier connaît bien le commissaire en question puisqu'en septembre 2009, il avait déjà dû ouvrir une enquête le concernant pour « détournement de fonds », « discriminations homophobes » et « harcèlement moral » envers un de ses anciens subordonnés, au Brésil. Une plainte elle aussi classée sans suite, en juillet 2010…

L'administration avait réglé le problème à sa façon en août 2009, en mutant discrètement le commissaire à la tête des 140 fonctionnaires du commissariat de Cagnes-sur-Mer. Laurent Martin de Frémont, délégué SGP-Unité Police dans les Alpes-Maritimes, y avait constaté à l’été 2011 « un climat exécrable, des pressions pour obtenir des chiffres en comparant l'activité des policiers au sein même des brigades, des brimades constantes, de l'irrespect pour les personnes et en particulier pour les femmes ».

Pour autant, comme nous l'expliquait la psychiatre Brigitte Font-Le Bret, spécialisée dans l'accueil des salariés en souffrance, « il n'y a pas besoin de prouver la faute d'un supérieur, sauf si on va au pénal, mais il faut impérativement certaines conditions matérielles (lieu, heure, etc.), et un lien direct et certain avec les conditions de travail ».

« Pourquoi l’administration a-t-elle laissé ce commissaire, dont elle connaissait les antécédents, gérer un service de 140 personnes ? s'interroge Franck Magaud. Ça plus la politique du chiffre, c'est l'administration dans son ensemble qui est fautive ! »
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MARSOUIN 26
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MessageSujet: Les suicides dans la Police et la gendarmerie ? connais pas !   Mar 19 Mar 2013 - 17:18

par L.CUENCA

Les suicides dans la Police et dans la gendarmerie ne sont pas un sujet qui rapporte des voix et donc de fait, balayé de tout discours politique y compris dans les organisations syndicales qui à grands coups de tracts passent leur temps à régler leurs comptes plutôt qu'à s'intéreser à une cause nationale et humaine.

Suicides avez-vous dit ?, ils viennent de problèmes personnels même lorsque cela se passe dans les vestiaires et donc ne mérite pas que l'on y attache une importance particulière.

D'ailleurs, le compteur ne recense plus depuis longtemps ces drames préférant plutôt compter les flashs aux radars ou aux non ports de la ceinture de sécurité, ce qui est plus porteur pour le politique en charge de la sécurité des Francais.

Il existe pourtant une association sociale reconnue d'utitlité publique, l'ANAS qui bénéficie chaque année de plus de 2 millions d'euros de subventions sans compter les adhésions des actifs et retraités avec beaucoup de fonctionnaires détachés pour gérer les centres de vacances mais qui est elle aussi silencieuse du débat afin de ne pas froisser le Ministère de l'intérieur au cas ou !

Pour vivre heureux, vivons caché telle est la devise des organisations syndicales et sociales aujourd'hui.
Cepandant la situation est extrêmement préoccupante, une adjointe technique de la police judiciaire de 53 ans s’est récemment ouvert les veines . La fonctionnaire disait faire l’objet de harcèlement moral au travail et plusieurs plaintes avaient été déposées la semaine précédant ce geste irréparable. Un policier de 23 ans a mis fin à ses jours à Sarcelles.

Le 14 mars, un autre policier de 30 ans s'est suicidé dans le sous-sol du commissariat.

Être policier aujourd’hui, c’est faire l’apprentissage du sentiment d’impuissance, de frustration, parfois de colère.
Un taux de 35 pour cent mille qui représente une surmortalité par rapport à la population générale, et pourtant, tout concourt à masquer cette réalité. Chacun fait comme si les policiers relevaient de forces anonymes, disponibles ou mobilisables au gré des besoins politiques.

Les riques psychosociaux n'ont jamais été aussi importants que de nos jours.

On constate l’épuisement des policiers eux-mêmes confrontés à une forte dégradation des conditions d’exercice d’un métier difficile et devenu plus dangereux.

Le moral de la police est au plus bas ! La grogne monte.

Dans leur grande majorité, les policiers éprouvent un sentiment de non reconnaissance des particularités et difficultés du métier qu’ils exercent. Tant au niveau des décideurs que de la part des citoyens. Les policiers parlent de situations récurrentes de rejet et de surtension au travail.

Ce sentiment participe à la dégradation de l’image de soi.

Selon une enquête menée par un chercheur du CNRS de mai 2011 à janvier 2012, les policiers français seraient au bord de la crise ne nerf.

Les policiers se sentent seuls et abandonnés. Ce malaise est tellement présent chez certains qu’ils se sont achetés des mini caméras qu’ils portent à leur uniforme afin de filmer les interventions.

Il est plus que temps, il est urgent, que l’administration regarde ce qu’elle fait de ses effectifs.

Il est temps que ministres, élus et syndicalistes se penchent sur ce fléau, au lieu d’instrumentaliser la police, nationale et républicaine comme un thermomêtre politique à des fins électoralistes.


L.Cuenca : Sous Brigadier Honoraire de la Police Nationale

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/les-suicides-dans-la-police-et-la-132649
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angell
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 19 Mar 2013 - 19:58

Pour mieux comprendre le harcèlement moral, lisez
Le Harcèlement Moral : la violence perverse au quotidien
© Éditions La Découverte & Syros, 1998

Dans ce livre nourri de nombreux témoignages, l'auteur analyse la spécificité de la relation perverse et met en garde contre toute tentative de banalisation. Elle nous montre qu'un même processus mortifère est à l’œuvre, qu'il s'agisse d'un couple, d'une famille ou d'une entreprise, entraînant les victimes dans une spirale dépressive, voire suicidaire.

Sachez que dans les armées, gendarmerie comprise, le suicide arrive en tête avec les accidents de la route, des morts non naturels......

Et il n' y a "que" qq morts en Opex !!!!
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   

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