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 Gendarmerie: L'Homme malade de l'EtatVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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bob78
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MessageSujet: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 19:00

Je trouve étonnant que le post paru hier 8 mai sur le site de l'adefdromil
n'ait pas encore trouvé d'échos sur ce forum !!!
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wilk33
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 19:06

Peux tu nous le faire partager ?
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bob78
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 19:16

le voici dans son intégralité

Gendarmerie : l’homme malade de l’Etat
Jeudi 08 Mai 2008

Par Jean-Yves Fontaine, juriste, sociologue, enseignant à l'Université de Caen, chercheur au CMH/CNRS/EHESS ()


A l’instar de l’Empire Ottoman, l’homme malade du XIXème siècle que la victoire de 1918 a fait s’évanouir dans un prodigieux et tout aussi rapide démantèlement sans guère de résistance tant sa disparition était annoncée, la Gendarmerie Nationale, forte de ses quelques 100.000 hommes et femmes, s’enfonce dans la culture du déclin et celle de la disparition prochaine tant son évidente absorption par la Police Nationale semble dans l’ordre des choses. Les esprits s’y sont préparés.
Il n’y a qu’à lire les nombreux forums de discussions Internet, spécialité gendarmique depuis ce fameux mois de décembre 2001, sur lesquels des gendarmes anonymes expriment leur inquiétude et leur fascination quotidienne devant une police qui leur offrirait des conditions de vie nettement plus avantageuses. Les officiers, quant à eux, placés aux différents échelons de commandement, des Communautés de Brigades jusqu’aux Régions, restent galvanisés par leurs missions de police judiciaire pour en perdre leur gendarmitude en ne voyant plus ce qui les distingue de leurs homologues commissaires. Les généraux, de leur côté, anticipant l’absorption, lorgnent sur les grilles indiciaires des contrôleurs généraux de la police nationale et les gradés sur celles des officiers de police. Tout cela va de soi car les résultats de la police quant à la délinquance sont meilleurs et l’outil gendarmique est d’ailleurs régulièrement jugé inefficace, voire même inadapté aux nouvelles délinquances. A renfort d’études et de recherches scientifiques, les gendarmologues d’une voix unanime précipitent cette institution séculaire vers la sortie et accélèrent intellectuellement une absorption souhaitable qui semble mise en œuvre par les plus hautes instances de l’Etat conformément à la philosophie générale de la RGPP.
Une culture mortifère parcourt l’ensemble des brigades, des unités de recherches judiciaires, des pelotons motocyclistes et des unités d’autoroute au sein desquels les personnels culpabilisent devant l’anachronisme chronique de leur institution. La militarité qui leur reste est jugée complètement obsolète, voire indécente et même considérée de plus en plus systématiquement comme un obstacle à leur modernisation. La culture du résultat, inaugurée en 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, a formaté les esprits en réduisant toute volonté de résistance par l’adoption d’un raisonnement qui a l’apparence de l’évidence et qui s’appuie sur le fait que la gendarmerie n'étant plus efficace sur le plan de la lutte contre de la délinquance, puisqu’elle montre des limites, pour ne pas dire une incompétence totale, quant à la concertation sociale, parce que la recherche du renseignement est abandonnée et, enfin, parce que le service rendu aux citoyens ne correspond plus à la demande : il est donc urgent de procéder à sa fusion puis son absorption par la police nationale.
A force de se croire malade, on risque donc effectivement de le devenir. Se laisser mourir apaise l’angoisse et l’inquiétude de toute une institution mais surtout permet de justifier l’impuissance des décideurs de tous bords et leur volonté de ne plus intervenir auprès du malade (pas d’acharnement thérapeutique).
Non, la gendarmerie n’est pas à l’agonie. Parce que le concept de police de proximité refait surface, il est urgent de changer de médecin pour changer de diagnostic. Plus que des faits et des résultats, il s'agit d'un état d'esprit dans lequel se complaisent les politiques, les décideurs et la recherche et qui ne concourt pas à une bonne appréhension de ce qu'est la réalité de la gendarmerie et de ce qu'elle propose. Pourquoi ne posons-nous pas la problématique gendarmique d'une autre manière, selon une focale résolument gendarmique et non selon le prisme policier : comment faire pour que la gendarmerie, comme outil du maintien de l'ordre public, puisse contraindre l'évolution probable de la délinquance future comme, notamment, les émeutes urbaines, voire même tous ces comportements regroupés sous le terme d'incivilités ? Alors que les délinquants s'adaptent constamment à un appareil policier et qu'ils prennent en compte dans leurs comportements et leurs actions le malaise gendarmique qui participe dans une certaine mesure à l’évolution de la délinquance, il serait sans doute utile de réhabiliter les fondamentaux militaires des personnels, de redonner tout simplement confiance à des gendarmes à qui l'on exige une adaptation trop immédiate, de procéder à une politique systématique de reconnaissance du travail des unités et des personnels, de repositionner le gendarme au sein de la société à l'aide d'une politique de communication efficace et, enfin, de mettre un terme définitif à l'auto-flagellation de toute une institution persuadée de son inéluctable disparition.
Il est encore temps de redresser la barre et il revient sans doute aux gendarmologues de travailler sur la culture de toute une institution qui n'est pas condamnée à disparaître. Il n’est pas question que la Gendarmerie reste cet "homme malade" comme le fut l'Empire Ottoman et qu’on la regarde couler comme le Titanic.



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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 19:31

Le Titanic, celui qui ne devait jamais couler ... Il a sombré
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Maisonnais
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 19:38

Une réflexion sur notre institution tellement réelle , et vécu au quotidien par bon nombre d ' entre nous , toutes armes confondues..........
A méditer .L ' avenir dans notre institution reposera sur qu ' elle fondement ?? Il est vrai que la boule de cristal de la voyante commence à devenir opaque à ce sujet............... .Mais à nous de démontrer comme le précise ce professeur , notre volonté d ' éxister pour encore un certain temps!
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MessageSujet: ar   Ven 9 Mai - 19:42

Ah bon, moi je l'ai pas vu la culture mortifére. Vouloir améliorer notre gendarmerie, être parfois fatigué par de lourdes charges de travail n'est pas mortifère. Et le gendarme en général n'a pas d'attitude mortifére.

Je n'ai pas rencontré de gendarme, sautillant comme un cabri, crier : vivement la disparition de la gendarmerie !

Comment M. JYF peut il en arriver à de telles conclusions en étant si loin du terrain et de la gendarmerie en général !

C'est une attitude MORTIFERE !
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 19:57

VOLDEMOR a écrit:
Comment M. JYF peut il en arriver à de telles conclusions en étant si loin du terrain et de la gendarmerie en général !

C'est une attitude MORTIFERE !

Si loin du terrain ... ce ne sont pas forcément les officiers. Certains sous off GRADES le sont ... loin de leur terrain ... TU FAIS CE QUE JE DIS ET TU NE FAIS PAS CE QUE JE FAIS (quelle politique?????? mes amis)
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 20:16

Il y a du pour et du contre dans le texte de FONTAINE , certes il décrit une situation sociale alarmante, mais tout, n'est pas non plus perdu. N'en sommes nous pas la preuve vivante ?

Ainsi, je partage l'avis de VOLDEMOR. Le Gendarme n'a pas pour habitude de se laisser aller à une culture mortifère, au contraire, on lui confère souvent dans les autres institutions de grandes qualités d'adaptation et une aptitude à rebondir quelques soient les circonstances.

Militaire pas militaire, là est la vraie question et à ce jour je pense que personne n'a de réponse réelle. Il y a du pour et du contre dans les deux, mais également une voie intermédiaire, celle préconisée par JHM et certains membres du forum, la représentation professionnelle.

Enfin, pour monsieur FONTAINE, à l'inverse de CADBURY et de "ses fingers", vous pouvez pas les faire un peu plus courtes vos phrases, cela gagnerai en lisibilité. bounce
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 20:48

Gendarmitude ca rime avec inquiétude

Gendarmologue ca rime avec dialogue

On pourrait peut-être arriver a quelquec hose à la fin 2008

Mais cela n'est que mon avis
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DOBERMAN
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 20:53

Bonsoir,

bob78 a écrit:
Je trouve étonnant que le post paru hier 8 mai sur le site de l'adefdromil
n'ait pas encore trouvé d'échos sur ce forum !!!


Sauf erreur de ma part, ce texte a déjà fait l'objet de commentaires sur le forum. Il me semble même que deux sujets avaient été postés...

La publication de ce texte est antérieur au 08 mai 2008.
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 21:01

effectivement, jyf n'est pas un étranger sur G&C
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MessageSujet: Re: Gendarmerie: L'Homme malade de l'Etat   Ven 9 Mai - 21:09

C'est du réchauffé ce truc.
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C'est une entreprise hardie que d'aller dire aux hommes qu'ils sont peu de chose. ( Bossuet )

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