Gendarmes Et Citoyens

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 démocratie en Iran

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marcel
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MessageSujet: démocratie en Iran   Mar 4 Aoû 2009 - 16:20

Rappel du premier message :









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maverick
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Sam 8 Aoû 2009 - 0:49

Pour ceux qui lisent l'anglais et veulent savoir ce qui se passe en Iran beaucoup de témoignages directs sur twitter et le lien pour NedaNet créé par Eric S. Raymond, le doyen des hackers. Ceux-ci veulent que les iraniens puissent témoigner avec le minimum de risques depuis leur pays et les aident à cet effet (le réseau Neda porte le prénom de la jeune étudiante tuée en juin, la vidéo a fait le tour du monde).


1) Join Twitter!


2) http://nedanet.org/


3) #iranelection #neda #gr88
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maverick
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Sam 8 Aoû 2009 - 1:11

http://www.irannewsdigest.com/2009/05/15/song-hichkas-sing-bunch-of-soldiers/

Le clip de la chanson la plus connue du rappeur clandestin iranien le plus célèbre. Il prend de gros riques car le rap est interdit et illégal. Il parle des aspirations de la jeunesse (sous titres en anglais).


Dernière édition par maverick le Sam 8 Aoû 2009 - 1:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Sam 8 Aoû 2009 - 1:18

Liste de 24 noms de militaires iraniens détenus à la suite des manifestations liées à l'élection présidentielle



Rang Prénom Nom de famille Division En poste à Lieu de résidence
1 capitaine Mehdi Moqaddam civile & fortifications garnison de Fath camp militaire de Lavisan
2 sous-lieutenant Sohrab Lavassani blindée Parandak camp militaire de Parandak
3 major Seyed Morteza Amiri télécommunications base logistique de Fajr Lavisan
4 1er sergent Haadi Shafahi civile & fortifications Parandak camp militaire de Parandak
5 capitaine Mohsen Etaati Siah-Kuh santé armée de terre camp militaire de Kuy Zaynabieh
6 2d adjudant Ali Asghar Rezvani infanterie 23e brigade Pakdasht, Varamin
7 1er sergent Rahim Soltanabadi infanterie 23e brigade Lavisan
8 sous-lieutenant Shaahin Ruzbehani administration club (de tir) de Tirandazi de l’armée de terre Mehrabad Jonubi
9 capitaine Reza Nuri Shah-Verdi administration armée de terre ---
10 1er sergent Ruhollah Dadashi ordonnance garnison de Fath Kuy Zaynabieh
11 lieutenant Asghar Amanollahi finances armée de terre Lavisan
12 1er sergent Ramin Arsanjani artillerie Parandak commune de Parandak
13 sous-lieutenant Mohammad Gonabadi blindée 23e brigade camp de Parandak
14 sous-lieutenant Ali Naqi Javan finances garnison de Fajr Kuy Zaynabieh
15 major à la retraite Issa Tavakkoli ---- --- Jay Ave.
16 sous-lieutenant Rassul Qolivand administration garnison d'entraînement de Lashgarak Lavisan
17 adjudant Gholamreza Maleknejad police militaire armée de terre Fallah
18 sous-lieutenant Mohammad Mehdi Qara-Beigi télécommunications garnison de Fath Eslamshahr
19 adjudant Rahman Sadeqi blindée 23e brigade Gohardasht, Karaj
20 1er sergent Hassan Taqinia police militaire garnison de Fath camp militaire de Lavisan
21 capitaine Alireza Mohaqqeqi guerre électronique armée de terre Lavisan
22 sous-lieutenant Kianoosh Salami Qazvini télécommunications garnison de Fajr Kuy Zaynabieh
23 1er sergent Ali Akbar Baghestani transport armée de terre camp militaire de Parandak
24 adjudant Arash Janloo infanterie 23e brigade camp militaire de




(source: http://www.amnesty.org/fr/page/24-iranian-army-officers-detained )
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Sam 8 Aoû 2009 - 1:25

maverick a écrit:
http://www.irannewsdigest.com/2009/05/15/song-hichkas-sing-bunch-of-soldiers/

Le clip de la chanson la plus connue du rappeur clandestin iranien le plus célèbre. Il prend de gros riques car le rap est interdit et illégal. Il parle des aspirations de la jeunesse (sous titres en anglais).

Franchement tu vois Maverick, je n'aime pas le RAP, mais il est trop classe leur clip, j'adore.
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maverick
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Sam 8 Aoû 2009 - 1:49

Pas non plus vraiment ma tasse de thé le rap...

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/22/650299/iran_des_manifestants_se_repentent_lors_de_leur_proces.shtml


Le retour des procés de style stalinien...
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Virginie01
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Sam 8 Aoû 2009 - 3:51

pas mon style non plus le rap !

merci pour les liens maverick, je les lirai lundi je m'absente pour le week-end !

tu connais de ces choses toi, tu vas les chercher où ????

Very Happy
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marcel
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Sam 8 Aoû 2009 - 16:40

Iran : Clotilde Reiss demande «pardon»


avec AFP
08/08/2009 : 15:29




Clotilde Reiss est assise devant Ahmad Zeidabadi, un journaliste virulent connu pour ses prises de positions contre les conformateurs lors de l'ouverture de leur procès samedi. Crédits photo : AFP


Accusée notamment d'avoir encouragé les manifestants anti-Ahmadinejad, l'universitaire française, qui comparaît devant un tribunal de Téhéran, a admis avoir transmis un rapport sur les défilés à l'ambassade de France.


«C'était une erreur et je n'aurais pas dû participer aux manifestations». Devant les magistrats iraniens qui la jugent samedi avec des centaines de militants de l'opposition, l'universitaire française Clotilde Reiss a reconnu ses torts. Oui elle a participé pour «des motifs personnels» aux défilés contestant, à Ispahan, la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Surtout, la jeune femme de 24 ans, accusée d'avoir «rassemblé des informations et encouragé les émeutiers», a admis «avoir écrit un rapport d'une page», remis au patron de l'Institut français de recherche en Iran qui appartient au service culturel de l'ambassade de France.

Suite à ces aveux, l'avocat de Clotilde Reiss a demandé sa grâce.«Je demande pardon au pays, au peuple et au tribunal d'Iran et j'espère que je serai graciée», a ajouté personnelement la Française.«Le séjour en prison est dur, mais mes gardiens et les agents chargés de mener les interrogatoires ne se sont pas mal comportés à mon égard», a-t-elle assuré même si elle a évoqué une «certaine pression psychologique».

Le rôle de l'ambassade de France était également sur la selette lors de l'audition d'une autre accusée, Nazak Afshar, une employée locale de l'ambassade au service culturel. Celle-ci a expliqué que l'ambassade avait demandé à ses employés d'accueillir les manifestants dans ses locaux si cela s'avérait nécessaire en cas d'affrontements. L'ingérence de l'étranger était au centre de cette troisième journée d'audience dans les procès de masse impliquant les manifestants arrêtés.

Le procureur a affirmé que les accusés avaient «élaboré un plan, pour le compte de l'opposition et de pays étrangers, pour renverser le régime». Il a reproché aux autorités britanniques et américaines d'avoir joué un rôle dans les «émeutes».«La cellule politique de l'ambassade de Grande-Bretagne rassemblait des informations sur les responsables iraniens, les Gardiens de la révolution, la milice Bassidj», a-t-il cité en exemple. Un employé iranien de l'ambassade de Grande-Bretagne, accusé d'espionnage, a ainsi avoué que l'ambassade avait demandé à ses employés locaux d'être présents sur les lieux des troubles. Sa précense sur le banc des accusés a provoqué la colère de Londres, qui a dénoncé «un procès innaceptable».

Clotilde Reiss n'a «rien d'une tête brûlée»

La comparution de Clotilde Reiss a surpris à la fois le Quai D'Orsay et son père, qui l'ont aprise par les médias. Le père de Clotilde, Rémi Reiss, a clamé à nouveau l'innocence de sa fille. «Il n'y a aucune preuve des accusations qui sont formulées contre elle. J'espére que ce procès puisse amorcer une sortie de crise».

La Française pourrait risquer au moins jusqu'à cinq ans de prison. Lectrice de français à l'université d'Ispahan pendant cinq mois, Clotilde Reiss a été interpellée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France. Les autorités iraniennes lui reprochent «d'avoir participé pacifiquement aux manifestations, d'en avoir pris des photos avec son portable et d'avoir envoyé un e-mail à un correspondant à Téhéran pour raconter objectivement ce qu'elle avait vu à Ispahan».

Depuis son arrestation le 1er juillet, la jeune femme est détenue à la prison d'Evine. Fin juillet Clotilde Reiss, dont Nicolas Sarkosy a exigé la libération immédiate, avait pu parler avec l'ambassadeur de France, Bernard Poletti. La titulaire d'un mastère de Sciences Po Lille et ancienne allocataire de l'Institut français de recherche en Iran confiait avoir «bon moral».

Née en France, et parlant couramment le persan, Clotilde Reiss n'a, selon ses proches, «rien d'une tête brûlée». «La politique, ce n'est pas son truc. Ce qui compte pour elle, ce sont les rapports humains», précisait une amie. Son interpellation intervient en pleine période de tension entre Paris et Téhéran, au moment où l'Iran accuse les Occidentaux d'«ingérence» après les manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin dernier.

Aux côtés de Clotilde Reiss comparaissent, comme samedi dernier, des personnalités du mouvement réformateur telles qu'Ali Tajernia, un ancien député, Shahaboddin Tabatabaei, un leader de l'Islamic Iran Participation Front, le parti réformiste le plus important du pays, et Ahmad Zeidabadi, un journaliste virulent connu pour ses prises de positions contre les conservateurs. L'opposition a dénoncé ces procès de masse comme un «spectacle ridicule» et a accusé les autorités d'extorquer des confessions en maltraitant les prisonniers.
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Lun 10 Aoû 2009 - 17:49

Iran: des manifestants violés en prison ?

AFP
10/08/2009 : 09:10

Le candidat réformateur iranien Mehdi Karoubi a affirmé que des personnes arrêtées lors des manifestations de protestation contre les résultats de la présidentielle avaient été violées en détention, dans une lettre dont une copie a été obtenue aujourd'hui par l'AFP. "Un certain nombre de personnes arrêtées ont affirmé que des jeunes femmes avaient été sauvagement violées", a écrit M. Karoubi. "Des jeunes hommes ont également été sauvagement violés (...) et souffrent depuis lors de dépression et de sérieux problèmes psychologiques et physiques", a-t-il ajouté.

Cette lettre a été adressée le 29 juillet à l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, qui dirige le Conseil de discernement du régime et l'Assemblée des experts, deux institutions clés du pouvoir iranien. M. Karoubi avait laissé un délai de 10 jours pour obtenir une réponse, faute de quoi elle serait rendue publique.

La lettre a été publiée sur le site internet Etemad Melli, avant qu'elle ne soit retirée.

Environ 2.000 personnes ont été arrêtées lors des manifestations qui ont suivi l'élection présidentielle du 12 juin, qui ont fait officiellement 30 morts. La plupart ont été libérées sous caution mais 200 personnes sont toujours derrière les barreaux.

Les autorités ont également organisé un procès contre au moins 110 personnes. Les autorités ont également reconnu que plusieurs détenus étaient morts en prison, en ajoutant toutefois que ces décès étaient dus à un virus et non à cause des coups et blessure.
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 11 Aoû 2009 - 9:46

De Catherine Schwaab pour Paris Match

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Iran-Tortures-a-mort-dans-les-prisons-d-Ahmadinejad-119070/

On s’est retrouvés debout, serrés comme des sardines, dans des sortes de
conteneurs par plus de 40 degrés, pendant deux jours, sans toilettes,
sans eau ni nourriture, avec des rats. Quand nos gardiens bassidji nous
ont fait couler de l’eau à travers la porte, nous avons été obligés de
laper le liquide comme des chiens. C’était dégueulasse : des saletés et
surtout du sang. Car nous étions sanguinolents, battus avec des
gourdins, le visage démoli. On a tous les dents cassées. Moi je
n’entends plus d’une oreille. Mais je suis mieux loti que des camarades
qui sont morts. »

C’est un intellectuel d’environ 25 ans, avec qui nous avons pu entrer en
relation, qui raconte ses conditions de détention à la prison de
Kahrizak, près de Téhéran. Le jeune homme poursuit : « Nous avons vu des
membres de notre “conteneur” pendus par les pieds pendant quarante-huit
heures ; l’un d’entre eux, rendu à sa famille défiguré avec des yeux
gonflés comme des balles de tennis violacées, est mort dans les bras de
ses parents. Il y avait des viols tous les jours : trois des plus jeunes
y sont passés, on entendait leurs hurlements. »

Reza Yavari, un autre ­prisonnier libéré : « Dans notre cellule, des
gens tombaient dans le coma. Quand l’un d’entre eux est mort, on a
protesté, nos geôliers, des voyous en civil (on les appelle “lebas
shakhsi”), sont revenus, ont cassé les ampoules électriques, brandi le
cadavre, braqué des torches sur nos visages : “On va vous enculer, vous
tuer, c’est les ordres !” Ils ont attrapé un jeune de 16-17 ans, l’ont
cogné comme des fous, certains ont protesté, ils leur ont infligé le
même traitement. Le lendemain matin, quatre d’entre nous avaient succombé. »

A la répression violente s’ajoute la corruption des mollahsAli Reza
Beheshti, fils d’un grand ayatollah assassiné, calcule : « Quelque 1 700
prisonniers ont été acheminés à Ispahan car, à Téhéran, les prisons
débordent. On ignore combien il y a de morts, on les estime à au moins
360. Seulement 10 % des familles ont des nouvelles, et certaines,
terrorisées, ne nous contactent pas. » Si, selon certains, il y a des
bassidji et des pasdaran pour désapprouver ces méthodes, la majorité
exécute les bas­ses besognes sans états d’âme.

Un ­camion vient d’être intercepté à la frontière turque avec... 7,5
milliards de dollars en liquide et 20 tonnes de lingots d’or ! Fortune
des mollahs du régime ? Financement du Hamas, du Hezbollah ? Les
ressources des ayatollahs semblent inépuisables... 1,6 milliard de
dollars appartenant au fils de Khamenei (qui soutient Ahmadinejad) sont
bloqués dans une banque londonienne. Quant à la manne saisie en Turquie,
le premier ministre turc Erdogan a décidé de s’en servir pour ses
investissements nationaux. C’est sans doute la version islamique de la
realpolitik.
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 11 Aoû 2009 - 16:29

Iran : 69 morts lors des violences post-électorales

Un allié du leader réformateur iranien Mirhossein Moussavi affirme que 69 personnes ont péri dans les violences qui ont suivi le scrutin présidentiel de juin en Iran, rapporte mardi le quotidien Sarmayeh.

"Les noms de 69 personnes tuées dans les troubles post-électoraux (…) ont été remis au parlement en vue d’une enquête. Le document comprend aussi les noms d’environ 220 personnes qui ont été placées en détention", a déclaré Alireza Hosseini Beheshti.
De leur côté, les autorités iraniennes affirment que les violences qui ont suivi le scrutin contesté du 12 juin n’ont fait que 26 morts.
Mardi, le porte-parole de la justice, Alireza Jamshidi, a indiqué que 300 personnes sur les quelque 4.000 qui ont été arrêtées en Iran au cours des manifestations sont toujours maintenues en détention. Selon lui, 3.700 détenus ont été libérés "très rapidement" mais "ceux qui sont impliqués dans les émeutes sont toujours emprisonnés".
Jusque-là les autorités avaient avancé le chiffre de 2.000 personnes arrêtées - dont 200 encore derrière les barreaux - et de 30 morts lors des manifestations de protestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

( http://www.humanite.fr/Iran-69-morts-lors-des-violences-post-electorales )
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 11 Aoû 2009 - 16:35


Clotilde Reiss en liberté surveillée à l'ambassade de France

NOUVELOBS.COM | 11.08.2009 | 14:52


L'Iran a proposé que la jeune Française accusée d'espionnage soit en liberté surveillée à l'ambassade de France à Téhéran d'ici la fin de son procès, mais Paris n'a pas encore répondu.



Clotilde Reiss, lors de sa comparution (Sipa)

L'Iran a proposé que la jeune Française soit en liberté surveillée à l'ambassade de France à Téhéran d'ici la fin de son procès, mais Paris n'y a pas répondu, a déclaré Seyed Mehdi Miraboutalebi, ambassadeur d'Iran en France, sur RFI mardi 11 août.




"Notre ministère a donné un engagement au pouvoir judiciaire iranien pour que cette demoiselle, jusqu'à la fin de son procès et à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran puisse bénéficier d'une liberté conditionnelle", a dit Seyed Mehdi Miraboutalebi sur Radio France Internationale (RFI).

Accusations d'espionnage



"Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse de l'ambassadeur de France", a ajouté le diplomate, dont les propos étaient traduits du persan en français.
Clotilde Reiss, une universitaire de 24 ans, est détenue en Iran depuis le 1er juillet. Elle est accusée d'espionnage pour avoir participé à des manifestations post-électorales dans la ville d'Ispahan, où elle était lectrice de français.
L'étudiante a comparu samedi dernier devant un tribunal de Téhéran, avec d'autres personnes ayant participé aux manifestations consécutives à la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. (Nouvelobs.com)


(http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/special_iran/20090811.OBS7190/clotilde_reiss_en_liberte_surveillee_a_lambassade_de_fr.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17 )
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 11 Aoû 2009 - 17:13

15 juillet 2009
Alerte
Un mois de manifestations : 41 journalistes en prison


Détails de l'incident
Arrestation
Tohid Bighi, Photographe
Majid Saidi, Photographe
Henghameh Shahidi, Rédacteur en chef
Somaieh Nosrati, Rédacteur en chef

Emprisonnement
Said Matinpour, Journaliste
Disponible en :
English

Français
(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières a appris, le 12 juillet 2009, l'arrestation de cinq journalistes, allongeant à quarante et un la liste des journalistes et cyberdissidents emprisonnés dans le pays. L'organisation condamne la répression grandissante à l'encontre des journalistes et des cyberdissidents en Iran, un mois après l'annonce des résultats controversés de l'élection présidentielle.

"La situation est très inquiétante. Quatre des cinq journalistes arrêtés ont été transférés vers un lieu inconnu et, comme pour ceux qui sont déjà derrière les barreaux, leurs familles n'ont aucune information sur leur sort. D'une manière générale, les conditions de détention sont dramatiques. Les prisonniers sont privés de tout droit de visite et leurs avocats n'ont pas accès à leurs dossiers. La plus grande prison du monde pour les journalistes est également en passe de devenir la plus dangereuse. Nous demandons la libération immédiate de tous les prisonniers d'opinion", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 11 juillet 2009, Tohid Bighi, photographe et collaborateur du site Mashroteh, en faveur du candidat Mehedi Karoubi, a été arrêté. La veille, le photographe Majid Saidi ( http://majidsaeedi.com ) a également été arrêté à son domicile par des agents du ministère des Renseignements. Ce dernier a collaboré avec plusieurs agences nationales et internationales. Il a notamment couvert l'Afghanistan pour le magazine "Time" en 2001. Le 29 juin, la journaliste et directrice du blog Paineveste, Henghameh Shahidi a été arrêtée de la même manière. Elle a collaboré à plusieurs publications réformatrices. Le 21 juin, Somaieh Nosrati, responsable des pages parlementaires des journaux "Teheran Emoroz" et "Hayat No" a été arrêtée à son domicile par des agents du ministère des Renseignements. Ils ont tous quatre été transférés dans un lieu inconnu.

Le 11 juillet, le journaliste de l'hebdomadaire en langue azérie "Yarpagh", Said Matinpour a été conduit en prison après avoir été convoqué à la 15e chambre du Tribunal révolutionnaire de Téhéran. Un mois auparavant, il avait été condamné à huit ans de prison pour avoir "entretenu des relations avec des étrangers" et pour "publicité contre le régime".

Déjà interpellé à son domicile de Zanjan (Nord-ouest) le 28 mai 2007, il avait été placé en détention à la prison d'Evin et libéré le 26 février 2008 après avoir versé une caution d'environ 500 000 euros. Depuis cette première condamnation, il souffrait de multiples problèmes de santé, liés à ses conditions d'incarcération. Le 11 juillet, un jeune homme de 19 ans, Sohrab Arabi, est décédé dans cette prison à la suite des tortures qui lui ont été infligées.



23 juillet 2009
Alerte
Nouvelles arrestations de journalistes: la vague de répression se poursuit


Détails de l'incident
Arrestation, Détention, Interrogation
Reza Rafiee Foroshani, Journaliste

Arrestation
Hassan Shikh Aghai, Caricaturiste

Amende, Libération
Mehdi Zaboli, Photographe

Mauvaise santé/santé en détérioration
Mohammad Sadegh Kabodvand, Rédacteur en chef
Disponible en :
English

Français
(RSF/IFEX) - Reporters sans frontière dénonce le caractère illégal et contraire aux normes juridiques internationales des arrestations et détentions de journalistes iraniens. Les autorités multiplient les convocations et menaces afin que les professionnels des médias cessent leur collaboration avec les journaux, étrangers notamment.

"Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle des journalistes emprisonnés sans aucun motif légal. Nous rappelons qu'avec quarante-deux incarcérés, l'Iran est la plus grande prison du monde pour les journalistes. La majorité de ceux détenus dans la section 209 de la prison d'Evin subissent de fortes pressions psychologiques et font l'objet de mauvais traitements. Ils sont illégalement privés du droit de visite de leur famille et de leur avocat. La logique de la terreur est au centre du dispositif mis en place," a déclaré l'organisation.

L'organisation a appris l'arrestation, le 26 juin 2009, à Téhéran, du journaliste freelance Reza Rafiee Foroshani. Collaborateur des médias locaux et internationaux dont "The Times". L'arrestation et la détention du journaliste n'ont été révélées que tardivement. Le journaliste est sous la pression des interrogateurs du ministère des Renseignements pour faire des aveux forcés. Reporters sans frontières rappelle que le ministre des Renseignements, Golamhossin Mohsseniejehi, a reconnu à plusieurs reprises "l'arrestation de journalistes collaborant avec des médias étrangers", les accusant d'être responsables des "émeutes".

Le 18 juillet 2009, le célèbre chroniqueur et caricaturiste kurde Hassan Shikh Aghai a été arrêté dans la ville Mahabad (Kurdistan iranien). Son domicile a été par la suite perquisitionné. Le motif de cette arrestation et le lieu de détention du journaliste sont toujours inconnus.

En parallèle, Mehdi Zaboli, photographe du journal "Hamshahri", arrêté le 20 juin, a été libéré le 5 juillet, après versement d'une caution.

Par ailleurs, plusieurs journalistes ont été convoqués par la "police sécuritaire", organe récemment créé et dirigé par un comité commun du ministère des Renseignements et des Gardiens de la Révolution.

L'organisation a été informée de l'arrestation et du transfert des journalistes dans des prisons des provinces. Mohammad Sadegh Kabodvand, directeur de publication de l'hebdomadaire "Payam-e mardom-e Kurdestan", détenu à la prison d'Evin depuis juillet 2007, a été emmené à Mahabad pour y être jugé. Son épouse, Parnaz Hassni, a déclaré à Reporters sans frontières ignorer les raisons de ce transfert et être inquiète de l'état de santé de son mari. Le journaliste, malade, n'a en effet toujours pas bénéficié d'une permission de sortie pour se soigner, sous prétexte qu' "il n'a pas purgé trois ans de sa peine". Par ailleurs, le 23 octobre 2008, la cour d'appel de Téhéran a confirmé la condamnation de Mohammad Sadegh Kabodvand à onze ans de prison, pour avoir créé une association de défense des droits de l'homme au Kurdistan. Le 31 mars, lors de la cérémonie des British Press Awards, il a reçu le prix du journaliste étranger de l'année 2009, pour son action en faveur des droits de l'homme.





Source
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 Paris
France
rsf (@) rsf.org
tél: +33 1 44 83 84 84
téléc: +33 1 45 23 11 51


http://www.ifex.org/iran/2009/08/04/new_arrests_releases/fr/


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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 11 Aoû 2009 - 17:15

30 juillet 2009
Alerte
Un ancien journaliste est mort en juin, trois jours après l'élection contestée d'Ahmadinedjad


Détails de l'incident
Tué
Alireza Eftekhari, Journaliste

Suspension
"Sedai Edalat", Journal
Disponible en :
English

Français
(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières a appris avec tristesse le décès, survenu le 15 juin 2009, de l'ancien journaliste Alireza Eftekhari, âgé de 29 ans. Les circonstances exactes de sa mort restent inconnues à ce jour. D'après les informations recueillies par l'organisation, Alireza Eftekhari aurait succombé des suites d'une attaque cérébrale après avoir été battu. Son corps n'a été rendu à sa famille que le 13 juillet.

Collaborateur pendant cinq ans pour "Abrar Economie" (au sein du groupe de publication Abrar http://www.abrarnews.com/ ), il avait quitté le journal en 2008.

"Alireza Eftekhari est le premier journaliste à mourir sous la répression mise en place par les autorités iraniennes au lendemain des résultats de l'élection du 12 juin. Nous exhortons les autorités à faire la lumière sur les causes de ce décès. Nous sommes très inquiets pour tous les autres journalistes toujours détenus, sans respect de leurs droits les plus fondamentaux", a déclaré l'organisation qui présente ses condoléances à la famille d'Alireza Eftekhari.

Reporters sans frontières prend acte de la remise en liberté de la journaliste Shadi Sadr, le 28 juillet, mais déplore qu'aucun nom de journaliste ne figure sur les listes des détenus libérables, suite à l'annonce de Mahmoud Ahmadinedjad, le 28 juillet, de libérer 140 détenus avant le 7 août.

A cette heure, Reporters sans frontières n'a pas pu confirmer l'information selon laquelle Saeed Hajjarian aurait été libéré. Les proches du journaliste gravement handicapé ont démenti l'information publiée sur les sites Internet conservateurs depuis le 29 juillet au matin. Selon sa famille autorisée à lui rendre visite en prison, le journaliste a été victime d'actes de tortures depuis son arrestation le 15 juin dernier. Son état de santé serait extrêmement préoccupant.

Par ailleurs, le quotidien "Sedai Edalat", proche des réformateurs, a été suspendu le 27 juillet par la Commission d'autorisation et de surveillance de la presse, dirigée par le ministère de la Culture et de l'Orientation islamique. Cette décision fait suite à la parution, par erreur, dans le numéro du journal paru le 25 juillet, d'un commentaire sur l'oeuvre du célèbre poète iranien Ahmad Shamlo. Malgré des excuses publiées dès le lendemain par le journal, la commission considère ceci comme étant un "outrage clair à l'Ayatollah Khomeiny". En vertu de l'article 27 de la loi sur la presse qui interdit tout "outrage contre le guide, fondateur de la République islamique et le grand ayatollah", les journaux peuvent être suspendus et le responsable traduit devant la justice.


4 août 2009
Alerte
Deux journalistes libérés, quatre nouvelles arrestations


Détails de l'incident
Libération
Abdolreza Tajik, Journaliste
Said Movahedi, Journaliste

Arrestation
Said Shariti, Journaliste
Mahnaz Mohammadi, Cinéaste
Jafar Panahi , Cinéaste
Abolfazl Abedini Nasr, Journaliste
Disponible en :
English

Français
(RSF/IFEX) - Abdolreza Tajik, reporter pour le journal "Farhikhtegani", arrêté le 14 juin 2009, a été libéré le 29 juillet, après versement d'une caution. Le journaliste franco-iranien, Said Movahedi, arrêté le 11 juillet, a été libéré le 28 juillet.

Said Shariti, journaliste pour plusieurs publications proches du Parti de la participation (réformateur), a été arrêté le 29 juillet, sur ordre du procureur Said Mortazavi. Le 14 juin, il avait déjà été interpelé pendant 24 heures.

Le réalisateur de documentaires et de films, Mahnaz Mohammadi, a été arrêté le 29 juillet avec le réalisateur Jafar Panahi dans le cimetière de Behesht-e Zahra (sud de Téhéran), où une manifestation était organisée en hommage aux manifestants tués au cours des dernières semaines.

Reporters sans frontières a appris l'arrestation, le 30 juin, du journaliste Abolfazl Abedini Nasr dans la ville d'Ahvaz (sud de l'Iran). Depuis, il a pu contacter sa famille à une seule occasion.

Pour lire le communiqué au sujet du journaliste Nasr, cliquer ici.




Source
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 Paris
France
rsf (@) rsf.org
tél: +33 1 44 83 84 84
téléc: +33 1 45 23 11 51


http://www.ifex.org/iran/2009/08/04/new_arrests_releases/fr/
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 11 Aoû 2009 - 17:37

Après les procès de style stalinien, les aveux "spontanés" et autres, après la torture, l'emprisonnement de juristes, de militaires, d'étudiants, d'enseignants, de gens du peuple, bref on pourrait dire de "dissidents" pour reprendre un terme d'une autre époque, on s'aperçoit qu'il n'y a rien de neuf sous le soleil... Les "armes" des régimes totalitaires, quels qu'ils soient et quels que soient leurs fondements, demeurent les mêmes, les moyens de conserver le pouvoir sont immuables...

Une seule "nouveauté", qui ne fait pas honneur à l'Occident et qui est passée pratiquement inaperçue:

"Le Wall Street Journal a même révélé que le pouvoir iranien avait développé, avec l'aide d'un consortium alliant Nokia et Siemens, un système sophistiqué de surveillance afin de contrôler et de censurer internet. Grâce à ce "Big Brother"unique au monde, les services de renseignement pourraient remonter aux sources et arrêter les auteurs de messages hostiles." (J.M. Gonin,27/06/09, Le Figaro Magazine)
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mer 12 Aoû 2009 - 22:15

Iran : la France prête à payer une caution pour Clotilde Reiss

http://www.leparisien.fr/politique/iran-la-france-prete-a-payer-une-caution-pour-clotilde-reiss-11-08-2009-604269.php


La France a indiqué qu'elle était prête à payer une caution pour Clotilde Reiss, jugée à Téhéran pour implication dans les manifestations de juin, ont affirmé mercredi plusieurs agences de presse iraniennes.
L'ambassade de France à Téhéran a envoyé une note officielle constituant son engagement à payer une caution, note qui a été transmise à la justice iranienne, selon ces agences.

«Les autorités françaises demandent la libération de Clotilde Reiss et font le nécessaire pour l'obtenir. Elles demandent également l'abandon de toutes les poursuites à l'encontre de Clotilde Reiss et Nazak Afshar», a déclaré Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Détenue depuis le 1er juillet, la française, accusée d'espionnage, comparassait depuis samedi dernier devant un tribunal de la capitale iranienne pour avoir participé à des manifestations qui ont suivi l'élection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin dernier.

Elle reste en prison
La justice iranienne a annoncé mercredi que le procès de Clotilde Reiss était terminé, mais que la jeune Française, détenue depuis le 1er juillet, était toujours en prison.

«Dans le cas d'une acceptation de la caution et d'une remise en liberté, cette ressortissante française n'a aucunement le droit de quitter le pays jusqu'à ce que soit rendu le verdict», a-t-il déclaré.
«Clotilde Reiss n'a pas encore été libérée. Elle est en détention mais le procès pour examiner les accusations qui pèsent sur elle est terminé et toute décision pour qu'elle soit libérée sous caution ou qu'elle reste en prison appartient au juge», a-t-il ajouté.

Ce mercredi matin, sa sortie de prison imminente était évoquée. C'est en tout cas ce qu'a sous-entendu Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement. Après la libération la veille de la Franco-iranienne Nazak Afshar, l'espoir semble bien regagner Paris, qui attend «dans les meilleurs délais» la libération «sous caution» de la jeune Française détenue à Téhéran. «L'objectif c'est d'obtenir sa libération définitive, c'est-à-dire qu'elle puisse retrouver sa famille», a expliqué le responsable gouvernemental, avant d'ajouter, que «le président a multiplié, encore ce matin (NDLR : mercredi) les contacts sur ce dossier».

Une éventuelle liberté surveillée
Depuis le début de l'affaire Reiss, Nicolas Sarkozy avait demandé que la jeune femme «soit libérée sans délai». En réponse, l'Iran avait alors proposé que la Française de 24 ans bénéficie d'une mesure de liberté conditionnelle à la seule condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran, d'ici à la fin de son procès.

Le ministère des Affaires étrangères et européennes a d'ailleurs confirmé mardi qu'elle était prête à l'accueillir à l'ambassade, si elle était libérée sous condition par les autorités iraniennes. Un scénario contraire à ce qu'avait laissé entendre un peu plus tôt, l'ambassadeur d'Iran en France, prétendant ne pas avoir reçu de réponse du Quai d'Orsay.

L'ambassade de France à Téhéran était prête à accueillir Clotilde Reiss
«Depuis plusieurs semaines, insiste le communiqué de la diplomatie française, les autorités iraniennes ont été informées que l'ambassade de France à Téhéran était prête à accueillir Clotilde Reiss dès lors que celle-ci bénéficierait d'une mesure de remise en liberté. Ce qui n'est toujours pas le cas à ce jour».

Le père de la jeune femme, Rémi Reiss, lui, avait répondu ne pas être au courant d'une proposition iranienne. «Si cela est vrai, c'est une avancée dans la bonne direction», avait-il espéré.

Enfin mardi soir, coup de théâtre. Nasak Afhar, une franco-iranienne, arrêtée en même temps que Clotilde Reiss, est libérée sous caution. Nicolas Sarkozy s'entretient alors «au téléphone dès sa sortie de prison» avec cette Française d'origine iranienne qui travaille depuis 18 ans au service culturel de l'ambassade de France à Téhéran.

Il lui «fait part de sa satisfaction et de ses pensées les plus chaleureuses tout en relevant la dignité avec laquelle (...) elle et Clotilde Reiss avaient toutes deux affronté les procédures qui leur ont été imposées».
Dans ce communiqué de l'Elysée, le président de la République exprime aussi «sa reconnaissance aux pays de l'Union européenne et aux autres pays amis, comme la Syrie, qui nous ont apporté leur soutien dans cette première phase».

L'Europe maintient la pression
Les Européens ont également cherché à maintenir leur pression diplomatique sur Téhéran. «Nous sommes prêts à prendre de nouvelles mesures si nécessaire. (...) Mais je pense que l'Iran est conscient du fait que nous sommes prêts à aller plus loin que ce que nous avons déjà fait», a déclaré le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'Union européenne
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Jeu 13 Aoû 2009 - 10:27

Affaire Clotilde Reiss, à quoi joue le régime iranien ?

Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient
13/08/2009 : 08:08




Après la libération sous caution, mardi, de Nazak Afshar, employée franco-iranienne de l'ambassade de France, les autorités iraniennes ont proposé que Clotilde Reiss soit placée en résidence surveillée à l'ambassade de France d'ici à la fin de la procédure judiciaire. Crédits photo : AFP

Dans un contextede crispation des relations franco-iraniennes, notamment sur le nucléaire, Téhéran attend sans doute des contreparties à la libération de Clotilde Reiss.

Otage ou bouc émissaire ? À 24 ans, Clotilde Reiss s'est retrouvée, malgré elle, à l'avant-scène de la crise iranienne, qu'elle s'était contentée d'aller observer comme simple spectatrice des manifestations post­électorales.

Pour Téhéran, le casting était presque trop parfait. La jeune chercheuse française parle parfaitement le farsi. Après avoir été allocataire, en 2008, de l'Ifri, l'Institut français de recherche en Iran, qui dépend de l'ambassade de France, elle était dernièrement revenue en Iran, pour y enseigner, cette fois-ci, le français à l'université d'Ispahan. Son arrestation permettait facilement d'étayer la thèse iranienne de la «révolution de velours» fomentée par l'Occident. Mais, publiée à la une de la presse internationale, l'image de son visage pâle et frêle au procès de samedi a rapidement desservi les intentions iraniennes en créant l'émoi et en suscitant de vives réactions à haut niveau.

Après la libération sous caution, mardi, de Nazak Afshar, employée franco-iranienne de l'ambassade de France, les autorités iraniennes ont proposé que Clotilde Reiss soit placée en résidence surveillée à l'ambassade de France d'ici à la fin de la procédure judiciaire. Au Quai d'Orsay, on rappelle que «les autorités françaises demandent depuis plus d'un mois la libération de Clotilde Reiss». Mais replacé dans le contexte iranien, le message de la République islamique n'est pas anodin. «C'est une manière pour Téhéran de sauver la face, de montrer que les Iraniens sont plus souples que les Français», analyse Barah Mikaël, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à l'Institut des relations internationales et stratégiques.

Ce n'est pas la première fois que le régime s'embarque dans un tel bateau. Au printemps 2007, l'arrestation de soldats britanniques dans les eaux territoriales séparant l'Iran de l'Irak avait déjà bien failli frôler la crise géopolitique. Jusqu'à ce que, dix jours plus tard, Mahmoud Ahmadinejad annonce, triomphant, leur libération. Le pardon qui leur avait été accordé fut présenté comme «un cadeau au peuple britannique». «En donnant l'impression de souffler le chaud et le froid, les gestes iraniens sont, plus que tout, le signe d'une dichotomie interne entre différentes factions politiques qui n'ont pas la même approche des relations internationales.

Les uns prônent l'isolement et voient des espions partout. Les autres cherchent une certaine forme d'ouverture. Clotilde Reiss est sûrement, aussi, victime de ce tiraillement», remarque un politologue iranien à Téhéran.

La France plus fermeque les États-Unis

Aujourd'hui, la jeune Française n'est pas la seule étrangère à se retrouver dans le collimateur des autorités iraniennes. Trois touristes américains sont actuellement détenus en Iran pour avoir franchi la frontière irako-iranienne alors qu'ils effectuaient une randonnée dans les montagnes du Kurdistan. De plus, plusieurs binationaux - dont un chercheur irano-américain et un journaliste canado-iranien - sont toujours derrière les barreaux.

En visant des étrangers, l'avertissement est multidirectionnel. C'est, avant-tout, un message à usage interne, qui cherche à souder les Iraniens autour de la peur d'un ennemi potentiel étranger. C'est aussi un moyen de signaler aux manifestants et aux leaders réformistes de l'opposition que le même sort pourrait leur être réservé. C'est également, selon François Nicoullaud, ex-ambassadeur de France à Téhéran, une façon d'éviter que certains conservateurs soient tentés de basculer de l'autre côté. «C'est une sorte de rappel à l'ordre adressé aux troupes conservatrices qui sont hésitantes. Le message est clair : on ne cédera pas, et vous avez donc intérêt à rester dans notre clan», remarque-t-il.

D'après Barah Mikaël, l'affaire Reiss doit surtout être replacée dans le contexte d'une crispation des relations franco-iraniennes, notamment au sujet du dossier nucléaire iranien. «La rigidité affichée de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner est très mal vue par les Iraniens.

Ces dernières semaines, la France s'est montrée plus ferme que les États-Unis à l'égard de Téhéran. C'est un changement qui déplaît en Iran, et Téhéran cherche à le faire savoir», remarque-t-il. Selon lui, «il serait fort possible que les Iraniens cherchent à obtenir certaines contreparties en échange de la libération de Clotilde Reiss».
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Ven 14 Aoû 2009 - 10:37

Comment le chef de l'État gère l'affaire Clotilde Reiss

Bruno Jeudy - Figaro - 13/08/2009 : 21:10


Clotilde Reiss, le 8 août, dans la salle du tribunal révolutionnaire de Téhéran. La jeune chercheuse française est détenue depuis le 1er juillet. Crédits photo : UPI/MAXPPP

Depuis son lieu de vacances varois, Nicolas Sarkozy dirige en personneles négociations pourla libération de la jeune Française.

«On espère une solution dans les heures qui viennent. On n'est plus très loin d'un dénouement heureux.» Jeudi soir, l'entourage de Nicolas Sarkozy se montrait optimiste sur les chances d'une libération de Clotilde Reiss, cette chercheuse française de 24 ans, détenue en Iran depuis le 1er juillet.

Alors que la France a été marquée par les images du procès de Clotilde Reiss diffusées en boucle sur les télévisions, Nicolas Sarkozy a pris lui-même en charge le dossier. En vacances au cap Nègre dans la villa de son épouse, Carla, sur la côte varoise, le chef de l'État consacre une bonne partie de ses journées à cette affaire. «Sa priorité est de sortir Clotilde Reiss de sa prison», dit-on à l'Élysée.

«Concrètement, cela veut dire que le président a eu des gens au téléphone mais aussi eu des entretiens avec des dirigeants de son niveau», ajoute-t-on sans plus de précisions. Qui a-t-il reçu ? À quel endroit ? Le fort de Brégançon, la résidence d'été du président de la République, qu'il n'utilise pas, est située à quelques kilomètres du cap Nègre. Ce lieu officiel peut permettre, le cas échéant, à Nicolas Sarkozy de recevoir en toute discrétion des visiteurs étrangers.

«Interventions directes»

L'Élysée reste logiquement très discret sur les contacts en cours. Seul l'entretien téléphonique avec le président syrien Bachar el-Assad a été officiellement confirmé. «Il a au téléphone des gens de son niveau ou des personnes qui sont en mesure de faire des interventions directes», résume-t-on à l'Élysée, où l'on se réjouit des premiers effets de cette diplomatie de l'om­bre avec la libération, mardi soir, de la Franco-Iranienne Nazak Afshar, employée de l'ambassade de France à Téhéran.

La communication est réglée au mot près par Nicolas Sarkozy, qui donne ses consignes à trois hommes : son sherpa, Jean-David Levitte, qui se trouve en vacances aux Baux-de-Provence, son conseiller presse, Frank Louvrier, en Corse, et Christian Frémont, son directeur de cabinet qui «garde» l'Élysée pendant le mois d'août.

Équipe très resserrée

D'autres conseillers sont également dans la boucle, ainsi que le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Nicolas Sarkozy l'a d'ailleurs directement «briefé» avant ses interventions médiatiques en mi­lieu de semaine. C'est le porte-parole du gouvernement qui a évoqué, mardi matin, sur RTL, «le début d'un espoir pour qu'une solution rapide puisse être trouvée». La formule a été calibrée directement par Nicolas Sarkozy.

Plutôt qu'un communiqué de l'Élysée qui aurait donné encore plus de poids à cette déclaration, la présidence de la République a préféré s'appuyer sur le porte-parole du gouvernement. Habitué aux dossiers de Français détenus à l'étranger ou pris en otages, Nicolas Sar­kozy privilégie une gestion très res­­serrée de l'affaire Clotilde Reiss.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a donné une interview en début de semaine, reste depuis assez discret. «C'est logique, car les dernières négociations se déroulent quasiment entre dirigeants», souffle un protagoniste du dos­sier.
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Lun 17 Aoû 2009 - 14:39

La France obtient la libération de Clotilde Reiss

17/08/2009 : 10:45


Clotilde Reiss (ici lors de sa comparution devant le tribunal de Téhéran, le 8 août) ne peut pas, pour l'instant, quitter l'Iran. Crédits photo : AFP

La jeune universitaire française est sortie de prison dimanche soir après le versement d'une caution de plusieurs centaines de milliers d'euros. Toujours sous contrôle judiciaire, elle est hébergée à l'ambassade de France à Téhéran.


«Soulagée.» C'est par ces mots que la Française Clotilde Reiss, détenue en Iran depuis le 1er juillet pour avoir participé à des manifestations postélectorales, a commenté dimanche soir sa sortie de prison lors d'une conversation téléphonique avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, ainsi qu'avec son épouse, Carla Bruni. «Elle est en bonne santé et garde un bon moral», a commenté la présidence. Nicolas Sarkozy «lui a exprimé sa joie et son plein soutien ainsi que celui de tous les Français, qui ont suivi avec inquiétude son arrestation et la procédure judiciaire à laquelle elle est soumise. Il a relevé la dignité et le courage avec lesquels Clotilde Reiss a affronté cette épreuve», indiquait dimanche soir un communiqué de l'Élysée. Le chef de l'État s'est également entretenu avec Rémi Reiss, le père de la jeune femme de 24 ans.

Le retour en France en suspens

Dans l'entourage de Clotilde Reiss, la prudence reste toutefois de mise. «Je suis soulagée, confiait dimanche soir une de ses amies au Figaro. Son père vient de m'appeler pour m'annoncer la bonne nouvelle. C'est rassurant de la savoir sortie de la prison d'Evin. Mais ce n'est qu'un début. Je reste inquiète car ce n'est qu'une libération conditionnelle. On n'a aucune idée sur la date du verdict ni sur la teneur du jugement qui pourrait être prononcé.»

Son père, Rémi Reiss, ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), s'est dit fier de la «dignité» manifestée par sa fille durant cette épreuve. «Elle doit commencer à préparer son retour», a-t-il déclaré, comptant sur sa capacité à «mettre de la distance» pour tirer le meilleur de cette expérience».
La question de la date du retour en France de la jeune femme reste posée. Libérée sous caution, Clotilde Reiss demeure sous contrôle judiciaire et ne peut pas, pour l'instant, quitter l'Iran. Elle sera hébergée au moins quelques jours à l'ambassade de France à Téhéran, où elle est arrivée dimanche soir, a indiqué l'Élysée. En attendant que son innocence soit reconnue, Clotilde Reiss sera accueillie à l'ambassade de France à Téhéran qui lui apporte tout le soutien nécessaire pour lui permettre de préparer sa défense et faire reconnaître son innocence, les charges pesant sur elle n'étant pas fondées, a souligné le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner. Les autorités françaises demandent maintenant qu'il soit mis fin au plus vite aux procédures judiciaires à l'encontre de Clotilde Reiss et de Mme Nazak Afshar, que rien ne peut justifier, a ajouté la présidence.

Les autorités iraniennes faisaient durer le suspense depuis plusieurs jours, après que le procureur eut accepté le principe d'une libération sous caution. Le montant de celle-ci n'a pas été divulgué, mais, de sources françaises, il s'élèverait à quelques centaines de milliers d'euros» d'après le Figaro et de 300 000 dollars selon RTL.

«Aveux forcés»

Interrogé dimanche soir sur la rumeur d'une libération au journal de 20 heures sur France 2, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'était alors montré évasif. Elle n'est pas libérée pour le moment. J'espère qu'elle sera libérée aujourd'hui, peut-être demain, j'ai bon espoir, avait-il alors répondu. Tout ce que le chef de la diplomatie française sait à ce moment-là, c'est que l'ambassadeur de France en Iran, Bernard Poletti, s'est rendu à la prison de Téhéran où la jeune femme est incarcérée. Il en ressortira vers 21 h 10 avec elle.

Clotilde Reiss, dans un premier temps accusée d'espionnage, a comparu devant le tribunal de Téhéran pour «avoir rassemblé des informations et encouragé les émeutiers», notamment en ayant transmis des e-mails et des photos des manifestations qui ont suivi l'élection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. Un chef d'inculpation qui, en Iran, peut valoir cinq ans d'emprisonnement. Elle avait été interpellée le 1er juillet à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle s'apprêtait à embarquer pour le Liban avant de regagner la France, après avoir travaillé comme lectrice de français à l'université d'Ispahan pendant cinq mois. La jeune femme avait comparu le samedi 8 août lors d'une audience publique devant un tribunal de Téhéran. Lors de sa comparution, cette passionnée de culture persane avait reconnu avoir rédigé un rapport pour un institut de recherche dépendant de l'ambassade de France. Des aveux forcés, selon ses proches.
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Lun 17 Aoû 2009 - 14:43


à écouter sur :

http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/17/01003-20090817ARTFIG00234-l-iran-veut-se-debarrasser-du-dossier-reiss-.php

«L'Iran veut se débarrasser de ce dossier brûlant»

INTERVIEW AUDIO - Pour Yann Richard, spécialiste de l'Iran et membre du comité de soutien à Clotilde Reiss, la caution versée par la France pourrait servir de prétexte pour clore définitivement l'affaire.
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Lun 17 Aoû 2009 - 19:55

Reiss : des contacts avec la Syrie

AFP
17/08/2009 : 13:47


Paris a indiqué aujourd'hui que les tractations en vue de la libération conditionnelle de Clotilde Reiss en Iran avaient donné lieu à des contacts directs entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue syrien Bachar al-Assad.

"Le président de la République et le ministre Bernard Kouchner se sont entretenus avec leurs homologues syriens au sujet de Clotilde Reiss", a déclaré Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Après la mise en liberté conditionnelle de la jeune universitaire, dimanche soir, la présidence française a souligné que Nicolas Sarkozy remerciait "les pays de l'Union européenne et d'autres pays amis, comme la Syrie" pour leur aide.

Le rôle de la Syrie, principal allié arabe de l'Iran, avait également été singularisé par l'Elysée, lors de la remise en liberté le 11 août de Nazak Afshar, employée franco-iranienne de l'ambassade de France à Téhéran.
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 18 Aoû 2009 - 1:27

Afghanistan


Elections dans un pays en guerre



Article publié le 16/08/2009 Dernière mise à jour le 17/08/2009 à 07:23 TULe 20 août 2009, les Afghans seront appelés aux urnes pour élire leur président et leurs représentants provinciaux. C’est le deuxième scrutin présidentiel depuis la chute des talibans en 2001. La situation s’est passablement dégradée sur le plan sécuritaire depuis les présidentielles de 2004 et les législatives qui ont suivi fin 2005. La résurgence du mouvement taliban au lendemain de ces échéances est mise sur le compte des trop faibles moyens mis en œuvre par la communauté internationale pour venir en aide aux autorités afghanes ainsi qu’au bilan contesté de l’équipe au pouvoir, et notamment à la persistance d’un niveau de corruption élevé, dans la ligne de mire de tous les candidats se présentant contre Hamid Karzaï.


De notre envoyée spéciale à Kaboul, Sophie Malibeaux

Tant du point de vue du pouvoir afghan que des pays engagés militairement à ses côtés, ces élections en forme de défi, relèvent d’une stratégie de mise en échec de l’insurrection. D’où le maintien de cette échéance politique, envers et contre tout. A défaut, tout le processus enclenché à Bonn au lendemain de la chute du régime taliban, visant à l’instauration d’institutions démocratiques en Afghanistan, serait réduit à néant. Mais la montée en puissance des insurgés depuis 2006, avec une capacité de frappe désormais étendue à l’ensemble du pays et pas seulement dans leurs bastions du sud et de l’est, risque néanmoins de porter atteinte à la crédibilité du scrutin. C’est toute l’ambiguïté de la tenue d’un scrutin dans un pays en guerre. Les conditions de sécurité rendront forcément l’accès des électeurs aux bureaux de vote très inégal, selon les provinces, en fonction de l’implantation de groupes d’insurgés plus ou moins radicaux.
Le président de tous les Afghans ?
Une portion de la population -difficile à évaluer- sera sans doute empêchée d’accéder aux urnes du fait du harcèlement pratiqué depuis plusieurs mois par des groupes talibans dans de nombreuses provinces du pays. Le nord et l’ouest n’ont pas été épargnés par les attentats et les attaques suicides conduits contre les forces de l’ordre, les candidats et le personnel électoral. Le sud et l’est restent néanmoins les zones les plus affectées par les violences. Des régions presque entièrement peuplées de pachtounes pourraient ainsi rester à l’écart du scrutin, ce qui priverait le président sortant, d’une partie non négligeable de son électorat. D’où les efforts mis en avant par l’équipe au pouvoir afin de conclure des accords de circonstances avec des chefs talibans, tentés de faire la sourde oreille aux appels au boycott lancés par le mollah Omar et la hiérarchie du mouvement. L’administration Karzaï, et notamment le frère du président choisi pour être son directeur de campagne –Ahmed Wali Karzaï - se sont emparés de cet argument pour mobiliser les électeurs contre le seul candidat capable de faire de l’ombre au président sortant, le Dr. Abdullah. Celui-ci estime que l’équipe Karzaï crie au loup sans raison, et qu’une victoire de l’opposition ne jetterait pas le pays dans le chaos. En tout cas, pas plus qu’il ne l’est actuellement.
Un parfum de contestation
Avant même la fin de la campagne électorale, le climat est lourd de contestation. Les derniers meetings d’Abdullah Abdullah ont servi à dénoncer une élection courue d’avance. Le système électoral du vote à la majorité absolue prévoit la possibilité d’un second tour entre les deux meilleurs candidats, au cas où aucun des prétendants ne remporterait plus de 50% des suffrages dès le 20 août. Pourtant, cette éventualité est si peu envisagée qu’aucune date n’a été fixée d’avance. Selon une source diplomatique afghane, la tenue d’un second tour nécessiterait des financements supplémentaires difficiles à trouver. Peu d’observateurs mettent en doute la réélection de Hamid Karzaï. Mis en selle par George W.Bush dès la première phase de la transition afghane en 2002, celui-ci a connu des débuts difficiles avec la nouvelle administration américaine. Barak Obama et son entourage n’auraient cependant pas trouvé de solution de rechange.


Les talibans courtisés
A l’extérieur, comme à l’intérieur, la thématique de la réconciliation et de l’ouverture d’un dialogue avec les talibans n’a jamais tant fait recette. Jusque là très critique vis-à-vis d’Hamid Karzaï et de sa politique de la main tendue aux talibans, le Dr. Abdullah lui reproche aujourd’hui de ne pas en faire assez. De fait, la nécessité d’intégrer les talibans à la vie politique du pays dans une logique de réconciliation est devenue l’un des sujets les plus en vue de la campagne. Alors que l’insurrection fait rage, jamais les talibans n’ont été aussi courtisés.
Des candidats à court d’arguments
C’est que les différents candidats n’affichent pas de véritables programmes de gouvernement. Tous s’entendent sur la nécessité de lutter contre la corruption qui gangrène l’administration et contre la culture de l’opium qui nourrit l’insurrection. Le propre frère du président Karzaï dirige la campagne du président sortant, lui qui est la cible d’accusations récurrentes pour son implication dans l’économie de l’opium. A contrario, l’un des candidats les plus crédibles sur la question de la lutte anti-corruption et anti-narcotique, Ramazan Bachardost, s’est fait tellement d’ennemis en dénonçant ces plaies de la société afghane, que son isolement sur la scène politique lui accorde peu de chance de succès.
Favorisé par l’administration qu’il dirige depuis près de huit ans, le président Karzaï se trouvent néanmoins fragilisé par les attaques virulentes d’hommes qui ont tous –à un moment ou à un autre, travaillé à ses côtés, qu’il s’agisse de son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah, de son ancien ministre des Finances, Ghani ou de son ancien ministre du Plan, Bachardost. Mais les rivalités de personnes n’ont pas permis de créer un front d’opposition uni. D’autant que la vie politique reste embryonnaire, du fait de l’inexistence de divergences partisanes. Il n’y a pas de jeu des partis à l’Assemblée. C’est le pouvoir en place qui en est responsable, en ayant empêché les candidats aux élections législatives de 2005 de se présenter au nom de partis politiques. Les critères individuels et les critères ethniques ont ainsi été entretenus.
Pourtant, si le président Karzaï ne parvenait pas à remporter la présidentielle au premier tour, l’on pourrait assister –cette fois-ci- à un jeu d’alliance, qui cette fois, dépasseraient les clivages traditionnels.
Reste à savoir si une telle éventualité ferait courir le risque d’une déstabilisation du pays, comme semblent le craindre les Occidentaux ou le ferait progresser sur la voie démocratique.










( http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83711.asp?xtor=SEC-6&ppcseid=4216&ppcsekeyword=Afghanistan+Election&mmtctg=1250618192&mmtcmp=36816002&mmtmt=5&mmtgglcnt=0&mmtadid=3666244922 )

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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 18 Aoû 2009 - 1:36



Nouvelle menace des Talibans sur les élections afghanes !

par Gina87 le 17/08/2009 12:54
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Jeudi 20 août 2009 doivent se dérouler les élections provinciales en Afghanistan. Mais, sous l’influence des Talibans, la plupart des bureaux de vote seront fermés…
Jusqu’à présent, les Talibans n’avaient fait que boycotter les élections. Cependant, un attentat meurtrier a eu lieu il y a peu de temps devant le siège de l’OTAN à Kaboul (la capitale afghane). Conséquence : la population a pris peur et n’ira probablement voté jeudi. Les Talibans auront donc réussi leur coup.
Bulletin de vote des élections afghanes

Mais la menace ne s’arrête pas là. Elle est devenue parfaitement claire, limpide, et visuelle grâce aux nombreux tracts affichés et déposés un peu partout dans les villages. De plus, pour la 1ère fois, les Talibans ont directement menacé de s’en prendre aux bureaux de vote ! Ces tracts diffusés un peu partout sont une sorte d’avertissement, de mise en garde de la part des talibans. Ils préviennent que les gens qui se rendront dans les bureaux de vote risqueront leur vie. Traduction : de nombreux bureaux de vote subiront des attentats dans le pays jeudi. Les talibans vont même jusqu’à dire que les victimes de ces attentas seront responsables de leur sort et que ce sera donc de leur faute s’il leur arrive quoi que ce soit : « Ce message vise à informer les habitants (de ne) pas participer aux élections, pour ne pas devenir une victime de nos opérations, parce que nous allons utiliser de nouvelles tactiques», indique le texte des talibans. "Quiconque sera blessé dans et autour des centres de vote en sera responsable, car il en aura été informé à l’avance
Ils occupent le territoire ..même dans les champs


Les Talibans ne semblent pas considérer que la population afghane fasse partie de leurs compatriotes. Selon eux, les afghans sont avec le Gouvernement afghan et avec les troupes étrangères qui tentent d’instaurer un semblant de démocratie (je dis bien "qui tentent" car maleheureusement, les forces étrangères qui sont là bas subissent beaucoup de perte). Ainsi, les Talibans semblent considérer que 2 populations existent en Afghanistan : les Talibans d’un côté et le reste de la population afghane de l’autre. Ces derniers sont considérés par les Talibans comme des « ennemis de l’islam ». Il est certain que ces élections risquent de manquer sérieusement de crédibilité si la population ne se déplace pas pour cause de menace talibane.




Crédit photos / vidéos : DR
Source : leparisien.fr


(http://www.melty.fr/nouvelle-menace-des-talibans-sur-les-ele-actu22849.html )
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 18 Aoû 2009 - 1:38

Quelle démocratie
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 18 Aoû 2009 - 1:40

CONFLIT

L'Afghanistan "n'est pas un bourbier" selon Thierry Mariani

NOUVELOBS.COM | 17.08.2009 | 19:09


Selon Thierry Mariani, représentant spécial de la France pour l'Afghanistan, ce pays n'est pas un "bourbier" militaire, mais connaît "une période de tensions extrêmes".



Thierry Mariani (Sipa)

L'Afghanistan connaît "une période de tensions extrêmes", à trois jours des élections présidentielle et provinciales, mais ce n'est pas un "bourbier", a déclaré lundi 17 août à Kaboul le représentant spécial de la France pour l'Afghanistan, Thierry Mariani. En visite dans le pays jusqu'à samedi, le député français à prévu de rencontrer le président Hamid Karzaï et d'autres candidats à la présidentielle.

Des menaces des rebelles


Alors que les violences et les pertes des forces étrangères atteignent des niveaux records depuis des semaines, suscitant le débat dans les opinions publiques des pays impliqués dans le conflit, Thierry Mariani a estimé que "l'Afghanistan n'était pas un bourbier". "Mais on est dans une période cruciale, de tensions extrêmes" a-t-il précisé, en référence aux élections du jeudi 20 août.
Le député s'est réjoui d'une "vraie campagne électorale", mais a prévenu que "les trois jours qui restent sont une période à haut risque".
Les autorités électorales ont indiqué que jusqu'à 12% des 7.000 bureaux de vote pourraient rester fermés jeudi, en raison des menaces exercées par les rebelles."Si on a plus de 80% de bureaux ouverts, c'est satisfaisant. Quant aux fraudes, on jugera sur pièce. Il y a des observateurs", a déclaré Thierry Mariani.
(Nouvelobs.com)
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MessageSujet: Re: démocratie en Iran   Mar 18 Aoû 2009 - 9:36

in the navy a écrit:
Quelle démocratie

démocratie a sens unique = dictature
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