Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
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 SUICIDES ? PARLONS- EN !

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MessageSujet: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 8:39

Rappel du premier message :

Ce sujet est des plus récurrent au sein des forces de l'ordre, bien qu'aucun battage médiatique n'en soit fait comme pour "FRANCE-TELECOM"...

Alors rompons le silence, parlons-en ouvertement et tentons d'inverser cette triste tendance en tendant l'oreille puis la main à tous ceux qui souffrent, dépriment et dépérissent en songeant à cette issue comme seule voie de soulagement...

http://gendarmes-en-colere.forum2discussion.net/t26583-vous-allez-mal-parlons-en#524852

Je modifie donc ce jour (24 août 2012), le premier post de ce sujet ancien, pour qu'il serve de lieu d'échanges et de débats "parallèle" au sujet " VOUS ALLEZ MAL ? PARLONS-EN ! ", sujet uniquement dédié quand à lui, à l'aide que nous pouvons apporter à celles et ceux qui en ont besoin.

Merci à vous, pour elles, pour eux.




====================================================================

J'avais écrit le 19 août 2009 : .....

Nous voyons actuellement Madame la garde des sceaux, s'émouvoir des quelques 80 suicides constatés en milieu carcéral cette année...

Combien de Gendarmes et de policiers se sont-ils donnés la mort dans le même temps, sans que personne au gouvernement ne s'en émeuve ?


Sans vouloir minimiser les drames vécus par les familles de détenus face à de tels gestes, car comme déjà dit, rien ne devrait justifier d'en arriver à de telles extrémités, il est quand même incroyable que ces mêmes situations subies au sein même de la fonction publique, ne motivent aucune réaction de nos dirigeants.

C'était juste mon petit coup de blues de ce matin. Bonne journée quand même.


Dernière édition par D'Artagnan Berrichon le Ven 24 Aoû 2012 - 15:41, édité 5 fois
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marcel
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 19:41

clint a écrit:
Michèle Alliot-Marie était ministre de l'Intérieur, juste avant ses nouvelles fonctions au ministère de la Justice et...des Libertés ... (titre officiel).
Je ne me souviens pas qu'au MININT, elle se soit particulièrement inquiétée du nombre de suicides de policiers et de gendarmes.
Ma mémoire est-elle défaillante sur ce point ?


bien vu Clint !
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clint
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 19:54

Jean-Yves Fontaine a écrit:
.......
Je vais vous réveiller.

Il est quand même symptomatique de mettre en lien les suicides en prison et dans la Fonction Publique (et dans la gendarmerie) laissant ainsi entrevoir que puisque les conséquences sont identiques (les suicides), c'est que les deux institutions fonctionnent de manière identique avec des populations identiques.

Les gendarmes sont donc comparés subliminalement à des détenus emprisonnés à tort
par les généraux trop payés et gras et la seule issue à ce drame, c'est le suicide.

Simple, non ?

Non, les fonctionnaires et les gendarmes ne sont pas des détenus et rappelons des choses simples :
les détenus, s'ils sont en prison, ce n'est pas de leur plein gré et ce n'est pas par hasard
(on a souvent tendance à l'oublier, c'est drôle quand même...), c'est qu'ils ont, qui violé des enfants, qui tué leurs parents, qui cambriollé une banque quand c'est pas 2 ou 3, qui assassiné une vieille dame....on se suiciderait pour autant.
...............

Bonjour Jean-Yves Fontaine,

Besoin de mettre un peu de poil à gratter sur le forum ?

Pour les détenus, c'est une lapalissade que de dire, qu'ils ont été mis en prison "à l'insu de leur plein gré" !

En revanche, subliminalement (comme tu le dis), est-il si faux de prétendre que les gendarmes (et les fonctionnaires) seraient, pour ainsi dire, "détenus" eux aussi ?
En fait, gendarmes et policiers sont comme prisonniers de multiples règles déontologiques et procédurales, et de la fameuse obligation de réserve.

Pas facile de laisser exprimer sa personnalité en appliquant strictement ces règles, comme il se doit, tout en étant confronté journellement à la violence d'individus se moquant des règles de la société.
Les conséquences négatives sur les personnels de gendarmerie et de police paraissent assez prévisibles.

Mais je ne suis pas sociologue !
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 20:03

clint a écrit:

Mais je ne suis pas sociologue !

et Jean-Yves Fontaine n'est pas gendarme...
même s'il a été un officier de l'armée de terre, et semble avoir profité de la gendarmerie pour se faire une petite carrière ....
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 20:05

hastalavista a écrit:


professionnelle ne prend qu'un "F" lol!



Merci Hasta ! Je m'aperçois que j'avais du la corriger en recopiant l'article, car j'ai fait ci-dessus une copie de ma copie.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 21:44

clint a écrit:

Bonjour D'Artagnan,
Michèle Alliot-Marie était ministre de l'Intérieur, juste avant ses nouvelles fonctions au ministère de la Justice et...
des Libertés ... (titre officiel).
Je ne me souviens pas qu'au MININT, elle se soit particulièrement inquiétée du nombre de suicides de policiers et de gendarmes.
Ma mémoire est-elle défaillante sur ce point ?

Je me suis posé la même question que toi... et à moins d'être déjà frappé de "sénilité précoce", je n'ai pas souvenance de l'avoir jamais vu se préoccuper de nos suicidés, ni elle ni d'autres d'ailleurs. De là à nous auto-considérer comme "des consommables" au même titre que les cartouches d'encre de nos imprimantes... c'est du moins ce que nous pouvons percevoir du respect que nous inspirons à nos dirigeants.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 21:53

D'Artagnan Berrichon a écrit:
De là à nous auto-considérer comme "des consommables" au même titre que les cartouches d'encre de nos imprimantes...

tu penses qu'ils nous recyclent lorsque nous sommes vidés ..??..
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 23:45

D'Artagnan Berrichon a écrit:

Personnellement, ce n'est pas pour ce genre de métier que j'ai signé mon engagement plein et entier en Gendarmerie.

Là tu soulignes un point important, D'Artagnan. En psychiatrie j'ai vécu la même chose : j'avais été formée à amener les patients à un état de mieux être et d'autonomie, et est arrivé un moment où j'ai réalisé qu'on ne nous demandait plus ça du tout : il fallait accomplir un maximum de tâches avec un minimum de personnel, sans considération pour la santé mentale réelle des gens. Auparavant on était des soignants, et aujourd'hui on nous demande d'être des gardiens.

D'ailleurs aujourd'hui il n'existe plus de formation en psychiatrie dans les études d'infirmières : les gens dans les services sont désemparés devant les délirants, l'agressivité, n'ont plus les moyens d'analyser leurs propres réactions. On leur demande de préparer les médicaments, de les distribuer, mais ils ne sont plus formés à la psychothérapie institutionnelle, ni à la conduite des entretiens. En revanche, avec la diminution des psychiatres hospitaliers, on leur demande de poser des "diagnostics infirmiers", alors que déontologiquement, seuls les médecins ont le droit de poser des diagnostics.

Pour ce qui est des psychiatres, ils ont été départis de tout pouvoir de décision sur les équipes avec lesquelles ils travaillent, et sur les projets thérapeutiques : ils peuvent toujours proposer, mais c'est l'administration qui dispose, et n'hésite pas à mettre les projets au panier.

Il y a eu une inversion complète des valeurs, qui s'est effectuée au détriment des soignants et des soignés. Et c'est complètement déstabilisant pour beaucoup de gens, parce que cela engendre des problèmes de conscience: le mépris des autres qu'on veut nous imposer entraîne un mépris de soi-même, parce que quand on fait des métiers comme gendarme, policier, ou infirmier, on est confronté directement aux conséquences humaines, ce qui n'est pas le cas de la hiérarchie. Et sur le plan éthique, il n'est pas acceptable d'effectuer un travail qui maintient les gens dans la souffrance et les dégrade, alors qu'on sait que la raison d'être du travail soignant est l'inverse. Et ça l'est d'autant moins qu'on est payé avec l'argent public, et que cet argent n'est plus utilisé au service du public, mais à des fins d'asservissement public. Et tu sais qu'en acceptant cela, tu le cautionne d'une certaine façon, ce qui est intolérable. Si tu ne l'accepte pas et que tu tentes de continuer à faire ton travail du mieux que tu peux, alors tu te retrouves harcelé, face à une hiérarchie qui cherche alors sciemment à te détruire physiquement et psychiquement, ou qui t'oblige à partir. Et les mêmes méthodes sont utilisées pour tous les soignants quelques soient leur grade ou leur fonction : infirmiers, infirmiers cadres ou psychiatres.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 20 Aoû 2009 - 1:31

Bonsoir à tous.

J'ai également vu ce reportage et j'ai eu la même réflexion que notre Berrichon.

La garde des sceaux se penche sur le problème des suicides en prison et à promis que des mesures seraient prises.

Alors pourquoi ce sujet est il resté tabou alors qu'elle était ministre de la défense, de 2002 à 2007, et ministre de l'intérieur, de 2007 à 2009 ?

C'est plus facile d'expliquer le suicide d'un détenu que le suicide d'un gendarme ou d'un policier ?

Jean Yves Fontaine est en forme en ce moment king
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 20 Aoû 2009 - 2:10

L'administration pénitentiaire «camoufle»-t-elle des suicides?
Gérald Andrieu - Marianne | Mardi 18 Août 2009 à 19:59 | Lu 4652 fois

Les mesures annoncées par Michèle Alliot-Marie ne satisfont pas l’Observatoire international des prisons. Du coup, l’organisation réplique en révélant un document confidentiel de l’administration pénitentiaire pour le moins troublant…
L’empressement de Michèle Alliot-Marie à se saisir du dossier des suicides en prison laissait entendre que la nouvelle Garde des Sceaux voulait rompre avec l’ère Dati. Mais finalement il n’en est rien. En déplacement à la maison d’arrêt d’Orléans, l’ancienne ministre de l’Intérieur s’est bornée à annoncer une série de mesures d’urgence qui ne s’attaquent pas aux racines du mal. Parmi les idées avancées par MAM : former les personnels à détecter les comportements suicidaires et généraliser les « kits de protection » composés de draps et de couvertures indéchirables, de pyjamas en papiers et de matelas anti-feu pour les détenus présentant des risques.
Pour Patrick Marest de l’Observatoire international des prisons (OIP), c’en est trop : « C’est s’attaquer aux conséquences sans jamais vouloir regarder les causes. Ces mesures, c’est le degré zéro du respect de la dignité humaine... » Et le délégué national de l’OIP a décidé de frapper fort. Puisque les annonces du ministre de la Justice ne sont pas à la hauteur, il dégaine un document à l’en-tête de la direction de l’administration pénitentiaire (AP) qui révèle que le nombre de suicides enregistrés l'an passé devrait peut-être être revu à la hausse.
Des décès devraient être reclassés en suicides?

(extrait du document daté du 6 janvier 2009)

Qu’apprend-on à la lecture de ce document intitulé « Bilan provisoire des suicides en 2008 » ? Premièrement, que repérer un détenu au comportement suicidaire empêche peu le passage à l'acte : « Sur les 109 suicides en détention, 28,44% des suicidants n'étaient pas repérés comme fragile ou suicidaire. On a donc aussi, en creux, précise le document, 71,56% des suicidants repérés à différents niveaux. »

On découvre surtout qu’au 31 décembre 2008, 131 « décès (hors suicide) » ont été recensés et que « parmi ceux-ci 85 sont qualifiés “Autres” (hors “Mort naturelle” et “Homicide”) ». Et pour l’auteur du document de poursuivre : « Il convient de noter que les décès survenus suite à une ingestion médicamenteuse nécessiteraient un examen des résultats d’autopsie et, pour un certain nombre d’entre eux, une possibilité de reclassement en suicide. » Pour Patrick Marest, ça ne fait donc aucun doute : « Il y a des suicides qui sont camouflés car qui définit le reclassement de ces décès en suicides ? L’AP ! On est au mois d’août 2009 et elle ne l’a toujours pas fait ! »

(extrait du document daté du 6 janvier 2009)
Le responsable de l’OIP ne décolère pas et poursuit : « Il est temps que la ministre prenne la mesure de la situation et de l’attitude de l’AP. Michèle Alliot-Marie parle de “totale transparence”,mais l’AP lui ment. On est face à une institution incapable de se remettre en cause. » Et pour Patrick Marest d’avancer ses solutions : « Il faut une commission d’enquête parlementaire d’urgence et surtout, qu’à l’avenir, la prévention du suicide dans les prisons revienne au ministère de la Santé. C’est à lui de la mettre en œuvre et de la piloter. Ça tombe bien : il y a des médecins, des infirmières dans les prisons ! Aujourd’hui, on est dans une situation aberrante. Dans les écoles, c’est bien le ministère de la Santé qui intervient pour la grippe A et pas les enseignants ? Dans les prisons, ce devrait être pareil ! » L'administration pénitentiaire devrait apprécier et ne tardera pas, c'est sûr, à faire part de son point de vue...

Le document de l'administration pénitentiaire est téléchargeable ici .
http://www.marianne2.fr/L-administration-penitentiaire-camoufle-t-elle-des-suicides_a181826.html?preaction=nl&id=5908879&idnl=25744&

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 13:50

Même s'il ne faut pas tout mettre sur le dos de notre métier, il faut reconnaître qu'il constitue souvent la goutte qui fait déborder un vase déjà plein.

Et quand c'est malheureusement le métier qui est à l'origine du drame (si si, ça arrive et le malheureux l'écrit quelques fois avant de "partir", mais curieusement les écrits "disparaissent... c'est du vécu...), force est de constater que si la hiérarchie peut botter en touche en renvoyant le malaise sur les proches, elle n'hésite pas à le faire...

Ça lui évite de se poser des questions, mais surtout d'avoir à y répondre...
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 14:01

D'Artagnan Berrichon a écrit:

Nous voyons actuellement Madame la garde des sceaux, s'émouvoir des quelques 80 suicides
constatés en milieu carcéral cette année...
Combien de Gendarmes et de policiers se sont-ils donnés la mort dans le même temps,
sans que personne au gouvernement ne s'en émeuve ?

Sans vouloir minimiser les drames vécus par les familles de détenus face à de tels gestes,
car comme déjà dit, rien ne devrait justifier d'en arriver à de telles extrémités,

il est quand même incroyable que ces mêmes situations subies au sein même
de la fonction publique, ne motivent aucune réaction de nos dirigeants.
...............


Je voudrais revenir sur le post initial de D'Artagnan et apporter quelques éléments supplémentaires...

Pour que personne ne se méprenne sur ce qui va suivre, les détenus sont évidemment des êtres humains
et doivent être traités comme tels.
D'accord avec D'Artagnan : pas question de minimiser, ici, le drame des familles des détenus qui se sont suicidés.

Ceci étant rappelé, on peut vraiment s'interroger sur la promptitude de la réaction de Michèle Alliot-Marie,
hier, ministre de l'Intérieur, après avoir été, pendant plusieurs années, ministre de la Défense.
Or, vous me direz si ma mémoire me trompe, mais je n'ai pas le souvenir que MAM se soit officiellement émue
du nombre relativement important de suicides, tant dans la gendarmerie que dans la police...
J'ai bien dit "officiellement émue", car je n'ose croire que cette dame, au caractère affirmé, soit dénuée de sensibilité et de compassion.
Je penserais plutôt le contraire...

C'est pourquoi, un petit signe, un peu de sentiment exprimé en considération de la dure mission des militaires et des policiers,
la reconnaissance des risques particuliers de suicides chez ces personnels, auraient été bienvenus
et certainement bien ressentis.
Mieux encore, des mesures concrètes, pour comprendre les causes possibles et pour tenter de prévenir et d'enrayer les suicides,
auraient été appréciées des personnels.

Aujourd'hui, on s'étonne donc d'autant plus de l'empressement de la ministre à voler au secours des détenus,
susceptibles de se suicider (très clairement, c'est l'empressement, et non la recherche de remèdes, qui pousse à s'interroger).

Mais ce n'est pas tout, voici ce qui est écrit dans un article du Figaro :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/18/01016-20090818ARTFIG00378-suicides-en-prison-mam-prone-la-prevention-.php

" Un nouveau groupe de travail mis en place
«Il faut créer de nouvelles prisons, des petites structures, plus humaines, diminuer le mitard de 45 jours à 20 jours...
Il faut que cela soit un magistrat et non plus le directeur de la prison qui décide pour aller au mitard», poursuit le Dr Albrand,
tout en annonçant la création d'un groupe de travail sur le suicide en prison.
Placé sous l'égide de l'ancien garde des Sceaux, Albin Chalandon, cette mission devrait rassembler d'anciens ministres,
des hauts fonctionnaires, des magistrats, du personnel pénitentiaire, des médecins, d'anciens détenus,des journalistes et des écrivains.
Et pourrait déboucher sur de nouvelles propositions fin octobre. "

Oui, vous avez bien lu : des personnalités importantes et des "spécialistes" vont être conviés
à se pencher sur les problèmes des conditions de détention des détenus,
afin de faire des propositions d'amélioration ...
Pourquoi pas ?

Mais pourquoi pas également dans la Gendarmerie et dans la Police ?

Voilà, ce que je voulais vous exposer.

Cordialement.


Dernière édition par clint le Ven 21 Aoû 2009 - 16:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 14:37

Clint, je te remercie d'avoir souligner dans quel état d'esprit il fallait lire et interpréter mon post initial.

Loin de moi l'idée de placer le problème des suicides en milieu carcéral, à un niveau négligeable par rapport à ceux enregistrés au sein des forces de l'ordre, et de provoquer un débat sur le statut des uns et des autres.

Par contre, je voulais effectivement souligner le fait, qu'aucun membre du gouvernement ne se soit officiellement ému, et ait tenté de lancer les mêmes mesures que celles qui sont décidées aujourd'hui pour le secteur carcéral, face aux drames que nous autres, "serviteurs de la République
", vivons également et malheureusement aussi au quotidien...

De même, si l'on fait le rapport du nombre de suicidés en milieu carcéral, par rapport à celui de ceux qui touchent nos deux institutions (PN - GN), toujours au prorata du nombre d'individus vivant au sein de ces deux contextes "différents", je pense que la proportion est bien plus alarmante chez les forces de l'ordre que chez les détenus...

Je déplore par cette réflexion, que la démagogie l'emporte encore une fois !

Il est "déplorablement" évident, qu'en s'attaquant au mal-être du milieu carcéral pour soulager la douleur des familles de détenus, en affirmant par cette volonté "affichée" du Gouvernement de prendre en considération les "aspirations" d'une population néanmoins "en marge" des critère de civisme, nos politiques toucheront une plus large partie des électeurs potentiels, qu'en voulant s'attacher à endiguer le mal-vécu de leurs "gardes chiourmes", qui sont pourtant eux, en première ligne de leur volonté politique et aussi démagogique, d'assurer à chaque citoyen la sécurité à laquelle il est en droit de prétendre...


Le sujet que j'ai ouvert ne me paraît pas "polémique", mais plutôt d'un niveau "civique" et "légitime".

Maintenant, je m'attends aux réflexions profondes et "mesurées" des habituels "spécialistes et bien-pensants" du genre JYF, Interceptor et autres...


Ils sont "gentils", mais ont-ils ou vivent-ils vraiment la situation dont ils se targuent d'être les défendeurs en intervenant ici ? ? ?
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 15:32

Peut-on espérer une initiative de l'association G&C sur ce douloureux problème, genre questionnement au service de santé ? Recensement des cas de suicide ?
Les forumeurs pourraient le demander et l'équipe du forum pourrait peut-être organiser un sondage là-dessus.

En tout cas, dans mon esprit d'Artagnant, je n'ai rien vu d'outrageant envers le prisonniers dans ton premier post, ni la mise sur le même plan des suicides de gendarmes et de détenus.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 20:23

Astérix, je te remercie de me conforter dans ce qui m'étais paru assez clair lors de l'ouverture de ce sujet, car vu la réaction de certains, j'avais fini par me poser des questions...

Pour ce qui est de ce que peut faire ou ne pas faire G&C, je ne suis pas certain que le problème puisse se résoudre par un simple sondage.

Mon coup de blues n'était pas du tout "polémique". Je voulais juste faire prendre conscience à ceux qui nous lisent, qu'un mal-être profond et bien réel existe dans nos rangs, et que visiblement personne parmi ceux qui auraient le pouvoir d'améliorer la situation, ne s'en émeut.

Comme d'autres, j'ai personnellement trois camarades qui sont malheureusement passés à l'acte. A chaque fois, les causes ont été "hiérarchiquement" attribuées à des problèmes d'ordre privé, alors que dans deux de ces trois drames, un écrit de l'intéressé mettait directement en cause soit le commandement direct (C.B), soit les décisions ineptes et aveugles d'une hiérarchie supérieure, dénuée de tout sens logique de la sensibilité humaine.

J'ai pleinement conscience que ce "fléau", car il nous inflige trop fréquemment la douleur de la perte d'un camarade, (on peut également remarquer que ce ne sont généralement pas les moins appréciés qui passent à l'acte...) ne trouvera pas de solution sans une réelle volonté de la chercher.

Et comme je l'ai déjà dit, le remède est incompatible avec l'idée socialement diffusée, qu'on peut arriver au niveau de l'aspiration de nos concitoyens en matière de sécurité et plus généralement de services publiques, à de meilleurs résultats avec moins de moyens.

C'est là une affirmation totalement utopique, et pourtant chère à l'idée que veulent faire passer nos figures politiques actuels...
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 21:17

Pour avoir dû faire des enquêtes sur des suicides de collègues je peux préciser que lorsque certains ont des problèmes d'ordre privé l'ambiance de travail n'améliore en rien l'état dépressif du gendarme qui fini par passer à l'acte.

Dans certaines unités c'est du "chacun pour soi" dans d'autres c'est un commandement autoritaire sans écoute des subordonnés, dans ces conditions vers qui une personne qui rencontre des problèmes pesonnels peut-elle se tourner. Ceci est d'autant plus vrai qu'il arrive que des gens qui veulent exposer leurs difficultés sont très vite considèrés comme des "pleureuses" et ceux dont la manière de servir est en baisse à cause des soucis qu'ils rencontrent sont considèrés comme des fainéants sans chercher les causes de cette "baisse de régime". Inutile de parler des assistantes sociales, ça a peut-être changé, mais la majorité de celles que j'ai connues ne me semblaient pas formées pour prendre en charge ce genre de pathologie.

Lorsqu'on en arrive aux dépressions dûes aux conditions de vie en Gendarmerie. Commandement sans humanité, mutation très mal vécue et autres problèmes liés au service c'est beaucoup plus facile de rechercher la cause familiale ou privée que de reconnaître la motivation réelle de celui qui a choisi de mettre fin à ses jours.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 22:26

Là, je vais te taquiner, mon cher Cti, mais, pour ma part, et à l'opposé, je pense que c'est très facile de penser que le suicide d'un des notres est du à son travail.

En ce qui me concerne, je pense que nous devrions tous passer un entretien psy annuel...pour une bonne et simple raison. Lorsque j'ai passé l'entretien avant l'entrée à l'EOGN (ce qui me choque un peu, c'est que je n'en ai pas eu avant l'entrée en ESOG), j'ai passé une heure avec le psy. Sur le principe, je trouvais ça complètement c... Mais bon, il fallait y aller !!! Et, en sortant, je me sentais étonnamment léger. Et je me suis rendu compte que je lui avais vidé mon sac : je lui avais raconté des choses que je n'aurais jamais raconté à mon entourage, patron, amis, femme. Et après quelques mois passés dans l'Institution, je me rends compte que nous prenons nos sous-officiers pour des surhommes (et le milieu militaire en général a le culte de l'homme fort qui ne peut pas faillir) qui n'ont pas à craquer. Jeune lieutenant (en grade, pas en âge), j'ai prêté mon épaule à un de mes jeunes gendarmes qui avait craqué après avoir participé aux constatations d'un accident mortel très professionnellement (j'allais écrire, comme un chef).

Bref, l'analyse de tous les chemins qui ont mené aux gestes ultimes sont très très très....très complexes. En y ajoutant les facteurs qui mènent à la dépression nerveuse : ça devient indéchiffrable.

Mais une chose est pour moi certaine, le pile ou face final revient à trouver la bonne personne au bon moment, celle qui peut vous écouter quand vous en avez besoin, ou tout simplement de se raccrocher à une chose qui vous ramène vers la vie.

Pour ma part, chaque fois que tout allait mal, je me suis souvenu d'un de mes camarades décédé trop jeune,..et je me suis dit qu'il ne fallait pas lâcher pour lui, qui aurait tant voulu continuer à vivre.
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Komugi chan
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 22:42

D'Artagnan Berrichon a écrit:

Par contre, je voulais effectivement souligner le fait, qu'aucun membre du gouvernement ne se soit officiellement ému, et ait tenté de lancer les mêmes mesures que celles qui sont décidées aujourd'hui pour le secteur carcéral, face aux drames que nous autres, "serviteurs de la République ", vivons également et malheureusement aussi au quotidien...

Le sujet que j'ai ouvert ne me paraît pas "polémique", mais plutôt d'un niveau "civique" et "légitime".




D'Artagnan, je constate exactement la même chose pour les suicides dans la santé: black-out informationnel total. D'ailleurs avant de venir sur ce forum, je ne pensais pas qu'il y avait autant de suicides dans la gendarmerie et la police. Je sais maintenant que nous sommes confrontés de la même façon à ce fait, et qu'il y a le même silence à ce sujet.


Bien sur que non ce n'est pas un sujet polémique ! Seulement il vaudrait apparemment mieux que nous n'en parlions pas, parce que cela remet trop de choses en question. Que des prisonniers se suicident, pour certains, c'est dans l'ordre des choses, parce que monsieur tout le monde ne s'identifie pas à des prisonniers. Mais que des gendarmes ou des soignants se suicident, là, ça fait désordre.


D'après ce que je constate, l'explication qui en est donnée pour les gendarmes, c'est : problèmes personnels, comme s'il y avait d'un côté une "vie personnelle" qui n'aurait aucun rapport avec "la vie professionnelle". Malheureusement, c'est bien souvent la vie professionnelle qui dégrade la vie personnelle.


Chez les soignants, surtout en psychiatrie, c'est "Ils ont un métier difficile" ou "En psychiatrie les soignants sont aussi fous que les soignés."


Bien sur que le métier est difficile, mais ce n'est pas cela qui est la cause du suicide : les gens qui ne supportent pas le travail en psy s'en vont généralement, et j'ai connu une époque où ce métier était passionnant et très valorisant, et où les gens ne se suicidaient pas: les anciens qui m'ont formés, qui avaient vécu l'ouverture des asiles après la guerre, aimaient leur travail, revenaient sur leurs repos ou leurs congés spontanément pour participer à des réunions. Nous allions travailler avec enthousiasme et avec plaisir.


Mais il y avait un personnel proportionnel à la somme de travail, des conditions de soin et de travail correctes, un respect des patients, de l'éthique, un contenu du travail en rapport avec sa fonction, des hiérarchies de connaissance et de compétence, et une administration qui n'empiétait pas sur le pouvoir médical et qui ne se développait pas au détriment de l'ensemble. Autrement dit, des services publics dignes de ce nom.


Il n'y avait pas d'obsession des économies, pas d'"évaluations", pas de fiches de poste, pas de statistiques (manipulées), pas de supérieurs hiérarchiques professionnels de l'autorité, pas de "politique du chiffre" ni de "culture du résultat", pas de "dérégulation des services publiques", pas de critères financiers prévalant sur des critères éthiques et humains, pas de nolvangue, beaucoup moins de paperasserie.


Et c'est cela que les suicides remettent en question, et c'est pour cela qu'il ne faut pas en parler. Parce ceux qui nous imposent cette "culture du résultat" n'ont pas du tout l'intention de confronter les résultats réels aux faits, et préfèrent les occulter.


Et quand , en dépit de ces articifes, les résultats ne répondent pas à leurs attentes, plutôt que de remettre en question leurs méthodes, ils préfèrent s'en prendre à ceux chargés de les appliquer, et les sanctionner.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 22:46

Bonsoir Eloudini. Je pense que globalement on en revient à la même analyse. Le suicide se décide en quelques minutes et si à ce moment là on est seul c'est la cata.

Je ne dis pas que le suicide de l'un des nôtres est obligatoirement dû au travail, je dis seulement que "parfois" les gendarmes vivent dans un cadre assez rigide qui ne les aide pas à s'en sortir quand il son sujets à une dépression qu'elle soit dûe à des problèmes privés ou professionels.

Tu es passé devant un psy et tu me dis que tu as été étonné du résultat. Je ne pense pas qu'il soit possible de psychanalyser tous les gendarmes. Mais, et ça me ramène au post de départ, il serait bon de temps en temps de faire des analyses et qu'au moins nos grands responsables forment les personnels d'encadrement pour qu'ils sachent sentir ce qui ne va pas dans leurs personnels.

Honnêtement je connais pas mal de types à qui on a collé des barrettes (pagre oblige) qui ont autant de capacités à détecter un problème chez un de leurs subordonnés qu'un manchot n'en a pour gagner un 100 mètres papillon.

En conclusion je dirais que les suicides (ou autolyses pour parler comme nos spécialistes) en gendarmerie ou en police (c'est le même ministère) méritent bien qu'on s'intéresse à ce sujet qui est quand même important.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 22:58

Vu comme ça, en effet...

J'ai eu une chance, c'est qu'à chaque fois que les choses allaient vraiment mal, j'ai trouvé une personne à laquelle parler.

La suite n'engage que moi :

Dans le milieu militaire, on a le culte de l'homme fort, si bien qu'il est très difficile de se confier...à un camarade, c'est difficile, à son patron, encore plus. L'enjeu est de trouver une personne neutre qui écoute, alimente la conversation, sans juger ni avoir aucun rôle dans la hiérarchie (l'assistante sociale pourrait jouer ce rôle) de manière à ce que chacun, périodiquement, puisse vider son sac sans être taxé de faiblesse. Baser ce type d'entretien sur la demande est un leurre chez nous, puisque ce serait, de facto, reconnaître que l'on ne se sent pas bien dans ses baskets....En systématisant, tout le monde passe, et personne ne sait ce que l'on a lâché devant le psy ou l'interlocuteur neutre et on repart d'équerre, sans conséquence.

Si ce dispositif simple ne pouvait sauver qu'une vie, ce serait déjà celle-là.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 23:07

Le social m'a toujours intéressé en gendarmerie.
C'est d'ailleurs le sujet que j'avais eu au concours de major en 93. J'avais mis dans ma conclusion que le problème principal tenait à ce que pour aider les gens il fallait d'abord qu'ils se confient. J'avais poursuivi en disant que ce n'était pas très "gendarmique" et que les gendarmes se méfiaient de leur hiérarchie.
Tout était donc une question de formation des uns les gendarmes et des autres la hiérarchie.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 23:13

Totalement en phase avec toi sur le thème....Mais comment faire entièrement confiance à quelqu'un qui vous note chaque année ? Je sais bien que la confiance, ça se mérite. Mais dans ce cas, il faut avoir le bon chef au bon moment, et la "...répartition des c... étant universelle...", on n'est à l'abri de rien.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 23:25

Komugi chan a écrit:
hastalavista a écrit:


professionnelle ne prend qu'un "F" lol!



Merci Hasta ! Je m'aperçois que j'avais du la corriger en recopiant l'article, car j'ai fait ci-dessus une copie de ma copie.


Tout comme, dans la bannière pour Monsieur Jean-hugues Mattely, Soutien s'écrit sans T
Je l'avais déjà signalé en MP (pour ne pas faire trouduc) mais le T étant toujours en place plusieurs semaines après :affraid:

Et comment dire en en-tête pour tout quidam qui passerait : çà le fait pas Embarassed
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 23:39

Eloudini a écrit:

Dans le milieu militaire, on a le culte de l'homme fort, si bien qu'il est très difficile de se confier...à un camarade, c'est difficile, à son patron, encore plus.

Au delà du milieu militaire, c'est lié à une image conventionnelle de l'homme, qui doit être fort, ne pas montrer ses émotions, et qui empoisonne la vie de beaucoup d'hommes, et par voie de conséquence, de leurs couples.

Cette image conventionnelle repose sur la croyance qu'éprouver des émotions et en parler serait un signe de faiblesse, ce qui est parfaitement idiot ! Il est humainement impossible de ne pas en éprouver, parce que nous disposons d'un organe, le thalamus, qui est le siège des émotions, tout comme il n'est pas possible de ne pas penser ni réfléchir, parce que notre organisme possède un cortex, organe du langage et de la réflexion.
Les émotions nous sont indispensables, elles nous donnent de précieuses informations à travers ce que nous ressentons. Ensuite, dans un deuxième temps, nous pouvons passer du niveau des émotions à celui de la réflexion, analyser ce que nous avons ressenti, ce qui nous permet de prendre du recul, de mettre de l'ordre intérieurement, et de déterminer à partir de là l'attitude adaptée à la situation. Pour passer de l'un à l'autre, un bon exercice consiste à respirer amplement, ce qui diminue l'impact des émotions, et permet de ne pas se laisser submerger par elles.

Les conjoints ont aussi un rôle important à jouer, parce qu'ils peuvent aider à affronter les épeuves ensemble, et à relativiser celles de la vie professionnelle. Souvent, certains peuvent penser qu'ils ne "vont pas embêter le conjoint avec ça" et vouloir porter tout seul un fardeau qui est trop lourd à porter, mais rien n'est plus perturbant pour l'autre de voir celui qu'il aime s'enfoncer en se sentant impuissant à l'aider, et de s'entendre dire "Ne t'occupe pas de ça, ça ne te regarde pas". Est-ce que cela ne le regarde pas si la personne qui lui est la plus chère au monde vit des choses insupportables qui dégradent l'atmosphère du couple petit à petit ? Est-ce que de voir son conjoint déprimer, de voir son humeur s'altérer, et le voir devenir suicidaire ne le regarde pas ? Bien sur que si ! Il est même le premier concerné. Vivre à deux, ça sert aussi à partager les moments difficiles et à les surmonter ensemble.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 23:45

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Ven 21 Aoû 2009 - 23:52

PSIG47 a écrit:
Komugi chan a écrit:
hastalavista a écrit:


professionnelle ne prend qu'un "F" lol!



Merci Hasta ! Je m'aperçois que j'avais du la corriger en recopiant l'article, car j'ai fait ci-dessus une copie de ma copie.


Tout comme, dans la bannière pour Monsieur Jean-hugues Mattely, Soutien s'écrit sans T
Je l'avais déjà signalé en MP (pour ne pas faire trouduc) mais le T étant toujours en place plusieurs semaines après :affraid:

Et comment dire en en-tête pour tout quidam qui passerait : çà le fait pas Embarassed

De quelle bannière parles-tu , PSIG47 ? Si c'est de la bannière animée en haut des pages du forum:
"Le forum gendarmes et citoyens soutient J.H. Matelly, etc.", il s'agit du verbe soutenir à la troisième personne du singulier, qui prend bien un t (je soutiens, tu soutiens, il soutient...) non pas du substantif, qui effectivement ne prend pas de t.
S'il s'agit d'une autre bannière sur laquelle il y aurait une coquille, alors on serait passés à côté : dans ce cas, merci de préciser laquelle, et on corrigera illico.

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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Sam 22 Aoû 2009 - 0:07

Passionnant....................................
Et on parlait des suicides chez les gendarmes et les policiers...............
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Sam 22 Aoû 2009 - 11:30

Pour en revenir au sujet, sans faire de polèmique, il doit y avoir pas mal d'informations dans les archives de ce forum, sur TS, ainsi que de nombreux témoignages.

Pour ce qui concerne le suicide au travail (que je ne peux associer au carcéral, même à des fins politiques !)

il est un point à prendre en compte qui doit être similaire pour les gendarmes dans l'exercice de leurs métiers.

A ma connaissance, donc à vérifier, un psychiatre peut difficilement établir un lien officiel de causalité entre les conditions de travail et la situation finale ou la maladie d'un patient ? de manière officielle par rapport à la sécurité sociale et par rapport à l'employeur.
D'où une certaine facilité, à pouvoir rejeter la causalité sur la vie personnelle et privée de la personne qui en est arrivée à cette extrémité.

Et pourtant d'un autre côté, le suicide au travail fait l'objet d'études des pressions liées à l'exercice professionnel.
Si par malheur, la personne ne dispose pas d'un environnement affectif familial stable et compensateur ????

Il ne serait peut-être pas inutile de relire ce qui doit se trouver dans les archives ?

Désolée D'Artagnan, mais à mes yeux la TS ne peut être reliée à la politique et encore moins à l'univers carcéral, d'autant plus que les dispositions concernant ce milieu sont totalement dérisoires.

Il s'agit d'un drame humain trop cruel.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Sam 22 Aoû 2009 - 11:43

Pour éviter les suicides dans les prisons il faudrait donc :
1/ que les détenus puissent sortir quand ils veulent
2/ que leur famille soit a côté d'eux
3/ qu'ils puissent avoir un petit plaisir de temps en temps
4/Accès aux divers médias
5/ pourquoi pas un petit boulot pas trop fatigant ( continuer certains " bizness " pourqoui pas )
6/.............
7/....................


L'est pas belle la vie ??

Non j'exagère , quoique....................

Réouverture de CAYENNE......
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Sam 22 Aoû 2009 - 11:53

Salut Excelsior,

Non tu ne peux pas tout seul, suggérer !

Demande à l'Europe, tu sais l'organisation de Fédérations d'Etats, qui fait des études, édite des stats et colle des amendes aux pays qui ne sont pas dans les clous. Ce sont les dispositions européennes qui sont prises en compte, pour l'aspect politique de ce sujet.
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Sam 22 Aoû 2009 - 11:59

Salut Kay

Non effectivement je pe peux pas tout seul , mais je dois avouer que ça me gongfle un peu quand j'entends que l'on plains les détenus dans leurs prison.....
Même si la mort d'un homme est toujours dommageable , ça reste une prison , si ils y sont il y a une raison , la prison c'est une PUNITION non ?

Ca ne doit paws être une colonie de vanceces ou " presque comme chez soi " ,Le but de la peine de prison c'est quand même de " donner une leçon " et de donner l'envie de ne pas recomettres des faits qui risquent de vous y renvoyer...

je sais simpliste dans mon raisonement , comme toujours , mais je n'ais pas la prose de Komugui je vais droit dans le tas en général.... lol!
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MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   

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