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N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?

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Jean-Yves Fontaine
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MessageSujet: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 7:41

Note sur "L'affaire des irlandais de Vincennes. L'honneur d'un gendarme" paru chez Fayard.




N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?




Le lieutenant-colonel Jean-Michel Beau, héraut de l’affaire des Irlandais de Vincennes, expie une dernière fois encore, et dans un gros livre de près de 650 pages paru en mars 2008 chez Fayard, les fautes de procédure commises le samedi 28 août 1982 dans l’appartement de Mikaël Plunkett, Stephen King et Mary Ried situé au 82 de la rue Diderot à Vincennes. Quelques rares critiques et peu de commentaires pour ce livre authentique qui relate avec un réel souci du détail des faits qui datent de 26 ans alors que son livre précédent publié en 1989 aux éditions Sand sous le titre L’honneur d’un gendarme (63.000 exemplaires) avait été entouré d’une prodigieuse production critique aussi bien écrite qu’audiovisuelle (notamment un passage déterminant chez Bernard Pivot à Apostrophes), le contexte politique n’étant certainement pas le même.




Pourquoi s’est-il donc alors contraint à raconter encore une fois, heure par heure, cette pénible affaire qui l’aura entièrement broyé ? Il le dit lui-même in fine à la page 561 et après avoir commenté l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris en date du 13 mars 2007 qui le réhabilite enfin : il s’agit de clore " la thérapie que constituait la rédaction [de son livre] et qui m’aidera à exorciser les démons qui m’habitent depuis vingt-cinq ans ".




Après une lecture attentive de ce qui se lit comme un véritable roman policier, il semble bien que le Lieutenant-colonel Jean-Michel Beau se soit décidé à fixer très haut la conception qu’il se fait de l’honneur et ce qui émerge de l’ensemble, c’est en effet cette constante militarité à fleur de peau qui l’aura aussi sans doute aidé à tenir le coup tout au long de cette trop longue épreuve qui prend tous les traits d’un chemin de croix. Pourra-t-on enfin, et eu égard à son combat pour la vérité, considérer cet officier issu d’une famille de militaires comme le prototype de ce que peut produire de mieux la gendarmerie pour reprendre ce qui avait été vite attribué par François Mitterrand à Christian Prouteau ? Assurément oui, et L’affaire des Irlandais de Vincennes, à ce titre, aura sans doute le grand mérite d’illustrer les difficultés du rôle et des fonctions d’un officier de gendarmerie qui reste un militaire d’une nature si particulière qui le distingue des autres militaires et surtout des policiers dont il remplit pourtant des missions pratiquement équivalentes et alors que la quotidienneté du métier tendrait à en rapprocher les conditions.




Après avoir brièvement rappelé les faits constitutifs de cette affaire qui aura fortement terni les années Mitterrand, comment donc présenter cet énorme travail autobiographique qui se construit sur deux grandes parties (L’affaire et L’honneur d’un gendarme) sinon en relevant quelques thématiques qui nous apparaissent importantes et qui sédimentent l’ensemble des détails ? Il faudra bien quand même commencer par souligner que les feux de la rampe auront sans doute grillé très vite les ailes de Jean-Michel Beau puis noter le fonctionnement rocambolesque de ce que nous qualifierons d’amicale anti-terroriste qu’est le GIGN des années 80, le tout dans le contexte de la " Raison d’Etat " mitterrandienne qui avait permis de dissimuler l’incroyable.




*


Parce qu’il était tout récemment promu commandant de la prestigieuse Section de Recherches judiciaires de Paris, Jean-Michel Beau va accepter de couvrir de son autorité d'officier de police judiciaire des graves erreurs de procédure relatives aux conditions d’une perquisition, erreurs qui cachaient en fait une énorme machination montée de toute pièce par la toute récente " cellule anti-terroriste " de l'Élysée animée par deux de ses camarades gendarmes, membres du GIGN, Christian Prouteau et Paul Barril, qui avaient effectivement manigancé une intervention dans une " cellule de terroristes " irlandais pour en arriver jusqu’à apporter eux-mêmes les armes et les explosifs qu'ils prétendirent y avoir découverts, permettant ainsi un communiqué victorieux de l'Élysée. Le 24 août 1983, le juge Alain Verleene, chargé d'instruire l'affaire sur plainte des Irlandais, inculpera Jean-Michel Beau de subornation de témoins qui par la suite sera condamné à douze mois de prison avec sursis aussitôt amnistiés, mettant ainsi un terme à toutes poursuites se fondant sur les irrégularités de l’enquête, alors que, protégés par la raison d’Etat, Christian Prouteau et Paul Barril échapperont aux poursuites. Le combat de Jean-Michel Beau pour rétablir la vérité commençait en déclenchant l’affaire des irlandais de Vincennes qui allait secouer la Présidence Mitterrand.




Qu’en est-il vraiment de ce jeune Chef d’Escadron qui se présente comme le chevalier blanc de toute une institution et qui au sortir du commandement de sa compagnie de Chinon se retrouve patron de la Section de Recherches de Paris ? Est-ce un officier sur lequel les dieux se sont penchés alors qu’il était encore dans son berceau ? Un parcours tout tracé pour finir, quoi qu’il arrive, général de brigade ? Jean-Michel Beau s’est fait tout seul. Privé du précieux baccalauréat, il accède au grade de sergent en 1961 à l’âge de 18 ans pour s’engager ensuite comme Officier de Réserve en Situation d’Activité au sein de l’Armée de Terre. Après avoir passé son Bac en 1969, il rentre enfin en gendarmerie en 1971 pour être ensuite affecté à Périgueux puis bientôt commandant les compagnies de gendarmerie de Bourges et de Chinon jusqu’en 1981. Jean-Michel Beau se spécialisera très vite en police judiciaire, domaine d’intervention encore délaissé par les officiers saint-cyriens qui lui préfèrent l’état-major et qu’ils laissent bien volontiers aux anciens sous-officiers parvenus à l’épaulette ou aux experts et Jean-Michel Beau en est un. C’est même un des meilleurs dans ce domaine encore trop peu investi par la gendarmerie des années 80 (l’affaire Grégory restera emblématique à cet égard). Il s’agit donc de profiter de ce monopole pour sans doute rattraper ce qu’il estime être un retard dans sa carrière, thème récurrent de son livre.




La réalité de ses aventures commence en fait lorsque le Commandant Christian Prouteau, chef de la toute jeune cellule anti-terroriste de l’Elysée le contacte par téléphone le 23 août 1982 pour l’initier à l’affaire. Moments d’extrême reconnaissance sociale et militaire (notamment aux pages 15 à 32) : on se tutoie et on déjeune ainsi par personnes interposées avec le Président lui-même qui veut faire de la gendarmerie l’Armée du Peuple, le tout sous les auspices de Charles Hernu, son ministre de la défense, en l’opposant ainsi à la police nationale (90% des commissaires de police étaient affiliés à un syndicat proche du RPR). Tout ira en cascade par la suite car Christian Prouteau a vite jugé un homme qu’il pense être comme lui, arrivé si près du sommet. Jean-Michel Beau succombera trop vite à ces sirènes, la tentation est si forte et il est facile d’ouvrir les bras. Voilà la faute de Jean-Michel Beau qui depuis bat sa coulpe et c’est sans doute pour cette raison qu’il ne cesse de vouloir redevenir, tout au long d’un combat judiciaire de 25 ans et fidèlement retracé dans la seconde partie du livre, cet authentique gendarme après avoir côtoyé le déshonneur et le rejet de ses pairs qui savent bien qu’il faudrait rester toujours dans l’ombre et ne jamais franchir la ligne.




Fort de ce statut de V.I.P., Jean-Michel Beau pensera alors qu’il pouvait ainsi faire pression sur ses collaborateurs pour que soit présentée une version non conforme à la vérité sur ce qui s’était passé au 82 de la rue Diderot à Vincennes. La réalité reviendra vite comme une gifle quand " il reconnaîtra l’exacte vérité prenant sur lui l’entière responsabilité des fautes commises, disculpant ainsi ses subordonnés en arguant des ordres qu’il leur avait donnés et déniant toute responsabilité au personnel du GIGN, notamment au capitaine Barril ", comme le rappellera le rapport de l’enquête de commandement du 13 juin 1983 confiée au général Boyé. L’inspecteur général sera plus dur encore avec le GIGN, fruit de toute une époque à laquelle Jean-Michel Beau n’aura pas pu résister et il était loin d’être le seul.




Mais quelle est donc la nature si particulière de cette cellule anti-terroriste où sont affectés les meilleurs éléments du GIGN, " unité d’élite de la gendarmerie " qui, en 1983, " compte à son actif plus de deux cents actions accomplies avec un souci d’humanité que toute la presse s’est plu à signaler en d’autres temps " (sic le général Boyé) pour qu’elle échappe aussi facilement à tout contrôle hiérarchique et à tout contrôle tout court ? Le général Boyer ajoute : " depuis que le chef d’escadron Prouteau a été chargé de mission dans la lutte antiterroriste, la direction générale n’est plus informée de la majorité des déplacements du GIGN et apprend par un compte rendu émanant des échelons territoriaux ou fréquemment par la voie de la presse la présence insolite de militaires du GIGN, généralement en tenue civile, en un point quelconque du territoire ". Plus loin : " pour ce qui concerne la vie courante, la hiérarchie organique dont relève le GIGN découvre généralement par hasard que les militaires du GIGN sont en stage de ski, de plongée, de maître de chien ou en séance de tir dans un stand privé, sans qu’aucune demande, ni aucun compte rendu soient passés par elle ". Comment aussi a-t-on pu à en arriver à donner une double casquette à Christian Prouteau, à la fois commandant du GIGN et chef de la cellule anti-terroriste de l’Elysée ? Etait-ce pour lui accorder une plus forte légitimité auprès du Président ? Nous ne nous appesantirons pas sur le capitaine Barril, recruté à la fois pour ses capacités nautiques et parce qu’il sortait du terreau gendarmique, Prouteau écartant systématiquement les saint-cyriens. Paul Barril est un " super-gendarme ", l’élément actif clé de l’affaire, certainement plus boy scout que gendarme et il est assuré d’un soutien total pour nier constamment toute implication dans l’affaire.




Le GIGN, qui vole de ses propres ailes et qui respire l’air des salons du palais de l’Elysée, fait donc figure d’une bande de bons et très fidèles copains. Ils sont tous jeunes, beaux, musclés, téméraires et ils ont les pleins pouvoirs. Le président Mitterrand fonctionnait assurément à la séduction et ces éléments (la virilité, le courage, la fraîcheur, l’extraction populaire, une pointe de naïveté et surtout la jeunesse) sont sans doute à prendre en compte dans l’affection qui sera la sienne vis-à-vis de cette structure d’intervention. C’est une époque aussi où la Direction Générale de la Gendarmerie, ralliée à la gauche socialiste (mais avait-elle le choix ?), ne jure que par le GIGN. Ironie du sort pour ce GIGN qui s’est fait tout seul grâce aux médias et aux succès rencontrés et ce, contre les avis de la hiérarchie qui s’est finalement inclinée. Christian Prouteau et Paul Barril rivalisaient enfin et, avec eux, toute la gendarmerie avec les hommes du commissaire Broussard en redorant le blason d’une gendarmerie qui semblait condamnée à une longue et lente ruralisation. Jean-Michel Beau a été naturellement subjugué par le GIGN et son livre ainsi que la relation de ses contacts fréquents avec Prouteau et Barril en sont saisissants à cet égard. Comment dans ces conditions extrêmes refuser un ordre de Prouteau ? Comment faire alors pour contester l’action de Barril ? Comment revenir en arrière face à une hiérarchie tout aussi subjuguée et tenue à son devoir d’obéissance envers le pouvoir exécutif ? Dans cette ivresse du pouvoir, il est clair que désormais les fautes de procédure lors de la perquisition de Vincennes ne prendront jamais le dessus sur l’action qui doit restée déterminante et c’est là que devait agir l’expertise en police judiciaire. Au cours des années 80, une nouvelle gendarmerie se met en place et se positionne face à l’ancienne gendarmerie de papa, celle des PV de synthèse et des comptes rendus au procureur. Les " baroudeurs " qui ont renié leur gendarmitude succèdent aux " soldats de la Loi " sous la haute protection de François Mitterrand.




Alors que dire de la militarité retrouvée du gendarme Jean-Michel Beau ? C’est sans doute en se rachetant et tout au long de la seconde grande partie de son ouvrage qu’il fait alors la preuve d’une incontestable dignité et d’une indéniable probité qui lui auront peut être manqué lors des premiers instants de cette affaire. C’est avec droiture, perspicacité et loyauté qu’il va mener le véritable combat de toute une vie pour rétablir la vérité. Durant vingt cinq longues années, d’octobre 1983 à mars 2007, il a fait de son quotidien un véritable code de procédure pénale et va s’initier peu à peu à la forfaiture et à la lâcheté de ceux qui l’ont entouré. Il y résistera et on peut comprendre facilement ce qui confine parfois à l’obsession.




*




Son livre-thérapie achevé, Jean-Michel Beau coule sans doute désormais des jours plus tranquilles. Tout laisse à penser cependant qu’il n’a pas abandonné, laissant entendre qu’il pourrait saisir jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg. Les feux de la rampe, la " une " des journaux, les interviews lui manquent-ils à ce point là ? Qu’y a-t-il à redevenir un homme simple, un inconnu que personne ne remarque, un gendarme à l’instar du colonel Mazères, un des protagonistes d’une autre affaire d’Etat, celle des paillotes, tombé dans les bras d’autres sirènes ? La soixantaine passée, n’est-il pas temps de se tourner vers l'essentiel et laisser la pipolisation à d’autres qui en font une raison de vivre ? La gendarmerie de son côté au vu du dernier arrêt de la Cour d’Appel de Paris le rétablirait-elle dans son honneur d’officier en reconstituant une carrière que les feux de la rampe auront si vite grillé ? Sa conduite tenace et efficace devant les tribunaux, sa lutte acharnée contre la raison d’Etat ne seraient-elles pas des arguments suffisants pour une réhabilitation définitive ? N’est-il pas redevenu ce gendarme silencieux et discret qui ne s’est battu que pour la loi conformément à la déontologie de tout un corps et de toute une institution ? N’aurait-il donc pas fallu sauver le soldat Beau comme on en a sauvé tant d’autres et comme il faudra certainement en sauver encore d’autres malgré la raison d’Etat à laquelle la gendarmerie reste si intimement liée ?






Jean-Yves Fontaine

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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 7:56

Citation:
N’est-il pas redevenu ce gendarme silencieux et discret qui ne s’est battu que pour la loi conformément à la déontologie de tout un corps et de toute une institution ? N’aurait-il donc pas fallu sauver le soldat Beau comme on en a sauvé tant d’autres et comme il faudra certainement en sauver encore d’autres malgré la raison d’Etat à laquelle la gendarmerie reste si intimement liée ?



Et après cela , on se dit être un grand pays avec des institutions fortes , des valeurs humaines où l'individu a toute sa place Suspect Suspect Suspect , ..................................nous les donneurs intarissables de leçons Rolling Eyes Rolling Eyes


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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 8:27

Au fait il est où notre soldat Quinta ,?????? Suspect Suspect Suspect Nardo , en tant que sinistre , tu devrais savoir , non ????? Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 8:50

Bonjour,
Je pense que notre ami QUINTA a pris quelques vacances biens méritées.
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 11:05

a écrit:
Au fait il est où notre soldat Quinta ,?????? Suspect Suspect Suspect Nardo , en tant que sinistre , tu devrais savoir , non ????? Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes

Oui, je sais où il est et je sais ce qu'il fait, car il est logique qu'il me rende compte. Et d'abord on met les choses au point : le sinistre c'est lui et moi seulement le Président. Faut pas confondre torchons et serviettes ! ! ! ! Very Happy
Mais pour l'instant il est en indispo, suite à problèmes informatiques (il semble qu'il ait un peu de boulot en plus), mais t'affole pas, quand il reviendra, tu regretteras les bons moments calmes que tu as eus en ce moment, sans lui. Very Happy Very Happy
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NARDO
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 11:16

Belle analyse M. Fontaine, mais je ne suis pas d'accord avec vous sur un point : Vous dites que JMB s'est laissé endormir par le chant des sirènes, afin de couvrir l'action des gars du GIGN. Mais s'il les a couvertes, c'est qu'il pensait qu'il ne s'agissait que d'irrégularités de procédure et pas d'autre chose.
Quand on connaît le bonhomme ou sa famille, on ne peut pas imaginer que l'Officier Beau aurait couvert une machination quelconque, fut-elle pour faire plaisir à Tonton.
Comment, pendant des mois, le GIGN a pu être laissé sans contrôle, commandé par un mec à double casquette ? Et après on s'étonne qu'un petit chef de service (même si c'est la prestigieuse SR Paris) puisse valider ce que demandent les chouchous du Président de la République ? ? Non ! ! N'importe qui se serait fait b....er à cette époque. C'est trop facile de dire "il n'y avait qu'à .... !"
Ce qu'à fait J.M.B. a été limite au début certes, mais il s'est battu pendant plus d'une génération sans appui de notre hiérarchie (SA hiérarchie) pour retrouver un honneur entâché à jamais. Il n'a pensé qu'à ça pendant des années, s'engueulant avec ses amis et même sa famille parce qu'il ressassait inlassablement son combat et qu'il fallait à tout prix que sa bonne foi soit reconnue.

Aujourd'hui c'est fait.

Mais je dois être mal dirigé ou aveugle, car je n'ai pas vu la réaction de notre DG après mars 2007. De même, même si je sais qu'il n'est la DG à lui tout seul, patati et patata (lol), j'aurais bien voulu que Childéric s'exprime sur le livre de JMB et surtout qu'il nous dise si, maintenant, cette affaire des Irlandais de Vincennes, pourrait se reproduire ou pas ? Et puis tant qu'on est au stade des demandes, j'aurais bien voulu que Cheval borgne donne son avis sur la critique de M. Fontaine.
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 13:05

Belle analyse en effet, mais à une réserve près, celle ci:

"C’est sans doute en se rachetant et tout au long de la seconde grande partie de son ouvrage qu’il fait alors la preuve d’une incontestable dignité et d’une indéniable probité qui lui auront peut être manquées (là je corrige une faute d'orthographe monsieur Fontaine!lol! ) lors des premiers instants de cette affaire". écrit monsieur Fontaine.

Personnellement, je ne pense pas que monsieur BEAU ait manqué de dignité ou de probité. C'est lui faire offense.
En revanche je dirais davantage qu'il a manqué dans l'application du premier précepte énoncé par DESCARTES ("Ne recevoir aucune chose pour vraie que je connusse évidemment telle....") et qu'il a tout simplement fait confiance à des gens censés en être digne par avance.

L'interessé pourrait je le pense nous donner son avis!

PS: Cela étant et pour fixer les limites de mon propre raisonnement, je concède aisément qu'il est facile a posteriori pour nous, extérieurs à cette malheureuse affaire, de disserter sur ce qu'il aurait fallu faire.
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 14:22

Je pense surtout qu'il ne faut pas confondre la naïveté d'un moment par excès de confiance avec un manque de probité quelconque.

Lorsque l'on vénère quelqu'un par le travail fourni et les résultats obtenus, on peut facilement se méprendre sur la réalité des buts poursuivis par ce quelqu'un.

Mais le véritable honneur de JMB, s'est d'avoir su tirer TOUTES les conséquences de son erreur d'appréciation et du mauvais placement de sa confiance en plusieurs personnes.

L'honneur d'un homme est généralement multiple, mais il ne faut pas oublier que certains n'en ont pas !!!
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 14:36

avaricum a écrit:
"C’est sans doute en se rachetant et tout au long de la seconde grande partie de son ouvrage qu’il fait alors la preuve d’une incontestable dignité et d’une indéniable probité qui lui auront peut être manquées (là je corrige une faute d'orthographe monsieur Fontaine!


M. Avaricum, je suis au regret de vous faire remarquer que le texte ne comporte pas de faute... En effet, l'emploi du futur antérieur répond aux mêmes règles que le passé composé.
Le participe passé est donc invariable lorsque l'on emploie l'auxiliaire avoir (comme c'est le cas ici) SAUF lorsque le complément d'objet direct est placé avant l'auxiliaire.
Incontestable dignité et indéniable probilté sont des sujets...
lui : un complément d'objet indirect...
Manqué est donc écrit de la bonne manière...
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 14:52

Tu sais Greg, un bon financier ne met jamais de S mais des $
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 14:54

Bien vu Christian !!!
lol! lol! lol!
Avaricum, je vous présente toutes mes confuses Salut mili
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 15:40

Il y a quand même bien une faute de participe :
"Après avoir brièvement rappeler les faits" : rappelé
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 15:48

Gregthegrizzly a écrit:
avaricum a écrit:
"C’est sans doute en se rachetant et tout au long de la seconde grande partie de son ouvrage qu’il fait alors la preuve d’une incontestable dignité et d’une indéniable probité qui lui auront peut être manquées (là je corrige une faute d'orthographe monsieur Fontaine!


M. Avaricum, je suis au regret de vous faire remarquer que le texte ne comporte pas de faute... En effet, l'emploi du futur antérieur répond aux mêmes règles que le passé composé.
Le participe passé est donc invariable lorsque l'on emploie l'auxiliaire avoir (comme c'est le cas ici) SAUF lorsque le complément d'objet direct est placé avant l'auxiliaire.
Incontestable dignité et indéniable probilté sont des sujets...
lui : un complément d'objet indirect...
Manqué est donc écrit de la bonne manière...
Wink


Hé bien pas d'accord du tout monsieur Greg!

On dit : Qu'est ce qui a lui manqué: dignité et probité. Donc ces sujets sont placés avant le verbe avoir donc cela s'accorde (cf. Le grévisse).

PS: Ce n'est pas avec le complément d'objet indirect (lui veut dire cela a manqué à qui: à lui) que se font les accords mais avec un sujet!lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 15:52

avaricum a écrit:
Hé bien pas d'accord du tout monsieur Greg!

On dit : Qu'est ce qui a lui manqué: dignité et probité. Donc ces sujets sont placés avant le verbe avoir donc cela s'accorde (cf. Le grévisse).

PS: Ce n'est pas avec le complément d'objet indirect (lui veut dire cela a manqué à qui: à lui) que se font les accords mais avec un sujet!lol! lol! lol!
L'auxiliaire avoir est bien conjugué : auront (troisième personne du pluriel). Les sujets (et non compléments d'objet direct) sont placés avant, en effet... Ils influent sur la conjugaision de l'auxiliaire mais le participe passé reste invariable...

Je persiste et je signe !
" Le participe passé employé avec l'auxiliaire « avoir » s'accorde en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec le complément d'objet direct (COD) lorsqu'il précède le verbe. Dans les autres cas, le participe passé reste invariable. "
Cf : ICI
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 15:56

MODERATION10 :

Lait courres d'oeuf Francs c'est an aime pé cil vous plè

lol!
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 16:01

Gregthegrizzly a écrit:
avaricum a écrit:
Hé bien pas d'accord du tout monsieur Greg!

On dit : Qu'est ce qui a lui manqué: dignité et probité. Donc ces sujets sont placés avant le verbe avoir donc cela s'accorde (cf. Le grévisse).

PS: Ce n'est pas avec le complément d'objet indirect (lui veut dire cela a manqué à qui: à lui) que se font les accords mais avec un sujet!lol! lol! lol!
L'auxiliaire avoir est bien conjugué : auront (troisième personne du pluriel). Les sujets (et non compléments d'objet direct) sont placés avant, en effet... Ils influent sur la conjugaision de l'auxiliaire mais le participe passé reste invariable...

Je persiste et je signe !
" Le participe passé employé avec l'auxiliaire « avoir » s'accorde en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec le complément d'objet direct (COD) lorsqu'il précède le verbe. Dans les autres cas, le participe passé reste invariable. "
Cf : ICI


Rien vu qui puisse me faire changer d'avis!
Bon on va rester chacun sur nos positions!
Cordialement.

NB: lorsqu'il précède le verbe........ cela concerne le COD pas le participe passé qui lui est toujours après "avoir".lol!


Dernière édition par avaricum le Dim 11 Mai - 11:31, édité 6 fois
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Komugi chan
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 16:03

Personnellement, j'aurais écrit "manqué", mais je ne suis pas prof de français.

Je viens d'essayer le correcteur d'orthographe de Word, et il me répond :
"Vérifier s'il faut faire l'accord entre manquées et preuve" (???) De mieux en mieux ! Mais qu'est-ce qui m'a fichu un correcteur pareil !!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 18:29

Oh l Décidément pendant qu'on est dans les participes: "un souci d’humanité que toute la presse s’est plu à signaler"
Je pensais qu'avec le verbe etre, le participe passé s'accordait toujours ? Ne serait-ce pas plutôt
"un souci d’humanité que toute la presse s’est plue à signaler" ?

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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 18:48

Très beau travail monsieur le professeur FONTAINE. Au niveau de la forme, introduction, présentation du sujet, développement conclusion, rien à dire. Mais au niveau du fond j'estime qu'il y a quelques erreurs, omissions ou hors sujet.

Tout d'abord pourquoi ce titre: "N'aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel BEAU?", vous auriez pu dire "Pourquoi ne pas avoir sauver le soldat BEAU" ou mieux encore "Il faut sauver le soldat BEAU" en reconstituant sa carrière pour reconnaître les erreurs du passé.


"Le lieutenant-colonel Jean-Michel Beau, héraut de l’affaire des Irlandais de Vincennes, expie une dernière fois encore, et dans un gros livre de près de 650 pages paru en mars 2008 chez Fayard, les fautes de procédure commises le samedi 28 août 1982 dans l’appartement de Mikaël Plunkett, Stephen King et Mary Ried situé au 82 de la rue Diderot à Vincennes. Quelques rares critiques et peu de commentaires pour ce livre authentique qui relate avec un réel souci du détail des faits qui datent de 26 ans alors que son livre précédent publié en 1989 aux éditions Sand sous le titre L’honneur d’un gendarme (63.000 exemplaires) avait été entouré d’une prodigieuse production critique aussi bien écrite qu’audiovisuelle (notamment un passage déterminant chez Bernard Pivot à Apostrophes), le contexte politique n’étant certainement pas le même."

Je note l'orthographe HERAUT de l'affaire: "officier chargé de porter les messages". Il est vrai que sur cette affaire il est bien le seul à essayer de faire passer un message les autres (DGGN comprise) sont bien silencieux.

Pourquoi avoir écrit un GROS livre, un des adjectifs comme intéressant, passionnant, complet ou détaillé m'aurait semblé plus approprié.

Le contexte politique n'est pas le même, ça change quoi ?, depuis le début de l'affaire les politiques se sont tous "défilés", droite ou gauche, persnne n'a jamais voulu prendre de responsabilité.

"Pourquoi s’est-il donc alors contraint à raconter encore une fois, heure par heure, cette pénible affaire qui l’aura entièrement broyé ? Il le dit lui-même in fine à la page 561 et après avoir commenté l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris en date du 13 mars 2007 qui le réhabilite enfin : il s’agit de clore " la thérapie que constituait la rédaction [de son livre] et qui m’aidera à exorciser les démons qui m’habitent depuis vingt-cinq ans ".

Vous reprenez la réhabilitation par la cour d'appel de PARIS, une fois de plus je vous répond non non et non, vous avez du sécher les cours de droit de l'EOGN, comment voulez vous qu'une cour réhabilite quelqu'un au sujet d'une affaire pour laquelle elle n'est pas saisie. Au cours des débats PROUTEAU a reconnu que BARRIL avait "chargé la mule" donc apporté les preuves. Comme je l'avais déjà dit, cet aveu public a été un grand moment pour JM BEAU, mais ça n'a rien changé pour lui sur sa première condamnation ou sa carrière détruite.

"Il faudra bien quand même commencer par souligner que les feux de la rampe auront sans doute grillé très vite les ailes de Jean-Michel Beau puis noter le fonctionnement rocambolesque de ce que nous qualifierons d’amicale anti-terroriste qu’est le GIGN des années 80, le tout dans le contexte de la " Raison d’Etat " mitterrandienne qui avait permis de dissimuler l’incroyable."

Attention ce n'est pas un chanteur de rock cramé par la drogue, c'est un officier de Gendarmerie abandonné par ses collègues (officiers également) qui lui ont laissé porter un chapeau bien trop grand pour lui et se sont bien gardés de le défendre trop heureux de le voir endosser les responsabilités. Quant à parler de "l'amicale anti-terroriste qu'est le GIGN des année 80": Il ne faut pas mélanger le GIGN et ses personnels avec les deux officiers qui en partageaient le commandement et qui, effectivement, avaient créé leur "amicale" avec quelques autres.


Je laisse un peu de temps aux visiteurs de ce forum pour digérer ce premier "jet". Je reviendrai sur la suite de votre commentaire qui a un très grand mérite: celui d'exister car je trouve que les compte-rendus sont rares.
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 20:01

Komugi chan a écrit:
Oh l Décidément pendant qu'on est dans les participes: "un souci d’humanité que toute la presse s’est plu à signaler"
Je pensais qu'avec le verbe etre, le participe passé s'accordait toujours ? Ne serait-ce pas plutôt
"un souci d’humanité que toute la presse s’est plue à signaler" ?


Non là "plu" c'est bon! car la presse "fait l'action" de signaler.

Petite astuce: quand il y a un infinitif possible après cela reste invariable. J'avais appris cela tout petit!lol! lol!


Dernière édition par avaricum le Dim 11 Mai - 15:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Sam 10 Mai - 21:21

avaricum a écrit:
Komugi chan a écrit:
Oh l Décidément pendant qu'on est dans les participes: "un souci d’humanité que toute la presse s’est plu à signaler"
Je pensais qu'avec le verbe etre, le participe passé s'accordait toujours ? Ne serait-ce pas plutôt
"un souci d’humanité que toute la presse s’est plue à signaler" ?


Non là "plu" c'est bon!

Petite astuce: quand il y a un infinitif possible après cela reste invariable. J'avais appris cela tout petit!lol! lol!


Merci pour le tuyau, Avaricum. Je vais tâcher de le retenir.
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Dim 11 Mai - 8:56

Jean-Yves Fontaine a écrit:
Comment revenir en arrière face à une hiérarchie tout aussi subjuguée et tenue à son devoir d’obéissance envers le pouvoir exécutif ?



Aurait il fallu le sauver, comme le dernier soldat d'une famille disparue ? je crois que même lui, dans le contexte de l'époque ne l'aurait pas permis.


Mais c’est trop cher payé, la note est trop salée…seule la démonstration de la culpabilité des deux principaux protagonistes à l’origine de ce drame, (ne parlons pas du troisième qui est mort) peut solder l’addition !

Cette démonstration est en partie réalisée, mais pas authentifiée par les hautes juridictions.

Nous savons tous, que les faiseurs de justice de se désavouent jamais entre eux, quels que soient les gouvernements en place.

Même si je ne connais pas bien le mécanisme d’une reconstitution de carrière en Gendarmerie, je pense que c’est la seule solution pour que notre ami retrouve la paix et la tranquillité sereine, qui l’habitait avant cette période maudite !

Je suis bien sur que l’homme (j’allais dire l’animal) se battra jusqu’au bout pour cela.

Et comme cet animal, il mourra debout, avec toute sa fierté et son honneur retrouvés, mais seulement quand l'échéance normale, naturelle, comme pour chacun d'entre nous, sera arrivée !

C’est au moins la seule certitude, que ses amis veulent avoir !

Avec mon très fidèle et sincère respect, Mon Colonel !


Dernière édition par Citoyen.net le Mar 13 Mai - 7:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Dim 11 Mai - 12:25

Citoyen.net a écrit:
Jean-Yves Fontaine a écrit:
Comment revenir en arrière face à une hiérarchie tout aussi subjuguée et tenue à son devoir d’obéissance envers le pouvoir exécutif ?



Aurait il fallu le sauver, comme le dernier soldat d'une famille disparue ? je crois que même lui, dans le contexte de l'époque ne l'aurait pas permis.


Mais c’est trop cher payé, la note est trop salée…seule la démonstration de la culpabilité des deux principaux protagonistes à l’origine de ce drame, (ne parlons pas du troisième qui est mort) peut solder l’addition !

Cette démonstration est en partie réalisée, mais pas authentifiée par les hautes juridictions.

Nous savons tous, que les faiseurs de justice de se désavouent jamais entre eux, quels que soient les gouvernements en place.

Même si je ne connais pas bien le mécanisme d’une reconstitution de carrière en Gendarmerie, je pense que c’est la seule solution pour que notre ami retrouve la paix et la tranquillité sereine, qui l’habitait avant cette période maudite !

Je suis bien sur que l’homme (j’allais dire l’animal) se battra jusqu’au bout pour cela.

Et comme cet animal, il mourra debout, avec toute sa fierté et son honneur retrouvés, mais seulement quand l'échéance normale, naturelle, comme pour chacun qu'entre nous, sera arrivée !

C’est au moins la seule certitude, que ses amis veulent avoir !

Avec mon très fidèle et sincère respect, Mon Colonel !



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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Dim 11 Mai - 14:27

Komugi chan a écrit:
avaricum a écrit:
Komugi chan a écrit:
Oh l Décidément pendant qu'on est dans les participes: "un souci d’humanité que toute la presse s’est plu à signaler"
Je pensais qu'avec le verbe etre, le participe passé s'accordait toujours ? Ne serait-ce pas plutôt
"un souci d’humanité que toute la presse s’est plue à signaler" ?


Non là "plu" c'est bon!

Petite astuce: quand il y a un infinitif possible après cela reste invariable. J'avais appris cela tout petit!lol! lol!


Merci pour le tuyau, Avaricum. Je vais tâcher de le retenir.


File le tuyau à Greg par mp!
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Dim 11 Mai - 17:13

Voici un article de Paul Villach sur l'article de Jean-Yves Fontaine:

“Quand une affaire est le révélateur du fonctionnement du pouvoir d’État qui est bien différent de l’image que celui-ci entend en donner par ses rites traditionnels, il faut la minimiser. L’auteur de l’article aborde donc l’affaire avec des préjugés apparents que révèlent trois procédés.

1- Le ton “humanitaire” adopté d’abord.
L’auteur adopte un ton condescendant humanitaire de donneur de leçons en s’interrogeant, selon le cliché convenu, sur “la nécessité de sauver le soldat untel”.
1- Ainsi le problème posé par le livre, n’est plus une froide illustration du “Prince” de Machiavel, mais une aventure concernant des individus égarés qui ne mettent nullement en cause le monarchisme électif en place qui l’a produite.

2- Et dans le même temps, l’auteur de l’article s’offre le luxe d’apparaître comme bienveillant envers la victime.

2- La psychologisation sommaire
Puisqu’il ne s’agit que d’individus fourvoyés, il convient de s’attacher à leur psychologie particulière qui, seule, explique leur égarement.

1- En ce qui concerne J.-M. BEAU, sa faute originelle - qui a consisté seulement à couvrir au départ les fautes de procédure qu’il avait jugées bénignes en regard de l’enjeu qu’on lui vantait tout en lui dissimulant la machination organisée - ne serait que la conséquence d’une ambition carriériste et d’un narcissisme flatté de se retrouver dans le cercle des proches du pouvoir. Ouf ! l’honneur de l’État et de ses représentants de l’époque, est sauf.

2- Pourtant, s’il avait été son moteur, ce carriérisme ne devait-il pas lui dicter impérativement, en s’alignant sur la thèse officielle, de continuer à tout nier et de faire corps avec les hommes de main de la présidence ? L’auteur de l’article ne s’abaisse pas à relever la contradiction qui réfute ses préjugés.

3- Un leurre de diversion
Cette focalisation sur la structure psychologique de l’auteur du livre par des suppositions “psycho-analytiques” fumeuses étayées sur rien, permet de faire ainsi diversion et de se dispenser d’analyser les faits brutaux qui pourtant se suffisent à eux-mêmes, et dont le livre donne une représentation quasi exhaustive. C’est la meilleure façon d’exonérer de ses responsabilités le pouvoir et ses institutions.

1- Il est extraordinaire de lire que la volonté d’un officier, d’un citoyen, de n’assumer que ses responsabilités et non celles des autres en s’adressant à la justice, témoigne d’une complexion psychologique obsessionnelle qui fait de sa vie un code de procédure ! À quoi sert donc la justice si on ne peut y recourir sans être accusé de pathologie mentale ?

2- Après l’exécutif présidentiel auteur de ces forfaitures, la malhonnêteté intellectuelle de cet article exonère donc l’institution judiciaire aux ordres du pouvoir quitte à piétiner le Droit qu’elle est chargée pourtant de dire et sur lequel repose le contrat social ! On cherche vainement un mot dans cet article sur l’autre forfaiture, celle d’une justice qui, pendant 25 ans, fera tout pour ne pas juger les responsables. Non, dit l’article, on est seulement en présence, selon l’accusation rituelle bien rôdée de l’administration accusée par une de ses victimes, d’un “procédurier” lui aussi égaré !

En somme, cet article est l’expression d’un de ces scribes qui mettent leur plume au service du pouvoir quoi qu’il fasse. Est-ce volontaire de la part de l’auteur ou le lui a-t-on soufflé ? Cette approche psychologique n’a aucun intérêt. Le parti pris de cet article suffit à discréditer une telle lecture malhonnête du livre de Jean-Michel BEAU. L’article du journal “Le Monde” avait ouvert la voie avec le même préjugé, celui de “la psychiatrisation de l’opposant”. Ce diagnostic seul indique à quel type de régime vont les préférences de ses auteurs.
Ceux qui sont attachés, au contraire, à la démocratie voient dans “l’affaire des Irlandais de Vincennes” un bon cas d’école pour repérer les dysfonctionnements institutionnels qui la mettent en péril, et pour tenter d’y remédier.

Paul Villach.

PS. - Pour une approche bien différente du livre de Jean-Michel BEAU, il est possible de retrouver sous Google l’article que j’ai fait paraître sur AGORAVOX, le 18 mars dernier, intitulé : “Une dignité cher payée : “l’affaire des Irlandais de Vincennes, l’honneur d’un gendarme, 1982-2008”.

Voir également "Psychiatriser l’opposant : « Le Monde » à l’école de « La Pravda » ?
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Dim 11 Mai - 18:04

qui est Monsieur Paul VILLACH ?
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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Dim 11 Mai - 18:34

Voilà Georges, il suffit de demander ::



Paul Villach
Né en 1945, à Quintin (Côtes-d’Armor);
- Études de Lettres Classiques, d’Histoire et de Sciences Politiques (Paris);
- 34 années d’enseignement dans le Secondaire et dans le Supérieur, en France, en Tunisie, en Algérie;
-
Président d’une association de défense des droits de la personne (LE
REGARD, Réseau d’Entraide pour la Garantie, l’Approfondissement et le
Respect des Droits”)
Auteur de plusieurs livres:
Sous le patronyme de Pierre-Yves CHEREUL
- aux éditions Terradou, Digne: "Cher collègue", 1989, un récit de la vie quotidienne dans l’Éducation nationale.
- aux éditions Chronique Sociale, Lyon:
* «Le Code de l’Information» (1989), un essai pour une théorie expérimentale de l’information;
* «Construire la Démocratie: le contrat démocratique» (1993), un essai sur les fondations de la Démocratie.
- aux éditions Lacour, Nîmes:
Sous le pseudonyme de Paul VILLACH
«Les infortunes du Savoir sous la cravache du Pouvoir» (2003), une analyse de l’Éducation nationale où le savoir est maltraité et le professeur asservi;
«Cagoule noire et carte blanche»
(2005), un roman sur la qualité de l’information aujourd’hui disponible
à partir d’un fait divers, une prise d’otages dans une école
maternelle.
Sous le patronyme de Pierre-Yves CHEREUL
«Les médias, la manipulation des esprits, leurres et illusions» (2006), une application de "Le Code de l’information" à l’image;
"L’informateur irlandais, ou Saint Judas, apôtre et martyr", (2007) une tragédie en 4 actes sur la délation et l’information.

"Un blâme académique flatteur", récit d’une trentaine d’années d’expérience à l’Éducation nationale, vient de paraître (février 2008).- Coauteur d’un jeu de société avec Martine TOMATIS, «Le Son du Nénuphar»,
où l’on joue non pas avec les lettres mais avec les sons de la langue
française, en extrayant des SONS tous les SENS possibles (propres et
figurés): soit le chemin inverse du langage “texto” prisé des ados.
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Christian
ancien CBT et ancien Chef secrétaire

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MessageSujet: Re: N’aurait-il pas fallu sauver le soldat Jean-Michel Beau ?   Dim 11 Mai - 18:37

Merci Monsieur Paul VILLACH pour cette démonstration sans anbiguïté concernant un article que j' estimais particulièrement offensant pour JM BEAU.

Cette démonstration permet de se rendre compte que de simples mots peuvent cacher une véritable entreprise de démolition.

Personnellement mes observations sont beaucoup plus terre à terre et concernent les erreurs, omissions ou interprétations que j'ai pu noter dans ce texte.

« une énorme machination montée de toute pièce par la toute récente " cellule anti-terroriste " de l'Élysée animée par deux de ses camarades gendarmes, membres du GIGN, Christian Prouteau et Paul Barril, qui avaient effectivement manigancé une intervention dans une " cellule de terroristes " irlandais pour en arriver jusqu’à apporter eux-mêmes les armes et les explosifs »

Ah bon la cellule existait ou Christian PROUTEAU n’était encore que le conseiller du Président ????.
PROUTEAU et BARRIL membres du GIGN ou commandants du GIGN ????

« Fort de ce statut de V.I.P., Jean-Michel Beau pensera alors qu’il pouvait ainsi faire pression sur ses collaborateurs pour que soit présentée une version non conforme à la vérité sur ce qui s’était passé au 82 de la rue Diderot à Vincennes. La réalité reviendra vite comme une gifle quand " il reconnaîtra l’exacte vérité prenant sur lui l’entière responsabilité des fautes commises, disculpant ainsi ses subordonnés en arguant des ordres qu’il leur avait donnés et déniant toute responsabilité au personnel du GIGN, notamment au capitaine